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Les personnels pénitentiaires ne deviendront pas l’objet du F-Haine !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 mars 2012

 

Communiqué de la CGT Pénitentiaire :

Les personnels pénitentiaires ne deviendront pas l’objet du F-Haine ! dans CGT siteon0-e5814La CGT Pénitentiaire dit : « Non au F-Haine »

 

Hier, une équipe de la Courtisane était à Fleury-Mérogis pour dispenser

et propager des mensonges, supercheries, tromperies, et sa haine.

 

L’équipe n’est autre que la « Marine Team » du Front National qui distribuait des tracts en direction des personnels pénitentiaires, instrumentalisant ainsi leurs souffrances et les difficultés de leur métier !

La Marine Courtisane joue de tromperies et manipulations qui lui sont inhérentes pour tenter d’obtenir les faveurs des personnels pénitentiaires à l’aube de la très attendue élection présidentielle ! Une voix est une voix pour la Courtisane !

Subterfuges et stratégies populistes en effet, car elle utilise la peur, la haine et surtout les revendications des personnels pour de meilleures conditions de travail et de meilleures conditions de détention à des fins électoralistes, à la veille des présidentielles et des législatives !

Elle et sa bande, malgré les apparences de dernière minute, n’aiment ni les fonctionnaires, ni les organisations syndicales ! Dans son programme électoral, la Courtisane ne mentionne jamais qu’il faut augmenter le nombre de fonctionnaires … bien au contraire ! C’est bien l’inverse qu’elle prône : « La règle, de remplacer seulement un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est appliquée de manière aveugle » ! Pour la bande de la Courtisane, c’est plus d’un fonctionnaire sur deux qu’il ne faut pas remplacer ! Foutaise !!!

En matière de retraite, la Courtisane ignore la revendication massivement portée à l’automne 2010 du maintien de l’âge légal de départ à 60 ans. Son programme entend, en effet, supprimer toute notion d’âge légal et n’ouvrir le droit à la retraite que sur le seul critère de 40 annuités cotisées. Et il est important de rappeler que ce parti, qui prétend pourtant défendre les fonctionnaires et la classe ouvrière, a été totalement absent du mouvement de l’automne 2010. Que du vent !

Ce n’est pas en poussant à la haine envers les personnes détenues que nos conditions de travail seront meilleures en prison … bien au contraire ! Cela empire les choses et c’est indigne de fonctionnaires de la République ! En prison, ce n’est pas en instaurant la prison à vie, comme elle le demande via son programme, que les conditions de travail des personnels seront meilleures … bien au contraire. Horreur !!!

Ce n’est pas non plus en instaurant à nouveau la peine de mort, crime d’état organisé et digne d’un Etat barbare et non d’une République, que les conditions de travail des personnels seront meilleures … bien au contraire ! La Courtisane ignore donc ce que peuvent avoir comme conséquences le fait d’assister à une exécution capitale pour les personnels pénitentiaires ! Cruauté !!!

La CGT Pénitentiaire dénonce l’utilisation malsaine de nos terribles conditions de travail dans ce cadre électoral …

La CGT Pénitentiaire appelle l’ensemble de ses syndiqués, de ses sympathisants et de tous les personnels pénitentiaires à s’opposer à la venue du Front National au pied des prisons ! Nous, personnels pénitentiaires, ne deviendrons pas l’objet du F-Haine !

Montreuil, le 15 février 2012

Source : UGSP-CGT-Le syndicat pénitentiaire

PDF - 2.6 Mo
Document de la CGT : le FN ou l’imposture sociale

- Sur le site de la CGT : les autres documents sur le FN et l’imposture sociale

- Rencontre-débat de l’Institut d’histoire sociale CGT. Le Front national démasqué par l’histoire

 

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Ministère de l’Environnement : 15 à 25 suicides par an

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 octobre 2009

Suicides. Les révélations de l’Humanité font bouger le ministère

Ministère de l'Environnement : 15 à 25 suicides par an  dans ECONOMIE 09-09-21-95242

Travail . La direction du ministère de l’Environnement convoque le comité d’hygiène et de sécurité et reçoit les syndicats au sujet des suicides.

