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18 mars 1871 : début de la Commune de Paris

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 mars 2009

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La Commune de Paris

Une œuvre toujours au cœur de l’actualité

18 mars 1871 : début de la Commune de Paris dans HISTOIRE carte2009

« J’envisage le sublime avenir qui s’ouvrira pour nos enfants », Charles Delescluze (1809-1871)

Quelques extraits du texte de Claude Willard, président de l’association « Les Amis de la Commune de Paris »

La Commune demeure ensevelie sous une chape de silence, bien qu’elle soit ou plutôt parce qu’elle est porteuse de valeurs, valeurs battues en brèche par les héritiers de ceux qui massacrèrent les Communards.

Une œuvre très novatrice

Bien que bornée par le temps et absorbée par les impératifs militaires, l’œuvre de la Commune est d’une richesse foisonnante.
La Commune entend réaliser l’aspiration du mouvement ouvrier français du XIXe siècle :  » l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes « . Fidèle à la Constitution de 1793, qui assignait à la société politique l’objectif d’établir  » le bonheur commun « , la Commune se veut  » la Sociale « . Répondant aux aspirations populaires, elle abolit le travail de nuit, interdit les amendes et retenues sur les salaires, combat le chômage, interdit l’expulsion des locataires (par ailleurs exonérés des termes encore dus), exerce un droit de réquisition sur les logements vacants.

L’armée est remplacée par la Garde nationale, c’est-à-dire le peuple en armes, élisant ses officiers et sous-officiers.

La Commune établit la gratuité de la justice, la liberté de la défense, supprime le serment politique des fonctionnaires et magistrats, eux aussi élus et révocables.

Les Églises séparées de l’État, la Commune instaure l’école laïque, gratuite et obligatoire, crée un enseignement professionnel, y compris pour les filles, et entame une réforme de l’enseignement. Pour en débattre démocratiquement, se réunissent dans plusieurs écoles instituteurs, parents d’élèves et membres de la Société pour l’Education nouvelle (soucieuse de rénover l’enseignement).

La Commune est aussi pionnière de l’éducation populaire. Elle instaure des cours publics, que Louise Michel évoquera avec enthousiasme :  » Partout les cours étaient ouverts, répondant à l’ardeur de la jeunesse. On y voulait tout à la fois, arts, sciences, littérature, découvertes, la vie flamboyait. On avait hâte de s’échapper du vieux monde.  » La Commune rouvre bibliothèques, musées, théâtres. Les concerts donnés aux Tuileries sont très prisés. Dans cet épanouissement de la culture populaire, un rôle important est dévolu à la Fédération des Artistes (avec Courbet, Daumier, Manet, Dalou, Pottier…), qui place en tête de son programme  » la libre expansion de l’art, dégagé de toute tutelle gouvernementale et de tous privilèges « .
Tout, certes, n’est point réalisé. Mais que d’anticipations !

La Commune n’est pas morte !

La répression est féroce, à la mesure de la peur et de la haine des classes dirigeantes : 25 000 à 30 000 massacrés (dont femmes et enfants), 36 000 prisonniers, 4586 déportés en Nouvelle-Calédonie.
Et pourtant, comme le chante Eugène Pottier,
 » Tout ça n’empêch’pas, Nicolas,
qu’la Commune n’est pas morte
 »
Victor Hugo exprime la même pensée :  » Le cadavre est à terre, mais l’idée est debout.  »
Dans le court terme, le spectre de la Commune hante les  » réalistes  » (tel le Versaillais en chef, Thiers) et, par là, contribue à faire échouer les tentatives de restauration monarchique. Comme le prévoyait Jules Vallès :  » Avec nos fusils d’insurgés, nous avons calé la République.  » Sans parler des futures réalisations de la IIIe République, en premier lieu, la laïcité de l’école, longtemps propre à la France.

Mais surtout, comme la Révolution française, la Commune constitue un événement fondateur. Elle inspire le mouvement ouvrier international, de la Commune de Carthagène en 1873 à la Révolution russe de 1917, à la Révolution spartakiste, à la Commune de Canton de 1927 et à la révolte du Chiapas aujourd’hui. Elle marque en profondeur tout le mouvement ouvrier français de la fin du XIXe et du XXe siècle, élément de ses spécificités. Elle hante encore la genèse du Front populaire, la Résistance et mai 1968, nos combats d’aujourd’hui et demain.

L’œuvre de la Commune demeure d’une extraordinaire actualité parce que, viscéralement démocratique, elle a su, dans les termes de son époque, poser et essayer de résoudre des problèmes qui nous tenaillent toujours. Certes, à temps nouveaux, solutions neuves. Si jamais l’histoire ne se répète, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.
Dans notre univers inégalitaire, inhumain, dominé par le pouvoir de l’argent, prônant le culte de la réussite individuelle, et où le ventre de la  » bête immonde  » engendre toujours racisme, xénophobie, fanatisme, redonnons chair et vie au triptyque gravé de façon très formaliste au fronton de nos édifices publics : Liberté, Égalité, Fraternité.
L’association des Amis de la Commune de Paris, héritière de La Fraternelle créée par les Communards à leur retour d’exil, a pour but de faire fleurir son héritage, si fécond pour nos combats d’aujourd’hui et de demain.

