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Fillon et les « périls » qui menacent la République

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 mars 2009

Article publié dans l’Humanité

CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France)

Devant le CRIF lundi soir, le premier ministre a violemment tancé les opposants à sa politique, dans un amalgame scandaleux avec les auteurs d’actes racistes.

François Fillon a trouvé une tribune inattendue pour lancer une charge violente contre les mouvements sociaux et tous les opposants à sa politique, lundi soir : celle du dîner annuel donné par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Dans un singulier mélange des genres, le premier ministre a mis en cause, pêle-mêle, parmi les « périls » qui menacent la République, « l’agressivité de groupes extrémistes » qui s’illustre par un regain de l’antisémitisme, mais aussi les « revendications irréalistes qui semblent totalement ignorer la crise », les « déclarations intempestives où l’on voit poindre la recherche de boucs émissaires » et les « manœuvres d’une extrême gauche à qui la démagogie ne coûte rien »…

Récupération éhontée

Syndicats préparant la mobilisation unitaire du 19 mars, collectifs unis contre la vie chère dans les DOM, opposition parlementaire, élus locaux contre la réforme Balladur de dépeçage territorial : chacun reconnaîtra les siens dans ces attaques qui les accusent « d’aiguiser inutilement nos légitimes différences politiques et intellectuelles ». Pour Fillon, applaudir la politique du gouvernement censée « soutenir l’emploi, défendre nos entreprises, relancer l’investissement, sécuriser notre système bancaire », c’est faire preuve d’un « esprit de civisme » contre « la peur, la haine et la division » (sic). Rien de moins ! « C’est en somme, l’aptitude à se rassembler autour des enjeux essentiels, a-t-il ajouté. (…) Si chacun se replie sur ses intérêts catégoriels, si chacun réclame toujours plus alors que l’État est à la limite de ses moyens, si chacun cède à la peur des adaptations au lieu de s’en saisir, alors la France affrontera de grands périls ».
François Fillon ne recule pas au passage devant la récupération et le détournement éhonté de l’inquiétude manifestée par le CRIF pour enrôler les juifs de France sous la bannière du gouvernement, dont le devoir est « de repousser les surenchères qui risquent de gâcher les conditions du redressement de notre pays. (…) Nous avons le devoir de faire preuve de courage et d’intelligence, dont je sais que la communauté juive est familière ». CQFD.

Recrudescence de l’antisémitisme

Pourtant, le propos du président du CRIF, Richard Prasquier, était tout autre : « C’est une alarme que je vous lance à contrecœur mais de façon solennelle : l’antisémitisme est de retour », a-t-il lancé. « Le mois de janvier 2009 a vu dans notre pays (…) une explosion de haine d’une virulence alarmante », avec 352 actes antisémites recensés, contre 459 pour 2008. En réponse, le premier ministre a annoncé son intention de « durcir la répression des actes racistes et antisémites » et la création d’une « mission sur l’antisémitisme et le racisme dans les réseaux numériques ».

Sébastien Crépel

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Presse : « Témoignage chrétien va-t-i mourir ? »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 février 2009

 lu sur Rue89

Il ne faut pas laisser mourir Témoignage Chrétien

 

Presse : « Témoignage Chrétien va-t-il mourir ? » Cette question est un cri d’alarme, alors que l’un des titres historiques de la presse d’opinion en France est menacé de disparition. Selon son PDG, Hubert Debbasch, sans nouveaux soutiens, l’hebdomadaire « catho de gauche » n’en a plus que pour quelques mois de parution.

Rue89 s’associe à l’appel que lancent jeudi plusieurs personnalités sous le titre « Nous avons besoin de Témoignage chrétien », rappelant l’histoire exceptionnelle de ce titre né en 1941 dans la résistance au nazisme, et qui est resté fidèle, tout au long de son parcours, à son engagement en faveur de la justice.

