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La députée Dombre–Coste vide de sa substance la loi Hamon

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 mars 2015

 

Économie sociale et solidaire :

La députée Dombre–Coste vide de sa substance la loi Hamon

 

fannydombrecoste

  Madame la députée Dombre–Coste, chargée d’une mission

  d’évaluation des articles de la loi sur l’économie sociale

  et solidaire concernant le droit d’information des salariés

  vient de rendre son rapport.

  On y apprend que les cessions d’entreprises ont concerné

  1,3 million d’emplois en 2012 et 2013, que 2 patrons sur 3

ne sont pas gênés par le droit d’information et que les entreprises cédées aux salariés sont plus pérennes

que les autres. Pourtant les propositions de Madame Dombre-Coste vont à l’encontre des droits des salariés.

La députée socialiste propose ainsi de réduire le champ d’application de la loi uniquement

aux « ventes » et non aux « cessions », éliminant ainsi toutes les cessions de parts, sans l’avis

des salariés concernés, contrairement au préambule de la constitution qui énonce

« le droit à la participation et à la détermination collective des conditions de travail ainsi

qu’à la gestion des entreprises ».

Enfin elle suggère de remplacer la sanction de « nullité de la vente » en cas d’infraction à la loi

par une simple amende civile !

Ces propositions cherchent à vider de sa substance la loi Hamon. Ce n’est pas acceptable.

Tout ceci renforce la nécessité d’un véritable droit de préemption donnant priorité aux salariés en cas de cession

de leur entreprise, comme promis par François Hollande quand il était candidat.

 

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Les droits des salariés dans le viseur patronal et gouvernemental

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 février 2015

 

Les droits des salariés dans le viseur patronal et gouvernemental

 

Kareen Janselme – l’Humanité – 23 février 2015

 

Loi sur la sécurisation de l’emploi, loi Macron, négociation sur le dialogue social :

aucun texte n’épargne les comités d’entreprise. Soixante-dix ans après leur naissance,

ils sont toujours craints des patrons alors qu’ils peuvent apporter des solutions alternatives

pour développer l’entreprise.

CaptureMarcelPaulAmbroiseCroizat

  Alors que la négociation sur la modernisation

  du dialogue social s’est soldée par un échec

  au mois de janvier, la CGT, FO et la CFE-CGC

  refusant de signer le texte patronal,

  le gouvernement reprend la main sur cette réforme

  à haut risque.

  Le premier ministre, Manuel Valls, reçoit

  les organisations syndicales et patronales mercredi

  dans le but d’élaborer une « loi travail », qui pourrait

  abonder dans le sens du Medef de fusionner

les instances représentatives du personnel – IRP – (délégués du personnel – DP –, comité d’entreprise – CE –,

comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail – CHSCT) en un conseil d’entreprise.

La perspective d’un possible laminage des droits et prérogatives de ces instances est sur la table, l’année même

où les comités d’entreprise, nés le 22 février 1945, fêtent leurs soixante-dix ans.

Menacé, le CE n’a pas encore passé l’arme à gauche malgré les attaques incessantes du patronat.

Parce que le CE n’est pas juste un distributeur de spectacles à prix réduits, le patronat a toujours voulu limiter

son influence. Contrôle des comptes de l’entreprise, expression des salariés : voici les incontestables prérogatives

qui, depuis la naissance de l’institution, inquiètent malheureusement beaucoup de chefs d’entreprise.

Malheureusement, car cette IRP a été conçue pour aider à mieux diriger l’entreprise… et non freiner sa croissance

comme le font croire les organisations patronales, mais aussi le gouvernement aujourd’hui. Pour preuve, après la loi

dite de « sécurisation » de l’emploi votée en 2013, qui a réduit les délais de consultation et d’expertise,

la loi Macron a voulu restreindre la publicité des comptes et a réussi à dépénaliser le délit d’entrave au comité

d’entreprise…

[...]

