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Les ouvriers, ces travailleurs invisibles des temps modernes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 février 2014

 

Le travail dans tous ses états

Les ouvriers, ces travailleurs invisibles des temps modernes

 

Captureouvrier

  Existe-t-il encore une classe ouvrière ? Oui et non.

  On dénombre encore 6 millions d’ouvriers

  mais ils sont quasi invisibles. À l’occasion du festival

  Filmer le travail, organisé à Poitiers mi-février,

  la question de la «représentation» des ouvriers a été

  mise en débat. Éclairage.

 

 

Captureouvrières  Dans la préface de leur ouvrage, Retour sur la condition ouvrière,

  Michel Pialoux et Stéphane Beaud rapportaient après avoir interrogé

  des étudiants en sociologie que ceux-ci estimaient le nombre

  d’ouvriers en France à 10 % de leur effectif réel.

  Une estimation largement erronée : leur nombre est encore

  d’environ 6 millions. Soit un actif sur quatre. Qui plus est, les traits

  « caractéristiques » de la condition ouvrière perdurent : précarité

  de l’emploi et de l’existence, travail pénible, faible perspective

de promotion, atteintes à la santé, espérance de vie réduite…

Pourtant, cette catégorie semble devenue invisible sur les scènes médiatique, politique et culturelle. Pour preuve,

elle n’occupe que 2 % seulement de l’espace médiatique, selon l’Observatoire des inégalités.

En un peu plus d’un demi-siècle, la France est passée d’une économie fondée sur l’agriculture et l’artisanat

à une industrie dominante avant de connaître un développement des services. Dans le même temps s’est amorcé

« le déclin de la population active des ouvriers au profit des employés et des cadres », analysait il y a quelques jours

Henri Eckert, sociologue du travail, à l’occasion d’une journée de débat sur « le monde ouvrier en image »

organisée dans le cadre du festival Filmer le travail, qui s’est tenu du 7 au 16 février à Poitiers.

Et bien qu’ils demeurent l’un des groupes sociaux les plus importants aujourd’hui encore, les ouvriers ne forment

plus une catégorie homogène, dotée d’une identité forte.

« Pour les médias, les ouvriers ont disparu, analyse Roger Cornu, sociologue. Les pourcentages sont trompeurs.

Le nombre d’ouvriers n’a quasiment pas changé. Ce qui a changé, c’est la taille de la population active. Et alors que

dans les années 1950 les ouvriers étaient concentrés dans de grosses entreprises, depuis les années 1990,

plus de la moitié travaillent dans des entreprises de moins de 50 salariés.» « Aujourd’hui, on ne parle des ouvriers

que lorsque des usines ferment ou quand on les accuse de voter Front national, alors même qu’une grande majorité

d’entre eux est abstentionniste », corrobore le sociologue Martin Thibault.

« On parle des ouvriers quand ils menacent de tout faire sauter, on parle d’eux en montrant leurs mines fatiguées

sur fond de fumées noires. Pourquoi continuer à montrer les ouvriers dans ces seules circonstances ?

Pour faire peur ? » interroge Henri Eckert.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans ECONOMIE, France, IDEES - DEBATS - PHILO, SOCIAL, SOCIETE | Pas de Commentaires »

Sida : La recherche a besoin de fonds publics

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mars 2010

Entretien réalsié par Ixchel Delaporte

 

« La recherche sur le sida est en faillite »

L’édition 2010 du Sidaction démarre ce matin. L’occasion de rappeler que le virus reste très actif et d’alerter sur le besoin de fonds publics pour la recherche. Entretien avec le président de l’ANRS, Jean-François Delfraissy.

Jean-François Delfraissy est directeur de l’ANRS (Agence nationale de la recherche sur le sida). Il pointe l’échec de la prévention et dresse un état des lieux de la recherche. Pour lui, elle ne parviendra pas à maintenir son niveau d’excellence sans l’aide financière de l’État.

Quel est le niveau 
de progression du virus 
du sida dans le monde  ?

Jean-François Delfraissy. En France et dans les pays du Nord, il y a des traitements et des trithérapies qui permettent de bloquer la multiplication du virus et de vivre avec, malgré les effets secondaires. Mais cela ne suffit pas. On ne peut pas s’arrêter aux traitements qui ne font que bloquer le virus. On a affaire à une maladie infectieuse. Il faut parvenir à l’éradiquer. Quand on arrête les antiviraux, le virus repart immédiatement sous une forme dormante, dans des réservoirs situés à différents endroits du corps, que l’on n’arrive pas à éliminer. Il y a donc toute une partie des recherches qui repose sur la nécessité de mieux comprendre ce virus réservoir.

Pourquoi, selon vous, la prévention ne suffit-elle pas  ?