Dans leur appel, des hommes et des femmes aussi différents que Jacques Delors, l’ancien diplomate Stéphane HesselBenoît Hamon, notre amie Esther Benbassa, la Secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, ou encore le journaliste et écrivain Jean-Claude Guillebaud, le sénateur communiste Jack Ralite, ou la présidente de la Jeunesse ouvrière chrétienne Ines Minin, donnent une raison d’être éloquente de Témoignage Chrétien:

« En près de soixante-dix années d’existence, l’hebdomadaire Témoignage Chrétien a accompagné et soutenu la lutte pour la justice, dénoncé l’usage de la torture lors des guerres coloniales et s’est engagé en faveur de l’indépendance des peuples. Il a participé à l’ouverture au monde de l’Eglise catholique par le concile Vatican II, défendu le pluralisme d’option politique des chrétiens, promu le dialogue des cultures et des religions en faveur de la paix.

L’existence de Témoignage Chrétien est aujourd’hui menacée. Il est possible et vital de le sauver et de le développer. C’est pourquoi nous nous adressons à tous ceux qui désirent le faire vivre. À un moment d’inquiétante poussée du conservatisme et de graves régressions dans les Eglises chrétiennes, nous avons vraiment besoin de Témoignage Chrétien. (…)

Certains parmi nous sont juifs, chrétiens ou musulmans, d’autres agnostiques ou athées. Tous nous avons besoin d’un espace de fraternité où nous parler, mieux nous connaître. Nous avons besoin ensemble de ce Témoignage Chrétien. Persuadés que la régression qui menace nos sociétés n’est pas fatale, nous voulons faire entendre une espérance. Il est possible de créer et d’entreprendre. Il est possible de changer le monde, de changer nos comportements et notre rapport au pouvoir et aux biens pour chercher ensemble ce qui fait l’humanité de l’homme.

Face à la crise qui traverse nos sociétés, devant les mutations technologiques, économiques et environnementales qui affectent la planète, il est toujours possible de choisir la vie, de cultiver l’humain, en l’homme. Pour cela, nous avons besoin de Témoignage Chrétien. »

Hubert Debbasch, le PDG de Témoignage chrétien, souligne pour sa part que :

« La simple considération des chiffres comptables ne donne plus au journal que quelques mois d’espérance de vie. »

Il ajoute:

« Nous vous invitons à vous engager, sous les formes qui vous sont proposées ici, pour que Témoignage Chrétien trouve avec vous les moyens humains et financiers pour résister. Vos dons à l’association Témoignage Chrétien et vos apports au capital permettront aux lecteurs de renforcer l’indépendance du journal. Bien entendu, nous vous donnerons une information régulière sur l’état de l’entreprise, sa gestion et ses projets. Avec Bernard Stéphan, président de l’association Témoignage Chrétien, je m’y engage. »

Au plus fort de son influence, dans l’après-guerre, « TC » a diffusé jusqu’à 200000 exemplaires, notamment sous la houlette de Georges Montaron. Aujourd’hui, il compte encore 10000 abonnés et une diffusion en kiosque modeste.

Parmi ses actionnaires, figurent le fondateur de Nouvelles Frontières, Jacques Maillot, ainsi que le Monde diplomatique et le groupe Bayard Presse.

Les dons peuvent être envoyés à « Appel Témoignage chrétien » 3/5 rue de Metz 75010 Paris. Tel : 01 44 83 82 70/82. E-mail: redac@tc-hebdo.com. Site web: www.temoignagechretien.fr/

 

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Histoire : C’est arrivé un 16 février

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 février 2009

16 février 1899 : mort de Felix Faure

Le Président Felix Faure meurt dans les bras de Marguerite Steinheil. Lorsque le médecin arriva, il demanda : « Le Président a-t-il toujours sa connaissance ? » et la réponse fut : « Non, Monsieur, on l’a fait sortir par une porte dérobée »! Emile Loubet lui succéda à la Présidence de la République.

16 février 1936 : le Front populaire gagne les élections en Espagne 

La  coalition de gauche appelée « El Frente popular » constituée de républicains, de socialistes, de militants du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) et de communistes, remporte les élections en Espagne contre le Front national (droite) et le centre.