Les CE arrivent à stopper et à retarder les procédures de licenciements collectifs.

Ainsi, en 1995, le plan social d’Éverite, filiale de Saint-Gobain, est frappé de nullité par la Cour de cassation

pour « manque d’indications sur le nombre et la nature » des reclassements proposés. En 1997, l’arrêt Samaritaine

va plus loin. Non seulement le plan social prononcé en 1993 est annulé mais la Cour de cassation somme l’enseigne

de réintégrer les salariés licenciés. En 2011, la cour d’appel de Paris annule le plan social de Viveo et cette fois-ci

pour absence de motifs économiques, suite à la démonstration des données fournies par l’expertise du CE. La Cour

de cassation reviendra sur cette décision affirmant que les juges ne peuvent pas annuler un PSE pour défaut

de cause économique puisque ce n’est pas inscrit dans la loi. La haute juridiction ferme la porte à de nombreux

recours possibles qui inquiétaient sensiblement les grands patrons. Il est clairement signalé aux comités d’entreprise

qu’ils ne peuvent que retarder ou améliorer un plan de sauvegarde de l’emploi. Et pourtant…

[...]

Dans les entreprises, les menaces de la loi Macron et les propositions patronales actuelles

pour rénover le dialogue social inquiètent :

« Deux fois par an, nous mandatons un expert pour étudier les comptes annuels, les investissements, les choix

stratégiques, rapporte Maël Le Goff. L’expert obtient des chiffres qui ne nous sont pas communiqués en CE.

Si la publication des comptes n’était plus autorisée comme a essayé de le faire la loi Macron au nom du secret

des affaires, le comité d’entreprise n’aurait plus de raison d’être ! Nous sommes tous dubitatifs par rapport à la loi

sur la modernisation du dialogue social à venir, suite à l’échec des négociations. Les salariés sont très inquiets

de la volonté de créer une instance unique qui entraînerait la disparition du CHSCT (comité hygiène sécurité

et conditions de travail). » Plutôt que de réduire les droits, l’évolution de l’entreprise (mondialisation,

course à la rentabilité, etc.) commanderait plutôt d’en élargir l’accès, d’accorder par exemple

la possibilité aux élus du CE de posséder un « droit de veto » sur les décisions stratégiques.

[Article complet sur humanite.fr]

 

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Pierre Laurent appelle à « dialoguer sans condition avec tous ceux à gauche qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle ».

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 septembre 2014

 

Pierre Laurent :

« Le temps est venu de passer à la construction commune

de solutions »

 

pl4

  Dans l’Humanité Dimanche.

  Pour le secrétaire national du PCF, l’enjeu est

  de « débloquer une situation que Manuel Valls

  s’emploie à verrouiller en imposant le silence ».

  Pour cela il appelle à « dialoguer sans condition

  avec tous ceux à gauche qui ne se reconnaissent

pas dans la politique actuelle ».

Humanité Dimanche. Quels enseignements tirez-vous de votre intervention à l’université d’été

du PS à La Rochelle ?

Pierre Laurent. Je suis allé à La Rochelle parce que je sens que le cap du gouvernement Valls provoque

une inquiétude et une contestation grandissantes au sein du Parti socialiste. Mon sentiment est qu’on ne

peut pas laisser les socialistes s’enfoncer dans le désespoir et dans l’amertume, ni s’épuiser

dans une contestation interne sans perspectives. C’est d’autant plus vrai après le coup de force

du changement de gouvernement et le discours de Valls au MEDEF. Il est évident que de très nombreux

militants socialistes et des millions d’électeurs ne peuvent plus se reconnaître dans cette politique. Il fallait aller leur parler, leur tenir un langage de vérité. J’ai dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. L’accueil extrêmement positif que j’ai reçu, au-delà de ce que j’attendais, m’a confirmé qu’il y a une attente très profonde d’une relance, d’un espoir de gauche. Mon discours, pourtant très clair et dur sur la politique gouvernementale, a été vécu comme un geste d’espoir. Je crois que ce geste politique peut contribuer à débloquer une situation politique que Manuel Valls s’emploie à verrouiller en imposant le silence sur le cap gouvernemental.

