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Ce que propose la loi d’avenir agricole

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 avril 2014

 

Agriculture bio, semences, emplois, pesticides, fermes usines…

Ce que propose la loi d’avenir agricole

 

par Sophie Chapelle 11 avril 2014

L’avenir de « l’agriculture, l’alimentation et la forêt » est en discussion au Parlement. Le projet de loi défendu par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll doit redéfinir notre modèle agricole pour les années à venir. Parmi les agriculteurs, deux visions s’affrontent. Celle de la FNSEA, incarnée par Xavier Beulin, l’« agrobusiness man » réélu à la tête du syndicat agricole majoritaire. Et celle de la Confédération paysanne, dont le porte-parole Laurent Pinatel, défend une agriculture à taille humaine, moins polluante, privilégiant les filières courtes.

Tout les oppose. A droite, Xavier Beulin, l’« agrobusiness man » qui dirige depuis 3 ans la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire (53 % aux élections des chambres d’agriculture) qui a fortement influencé toute la politique française en la matière depuis l’après-guerre. Xavier Beulin dirige l’empire Sofiprotéol, le leader français dans les huiles de colza, de tournesol ou de soja. Un fonds d’investissement aux multiples filiales, impliqué dans les agrocarburants, le développement des OGM, la sélection génétique animale et végétale ou la « chimie verte ».

A gauche, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne (19 % des voix) depuis mai 2013. Laurent Pinatel ne dirige pas d’empire agro-industriel et financier. Juste une ferme, dans la Loire, avec deux associés. Installé depuis 1995, il produit du lait et de la viande bovine, dont une large part sont transformés puis vendus en circuits courts. Une agriculture davantage paysanne. « C’est une agriculture centrée sur l’autonomie des fermes », explique t-il à Basta !. Nous avons par exemple développé l’autonomie en céréales, mais c’est aussi l’autonomie financière et décisionnelle. De quelle capacité se dotent les paysans pour décider eux-mêmes de leur revenu, de leur prix, des pratiques qu’ils peuvent avoir ? »

Agriculture paysanne contre agriculture industrielle

La vision de l’agriculture de demain, défendue par la Confédération paysanne, s’oppose totalement au modèle d’une « agriculture industrielle prédatrice d’emplois », à l’œuvre à plusieurs endroits. Exemple ? Le projet de ferme-usine des Milles Vaches en Picardie, porté par un entrepreneur du BTP, Michel Ramery (voir ici). Un millier de vaches pourraient être entassées dans des hangars, qui produiront d’un côté du lait vendu à prix cassé, et alimenteront de l’autre un méthaniseur avec leurs déjections pour produire de l’électricité. « 20 fermes de 50 vaches, ce sont 42 paysans qui vivent de leur travail. La ferme-usine des 1 000 vaches, ce sont 18 salariés. A terme, il ne faudrait plus que 2 500 usines pour arriver à la production laitière des 75 000 fermes laitières d’aujourd’hui », accuse Laurent Pinatel. En clair, prendre ce projet pour modèle et l’appliquer à l’ensemble du territoire ferait disparaître 100 000 emplois d’éleveurs.

Que dit le projet de Loi d’avenir agricole, fort de ses 39 articles, d’un modèle agricole, version usine Mille vaches ? Il s’y attaque indirectement. Le texte prévoit de contrôler à nouveau les acquisitions de terrains par les sociétés agricoles. Celles-ci peuvent jusqu’à présent agrandir démesurément le foncier qu’elles possèdent en toute discrétion grâce à des transferts de parts (voir notre enquête). C’est ce qui a permis à l’industriel Michel Ramery d’acquérir les terres et quotas de production nécessaires à son projet de ferme usine des Milles Vaches. Xavier Beulin, réélu le 9 avril à la tête de la FNSEA pour un deuxième mandat, est lui-même dirigeant de la holding Sofiprotéol qui pèse près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un modèle agricole version Milles Vaches ne le dérange pas. Au contraire, le président de la FNSEA l’affirme : « Celui qui a deux hectares, trois chèvres et deux moutons n’est pas agriculteur ».