Le silence serait-il devenu la clé de voûte de la stratégie de communication du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM) de Jean-Louis Borloo ? On pourrait le croire car depuis les révélations de l’Humanité du 21 septembre sur les gestes suicidaires parmi les agents de l’équipement et de l’environnement, le ministère est aux abonnés absents. « C’est vrai qu’il n’y a pas eu de réaction officielle, note Jean Hedou, secrétaire général de la fédération Force ouvrière. Mais les révélations de l’Humanité ont eu un très gros impact chez les agents du ministère. Et avec les interventions syndicales, ça a contribué à faire bouger les choses. » Les syndicats annoncent, en effet, que la direction s’est résolue à convoquer, sans doute le 19 octobre, un comité central d’hygiène et de sécurité (CCHS) consacré au rapport sur la prévention des gestes suicidaires. Dans la foulée, un comité technique paritaire (CTP – l’équivalent du comité d’entreprise du secteur privé) du ministère devrait se tenir sur la question. D’ici là, les syndicats vont être reçus par le cabinet de Jean-Louis Borloo, FO le 14 octobre et la CGT le 16 octobre. Ils demanderont la publication du rapport du CCHS sur la prévention du suicide, la mise en oeuvre des recommandations du rapport et notamment de la nécessité de mener une enquête lors de chaque suicide d’agent du ministère. Ils demanderont également l’arrêt des restructurations et des suppressions d’emplois.

 

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France Télécom : Le « J’accuse » de DYDO 5403

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 septembre 2009

Lettre ouverte au PDG de France Télécom

 

Pour France Télécom, il n’a plus de nom. Comme ses collègues, à chaque fois qu’il doit effectuer une transaction, il est identifié par un code comportant quatre lettres et quatre chiffres. Le sien, c’est DYDO 5 403 et c’est donc ainsi qu’il a choisi de signer cette « lettre ouverte » à son PDG. Il y a six ans, déjà, en 2002, il avait tenté de mettre fin à ses jours dans le bureau d’un cadre. Le service dans lequel il officiait comme technicien qualifié à la gestion du réseau était promis à la fermeture. France Télécom lui avait proposé trois postes, tous des emplois de plate-forme téléphonique, n’ayant rien à voir avec son métier. « Je suis un technicien, pas un commercial », répétait-il alors, refusant les offres. Il fut donc « muté d’office ». C’est la procédure. J’avais vingt-six ans de carrière, et deux mois ont suffi pour tout démolir », raconte-t-il. Après dix mois d’arrêt, DYDO 5 403 a dû accepter un poste « bas de gamme », comme il dit.

Il tire des fils toute la journée mais il a choisi « de ne plus se taire ». Dans sa commune de 6 000 habitants où il se fait élire comme conseiller municipal, puis dans son syndicat, la CGT, il retrouve un nom. Et contribue à créer un groupe de travail sur la question. « Il fallait briser le tabou, combattre l’idée que les suicides tiennent à des causes personnelles. c’est le travail qui fait craquer. Depuis que la CGT se préoccupe de la souffrance au travail, certains salariés reprennent nos tracts », témoigne Marie Barot, secrétaire générale de la CGT Fapt du département de Haute-Savoie, qui soutient son initiative. DYDO 5 403 a choisi personnellement de s’adresser à Didier Lombard, PDG de France Télécom, convoqué aujourd’hui par le ministre du Travail, Xavier Darcos. Pour lui, ne plus se taire c’est aussi un moyen de tenir le coup. Son « J’accuse », que vous pouvez lire ci-après, a été transmis, hier, à son chef afin de remonter les échelons hiérarchiques : direction des ressources humaines locale, direction territoriale Centre-Est, puis, direction générale.