HD. La crise politique actuelle n’est-elle pas surtout une crise d’alternative ?
P. L. Pour des millions de gens, il n’y a de perspective ni du côté de la droite et de l’extrême droite, ni de celui de la politique du gouvernement censé représenter la gauche. En vérité, cette politique est de droite. Elle n’a jamais été voulue par ceux qui ont voté pour le changement. Mais pour le moment, les gens ne voient pas une alternative potentiellement majoritaire. Beaucoup partagent notre constat et notre diagnostic sur la responsabilité de la finance. Mais ils n’identifient pas les propositions qui peuvent être opposées à cette politique et comment mettre suffisamment de forces en mouvement pour les mettre en oeuvre. Nous avons la responsabilité de lever ce double blocage. C’est pour ça que je dis à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les politiques du gouvernement, au Front de gauche, aux écologistes, aux socialistes : nous ne pouvons plus nous contenter de juxtaposer nos critiques. Le temps est venu de passer à la construction commune de solutions.

HD. Quelles sont-elles ?
P. L. Le gouvernement échoue car il refuse de s’attaquer au pouvoir de la finance. Plus un seul euro ne doit aller à des cadeaux fiscaux pour le capital. Chaque euro dépensé doit être investi pour la relance sociale, les salaires, la protection sociale. Il faut baisser la TVA, reconstruire l’impôt sur le revenu progressif et celui sur les sociétés. Il faut établir une fiscalité modulée qui sanctionne ceux qui privilégient les dividendes, encourage ceux qui créent des emplois et augmentent les salaires. Le deuxième axe : encourager les investissements d’avenir pour le pays. Nous ne dépensons pas assez pour la recherche, la formation et l’éducation. Le gouvernement massacre la demande mais laisse aussi dépérir la qualité de notre offre productive. La seule chose qu’il soutient, ce sont les profits qui vont aux dividendes, à la finance. Il faut, au contraire, investir dans l’industrie et dans la transition écologique, pour des services publics de qualité, condition pour avoir une offre productive de qualité.

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Intermittents du spectacle : la lutte continue !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 juin 2014

 

ASSURANCE CHÔMAGE ET AUSTÉRITÉ : LA LUTTE CONTINUE, « MÉDIATEUR »

OU PAS !

 

Captureintermittents

 

Le gouvernement a confié une mission à Jean-Patrick Gille

avant de prendre sa décision d’agrément de la convention

assurance chômage fin juin. Nous connaissons M. Gille

et lui rappelons nos revendications :

-non à l’agrément de cette convention qui saccage les droits

de tous les demandeurs d’emploi, intérimaires, travailleurs

précaires, et intermittents du spectacle ;

 

-non à l’austérité budgétaire qui détruit l’emploi dans la culture comme ailleurs ;

 

- pour la prise en compte de nos propositions sur le régime des intermittents,

largement soutenues au sein du comité de suivi avec les parlementaires.

En conséquence, la mobilisation doit s’amplifier pour que le gouvernement nous entende définitivement

et fasse le bon choix entre les intérêts du Medef et ceux des demandeurs d’emploi : votons la grève

partout et plus que jamais, notamment d’ici le 16 juin !

A Paris, rendez-vous le 16 juin Place du Palais Royal à 14H30.

CGT spectacle  Paris,  le 8 juin 2014.  

 

Un député nommé médiateur pour les intermittents du spectacle

 

Manuel Valls a annoncé la nomination d’un médiateur, le député PS Jean-Patrick Gille,

pour tenter de désamorcer la crise avec les intermittents du spectacle, qui ont déposé

un préavis de grève pour tout le mois de juin.