En 1936, en Espagne comme en France, la victoire électorale des gouvernements de Front Populaire fait figure d’exception. Fruit d’un pacte d’alliance conclu entre les différents partis de gauche pour faire rempart au fascisme qui, de l’Italie Mussolinienne à l’Allemagne Hitlérienne menaçaient la paix et la démocratie, la stratégie politique de Front Populaire est adoptée au même moment, dans plusieurs pays d’Europe. Une Europe alors traversée par une crise économique sans précédent. Constituée pour sauver la République, la tactique de Front Populaire, amorcée par les communistes français, est soutenue dès 1935 par la Troisième Internationale, organisation fondée par Lénine, et à laquelle sont reliés tous les partis communistes. Devenue dès lors le mot d’ordre international, elle est à l’origine de la mobilisation exceptionnelle des syndicats, des masses populaires et des intellectuels qui en France, en Autriche, en Espagne, en Belgique et en Grèce ont fait de l’anti-fascisme, une priorité. Destinés à lui barrer la route, les Fronts Populaires ont été écrasés par le fascisme. Mais leur histoire est aussi celle d’une victoire. La victoire d’un printemps marqué du sceau de l’embellie sociale.

 

16 février 1943 : Vichy instaure le STO

Les classes 1940, 1941 et 1942 (environ 700 000 hommes) sont envoyées en Allemagne pendant deux ans pour fournir de la main-d’oeuvre au IIIe Reich. Environ 10 % des réfractaires au STO rejoindront les maquis.

16 février 1959 : Fidel Castro devient Président du Conseil

Le 2 janvier 1959, Camilo Cienfuegos et « Che » Guevara avaient libéré La Havane de la dictature de Batista.

 

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Congrès du NPA : logique de repli et coup de force

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Publié sur Unir, un blog pour une gauche de gauche

Au soir du congrès fondateur du Nouveau parti anticapitaliste, notre inquiétude est grande.

Anciens membres du bureau politique de l’ex-LCR, animateurs de l’association Unir, nous défendons depuis longtemps l’idée d’un rassemblement susceptible de changer la donne au sein de la gauche et de mettre un terme à la domination sur celle-ci du social-libéralisme porté par le Parti socialiste.

Ces 6, 7 et 8 février, à La Plaine-Saint-Denis, en compagnie de nombreux autres militantes et militants du NPA issus d’autres traditions, nous nous sommes retrouvés dans la « sensibilité européenne », qui en appelait, pour les élections européennes,  « à la constitution de listes de large rassemblement, pluralistes, sur la base d’un programme pour une Europe sociale, démocratique, écologiste, solidaire et de paix, dénonçant le traité de Lisbonne et en complète indépendance du PS ». Cette sensibilité proposait que le NPA s’adresse dans ce but  « au Parti de gauche, au Parti communiste français, aux Alternatifs, à la Fédération et à ses diverses composantes, à Lutte ouvrière… »

Avant que cette sensibilité ne tire collectivement, dans les jours à venir, le bilan des événements intervenus durant ce congrès, nous voudrions livrer publiquement notre propre appréciation du Premier Congrès du NPA.

À l’issue d’un débat qui a polarisé le congrès, une majorité de délégués a rejeté le texte de la « sensibilité européenne ».

Si nous prenons acte que la position majoritaire ne ferme pas totalement la porte à la constitution d’un front de gauche pour les élections européennes, nous regrettons que les conditions avancées à la réalisation de ce dernier (les exigences, de facto présentées comme des préalables, d’une sortie du nucléaire et d’un accord pour les élections régionales de 2010) apparaissent surtout comme des faux prétextes de nature à justifier, demain, une rupture avec les partenaires possibles de listes de large convergence.