Paule Masson

Lettre ouverte

Devant le désastre humain de ces derniers jours, je me permets de vous interpeller pour apporter ma vision d’agent France Télécom sur ce séisme que vous n’avez pas vu venir, enfermé que vous êtes dans votre tour de Babel. J’estime de mon devoir de vous faire part de mes réflexions pour comprendre comment on en est arrivé là. Je suis convaincu que vous n’avez pas le monopole de la vérité, malgré votre fonction de PDG.

Avec les PDG qui vous ont précédé, MM. Bon et Breton, vous avez planifié, programmé avec des juristes, des experts, des consultants, des organismes de formation pour cadres, une politique de management et organisationnelle pour mettre sur les rails du capitalisme pur et dur notre entreprise. À travers cette politique, vous avez laminé les syndicats, vous avez éloigné inexorablement les centres de décisions en augmentant les territoires des directions régionales, ne laissant sur le terrain au plus près de vos agents que quelques petits chefs issus de leurs rangs pour servir de liens.

La première grosse erreur de cette politique a été de spolier l’identité professionnelle de la majorité de vos agents venant des PTT avec de réelles formations de métiers. Le lien sur le terrain dévolu à ces cadres « N+1 » n’avait plus rien de social. Ce n’était, ce n’est qu’un relais pour mettre en place vos méthodes, vos processus, vos directives, vos aspirations de suppressions d’emplois, pour être crédible auprès des marchés financiers. Beaucoup ne se rendent pas compte du rôle que vous leur avez fait jouer ou qu’ils jouent encore.

Les syndicats, parlons-en… Stratégiquement, là aussi tout était planifié. Par des restructurations incessantes, vous les avez confinés année après année, changement de périmètre après changement de périmètre, dans un travail de réorganisation permanent pour répondre à votre mise en place des institutions représentatives du personnel (lRP). Vous avez voulu des syndicats affaiblis. Vos fiançailles avec les marchés financiers, les actionnaires, vous ont poussé à détruire insidieusement les contre-pouvoirs garants des équilibres sociaux. Certainement au-delà de vos espérances…

Oui, pendant des années, devant le peu de lutte collective d’envergure, vous avez cru gagner. Vous pensiez, comme notre président de la République, que « quand il y a une grève à France Télécom, on ne s’en rend plus compte ». En surfant sur la démagogie et sur l’individualisation à outrance, vous avez mis en place votre politique de restructurations incessantes de vos services.

Après la perte d’identité professionnelle, la perte d’identité géographique : mobilités forcées, imposées. Avec à la clé un travail répétitif, sans autonomie, à la place d’un vrai métier.

Quel projet proposez-vous à ces personnels en errance pour se reconstruire ? Votre projet d’entreprise ? Croyez-vous sincèrement qu’ils puissent y adhérer ? Quel manque de discernement !

Pour casser toute velléité, mise en place d’un management impitoyable, infantilisant, ou dans chaque parole des cadres on entend les mêmes réponses, les mêmes allégations, les mêmes phrases, les mêmes arguments, à la virgule près, pour nous faire accepter l’inacceptable. Sans oublier les chiffres, les indicateurs… Ces années que vous avez planifiées sont d’une violence inouïe. Je suis sûr que l’histoire le jugera un jour ou l’autre. Et voilà que cette violence vous revient en pleine figure, comme un boomerang.

Vous avez cru gagner mais vous avez perdu. Ne laissant que peu d’espace à l’expression démocratique, aux luttes collectives, aux résistances organisées, en méprisant la représentation syndicale (il suffit de lire les réponses faites aux questions des délégués syndicaux et des délégués du personnel où ne transpirent qu’arrogance, suffisance, mépris), vous n’avez pas vu ou pas voulu voir apparaître depuis quelques années une nouvelle forme de lutte insidieuse, souterraine : le suicide… La nature a horreur du vide. Sur les conseils éclairés de certains experts ès communications à la solde des décideurs économiques et politiques, vous avez fanfaronné, dénié ce sujet. Vous avez sali la mémoire des premiers collègues disparus en les méprisant, en cantonnant leur geste désespéré dans des problèmes familiaux, personnels.