Lire le texte intégral sur :

http://lacomune.club.fr/pages/parent.html

Vidéos

http://www.dailymotion.com/video/x1myck

 

http://www.dailymotion.com/video/x1oh2e

 

http://www.dailymotion.com/video/x1oh2e


De nombreux textes sur :

 

http://hypo.ge.ch/www/cliotexte//html/france.commune.html

 

 

La répression.

« La tuerie a été atroce. Nos soldats ont promené dans les rues une implacable justice. Tout homme pris les armes à la main a été fusillé. Les cadavres sont restés semés de Ici sorte un peu partout, jetés dans les coins, se décomposant avec une rapidité étonnante, due sans doute à l’état d’ivresse dans lequel ces hommes ont été frappés.

Paris depuis six jours n’est qu’un vaste cimetière. »

in É. Zola, dans Le Sémaphore de Marseille du 29 mai 1871.

Un soldat versaillais a raconté à Maxime Vuillaume comment fonctionnait  » l’abattoir du Luxembourg « .

« Depuis l’entrée des troupes, on fusillait sans relâche. On fusillait derrière ces bosquets, dont le vert feuillage m’était apparu et que je revoyais criblé de gouttes de sang. Là, c’était un simple peloton. Quatre par quatre. Contre un mur, contre un banc. Et les soldats s’en allaient, rechargeant tranquillement leurs fusils, passant la paume de la main sur le canon poussiéreux, laissant là les morts.

On fusillait aussi autour du grand bassin, près du lion de pierre qui surmonte les escaliers menant à la grande allée de l’Observatoire.

- Et tous ces morts, qu’en fait-on ?

- Tous ceux qu’on a fusillés jeudi, le jour où vous y étiez, on les a enlevés la nuit suivante. De grandes tapissières ont été amenées. Je crois qu’on a tout emporté à Montparnasse (…)

- Et, lui demandai-je, on fusille toujours ?

Le sergent fixa sur moi ses yeux étonnés. Nous étions, autant qu’il m’en souvienne, à la matinée de dimanche, à la dernière agonie de la bataille.

- Certainement, me répondit-il. On n’a pas cessé depuis que nous sommes entrés à Paris. Ah! vous n’avez rien vu. Moi, j’ai commencé à voir cela à la Croix-Rouge On en a fusillé là un paquet, surtout des officiers.

Brusquement des cris éclatèrent en bas, au-dessous de nous. Le sergent se mit à la fenêtre.

- Voilà une bande de prisonniers, dit-il sans se retourner. On les conduit certainement au Luxembourg.

Les prisonniers, qui venaient du Collège de France, étaient bien une cinquantaine (…). Une foule hurlante suivait. Et j’entendis distinctement le cri féroce :

A mort ! A mort ! Au Luxembourg !

On en amène comme ça tous les quarts d’heure, dit le sergent. »

in Maxime Vuillaume, Mes cahiers rouges au temps de la Commune

Marc Ogeret : La semaine sanglante

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La Commune de Paris en images sur :

http://www.parisenimages.fr/fr/un-evenement-en-photo.html?sujet=commune

 

« Le cadavre est à terre,

mais l’idée est toujours debout. »

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Presse : Souscription exceptionnelle pour l’Humanité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 février 2009

 

UNE GRANDE SOUSCRIPTION POUR L’HUMANITE
Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

En vous présentant les comptes de gestion de l’Humanité le 11 juillet dernier, nous alertions sur les graves difficultés économiques de notre journal.
Nous vous avons aussi informé, depuis près d’un an, que nous avions dû nous résoudre à mettre l’immeuble de l’Humanité en vente pour reconstituer nos fonds propres et faire face à nos échéances financières.
Un bon compromis de vente a été signé en ce sens depuis plusieurs mois. La vente devait avoir lieu dans un premier temps fin mars mais avait été reporté à la demande de l’acquéreur, du fait de la crise financière interbancaire qui retardait la levée de crédit. Ainsi, il était convenu que le paiement définitif de la vente de l’immeuble aurait lieu mercredi 16 juillet. Or, cette échéance de paiement n’a pas été tenue. Ceci aggrave encore nos difficultés.
Nous multiplions évidemment depuis lors les démarches pour que la vente soit définitivement réalisée et payée. Mais cela peut prendre encore plusieurs semaines . Or nous ne pouvons prendre aucun risque. Nous ne pouvons plus attendre sans réagir. L’Humanité a dû investir pour emménager dans ses nouveaux locaux, et nous sommes contraints de créer d’urgence les conditions pour disposer des moyens financiers nécessaires à son fonctionnement. Nous avons un absolu besoin de sécuriser la trésorerie du journal.

