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Nouvelle manipulation politique de Jean-François Copé

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2014

 

           L’ordre moral de Jean-François Copé

 

Captureduanyer  capture d’écran

 

  Jean-François Copé, alimente volontairement le vent mauvais

  qui souffle depuis l’extrême-droite. Il se paye le ridicule de

  dénoncer un livre pour enfant paru depuis plus de trois ans.

  Cette attaque est inqualifiable, et le Parti communiste français

  apporte tout son soutien aux auteurs, ainsi qu’aux Editions

  du Rouergue qui publient le plus souvent des textes talentueux

  dans des albums d’une grande qualité graphique.

 

À l’heure où une trentaine de bibliothèques publiques sont victimes de tentative de censure de la part d’extrémistes

qui veulent en purger les rayons de tout ce qui leur déplait, il est grave que le secrétaire général de l’UMP engage

sa formation dans la surenchère, au lieu de défendre les valeurs de liberté de la République.

Jean-François Copé n’a pas un mot devant la fermeture de 21 librairies Chapitre, provoquée par la course au profit

de la filiale d’un fond de pension américain, qui entraîne le chômage pour 500 salariés.

Les communistes, comme ils soutiennent les bibliothécaires et les élus en résistance, se tiennent au coté

des personnels en lutte, qui occupent déjà 10 librairies pour garantir leur avenir.

Ils appellent tous les partisans d’une nouvelle ambition culturelle à partout combattre les dérives liberticides,

 à se mobiliser pour résister à l’effacement de la mission de l’État au service de la culture pour tous, aux baisses

drastiques des budgets culturels de l’État et des collectivités territoriales qui menacent la chaîne du livre

et de la lecture publique.

Communiqué du PCF – 13 février 2014

Voir le dessin de Placide

 

Publié dans France, PCF, POLITIQUE, Propagande - Desinformation, UMP | Pas de Commentaires »

Le Sénat vote la loi Brottes sans le bonus/malus

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 février 2013

 

ÉNERGIE

Adoption de la loi Brottes au Sénat :

« Les députés ne pourront pas ignorer ce vote »

 

Le Sénat vote la loi Brottes sans le bonus/malus dans Energie schurch

Pour Mireille Schurch, sénatrice communiste de l’Allier, le texte adopté

hier sur la tarification progressive de l’énergie, après avoir en avoir

expurgé les mesures critiquées par les communistes, est le fruit

d’un long travail de négociations au sein de la majorité de gauche,

dont l’Assemblée nationale doit maintenant tenir compte.

 

 

Entretien réalisé par Audrey Loussouarn

Qu’est-ce qui a fait pencher la balance dans l’adoption de la loi Brottes par le Sénat ?

Mireille Schurch. L’ensemble de l’article premier, concernant les bonus-malus sur la tarification, a été

rejeté et la cinquantaine d’amendements supprimée. Un grand nombre de sénateurs la jugeaient

d’une complexité extraordinaire, impossible à mettre en place, écologiquement non rentable et très

inégalitaire. Le médiateur de l’énergie était lui-même interrogatif sur cet article. Le malus aurait été

fixé après la consommation, donc le dispositif nous semblait incompréhensible. Cet article ne prenait pas

les choses en amont. Il faut d’abord conseiller sur la rénovation thermique avant de punir doublement

les citoyens. Ils auraient payé un malus en plus de régler de grosses factures d’énergie.

Que changera l’adoption de la loi pour les citoyens ?

Mireille Schurch. Ce sont des mesures très attendues, notamment parce qu’elle élargit l’accès aux tarifs

sociaux à 8 millions d’individus. L’interdiction des expulsions pendant la trêve hivernale est également

en question dans ce texte. Ce qui n’est pas négligeable. La création d’un nouveau service public

de la performance énergétique donnera, lui, le moyen de trouver des interlocuteurs aux citoyens qui

envisageraient la rénovation de leur habitat. On a également interdit la résiliation des contrats d’énergie.