Quelle erreur, quel dédain, quelle suffisance ! À force de ne côtoyer que les arcanes des pouvoirs politiques, économiques, médiatiques, on en devient aveugle… Les travailleurs, les gens de peu, les millions de personnes n’ayant pas de Rolex à cinquante-cinq ans n’existent plus…

Et pourtant, la médecine du travail, malgré son peu de moyens, vous alertait. Les comités d’entreprises (CE), les comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) aussi. Mais la victoire est une drogue douce, elle enivre, elle isole, elle grise. Votre rouleau compresseur écrasait tout sur son passage. Les bénéfices année après année justifiaient vos choix auprès des marchés. Vos actionnaires vous remerciaient…

Devant ce no man’s land de luttes dignes de ce nom, ces signaux puérils de détresse ne vous inquiétaient pas. La puissance de votre communication étouffera à travers les médias ces résidus de gêne d’image de la marque, pensiez-vous. La voie royale du libéralisme était dégagée. On a gagné ! on a gagné ! Et puis le grain de sable. Vos agents hommes, femmes qui veulent vivre debout, dignes, devant votre mutisme, osent symboliquement perpétrer leur suicide sur leur lieu de travail. Crime de lèse-majesté…

En réponse, toujours votre mépris. Pour calmer les médias, vous faites dire par un de vos directeurs : « À France Télécom, on ne se suicide pas plus qu’ailleurs. » Quelle gaffe ! Quel camouflet pour ces hommes et ces femmes ! Vous rendez-vous compte où vous a mené votre aveuglement ? Obliger vos agents avant leur dernier geste à bien préciser qu’ils n’avaient pas de problèmes familiaux, financiers ou autres. Leur problème, c’est bien France Télécom, c’est bien la politique managériale que vous avez mise en place. C’est une violence supplémentaire à laquelle je ne trouve pas de nom. C’est une insulte à la dignité de ces personnes et à leur famille. Ce que j’ai écrit et affiché sur mon lieu de travail avant les événements du 10 septembre 2009 (un collègue qui se poignarde) et du 11 septembre (une collègue qui se défenestre), malheureusement me donne raison : « Le pire est à venir. »

Votre réunion du 10 septembre dernier n’apporte qu’une partie des réponses aux attentes de ces centaines d’agents en stand-by. La mise en place d’un audit extérieur, quelle désillusion, quel manque de respect pour vos équipes de médecine du travail, des élus du CE et du CHSCT qui n’ont eu de cesse de vous alerter, signaler les dérives, les ravages de votre politique à travers des rapports. Peut-être étaient-ils rédigés en chinois et vous n’avez pas daigné les traduire ?

Il est encore temps de les lire…

À l’heure où nous en sommes, que vous reste-t-il pour demeurer crédible auprès de vos agents ?

Soit vous reconnaissez publiquement votre responsabilité dans la souffrance de vos agents, avec en parallèle de véritables négociations avec les syndicats pour infléchir cette politique.

Cette décision serait un geste fort, à même de calmer cette spirale infernale. Elle demande du courage et du coeur… Soit vous restez droit dans vos bottes en niant les relations de cause à effet de votre politique et là, effectivement, je redoute le pire…

Je n’accepterai pas, pour ma part, la troisième solution qui se dessine. C’est-à-dire la mise en place du repérage des agents potentiellement à risque pour un traitement individualisé pour les éradiquer, les gommer, les culpabiliser, les stigmatiser et recommencer comme si rien n’était arrivé.

Veuillez accepter cette humble contribution à votre réflexion ; humainement, pour tous mes collègues, je ne pouvais plus me taire.

Malgré la souffrance qui m’écorche, recevez mes respects.