Les conditions de l’élection du comité politique national du nouveau parti renforcent nos craintes. La « sensibilité européenne », dont la proposition avait obtenu le soutien d’un délégué sur six, s’est vu refuser le droit d’être représentée à la proportionnelle des résultats qu’elle a obtenus. Alors qu’elle aurait dû compter 26 membres à la direction, la majorité s’est arrogée le droit discrétionnaire de sélectionner 13 de ses candidats seulement et d’écarter les autres au terme d’une procédure expéditive, évoquant les pires pratiques ayant longtemps eu cours au sein d’une partie de la gauche.

Les statuts fraîchement adoptés par le congrès, qui prévoient la représentation proportionnelle des positions qui ont été opposées dans un débat central au sein du NPA, ont ainsi été bafoués. Ce qui a permis d’éliminer, sans autre forme de procès, quatre des six membres sortants du comité d’animation national provisoire du NPA (Alain Faradji, Catherine Jouanneau, Christian Picquet et Francis Sitel), ainsi que neuf autres candidats, dont beaucoup n’appartenaient pas à l’ex-LCR.

On ne s’y serait pas pris autrement si l’on avait voulu étouffer le débat qui s’est fait jour parmi les militantes et militants du NPA, autant que la volonté de parvenir à l’unité de la gauche de gauche s’est renforcée durant le congrès.

Ce coup de force, conjugué à la position adoptée sur les élections européennes, est de nature à nuire gravement à l’image du NPA, à son rayonnement, à sa place sur le champ politique à gauche. Et ce, pour fort longtemps…

Nous sommes certains que les adhérentes et adhérents du NPA ne laisseront pas sans réaction un acte aussi lourd de conséquences.

En tout état de cause, nous poursuivrons la bataille engagée pour que, au printemps, un front de gauche réunisse, sans exclusive ni préalable, l’ensemble des forces et sensibilités souhaitant, d’un même mouvement, sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy, affirmer une alternative de rupture à un capitalisme dont la faillite est aujourd’hui patente, défendre la perspective d’une autre Europe, au service des peuples et des travailleurs.

Francis Sitel, Christian Picquet, Alain Faradji

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7 juin 2009 : Ensemble, changeons l’Europe !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 février 2009

 

FRONT DE GAUCHE  POUR

CHANGER D’EUROPE


Un 29 janvier plein de couleurs ! Certains commentateurs ont parlé de jeudi noir. Non, le 29 n’est pas un défoulement. C’est plutôt une lame de fond qui traverse le pays pour exprimer sa colère. Du jamais vu, avec une unité syndicale la plus large, une plateforme revendicative qui porte des exigences essentielles remettant en cause les choix politiques des dernières années, un rassemblement de millions de salariés, de jeunes, de retraités de tous les horizons professionnels. En écho avec plus de 70% des Françaises et des Français. Qui peut dire qu’il n’y aura pas de lendemains à ces mobilisations et que tout peut continuer comme avant ?


Face à la crise, une vraie relance en France et en Europe

On ne peut pas demander aux responsables du désastre humain programmé d’apporter des solutions. Ni en France, ni en Europe. Et pourtant, il y a besoin de solutions à l’échelon européen pour la vie quotidienne. Face à la crise économique, l’Union européenne n’a pas su et n’a pas voulu réagir, laissant à chaque État le soin de « régler » le problème. Son plan de relance n’est à peu prés que le cumul des plans de relance de chaque État pour pérenniser le capitalisme et la course aux profits. Nicolas Sarkozy est apparu pour ce qu’il est, un agitateur peu efficace qui a surtout maintenu à l’échelle de l’Europe la logique de la concurrence entre les peuples, entre les travailleurs, entre les États.


Pouvait-on s’attendre à autre chose ?

La politique européenne menée par la coalition libérale de droite et de gauche, concrétisée par les divers traités dont celui de Lisbonne, a contribué à la crise financière et économique actuelle. L’entêtement idéologique des dirigeants de l’Union européenne poursuit un seul but : une politique au profit du capital où même la crise est utilisée pour renforcer l’exploitation.