Les foyers, privés de moyens de se chauffer, pourront ainsi se tourner vers EDF comme recours d’urgence.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Lire également :

Proposition de loi Brottes : le Sénat vote le texte sans le bonus/malus

Publié dans Energie, PCF, Senat | Pas de Commentaires »

Sécurité sociale : « le choix de la solidarité se justifie non seulement du point de vue social mais aussi des points de vue économique et sanitaire »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 5 octobre 2011

Source : Plume de presse4 octobre 2011par Olivier Bonnet

 

La sécurité sociale est un droit et son financement pas un problème

 

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S’il est un domaine où la propagande médiatique libérale fait rage, c’est bien celui-là :

Le mythe du trou de la Sécu, si bien dénoncé par Julien Duval : « A en croire les médias

et les débats politiques, la Sécurité sociale serait menacée de faillite par un déficit abyssal.

Pour faire face à l’augmentation des dépenses et au vieillissement de la population,

notre système de protection sociale, créé en 1945 pour donner « la garantie à chaque homme qu’en toutes

circonstances il pourra assurer sa subsistance et celle de personnes à sa charge », serait condamné à se

« réformer » sans cesse : déremboursements, réduction des prestations, hausse des cotisations, voire

privatisation. Chercheur au CNRS, Julien Duval renverse les termes du problème : il n’y a pas de

« déficit de la Sécu » mais « un besoin de financement » que les gouvernements successifs ont décidé de

ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les exonérations de charges sociales. En effet, l’affaiblissement

de la protection sociale découle non pas d’arbitrages techniques mais d’un choix politique : le transfert

généralisé des « risques » du capital vers le travail. » Un choix politique : on est bien là au coeur du problème.

pierruopt.jpg

Un autre chercheur du CNRS, Frédéric Pierru, est tout à fait sur la même longueur d’ondes :

« Depuis au moins deux ans, gouvernement et «experts» nous fredonnent ad nauseam une petite

rengaine, selon laquelle l’endettement public et la purge qu’il impliquerait ne seraient que la juste

punition du fait que «pendant des années, nous avons vécu au-dessus de nos moyens», écrit-il

dans Libération. Dans le domaine de la santé cela donne : «Nous, Français, dépensons sans compter, creusant

de façon irresponsable le trou de la Sécurité sociale et la dette aux dépens des générations futures.» Ajoutez à cela

l’exploitation politicienne du ressentiment contre les «assistés», tels les bénéficiaires de la CMU complémentaire

ou de l’Aide médicale d’État, et vous avez là les justifications les plus communes – pour ne pas dire vulgaires –

de la politique en cours de vente à la découpe du service public de la santé. La solidarité face à la santé, à la

maladie et la mort serait ainsi devenue un luxe et devrait être retirée aux «profiteurs» de tout poil, qu’ils soient

pauvres et/ou immigrés. Plus généralement, depuis le début des années 2000, les gouvernements successifs

se sont employés à «vaporiser» le service public de la santé. En matière d’assurance maladie, les soins courants

(hors affections de longue durée et hospitalisation) connaissent une baisse continue du taux effectif de leur prise

en charge par la Sécu, lequel n’est déjà plus que de 55% – le taux de 75,5% dont le gouvernement se targue n’étant

qu’une moyenne trompeuse. » Faut-il se résigner à la fatalité de voir détruire ainsi notre modèle de santé et de sécu,

jadis envié dans le monde entier ? Pas pour Pierru et ses amis : « Contre ce délitement, progressif mais bien réel,

du service public de la santé, mes collègues et moi-même avons décidé de rappeler, dans un manifeste signé

par 123 personnalités, un constat incontournable : en matière de santé, le choix de la solidarité se justifie non

seulement du point de vue social mais aussi des points de vue économique et sanitaire.

[Lire la suite sur : plumedepresse.net/]

 

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Congrès du PCF : Pour un pacte d’union populaire

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 juin 2010

L’Humanité - 8 juin 2010

Un pacte d’union populaire pour stopper Sarkozy

et réussir le changement

 

Par PIERRE LAURENT, coordinateur national du PCF.

Quelle nouvelle dynamique pour battre vraiment la droite ?

Faire de notre congrès des 18, 19 et 20 juin prochain un congrès d’initiatives et d’actions, voilà ce que nous avions décidé en lançant sa préparation. Cette ambition est plus nécessaire que jamais. Sur la base du débat maintenant largement engagé, le moment est donc venu de préciser les décisions que notre congrès pourrait discuter, enrichir et adopter pour aider notre peuple à résister à la politique de Nicolas Sarkozy et à faire face aux échéances politiques à venir.