« Pour répondre à certaines inquiétudes exprimées sur la situation des intermittents du spectacle », une mission va être confiée à Jean-Patrick Gille, député PS d’Indre et Loire, qui devra remettre ses propositions sous 15 jours, indique Matignon dans un communiqué. L’élu, vice-président de la commission des affaires sociales ) l’Assemblée, a déjà été rapporteur en 2013 de la mission parlementaire sur les conditions d’emploi dans les métiers artistiques. Il doit en deux semaines conduire un « dialogue avec l’ensemble des parties concernées » puis évaluer la situation, « en mobilisant toutes les expertises disponibles, les effets réels des évolutions de paramètres des annexes 8 et 10 prévues par l’accord sur l’assurance chômage du 22 mars 2014 en cours d’agrément, dans le contexte général de l’intermittence ». Jean-Patrick Gille sera également chargé de formuler des propositions pouvant répondre aux difficultés susceptibles d’être identifiées à l’issue de cette analyse. Une méthode devra également être proposée pour la concertation tripartite Etat-syndicats-patronat, prévue par l’accord, sur les moyens de lutter contre la précarité dans les secteurs concernés par les annexes 8 et 10, précise Matignon.

Des intermittents toujours très mobilisés

Depuis plusieurs semaines, différents collectifs d’intermittents du spectacle se mobilisent pour contraindre le gouvernement à refuser d’entériner l’accord sur l’assurance chômage du 22 mars et à rouvrir les négociations avec les partenaires sociaux. Plusieurs antennes du ministère du Travail ont notamment été occupées mercredi à Marseille, Metz et Nancy, selon la CGT Spectacle, qui appelle à une journée d’action le 16 juin, à l’occasion du Conseil national des professions du spectacle (CNPS). Ils ont reconduit samedi la grève commencée mardi à l’ouverture du 28e Printemps des Comédiens à Montpellier, entraînant l’annulation de six nouveaux spectacles. Ils ont occupé brièvement l’Opéra Bastille samedi soir à Paris, retardant la représentation de « La Traviata ». Plusieurs membres de la coordination nationale se sont également succédé samedi soir lors d’une tribune publique en plein air, au Domaine d’O à Montpellier.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

 

La colère et l’émotion des intermittents à Dunkerque

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Extraits du discours des Interluttants 59-62 à l’inauguration du Bateau Feu à Dunkerque le 6 juin 2014

devant conseillers généraux, députés, sénateurs, Michel Orier (Directeur Général de la Création

Artistique au Ministère de la Culture) et le public Dunkerquois. (texte lu par O. Brabant)

Infos et revendications : http://intermittents59-62.blogspot.com

*

Le 2 juin, les intermittents ont décerné le « Molière de la Trahison »

au Ministre du Travail, François Rebsamen,  «  pour son rôle d’employé du Medef »

http://www.dailymotion.com/video/x1y5kba

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Tour d’Europe des propositions pour sortir de l’austérité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 mai 2014

 

Les solutions de 5 syndicalistes européens contre l’austérité

Salaires, Smic, emploi, dette… Tour d’Europe des propositions pour sortir de l’austérité

 

Pierre-Henri Lab – 1er mai 2014

manif1mai

 

  Emploi, salaires, protection sociale. La diversité des mots d’ordre,

  d’un pays à l’autre, n’empêchera pas, partout en Europe,

  les salariés d’exprimer le 1er Mai les mêmes préoccupations.

  À 24 jours des élections européennes, les manifestations seront

  aussi l’occasion d’exiger une nouvelle fois une Europe sociale.

 

A lire dans l’Humanité Dimanche ou sur l’Humanité.fr, les points de vue de Luis Casillas, délégué syndical FGTB chez Safran (Belgique); Vincenzo Scudiere, responsable à l’organisation de la CGIL (Italie); Gabriele Bischoff, responsable des questions européennes DGB (Allemagne); Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP (Portugal); Giorgios Koutsoukos, membre du syndicat Poe-Doy (Grèce).