Voilà pourquoi, face à cette situation inattendue et alarmante, nous appelons chaque ami, chaque militant, chaque lectrice et lecteur à participer à une grande souscription populaire pour que l’Humanité dispose des moyens financiers dont elle a besoin cet été pour faire face à ses échéances .Celles et ceux qui le souhaitent peuvent faire parvenir des dons. D’autres peuvent souscrire des prêts à l’Humanité. Ceux-ci seront remboursés dès la vente de l’immeuble réalisé.

[...]
Ne laissons pas affaiblir ou bâillonner la voix de l’Humanité au moment où nos concitoyens ont plus que jamais besoin d’une information pluraliste. Le monde du travail, les jeunes et les retraités ont besoin d’un journal porteur des urgences sociales et démocratiques. Ne laissons pas éteindre la flamme des combats que relaie et porte l’Humanité et notre magazine l’Humanité Dimanche. Toute la gauche sociale et politique qui cherche la voie d’un projet alternatif de changement, un changement de pouvoir et de société ont besoin de ce journal. L’enjeu du pluralisme, l’efficacité de la riposte à la droite et d’une perspective de changement appellent à une mobilisation exceptionnelle créant les conditions nécessaires pour que l’Humanité ne soit pas étranglée.
L’existence de l’Humanité a toujours été un combat. Sans ses lectrices et lecteurs, ses amis, elle n’existerait plus depuis longtemps. Voilà pourquoi, une nouvelle fois, nous appelons à surmonter ensemble l’obstacle auquel nous sommes confrontés en lançant cette grande souscription populaire.

Merci d’avance à toutes et tous de votre engagement.

PARTICIPEZ À LA SOUSCRIPTION,
CLIQUEZ SUR LE BULLETIN DE VERSEMENT CI-DESSOUS

Document PDF - 17.5 ko
Bulletin de versement

 

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Travailler le dimanche pour 3 ou 4 euros de plus !!!

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 février 2009

Match fait des émules

Chez Champion, les élus du CE ont appris le 30 janvier que des magasins de la région allaient ouvrir 7 jours sur 7 , donc le dimanche, à partir de début mars. Il s’agit des supermarchés situés à La Madeleine, Valenciennes, Marquise, Guines, Lille Moselle et Brébières.

A Brébières, l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO) a mené une action dimanche, dès 8 h 30 sur le parking , puis dans le magasin.

« Aujourd’hui, l’arrêté préfectoral dans le Nord et le Pas-de-Calais prévoit une journée de fermeture par semaine. Ceux qui sont ouverts le dimanche, sont fermés le lundi et inversement. Mais Champion, a copié les Match qui sont ouverts 7 jours/7. Ici, à Brebières, c’est déjà prévu pour le 2 mars. Nous allons attaquer cette décision en justice. » (Franck Dutretre, secrétaire du CE et délégué national CFDT à La Voix du Nord.)

« Pour les trois heures que l’on fait le dimanche, on a droit à une majoration de 10 %, on est loin des 300 % de chez Carrefour ! Ça nous fait au final entre 3 et 4 E ! Et pour les gagner il faut prendre la voiture, faire garder les enfants. D’accord c’est sur la base du volontariat, mais si vous voulez passer à temps complet… »

Salaires :

  • pour 36 h hebdomadaires :850 euros
  • pour 26 h : 750 euros
  • pour un temps plein : 1035 euros

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Femmes solidaires : La pauvreté a un visage de femme

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 janvier 2009

Extrait du communiqué de l’association Femmes solidaires (26 janvier 2009)

[...] La journée d’action du 29 janvier 2009 se tient dans un contexte international et national de crise. La baisse du pouvoir d’achat, la précarité, la mise en place des franchises médicales, la baisse des allocations familiales, sont autant de coups portés en premier lieu aux femmes. Dans le monde, comme en France, 80 % des pauvres sont des femmes. Il y a des raisons objectives à ces données. Les femmes subissent les temps partiels imposés, les écarts de salaires, les contrats précaires. [...] Les féministes doivent mener une bataille singulière et acharnée contre la première violence faite aux femmes de notre pays : la pauvreté.

Les femmes solidaires exigent :

  • l’arrêt du travail le dimanche et du temps partiel imposé qui touchent en premier lieu les plus précaires, les femmes ;
  • des salaires décents pour vivre dignement ;
  • le respect de l’égalité salariale, le salaire des étant toujours inférieur de 20 % à celui des hommes ;
  • une revalorisation des retraites

(le 29 janvier) L’association Femmes solidaires sera présente sur le parcours de la manifestation parisienne.

Publié dans Luttes, SOCIETE | Pas de Commentaires »

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