Réévaluons d’abord la situation qui n’a cessé d’évoluer depuis la sévère défaite de la droite aux élections régionales de mars dernier.

Premier constat, le besoin d’alternative au pouvoir de Nicolas Sarkozy est de plus en plus ressenti comme une urgence par des millions de nos concitoyennes et de nos concitoyens. C’est ce qui va déterminer leurs choix dans les mois à venir et jusqu’en 2012. La crise dans laquelle est entré le système capitaliste à l’été 2008 ne cesse de s’amplifier avec de terribles conséquences sur la vie d’un nombre croissant de jeunes en situation de précarité, de travailleurs de toutes conditions, de retraités. Les peuples souffrent, et il est devenu clair que c’est pour nourrir des gâchis financiers de plus en plus faramineux. Alors que les dogmes ultralibéraux qui sont l’essence des traités actuels de l’Union européenne mènent tout droit à la récession, les gouvernements de l’UE en remettent une couche en imposant des purges d’austérité de plus en plus brutales pour financer les engrenages spéculatifs.

En France, le pouvoir se révèle au service exclusif des possédants. Il foule au pied l’intérêt général. Si on laissait faire le gouvernement Sarkozy, tout serait sacrifié, tout y passerait, comme on le voit avec les retraites, la mise en pièces de la démocratie locale ou encore l’école, comme le montrent les dernières directives gouvernementales. C’est insupportable. Tout nous ramène donc à cette première urgence essentielle  : résister et stopper au plus vite cette machine infernale  ; sortir de ces logiques en ouvrant la voie à une nouvelle ère de transformations progressistes politiques, sociales et démocratiques.

[...]

Le Front de gauche doit plus que jamais apparaître et vivre comme un processus de rassemblement ouvert susceptible d’initier d’ici à 2012 un nouveau Front populaire qui mette en tous domaines au cœur de son projet ce principe, « contre les marchés financiers, l’humain d’abord ». Nous voulons mettre ce principe au cœur de la gauche. C’est cette démarche qui nous a fait gagner en 2005, c’est celle qui peut nous faire gagner en 2012. Il ne s’agit donc pas de figer la division de la gauche, de structurer un parti de l’autre gauche. Nous voulons unir et rassembler les femmes et les hommes de gauche dans leur diversité sur un contrat de changement. Le Front de gauche peut être le porteur de cette ambition, le chemin de ce rassemblement s’il vise bien cet objectif de nouveau Front populaire.

[...]

Ensuite, engager dans tout le pays, à partir de ces mobilisations, de toutes les résistances, la rédaction d’un pacte d’union populaire, qui prendrait des engagements précis, dessinerait un nouveau projet de gauche pour sortir de la crise et ouvrir une nouvelle ère de progrès. Il s’agirait de lancer à partir du Front de gauche un processus public et multiforme, associant le plus grand nombre possible, soit des centaines de milliers de personnes, à l’élaboration de ce pacte. Ateliers d’écriture dans les quartiers et les entreprises, réseaux sociaux par grandes thématiques, collectifs jeunes, cahiers populaires du projet, comités d’initiative à l’appel de nos élus, conventions, assises… Toutes les formes devraient être imaginées pour permettre l’appropriation la plus large possible de cette démarche. Ce travail serait le point de convergence de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le Front de gauche pour construire ce nouveau Front populaire en 2012.

[...]

Enfin, parallèlement à ce processus, lancer le débat, dans le Parti communiste et au-delà avec les forces du Front de gauche, avec toutes les femmes et les hommes qui à gauche se reconnaîtraient dans cette démarche, sur les candidatures susceptibles de porter un tel pacte dans les échéances de 2012. Pour les élections législatives, notre volonté est de mettre au cœur du débat la question d’une majorité politique, et non l’élection d’une écurie présidentielle à l’Assemblée. Nous visons donc, outre la réélection des députés communistes et du Parti de gauche sortants, le gain de nombreux députés portant les objectifs du pacte. C’est avec une vraie ambition que la recherche des candidatures nécessaires doit être entreprise rapidement à partir de la réalité des nouvelles circonscriptions.