Ceci est mon « code alliance » à France Télécom, car en tant qu’être humain, je n’existe plus depuis 2002 dans votre entreprise.

DYDO 5403

 

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France Télécom : grève contre les conditions de travail

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 septembre 2009

Nouveau drame chez France Télécom

Troyes :
Un salarié a tenté de se suicider mercredi en pleine réunion. Il venait d’apprendre que son poste était supprimé.

«Ce collègue avait un travail valorisant. Il faisait de la maintenance chez des clients professionnels. Il a appris qu’il ferait désormais des dérangements chez les abonnés grand public, a indiqué Régis Pigre, délégué SUD sur le site de Troyes. Il a démarré en bas et a travaillé pour monter. Du jour au lendemain, on lui dit que maintenant il fera un travail moins intéressant.» (Source : liberation.fr/)

France Télécom employait 101 009 salariés fin 2008 contre 141 061 en 2002.

«  on pousse les gens vers la sortie sans dispositif d’accompagnement sérieux. Nous sommes une société privée en secteur concurrentiel, il faut faire du chiffre et il y a une volonté délibérée d’éjecter les fonctionnaires. » Les anciens sont remplacés par « des jeunes de 20 ans, en CDD, qui ne rechignent pas sur les heures tardives et qui travaillent aussi le samedi, renchérit Anne-Marie, déléguée SUD-Télécom. Nous, nous sommes considérés comme des verrues ». Des médecins du travail ont plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme, en vain, certains ont même démissionné parce que la direction de France Télécom ne tenait pas suffisamment compte des rapports qu’ils lui adressaient. (Source : jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/)

 C’est le 23ème suicide depuis janvier 2008.

Comme l’explique Jean-Pierre Soubrie, psychiatre à l’Hôpital Américain de Paris, « les vagues de suicides dans les grandes entreprise comme EDF, Renault ou France Télécom ne sont pas une succession de hasards. Elles sont la preuve de la grande pression que peuvent subir certains salariés sur leur lieu de travail, ou dans une organisation sociale déterminée.«  (Source : lexpansion.com/)

 

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Fanny Doumayrou

Le management France Télécom sur le grill

Santé. Après une vague de suicides de salariés cet été, six syndicats de l’ex-opérateur téléphonique public mobilisent aujourd’hui sur les conditions de travail.

Treize ans après le passage en société anonyme, douze ans après l’ouverture du capital, France Télécom en est aujourd’hui à défrayer la chronique pour les suicides touchant ses salariés. Hier encore, un technicien du centre d’intervention de Troyes a tenté de se suicider en se plantant un coup de couteau en pleine réunion d’équipe, alors que la suppression de son poste venait d’être confirmée. Un nouveau drame, alors que les six syndicats de l’opérateur téléphonique (CGT, FO, SUD, CFTC, CFDT et CGC) appellent aujourd’hui les personnels à une journée d’action (avec grève pour les trois premiers), sur le thème de la souffrance au travail, à l’occasion d’une réunion du Comité national pour l’hygiène, la santé et les conditions de travail (CNHSCT), auquel participera de façon exceptionnelle le DRH du groupe, Olivier Barberot.

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Publié sur :

Bakchich.infoJeudi 10  septembre – Hélène Caubel, Lucie Delaporte

France Télécom se fait label

Les syndicats appellent ce jeudi à une journée de mobilisation pour alerter sur la situation sociale dans l’entreprise. En pro de la com’, la direction s’est offert juste avant l’été un beau label de « responsabilité sociale ».

Alors que la comptabilité macabre sur les suicides à France télécom se poursuit (six depuis le printemps) les syndicats ont appelé aujourd’hui à une journée d’action pour dénoncer la casse sociale et « le management par la peur » dans l’entreprise.

Casse sociale à France Télécom ? Impossible. L’opérateur téléphonique n’a-t-il pas reçu juste avant l’été « le label de responsabilité sociale pour ses centres de relation client » ? Bakchich s’est intéressé aux coulisses, peu reluisantes, d’une telle distinction.