Qui a le droit d’être agriculteur ?

Le patron de la FNSEA risque d’être déçu. Le projet de loi d’avenir agricole ouvre le métier et reconnaît les paysans autrement que par la taille de leur exploitation. Jusqu’à présent, des dizaines de milliers de personnes exercent le métier d’agriculteur, cotisent au régime agricole, mais ne bénéficient d’aucun droits sociaux du fait de leur trop petite installation (lire ici). La nouvelle loi les reconnaît : la notion d’« activité minimale d’assujettissement » (AMA) est créée. Reste la question du niveau de cotisations à régler, sachant qu’un statut de chef d’exploitation nécessite d’acquitter a minima 3 600 euros par an [1]. Une somme qui peut se révéler trop élevée pour des petites fermes.

[Lire la suite sur Basta !]

Creative Commons License

 

Loi d’avenir agricole : le Sénat doit faire évoluer le texte

 

Capturesurlaroute  Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

 

  Sur la route

  Un film de Mathieu Eisinger produit par

  la confédération paysanne

  avec le soutien de l’Union européenne.

 

Publié dans Agriculture, Emplois, France, Liberalisme, Syndicats | Pas de Commentaires »

La folle impunité des marchands de mort

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 septembre 2012

 

Insalubrité

La folle impunité des marchands de mort

 

La folle impunité des marchands de mort  dans Logement 2012-09-11incendie-saint-denis-pompiers-300x150Après l’incendie meurtrier de dimanche,

les élus de Saint-Denis revendiquent plus de moyens

à l’état et un renforcement de la loi contre l’habitat

insalubre.

Les terribles récits de l’incendie du 39, rue Gabriel-Péri,

à Saint-Denis, ce week-end, rappellent immanquablement

ceux de l’hôtel Paris-Opéra, de l’immeuble du boulevard Vincent-Auriol, en 2004, ou celui plus récent de Pantin en octobre

2011. À chaque fois, familles et enfants se retrouvent plongés dans les flammes et l’effroi par des propriétaires peu scrupuleux

ou des marchands de sommeil, devenus de véritables marchands de mort.

« Sur une dizaine d’années, une trentaine de personnes sont mortes à Saint-Denis à cause de l’habitat indigne,

dans des incendies ou des effondrements », confiait à l’AFP Stéphane Peu, l’adjoint à l’urbanisme de Saint-Denis, lancé

depuis longtemps dans une bataille contre l’insalubrité. De fait, « l’immeuble calciné ce week-end faisait partie des bâtiments

ciblés par le Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés », rappelle le maire (PCF), Didier Paillard.

Un appel au législateur

Premier du genre, ce plan mobilise « près de 70 millions d’euros d’argent public et privé, dont 23 millions versés par la communauté

d’agglomération Plaine Commune et la ville ». Celle-ci a lancé dès 2008 une procédure à l’encontre des copropriétaires de la rue

Gabriel-Péri et engagé, après un arrêté de péril imminent pris en juin, des travaux d’urgence sur le système électrique et pour éviter

un effondrement du plancher. Mais la volonté politique ne suffit pas en l’état actuel du droit, déplore le maire, qui doit lancer ce matin

un appel au législateur pour permettre aux pouvoirs publics « de se substituer aux propriétaires privés défaillants ».