Souvenons-nous d’une des déclarations de Nicolas Sarkozy :

… « l’homme n’est pas une marchandise comme les autres » …

(donc pour lui, l’homme… est une marchandise !)

 

 

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6 février 1934 : manifestation sanglante à Paris

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 février 2009

Le 6 février 1934, à la suite d’une nouvelle crise parlementaire, le radical Daladier doit obtenir l’investiture de la Chambre. Ce même jour, toute une série d’organisations appellent à manifester. La puissante Union nationale des combattants, située à droite de l’échiquier politique et qui se considère être la garante depuis la fin de la guerre de la morale politique comme de la morale en politique, appelle à défiler pour protester contre la baisse des pensions et contre les scandales politico-financiers qui secouent le monde politique. L’Action française et les ligues appellent pareillement à manifester sur des objectifs différents, voire divergents. Enfin, l’ARAC*, liée à la mouvance communiste, appelle à manifester pour tenter de ne pas laisser à la droite le monopole de la colère des anciens combattants. Les points de rassemblement, éloignés les uns des autres, forment un arc de cercle autour du Palais Bourbon, devenu la cible de l’anti-parlementarisme de ces manifestations. Pendant que se déroulent les débats, la manifestation tourne à l’émeute. On relèvera au matin 17 morts et 1 500 blessés : la plus grande expression de violence à Paris depuis la Commune. La nuit durant, Daladier a été investi sur une base plus large que le néo-cartel, mais les soutiens qui lui permettraient de ramener l’ordre dans la rue ne lui sont accordés qu’avec parcimonie par la justice, la police et l’armée. il choisit alors de démissionner dans la matinée du 7. Cette capitulation transforme ce qui n’était qu’une manifestation particulièrement violente en un mouvement objectivement insurrectionnel.

Étant donné les circonstances internationales – fascisme italien et élection de Hitler au pouvoir en Allemagne en 1933 -, et nationales – montée en puissance des mouvements d’extrême droite -, les forces de gauche, contemporaines de l’événement, l’ont clairement analysé comme une menace fasciste, même si communistes et socialistes ne définissaient pas ce mot dans les mêmes termes. Les ligues d’extrême droite étaient unanimement comprises comme le bras armé du fascisme menaçant. Communistes, socialistes et organisations syndicales organisent la riposte, en ordre dispersé, les 9 et 12 février, puis de façon unitaire, amorçant le processus qui conduit à terme au front populaire.

d’après Danielle Tartakowsky

* l’ARAC  :   Association Républicaine des Anciens Combattants

et Victimes de Guerre, des Combattants pour l’Amitié, la Solidarité, la Mémoire, l’Antifascisme et la Paix

***********************

Extrait du dossier d’Alain Fauvage : Le vrai visage de la Cagoule

Alors que certains apprécient les passe-montagnes, dans les années trente, les fachos de tout poil ont chaussé la Cagoule. Regard à froid sur une période chaude et glauque de notre histoire.

La Cagoule. France 3, 0 h 40.

1936 : le Front populaire, les occupations d’usines et ses acquis sociaux. La classe ouvrière découvre les congés payés. Et les fachos, qui n’ont toujours pas digéré 1789, sont au bord de l’apoplexie quand ils découvrent que Léon Blum – le  » gentle-ioutre  » dixit Maurras – est président du Conseil.

Dans l’air, la crainte d’une révolution bolchevique. Eugène Deloncle, ingénieur d’extrême droite, et une poignée de  » Camelots du roi  » forment le Comité secret d’action révolutionnaire (CSAR), la Cagoule pour les intimes et ceux qui n’y avaient vu que des  » conspirateurs d’opérettes « .

La réalité est plus sombre: financés par de grosses sociétés comme L’Oréal (parce que ça le vaut bien !), Lesieur (met de l’huile !), Renault (ça ne marchera jamais !) ou Michelin (c’est gonflé !), ces contre-révolutionnaires antisémites ne visent rien de moins que le renversement de  » la Gueuse « , cette république qu’ils abhorrent.

