Guatemala : L’ex-dictateur Efraín Ríos Montt reconnu coupable de génocide et de crimes contre l’humanité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 mai 2013

 

A 86 ans (c’est tard), il écope de 80 ans de prison (le compte est bon).

L’ex-dictateur du Guatemala Efraín Ríos Montt reconnu coupable

de génocide et de crimes contre l’humanité

 

Guatemala :  L’ex-dictateur Efraín Ríos Montt reconnu coupable de génocide et de crimes contre l’humanité  dans Amerique latine dictateur

Écrit par Renata Avila.

Traduit par Marie Andre.

L’ancien dictateur du Guatemala Efraín Ríos Montt a été reconnu coupable

de génocide et de crimes contre l’humanité. Après s’être battu pendant

de longues années devant les cours de justice les indigènes Ixil Maya

du Guatemala ont obtenu justice.

Le verdict a été twitté en direct et a rapidement inondé les réseaux

[es-espagnol].

 

Tandis que Ríos Montt était déclaré coupable et condamné à 80 années de prison, l’ancien Directeur

du Renseignement José Mauricio Rodriguez Sanchez était innocenté.

Rios Montt a dirigé le Guatemala de mars 1982 à août 1983 pendant la guerre civile qui a déchiré le pays

durant 36 ans. Comme l’explique Xeni Jardin sur le site BoingBoing : “L’ancien général de 86 ans et ancien

chef de l’État a été accusé de crime pour la campagne contre l’insurrection qu’il a menée en 1982-83

et qui a fait 1.771 morts parmi les Maya Ixil.”

Cette guerre a fait d’énormes dégâts chez les indigènes du Guatemala ; ils ont perdu terres, maisons, animaux,

récoltes et ont dû se réfugier dans les montagnes. Après la guerre le pays leur a offert peu de compensations.

Aujourd’hui, les communautés Ixil font partie des plus pauvres du pays, avec près de 77% qui vivent

dans la pauvreté [es]. Au Guatemala, où 40% de la population est indienne, 8 Indiens sur 10 sont pauvres.

De plus, le racisme affecte leur éducation et leurs possibilités d’emploi.

Malgré leur pauvreté, les survivants ne demandaient pas de dédommagements -ils demandaient justice, comme

l’explique au tribunal Benjamín Jerónimo, l’un des plaignants du génocide, dans les conclusions d’un procès

très complexe qu’Amnesty International résume en dix points :

Un génocide a été commis, des crimes contre l’humanité ont été perpétrés, et aujourd’hui 100 témoins sont

venus dire la vérité et demander justice publiquement pour tout ce que nous avons supporté… Nous ne cherchons

pas à nous venger, nous recherchons une paix réelle faite de justice, de respect, d’égalité, de dignité,

voilà pourquoi nous sommes là.

[Lire la suite sur Le Grand Soir]

Article original : http://fr.globalvoicesonline.org/2013/05/12/145773/

 

Lire également : 

Extrait :

Les mots de Benjamín Manuel Jerónimo, représentant de l’AJR auront marqué ces derniers jours d’audience :

*

« Nous, dans les années 80, peuple Ixil, avons été accusés de terroristes, de communistes, de subversifs,

et s’est commis le génocide. Ont été assassinés des enfants, des femmes enceintes, des vieillards sans défense … 

Nous sommes accusés de terroristes, de subversifs, de communistes, cependant ce n’est pas vrai, honorable

tribunal. Un terroriste ne vient jamais réclamer justice devant les tribunaux, … jamais…Cependant, oui, l’armée

était terroriste parce qu’elle a commis le génocide, et des crimes contre l’humanité. Ont disparu des centaines

d’enfants, des centaines de femmes ».

 

Extrait :

« Steven Kaal, un historien de formation qui a participé à la création du Projet accompagnement Québec-

Guatemala, souligne que le pays d’Amérique centrale était alors un « laboratoire de la lutte contre-

insurrectionnelle pour les États-Unis ».

Les « disparitions forcées, les escadrons de la mort et les campagnes de terre brûlée » sont expérimentés

pour la première fois dans la région, note l’activiste, qui insiste sur l’importance du rôle de Washington

dans la dérive violente des militaires en place.

« Dans les années 70 et 80, le pays est devenu une sorte de Frankenstein », souligne M. Kaal, en rappelant

qu’Efrain Rios Montt est issu, comme plusieurs dictateurs latino-américains, d’un centre de formation militaire

américain. »

 

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