 

Athènes, Bruxelles, Berlin , Lisbonne, Madrid… Des centaines de milliers de salariés sont attendus dans les rues des villes d’Europe à l’occasion du 1er mai. En Belgique, ils défileront contre le projet de réforme de l’assurance chômage qui, s’il est adopté, privera 50 000 demandeurs d’emplois de toute indemnisation.

En Allemagne, ce sont les modalités de mise en œuvre du salaire minimum qui seront au cœur des mobilisations tandis qu’en Italie, les salariés manifesteront en faveur d’un plan de relance et d’investissement.

Derrière ces mots d’ordre différents, on retrouve la mise en cause de la même logique, le refus des politiques d’austérité. Depuis la mise en œuvre du traité de stabilité, de gouvernance et de coordination le 1er janvier 2013, l’Europe s’enfonce dans la crise. Conjugué à la dégradation des finances publiques provoquée par le sauvetage du système financier (1 900 milliards d’euros mobilisés en Europe), l’abaissement de l’objectif de réduction des déficits publics de 3 à 1 dans un premier temps (à terme, l’objectif est l’équilibre budgétaire) a plombé la croissance.

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Comment trouver 50 milliards sans casser les protections sociales ni taxer les classes moyennes (Basta)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 avril 2014

 

Austérité

Comment trouver 50 milliards sans casser les protections

sociales ni taxer les classes moyennes : notre plan alternatif

 

par Agnès Rousseaux 29 avril 2014

 

austérité2

Économiser ou trouver 50 milliards d’euros,

ce n’est pas si compliqué. Et sans taxer les classes

populaires et moyennes, sans amoindrir

les protections sociales, sans affaiblir les services

publics, ni geler les salaires des fonctionnaires.

Basta ! suggère quelques mesures alternatives

au plan d’austérité concocté par le gouvernement

de Manuel Valls :

s’attaquer vraiment aux niches fiscales et aux fraudeurs du fisc, réduire la rente de l’industrie pharmaceutique qui creuse le déficit de la Sécurité sociale ou taxer les milliards de subventions implicites aux banques. Alors aidons Manuel Valls à récupérer ailleurs au moins 50 milliards d’euros !

« Un effort sans précédent de ralentissement de la dépense ». C’est par cet euphémisme débordant de novlangue que le gouvernement veut vendre les 50 milliards d’euros d’économies à réaliser entre 2015 et 2017. Son « programme de stabilité » est soumis au vote (consultatif) de l’Assemblée nationale mardi 29 avril. Objectif : atteindre l’équilibre des comptes publics d’ici 2017. Et surtout, respecter le chiffre magique des 3 % de déficit dès 2015, et les exigences de l’Union européenne. Certains élus socialistes voudraient ramener ce chiffre à 35 milliards. A l’UMP et chez les centristes de l’UDI, on veut pousser encore plus loin, jusqu’à 80 milliards d’économies, voire 130 milliards, avec une coupe de 65 milliards sur les prestations sociales. Au milieu de la guerre des chiffres, il semble déjà acté que moins, c’est mieux : l’État est dispendieux, il faut dégraisser le mammouth, tout le monde doit faire des efforts… Combien de voix, combien d’articles dans la presse, pour analyser la réelle pertinence de ces mesures d’austérité ? Ou pour questionner l’intérêt de voter une déclaration d’intention générale, sans déclinaison précise concernant la mise en œuvre ?

La proposition défendue par Manuel Valls inclut 18 milliards d’euros de dépenses en moins pour l’État, grâce à des « optimisations de ses interventions » (sic) et une « réduction de son train de vie ». Les collectivités locales sont mises à contribution pour 11 milliards d’euros, l’assurance maladie devra fournir un effort de 10 milliards et 11 milliards d’économies seront réalisées sur les autres dépenses de protection sociale. Peu de détails dans le programme de stabilité présenté. Mais sans aucun doute les habituels ingrédients des plans d’austérité : gel des salaires et des retraites, baisses de prestations, coupes budgétaires pour des agences publiques… S’il faut vraiment rééquilibrer les comptes de 50 milliards d’euros (ce qui mérite discussion), pourrait-on faire en sorte que ce ne soit pas les plus pauvres ou les classes moyennes qui trinquent ? Ou les services publics déjà mis à mal ? Les collectivités locales déjà exsangues ? Avec un peu d’imagination et de courage politique, d’autres pistes mériteraient d’être explorées. En voici quelques unes.