Attentats, assassinats (Blum y échappera de peu) et même une tentative avortée de coup d’Etat dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937 seront perpétués par cette organisation militaire et factieuse aux rites et aux codes bien établis.

Le procès des seconds couteaux aura lieu en 1948. Les gros poissons, leurs soutiens passeront entre les mailles du filet et auront pu s’en donner à cour joie sous Vichy. Comme dirait l’autre :  » C’est quoi la raison d’Etat ? C’est des tas de raisons « …

Sébastien Homer

 

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Construire un « Front de Gauche pour changer d’Europe »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 janvier 2009

Parti communiste français et le Parti de Gauche : communiqué de presse commun
Par : Bureau de presse - Mis en ligne : 23 janvier

Deux délégations du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche, conduites respectivement par Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrés au siège du PCF.

Il s’agissait de la première rencontre depuis la déclaration commune des deux partis le 18 novembre dernier qui affirmait déjà leur volonté d’impulser aux élection européennes de juin prochain des listes unitaires de toutes les forces de gauche attachées à la construction d’une autre Europe démocratique et sociale.

Les deux partis ont réaffirmé tout d’abord cette volonté.

Unir, inlassablement, dans le respect de chaque partenaire, pour construire un « Front de Gauche pour changer d’Europe » tel est l’objectif des deux formations afin que l’ensemble des groupes et forces politiques de gauche susceptibles de participer à ce front puissent y prendre toute leur place.

Dans ce cadre, ils ont décidés de démarches conjointes à l’égard des organisations de gauche concernées.

Lors de ces rencontres le Parti Communiste Français et le Parti de Gauche soumettront à la discussion un premier texte permettant de définir les bases de la plate-forme commune pour ces élections et la constitution d’un « Comité de Liaison » permettant à chacun d’être partie prenante à égalité de ce rassemblement.

Les deux formations ont également annoncé la tenue de premiers meetings d’ampleur régionale qui seront pareillement ouvert aux forces et personnalités qui souhaiteront s’associer à cette démarche : Montpellier le 5 février, Marseille le 10 février, Douai le 21 février.

Le principe d’un meeting national à Paris début mars a été arrêté et sera soumis aux différents partenaires.

Composition des délégations :

  • PCF
    Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Lydie Besnoit, Jean-Marc Coppola, Olivier Dartigolles et Francis Parny
  • Parti de Gauche
    Jean-Luc Mélenchon, Eric Coquerel, François Delapierre, Marc Dolez, Pascale Le Neouannic, Corinne Morel-Darleux, Danielle Simonet

Parti communiste français et Parti de Gauche – Paris, le 23 janvier 2009.

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Ecole, une seule exigence : la réussite pour tous

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 janvier 2009

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Les fortes mobilisations pour s’opposer à la réforme des lycées et à la réduction drastique des postes ont contraint dans un premier temps le Ministre Darcos à un recul tactique, mais rien n’est définitivement joué. Sarkozy persiste , il a récemment déclaré que la réforme aurait bien lieu.

 

Soyons clairs, les jeunes, parents et personnels de l’éducation nationale qui manifestent depuis des années ne réclament pas un statu-quo. Oui, le système doit être transformé, afin de lutter efficacement contre l’inégalité et l’échec scolaire, mais est-ce de cela dont il s’agit aujourd’hui ?

 

Sarkozy-Darcos sont engagés dans une refondation néo-libérale de l’école au service du capitalisme mondialisé. Ainsi, s’explique l’empilement de réformes décidées ces dernières années :

  • suppression de la carte scolaire, réforme des programmes,
  • suppression des RASED, réduction d’un an de la préparation au baccalauréat professionnel,
  • suppression des IUFM,
  • mise en extension progressive de l’école maternelle,
  • réforme des lycées

…et à chaque fois, ces réformes s’accompagnent de dizaines de milliers de suppressions d’emplois de toutes catégories de personnels, notamment enseignants. Elles s’inscrivent dans un projet cohérent qui en réalité vise la mise à mort du service public de l’éducation nationale pour laisser place à un système qui renforcera le tri social par la mise en concurrence de tous.