Pour la présidentielle, nous aurons plusieurs hypothèses à examiner. Participation au processus des primaires lancé par le PS, candidature du PCF ou candidature de rassemblement avec le Front de gauche, qui puisse être issue d’une des formations du Front de gauche, ou d’une personnalité qui partagerait les objectifs du pacte. Le débat est ouvert. C’est en construisant le pacte et l’implication populaires les plus larges possible que nous nous donnerons les meilleurs atouts de désigner une candidature efficace et rassembleuse, de donner à voir une autre conception de la politique que celle de l’hyper-présidentialisation.(…)

[Article complet : humanite.fr/]

 

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Grèce : « La ploutocratie doit payer ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 février 2010

Fabien Perrier

Grève générale en Grèce contre la rigueur

Grèce :

 

Alors que les émissaires européens étaient à Athènes pour contrôler les comptes et valider les mesures d’austérité proposées par le gouvernement, les citoyens, eux, manifestaient et se croisaient massivement les bras. Reportage.

Athènes, envoyé spécial.

« Le gouvernement grec veut revenir sur le contrat fixé : les salariés devront travailler plus longtemps, et ceux qui, comme moi, touchent déjà leur pension, ne sont pas garantis de son montant ! » s’insurge Trikkas, barbichette au menton, lunettes teintées sur le nez. Sous le soleil, cet ancien journaliste a manifesté hier avec plusieurs dizaines de milliers de ses concitoyens dans la capitale hellénique.

C’est d’abord en Grèce qu’est lancée la course à l’austérité européenne. En piste, les institutions de l’UE qui ont mis le pays sous tutelle, le gouvernement, qui défend bec et ongles, « la rigueur », et les syndicats et partis progressistes, déterminés à s’opposer à la « purge » annoncée. Ces derniers ont engagé hier une bataille qui sera probablement longue, de manière éclatante. Selon la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), la grève a été suivie à 100 % dans plusieurs secteurs d’activité, à 70 % dans l’industrie et dans les banques. Et si le président de la chambre des petites et moyennes entreprises affirmait que la participation à la grève ne dépassait pas 10 % dans ce secteur, il faut souligner que la précarité, l’insécurité et la faible syndicalisation qui règnent dans les PME rendent plus difficile la participation au mouvement. Jusqu’aux sans-papiers qui ont défilé hier dans les rues d’Athènes, portant des autocollants « Stop Frontex », le plan européen contre l’immigration.

Plus de 45 000 manifestants battaient le pavé dans Athènes, en deux cortèges (l’un mené par les grandes centrales syndicales regroupant plus de 30 000 personnes, l’autre à l’appel du Front de lutte syndical (Pame), émanation du KKE, le parti communiste). D’autres manifestations avaient lieu simultanément dans les autres grandes villes du pays. Ainsi, ils étaient près de 10 000 à Salonique, dans le Nord. Incontestablement, les Grecs avaient décidé de se faire entendre, maintenant que le gouvernement a annoncé les mesures d’austérité destinées à réduire drastiquement le déficit du pays. Au menu : le report de deux ans, à soixante-trois ans et demi, de l’âge moyen de départ en retraite, des réductions des salaires des fonctionnaires, des ponctions sur les dépenses sociales, une hausse de la TVA.

 
[Lire la suite]

podcast.Radio Suisse Romande

Photos de la manifestation sur : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/02/24/001-grece-greve-mercredi.shtml

 

Pour rappel, les banques nationales ont bénéficié de la BCE (Banque centrale européenne) de prêts à 1 %. Et ce sont ces mêmes banques qui financent la dette publique de la Grèce à 7 %. Elles s’enrichissent grâce à la crise dont elles sont responsables !

En 2008-2009, les gouvernements aidaient les banques aux frais du contribuable. On évalue à 11 400 milliards de dollars les sommes pour ce sauvetage, soit 1 676 dollars par être humain !

 

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Super austérité pour le pays

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 décembre 2009

 Article paru dans l’Humanité – 2 décembre 2009 – Bruno odent

Ils préparent un super-plan d’austérité

Super austérité pour le pays dans ECONOMIE 09-12-02

Pour réduire les déficits qui ont explosé et les ramener coûte que coûte dans les normes du pacte de stabilité européen, les autorités françaises envisagent des coupes comme jamais dans les dépenses publiques et la Sécurité sociale.