[Lire la suite sur humanite.fr]

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19-25 août : Libération de Paris (2)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 août 2009

19 août 1944 : Une journée décisive

Dès le matin, la population montre sa volonté de lutter pour libérer Paris :

« … dans les rues presque vides, on entend des coups de feu, quelques autos circulent, garnies de jeunes gens, souvent en bras de chemise avec un brassard tricolore, armés de mitraillettes, de fusils, de grenades… Pour la première fois depuis quatre ans, des drapeaux tricolores surgissent au sommet des édifices publics que la Résistance a occupés : la Préfecture de police, l’Hôtel de Ville, Notre-Dame, le Palais de Chaillot, les lycées, les hôpitaux et les mairies. Les FFI, profitant de l’effet de surprise, s’emparent, un peu partout, de petits dépôts de matériels et de garages isolés gardés par quelques soldats, de camions en circulation ou en stationnement dont chaque occupant possédait un fusil ou une mitraillette et qui souvent en transportaient d’autres. »

 Le bilan de la journée du 19 août est très positif : Paris s’est mobilisé dans son ensemble ; les patriotes ont pris de nombreux immeubles à l’ennemi et aux collaborateurs. Ils dominent la rue. Ils ont récupéré de nombreuses armes qui, d’heure en heure, multiplient le nombre de combattants. Enfin et surtout, la preuve est désormais faite aux yeux mêmes de ceux qui sont restés passifs qu’il est possible de vaincre l’occupant.

Dans « Les FTP« , Charles Tillon brosse un tableau saisissant de cette première journée de l’insurrection parisienne :

« A sept heures du matin, la mairie du 1er arrondissement est prise (elle sera perdue à midi). Le bataillon Bara [...] s’empare des Halles, organise la défense des dépôts de vivres [...] La Poste centrale (rue du Louvre) est occupée…

A 8 heures, les mairies du 10e et du 11e sont occupées par les FFI. Celles des 14e  17e le seront à 14 heures, celle du
20e à 20 heures. [...] Toujours le 19, à 14 heures, le dépôt SNCF de la Villette, tenu par les cheminots en grève, est attaqué par les Allemands. L’attaque est repoussée [...]

A la même heure, trois chars allemands cherchent à passer place Saint Michel. L’un d’eux est détruit. Un second sera capturé peu après, après avoir canonné le portail de la préfecture. Sur toute l’étendue de la grande ville (sauf les quartiers ouest), c’est un véritable foisonnement d’opérations de toutes sortes. Ici, des groupes de choc cherchent et accrochent l’ennemi. Là, comme sur le pont de la ligne de Versailles (Boulevard Brune et Lefèvre), des patriotes jettent des  bouteilles incendiaires sur les voitures [...]. Sur les marches des entrées du métro, sous les porches, derrière les persiennes ou les portes entrebâillées, des tireurs guettent la voiture ennemie. Rue de Châteaudun, une grenade bien lancée immobilise le camion de tête d’un convoi… »

Le 19 août avait donc été une journée de forte mobilisation. Aussi, la trêve conclue dans la soirée par Alexandre Parodi, par l’intermédiaire de Nordling, consul général de Suède à Paris, avec le général von Choltiiz, fut-elle accueillie par de nombreux patriotes comme « un coup de poignard dans le dos de l’insurrection ».

Élément de division et de confusion, la trêve n’est en réalité respectée ni par les Allemands ni par les Résistants auxquels la plupart des mouvements et la direction donnent l’ordre de poursuivre les combats. L’intervention de Jean de Voguë dit « Vaillant » à la séance du C.N.R. du 21 août contribua fortement au rejet de la trêve : « Vouloir renoncer à la lutte en ce 21 août dans Paris serait aussi insensé que de prescrire à un raz de marée de regagner la rive« .

 Aussitôt la trêve rejetée, un tract appelle les Parisiens à construire des barricades. Dans la soirée, les premières barricades sont construites entre la Seine et le Palais du Luxembourg. Le lendemain, Rol Tanguy fait afficher un ordre pour la défense de la population parisienne et un appel  « Tous aux barricades !« 

 

APPEL AUX BARRICADES (22 AOUT 1944)

ORDRE POUR LA DEFENSE DE LA POPULATION PARISIENNE

LES FFI ET LA POPULATION ONT ENGAGE LA BATAILLE POUR PARIS. CHAQUE FOIS QUE NOS SOLDATS ONT RESPECTE LA TACTIQUE MOBILE, ILS ONT ECRASE L’ADVERSAIRE. CEPENDANT UN DANGER SUBSISTE : LES MOUVEMENTS RAPIDES DES CHARS ENNEMIS.