Une culture commune de haut niveau pour tous

Pour répondre aux défis sociaux, économiques et culturels de notre époque il faut réaliser l’égalité des droits et la réussite de tous. Cela suppose d’apporter de profondes réformes au lycée comme à l’ensemble du système éducatif afin de permettre aux jeunes d’acquérir une véritable culture scolaire commune de haut niveau, à l’inverse du socle minimal commun préconisé ces dernières années. Nous pensons que l’avenir de l’école est lié à l’avenir de la société : la formation des jeunes, doit s’inscrire dans une démarche d’émancipation intellectuelle et d’ouverture sur le monde quelles que soient les filières de formation et le niveau atteint. Cela implique de renoncer aux réformes en cours dans l’éducation nationale, comme dans tous les domaines, rien de bon ne pourra se faire sans tenir compte de l’avis des premiers intéressés, les professionnels de l’éducation, les parents et les élèves eux mêmes.

Il faut investir dans l’école !

Cela suppose que ces transformations soient accompagnées par des moyens sans précédent. Le budget de l’éducation nationale doit être augmenté sensiblement, (la proportion de la richesse nationale que la France consacre à son école aujourd’hui est la même qu’il y a 50 ans !). La France a les moyens de s’offrir un système éducatif de qualité pour tous. L’année dernière les profits des seules entreprises du CAC 40 représentaient le double du budget de l’éducation nationale !

 

Alors que la crise économique sert de justificatif pour accélérer les coupes sombres dans les services publics, le PCF propose au contraire un grand plan anti-crise qui permette d’investir massivement dans les services publics, et notamment dans la recherche et l’éducation. Répondre aux besoins tout en relançant l’économie, c’est possible et nécessaire !

Un Front progressiste et citoyen

Pour aller dans ce sens, les communistes poursuivront le débat et soutiendront les actions engagées par les parents, enseignants, lycéens et étudiants de jour en jour de plus en plus nombreux à s’insurger contre la politique Darcos- Sarkozy.

 

C’est le sens de l’initiative que prend le PCF d’ouvrir avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, des espaces communs pour construire ensemble une véritable alternative de gauche.

Tous dans la rue samedi 17 janvier

Lille 14h30 porte de Paris

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L’HISTOIRE DE FRANCE A LA RESCOUSSE D’HORTEFEUX ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 janvier 2009

L'HISTOIRE DE FRANCE A LA RESCOUSSE D'HORTEFEUX ? dans HISTOIRE arton3356-87eed

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 janvier

On peut s’interroger sur les motivations du Président Sarkozy de vouloir créer un musée de l’Histoire de France pour « renforcer l’identité nationale ».

On savait que l’Histoire et sa transmission étaient au cœur des préoccupations de la droite : on a découvert le candidat UMP à la Présidentielle vilipendant mai 68, puis le chef de l’Etat nous présentant un front Populaire délesté des luttes et conquêtes sociales. Plus récemment on a assisté à une célébration de Guy Môquet choisissant sciemment la figure du héros national au mépris et détriment du résistant et militant communiste.

Aujourd’hui il semble que Nicolas Sarkozy veuille pousser plus loin son désir de réécriture et d’utilisation de l’Histoire. Jusqu’à nous faire oublier celle du mouvement ouvrier et de la gauche pour mieux nous intégrer à son libéral populisme ? Jusqu’à nous faire accepter un modèle de société « pacifiée » et sans conflits pour mieux contenir toute velléité de rupture à sa politique ?

Il est certain que c’est là l’un de ses objectifs avoué.

A nous de faire de l’héritage des Lumières, de la Révolution Française, comme des résistances et combats pour le progrès social et la démocratie un bien collectif qui demeure et s’accroisse. Le PCF s’engagera dans ce sens.

Marie-Pierre VIEU, Membre du Comité exécutif national du PCF

Paris, le 13 janvier 2009.

 

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