Coupes dans les budgets publics et dans les prestations de la Sécurité sociale, suppression massive d’emplois de fonctionnaires. Sans le dire, c’est une super-purge que le gouvernement est en train de préparer aux Français. Confrontée à un endettement et à des déficits publics qui ont effectivement explosé, dépassant respectivement 80 % et 8 % du produit intérieur brut (PIB), contre 60 % et 3 % requis par le traité de Maastricht, la ministre des Finances, Christine Lagarde, a annoncé lundi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, qu’elle entendait faire revenir la France dans la norme maastrictienne d’ici à 2013 en pratiquant, dit-elle, « un effort de réduction de plus de 1 % par an » à partir de 2011.

Le premier ministre François Fillon avait déjà évoqué la nécessité d’en passer par une telle « purge », tout en fixant cependant l’échéance à 2014. Depuis, Bruxelles, par le biais de Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a tancé la France, insistant sur la date de 2013 et soulignant que des marges existaient « du côté de la dépense ». Compte tenu que le déficit public français devrait être encore de 8,5 % l’an prochain, selon les prévisions du ministère des Finances lui-même, il n’est pas nécessaire d’être un mathématicien pour conclure qu’un retour à 3 % en 2013 signifierait une réduction de près de 2 % par an, bien supérieure donc encore au rythme de 1 % – déjà considérable – invoqué par Christine Lagarde. Nous avons calculé qu’il faudrait ponctionner les dépenses publiques d’au moins 40 milliards d’euros par an. D’où, sans doute, la nécessité, relevée récemment sans rire par le ministre du Budget, d’être « encore plus rapide dans la contrainte ». Et Éric Woerth de mettre les points sur les i  : « On doit continuer l’effort que nous faisons sur la masse salariale, c’est-à-dire sur la réduction du nombre de fonctionnaires. » Le propos a le mérite de la clarté  : on irait ainsi vers la suppression de dizaines de milliers de postes d’ingénieurs ou de techniciens de l’équipement, d’assistants sociaux, d’enseignants, etc. Une nouvelle « apuration » des comptes de la Sécurité sociale est également dans le collimateur du gouvernement.

Promouvoir à tout prix un euro fort

La démarche n’est pas seulement le reflet d’une volonté d’appliquer à la lettre les dogmes monétaristes qui régissent les pays de l’euro. Même si l’annonce, depuis Berlin, d’un surcroît de rigueur budgétaire à venir de la France ne doit naturellement rien au hasard, la première puissance économique de la zone euro faisant preuve d’une singulière détermination à faire respecter les règles du pacte de stabilité, destinées, on le sait, à promouvoir à tout prix un « euro fort », attrayant pour la place financière européenne. Et cela, en dépit des conséquences pour les exportations de la zone.

Mais la fébrilité constatée autour de la réduction des déficits tient aussi aujourd’hui à la crainte de plus en plus perceptible d’un krach de l’endettement public. Après les retentissantes faillites de l’Islande et de Dubaï des menaces se font jour en effet jusque dans la zone euro. En cause  : les politiques très coûteuses qui ont consisté partout à soigner les marchés financiers en les dopant aux amphétamines publiques. Du coup, les États membres les plus fragilisés comme la Grèce, qui affiche désormais un déficit de 12,7 % de son PIB, sont au bord de l’asphyxie. Selon un parallèle très édifiant, ce sont les collectivités territoriales que l’on s’apprête à ponctionner avec le plus d’empressement en France et en Allemagne. Régions et départements de ce côté-ci du Rhin, Länder et communes de l’autre doivent être soumis au régime sec. Leurs rentrées fiscales vont être pareillement ponctionnées (réforme de la taxe professionnelle en France, baisses d’impôts pour les entreprises en Allemagne). Avec des conséquences désastreuses sur le plan social, qui ne seront pas sans effets pervers sur la croissance et l’emploi, qu’elles risquent de plomber pour une longue période. Ces « purges » reviennent plus que jamais à présenter la super-addition de la crise aux populations. Un choix qui n’est naturellement pas sans rapport avec celui des surenchères populistes que pratique Nicolas Sarkozy. Précisément dans la perspective des prochaines élections régionales.

 

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