CE DANGER EST FACILE A CONJURER

IL SUFFIT D’EMPECHER LES BOCHES DE ROULER

POUR CELA, IL FAUT QUE TOUTE LA POPULATION PARISIENNE, HOMMES, FEMMES, ENFANTS, CONSTRUIRE DES BARRICADES, QUE TOUS ABBATENT DES ARBRES SUR LES AVENUES, BOULEVARDS ET GRANDES RUES. QUE TOUTES LES PETITES RUES SOIT PARTICULIEREMENT OBSTRUEES PAR DES BARRICADES EN CHICANE. ORGANISEZ VOUS PAR MAISON ET PAR RUE POUR GARANTIR VOTRE DEFENSE CONTRE TOUTE ATTAQUE ENNEMIE.

DANS CES CONDITIONS, LE BOCHE SERA ISOLE ET CERNE DANS QUELQUES CENTRES. IL NE POURRA PLUS EXERCER DE REPRESAILLES.

TOUS AUX BARRICADES !

LE COLONEL COMMANDANT DU GRAND PARIS

ROL

Source : http://pagesperso-orange.fr/stephane.delogu/2db-paris.html

 

19-25 août : Libération de Paris (2) dans HISTOIRE barricade%20%E0%20paris Le C.N.R. et le C.P.L. (Comité parisien de Libération) s’adressent également à la population :

« L’insurrection du peuple de Paris a déjà libéré de nombreux édifices publics de la capitale. Leur première grande victoire est remportée. La lutte continue. Elle doit se poursuivre jusqu’à ce que l’ennemi soit chassé de la région parisienne… » (C.N.R.)

« La population doit, par tous les moyens, empêcher la circulation de l’ennemi. Abattez les arbres, creusez des fossés antichars, dressez des barricades. C’est un peuple vainqueur qui recevra les Alliés. » (C.P.L.)

 

A partir du 22 août, Paris et sa banlieue se hérissent de barricades.

« Près de 600 barricades s’érigent dans Paris. [...] Elles ont eu pour résultant d’obliger les Allemands à rester dans leurs points d’appui. Elles n’ont pas pour objectif de libérer Paris mais de faire participer les Parisiens et Parisiennes à leur propre libération. En cela, elles ont un impact psychologique considérable et leur construction a constitué un temps fort du développement de l’insurrection. » (Christine Levisse-Touzé, Paris libéré, Paris retrouvé, Gallimard Découvertes, 1994, réédition 2004. /   http://www.paris-france.org/MUSEES/Memorial/liberation_de_paris/ )

Peu à peu les mailles du filet établi par les FTP se resserrent sur l’ennemi. Seuls les convois allemands importants, avec blindés – devant lesquels sont parfois placés des otages – réussissent à passer. Le 24 août, les Allemands se trouvent bloqués dans certains réduits qu’ils ont fortifiés.

Mais ces événements dérangent les plans alliés…

Sources : La Revue de la Résistance n°14 / Histoire de la France contemporaine, Tome VI

à suivre…

A voir : 

http://www.liberation-de-paris.gilles-primout.fr/

http://www.ugff.cgt.fr/ancien/pdf/fonct_publ/fonct_publ_110/fonct_publ_110_4.pdf

 

Vidéos

La libération de Paris : film réalisé clandestinement entre le 16 et le 26 août 1944 par une équipe de cinéastes de la Résistance. Il est présenté en 5 vidéos sur You Tube.

 

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Pour voir la première, cliquer sur le lien ci-dessous.

1 http://www.youtube.com/watch?v=hvR3YzN2RaA&feature=related

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