[Lire la suite…]

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En 2004, dans « La machine à broyer« , Dominique Decèze, journaliste, spécialiste des relations sociales et de la santé au travail,  dénonçait déjà la transformation à marche forcée de l’entreprise, mettant en cause les dirigeants de France Télécom et leurs méthodes de management.

« En six ans, près de 40 000 emplois ont été supprimés, soit le quart du personnel. (..) Selon moi, elles[ces suppressions d'emploi] ont été rendues possibles grâce à des méthodes légales et illégales. Ce sont d’abord des départs – voulus ou non – en retraite et préretraite. Ensuite, il y a les mutations vers d’autres corps de la fonction publique. Cela a concerné 700 personnes en 2003. Enfin, il y a les départs volontaires comme les démissions. C’est cette dernière solution qui me semble la plus suspecte et susceptible de cacher des pratiques de harcèlement moral. La sénatrice communiste, Marie-Claude Beaudeau, s’est d’ailleurs intéressée de près à cette question et a recueilli nombre de témoignages d’agents de France Telecom. Un cadre lui a, par exemple, affirmé qu’il avait pour consigne de traquer les moindres erreurs professionnelles permettant de sanctionner les agents et de les signaler à sa hiérarchie.« 

(Source : novethic.fr/ )

[Lire la suite de l’article : France Telecom : les salariés paient un lourd tribut aux transformations]

 

10 sept. – lemonde.fr – Revue de presse des JT de la mi-journée

http://www.dailymotion.com/video/xafz8d

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France Télécom : « J’ai vu des collègues venir au boulot en pleurant ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 septembre 2009

L’Humanité - 1er septembre 2009 – Philippe Jérôme

Malades du travail chez France Télécom

Dans l’entreprise, on se dit « tristes mais pas étonnés » par le suicide de 21 salariés ces derniers mois. Chez France Télécom, le « management par la terreur » tue. Témoignages de salariés pressurés.

Pas de noms, des prénoms modifiés donc et bien sûr pas de photos. C’est à cette condition que nos interlocuteurs, à l’exception de Guy Antoine, délégué CGT de l’établissement principal France Télécom du Sud-Est, ont accepté de s’exprimer dans nos colonnes à propos du suicide récent d’un salarié de Marseille, accusant dans une lettre son « travail » pour expliquer son geste. Monique, conseillère clients chez Orange Mobile, justifie ainsi cette autocensure : « Je me suis mise en avant une fois, à la suite de quoi j’ai été placée seule dans un bureau à ne rien faire pendant six mois. J’ai exercé huit fonctions différentes en vingt-cinq ans et j’ai déménagé quatorze fois, je ne supporterais pas une quinzième. »

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Publié sur : http://sociologias-com.blogspot.com/ – 1er sept 2009

Suicides à France Télécom : hypocrisie sur toute la ligne

Ivan du Roy

Extraits :

Médecins du travail ignorés

Pourtant, il n’y a rien de bien nouveau pour prévenir stress et souffrances au travail. Adapter au secteur des télécoms l’accord national interprofessionnel sur le stress (étendu à toutes les entreprises par le décret du 23 avril 2009) est de toute façon inéluctable si l’entreprise souhaite éviter d’être pénalement responsable des atteintes à la santé physique et mentale des travailleurs. Quant aux médecins du travail de France Télécom, ils sont depuis trois ans victimes d’une curieuse épidémie : treize (sur 70) ont démissionné, certains laissant entendre dans leurs lettres qu’ils ne peuvent exercer correctement leur rôle de prévention, quant leurs alertes sur la montée du stress ne sont pas purement et simplement ignorées et oubliées dans de poussiéreux placards par les dirigeants du groupe.