Jean-François Delfraissy. Le sida reste l’épidémie majeure en ce début du XXIe siècle. On est dans un relatif échec de la prévention. C’est un constat. Le message quasiment unique, c’est de modifier les comportements sexuels et d’utiliser le préservatif. Ce message unique est indispensable. Mais il n’est pas suffisant. Il faut développer de nouvelles stratégies de prévention  : on peut travailler sur les comportements sexuels, ce qui n’est pas aisé ; on peut surtout médicaliser cette prévention. C’est-à-dire utiliser de nouveaux outils, dont les antiviraux. En traitant les gens très tôt, on élimine le nombre de personnes susceptibles de contaminer les autres. C’est une question de recherche qui se pose. C’est aussi l’utilisation des antiviraux avant ou après un acte sexuel à risques. Sans oublier la mise au point d’un vaccin.

Vous alertez le gouvernement sur le manque de moyens financiers…

Jean-François Delfraissy. Pour faire avancer la recherche, il faut des moyens. Les essais sont très coûteux. L’ANRS n’a pas vu son budget modifié depuis 2005, alors que les hépatites sont arrivées et qu’il a fallu augmenter les budgets à cet effet. Il a aussi fallu financer les bourses de recherche dans le cadre du VIH. Jusqu’à présent, le financement de l’agence était à hauteur de ce qu’elle pouvait faire. En 2010, ça va être difficile  ; en 2011, ce sera impossible. Je me retrouve face à une faillite budgétaire et une faillite scientifique. Je ne pourrai pas financer d’excellents projets reconnus au niveau scientifique international. Je lance donc un appel à l’État. C’est une priorité nationale, qui relève d’une décision politique. La France est la deuxième communauté en termes de production scientifique, après les États-Unis, sur le VIH, avec des budgets qui n’ont rien à voir. Et nous avons eu un prix Nobel de médecine sur ce sujet l’an dernier. Nous n’avons pas de quoi rougir.


Mobilisation sur les antennes

Sidaction -  Ensemble  contre le Sida

Les grandes chaînes, le groupe TF1, France Télévisions, Arte, le groupe M6, mais aussi Europe 1, RTL et trois stations de Radio France (France Inter, France Info et France Bleu) se mobilisent pour le Sidaction en multipliant les appels aux dons. Pour la première fois, onze chaînes de la TNT rejoignent le dispositif. Sidaction mise également sur Internet. En plus du site traditionnel (sidaction.org), un autre site est créé pour l’édition 2010 : www.2010.sidaction.org

Sidaction 2010 – du 03 mars au 11 avril – Aidez-nous à vaincre le sida

 

Publié dans Politique nationale, SANTE | Pas de Commentaires »

« petit Davos provençal » : Comment rafistoler le système aux dépens des salariés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 juillet 2009

l’Humanité.fr - 6 juillet 2009 – Thomas Lemahieu

Dans l’incendie, tirer les marrons du feu…

 

Réunis à Aix-en-Provence, grands patrons, banquiers et responsables politiques se montrent très inventifs quand ils tentent de sauver le système. Mais sur le terrain social, ils redeviennent vite pareils à eux-mêmes…

 

En direct du « petit Davos provençal », à lire dans l’Humanité de lundi.

Les remèdes sont simples : les enfants n’ont qu’à enchaîner les contrats précaires et les parents ne seront jamais assez âgés pour pouvoir prétendre à la retraite.

Pour eux, ça ne fait pas un pli : malgré la crise sans précédent du capitalisme, la lutte des classes est terminée et ce qui menace la société aujourd’hui, c’est la guerre des générations… Le pire est à craindre, nous serinent-ils, et afin de le faire advenir avec certitude, les néolibéraux parent d’un vernis scientifique, à l’occasion des « rencontres économiques » d’Aix-en-Provence, leur lente décoction des meilleures blagues des sondologues. En parfaits technocrates, ils savent mieux ce que veut le peuple et, évidemment, ce qui est bon pour lui : selon les représentants des élites économiques et politiques réunis au « petit Davos provençal » – l’expression médiatique consacrée -, la précarité est une chance pour les jeunes sur le marché du travail et les retraités ne demandent qu’à retourner au boulot. C’est l’économiste Pierre Cahuc qui cite une enquête de la Fondation pour l’innovation politique, liée à l’UMP, selon laquelle seuls 30% des jeunes Français seraient confiants pour leur avenir, quand, aux États-Unis ou au Danemark, des pays qui sont, rappelle-t-il avec délectation, les « chantres du modèle flexible », ils seraient plus de 60% à voir leur futur en rose. Ou encore, Jean-Pierre Wiedmer, dirigeant de HSBC Assurances, qui pérore : « Les nouveaux seniors ne veulent plus de la retraite loisir de ceux d’avant, ils veulent être actifs. »

Lire la suite

 

Publié dans ECONOMIE, Politique nationale, PRECARITE | Pas de Commentaires »

 

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