Depuis dix ans, parallèlement à la privatisation progressive de l’ancienne entreprise publique, initiée sous le gouvernement Jospin, et aux innombrables restructurations et réorganisations qui l’accompagnent (22.000 suppressions d’emplois entre 2006 et 2008), plusieurs rapports de médecins du travail insistent régulièrement sur l’état de « mal-être » des salariés confrontés à une « détresse morale importante ». « Le stress, le désarroi, les troubles anxio-dépressifs liés aux transformations du travail ne cessent de s’accroître chez le personnel. Les salariés ont de plus en plus de mal à se reconnaître dans ce qu’ils font. Certains éprouvent un sentiment de culpabilité, ils s’isolent, se replient… Parfois, le coût psychique que représente cette épreuve est trop lourd, c’est alors qu’apparaissent la dépression et les problèmes de santé », consignait, dès 2006, un médecin du travail de la région Rhône-Alpes. Comme d’autres praticiens, il n’a pas été écouté.

[...]

Observatoire censuré

Un questionnaire de l’Observatoire du stress, dont les résultats ont été publiés à l’automne 2008, indique que deux salariés sur trois se déclarent stressés et qu’un sur six se dit en situation de détresse. La réponse de la direction à la mise en ligne du questionnaire a été d’interdire l’accès du site de l’observatoire à partir des ordinateurs internes au groupe. Les sociologues [3] qui ont réalisé l’étude pour l’observatoire dénoncent « l’art de programmer la maltraitance au travail ».

[3] Noëlle Burgi, politologue et sociologue, C.N.R.S. Centre de recherches politiques de la Sorbonne Université Paris I Département de Science Politique, Monique Crinon, sociologue, Directrice d’études à ACT Consultants, Sonia Fayman, sociologue, Directrice d’études à ACT Consultants.

[Article complet]

 

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FEIGNIES ENSEMBLE mars 2009

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 mars 2009

Feignies ensemble                    PCF

        Feignies pour tous       mars N°14

http://communistefeigniesunblogfr.unblog.fr/

 

« La seule vraie solution à la crise sociale actuelle consiste à réduire fortement les inégalités.« 

Jean Gadrey, économiste, professeur à l’Université de Lille-1

Rentrée 2009 : Le service public de l’Education nationale en danger

L’argument premier des réformes de Xavier Darcos est la lutte contre l’échec. Mais derrière de belles paroles se cache une réalité bien plus sombre et il apparaît que la lutte contre l’échec scolaire est un nuage de fumée destiné à masquer les objectifs réels de cette réforme : faire des économies.

Au plan national : 13 500 suppressions d’emplois à la rentrée 2009 dont 6 000 en primaire et maternelle alors que dans le même temps il y aura 15 000 élèves en plus !

Dans la région : C’est plus de 226 emplois supprimés dans les écoles dont 193 maîtres des RASED (Réseau d’Aide Spécialisé pour les enfants en difficulté).

A Feignies : Un poste de maître G est supprimé dans le RASED. Le maître G est un enseignant spécialisé qui prend individuellement l’enfant qui a des difficultés à aborder les apprentissages scolaires de par son comportement dans la classe. En favorisant l’intégration scolaire de cet élève, il aide ainsi non seulement cet enfant mais aussi la classe.  On voit donc qu’avec la suppression de 1500 postes des RASED, les élèves en difficultés lourdes vont être abandonnés à leur sort, c’est à dire abandonnés dans leur classe sans aide spécialisée. L’enseignant se retrouvera alors devant la double difficulté de gérer cet élève en souffrance tout en faisant cours au reste de la classe. Une équation sans solution.

École maternelle menacée : Les 2 et 3 ans seraient exclus de l’école pour être accueillis par des assistantes maternelles ou en crèches et jardins d’éveil payants, donc à la charge des familles. Les communes et les associations pourront-elles accueillir l’ensemble de ces enfants ? Dans le Nord, la scolarisation des 2/3 ans est passée de 60 % à 40 %.

En lycée : De nombreuses sections disparaîtront. Les remplacements ne pourront pas être assurés dans certaines disciplines (anglais, mathématiques, lettres…) en raison de la suppression de nombreux postes de titulaires-remplaçants. Des classes de 28 à 33 élèves…

Des économies pour le public… mais pas pour le privé :

« Je suis le ministre de toutes les formes d’enseignement, […] C’est pourquoi, dès cette année, un fonds d’intervention spécifique « Espoir banlieues » sera créé sur le budget de l’Éducation nationale pour permettre le financement des dépenses de fonctionnement des établissements privés qui accepteraient d’ouvrir des classes dans les banlieues.

Je me fixe un premier objectif pour la rentrée 2008, la création de 50 nouvelles classes de l’enseignement privé dans les banlieues et je couplerai chaque fois que possible ces projets d’ouverture de classe avec les internats d’excellence.”

 

Sous couvert de réformes, on assiste à un véritable sabordage

 

du service public de l’Éducation nationale

 

 Loi BACHELOT

 

« Le but réel de la loi Bachelot, c’est démanteler le service public. »

André Grimaldi, professeur de médecine à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

 

Avec les 900 signataires d’une lettre au président de la République, parmi lesquels 300 professeurs de médecine, André Grimaldi réclame le retrait de la partie « hôpital » du projet de loi Bachelot.

-  Cette loi ne porte que sur la gestion : qu’il y ait un seul directeur dont la mission principal n’est pas d’améliorer la qualité des soins mais de mettre l’hôpital à l’équilibre financier.

Exemple : à l’hôpital Saint-Joseph, à Paris, au nom du déficit, on  a fermé le service des maladies infectieuses, du sida, parce que non rentable financièrement.

-  Des médecins et des chirurgiens payés différemment. Certains, venant de l’extérieur, seront payés à l’activité. Or, dans une équipe, pour que ça marche, tout le monde doit être sur le même rythme. Si l’un est payé au nombre de malades qu’il voit, et l’autre uniquement sur le temps de travail, comme salarié, si le premier gagne quatre fois plus alors qu’il ne travaille pas plus que le second, le travail en équipe, si nécessaire en hôpital, ne sera plus possible.

-  La tarification à l’activité (T2A) – Si 70 % des revenus d’un médecin hospitalier dépendent de l’activité, ce médecin fera de l’activité en multipliant artificiellement le nombre d’actes d’hospitalisation. Et tout ça coûtera plus cher à la Sécu !!!

-  Le but réel, c’est de démanteler le service public. C’est si vrai que les mots « service public » sont absents de la loi. Il n’y a plus que des « missions de service public » qui peuvent être vendues à la découpe. Ce qui est en préparation, c’est : le non-rentable, le très cher, se fera à l’hôpital, le reste plus rentable dans les cliniques privées.

 

Il faut lancer un vrai débat national, citoyen, avec tous les acteurs concernés. Première chose à faire : prévoir une enveloppe financière séparée pour le service public et les hôpitaux privés à but non lucratif d’un côté et une autre pour le privé lucratif. Ensuite, discuter de l’organisation des soins de façon transparente, en veillant à ce que les besoins réels s’expriment.

On ne peut pas gérer les flux de malades comme des flux de marchandises avec, en bonne logique capitaliste, comme priorité la seule rentabilité.

 voir sur le blog l’analyse de quelques-uns des articles de la loi (article publié le 5 mars)

Bientôt plus d’urgences la nuit, près de chez vous ! La loi Bachelot prévoit la fermeture des urgences de proximité la nuit, le week-end et les jours fériés.

Nord / Pas-de-Calais : Six services d’urgence pour 4, 1 millions d’habitants ! Pour Feignies, ce serait le CH de Valenciennes.

Les élections européennes du 7 juin, le démantèlement du service public de santé…  vous concernent. Venez en débattre avec nous le dernier vendredi de chaque mois, de 17 h 30 à 19 h à la salle polyvalente, Place de l’église.

 

 

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