1- Niches fiscales : 50 milliards de dépenses inutiles ?

Pour un gouvernement à l’affut de coupes budgétaires, les niches fiscales et sociales constituent un vivier. En 2011, un rapport de l’Inspection des finances a examiné 538 d’entre elles, qui coûtent près de 104 milliards d’euros par an. Verdict : la moitié de ces dépenses (soit 52 milliards) ne sont « pas économiquement défendables ». Et 19% des niches sont jugées inefficaces et sans impact sur l’emploi. Elles coûtent pourtant 11,7 milliards d’euros à l’État.

Des mesures qui ne servent à rien, donc, sauf à ceux qui en bénéficient : quelques milliards qui s’accumulent dans le patrimoine privé des plus riches. Un exemple ? La réduction d’impôt pour l’emploi à domicile, qui vise à lutter contre le travail au noir et à faciliter le développement des services à domicile. Une mesure a priori utile. Sauf que le coût des services à la personne, 6 milliards, a été multiplié par deux en 6 ans. Et que deux tiers de ces niches sont « consommées » par les 10 % des Français les plus riches, estime le rapport de l’Inspection des finances.

Pourquoi ces niches fiscales, inefficaces ou injustes, existent-elles toujours ? Ce sont « de petites niches pour lesquelles il faudrait mener de grands combats », répond Bercy en 2011. En résumé, il faudrait négocier avec des groupes sociaux peu pressés de lâcher un privilège acquis. Le gouvernement dans sa chasse aux dépenses « superflues » osera-t-il s’y attaquer de manière plus offensive ? Pas sûr : le coût total des niches fiscales et sociales atteindra 80 milliards d’euros en 2014, soit 8 milliards de plus qu’en 2013. Une augmentation liée au Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) – baisses de cotisations sociales pour les entreprises – qui coûtera 9,7 milliards d’euros à l’État en 2014, puis 15,7 milliards en 2015. La plus coûteuse des niches fiscales, sobrement réintégrée dans le « pacte de responsabilité » lancé par Manuel Valls, doit permettre la création de 200 000 emplois. Mais d’après une enquête de l’INSEE [1], 32 % des entreprises affirment qu’elles « emploieront exclusivement le CICE pour améliorer leurs marges ». Une niche fiscale qui risque donc de finir en partie dans la poche des actionnaires.

2 – Fraudeurs du fisc : 30 milliards d’euros en moins dans les caisses

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Municipales : le visage anti-social et anti-écolo du Front National

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 mars 2014

 

Municipales : le visage anti-social et anti-écolo du Front National

 

 

Affiche-tentation-FN  par Sophie Chapelle 20 mars 2014

  Avec près de 600 listes validées dans 87 départements, le FN espère

  jouer un rôle d’arbitre dans de nombreuses villes. Et surfe sur le

  « virage social » du parti. Basta ! s’est donc penché sur les récents

  votes des élus frontistes dans les conseils régionaux

  du Nord-Pas-de-Calais, de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte

  d’Azur. Accords commerciaux, gaz de schiste, agriculture, transports…

  Autant de sujets sur lesquels les positions des élus FN contredisent

  les promesses de Marine Le Pen. Y compris lorsqu’il s’agit de soutenir

des ouvriers en lutte contre la fermeture de leurs entreprises.

 

Passer d’un vote « contestataire » à un vote « populaire » est l’un des objectifs affichés du Front National

pour les élections municipales. Mais dans les conseils régionaux – où le FN totalise 118 élus dans 12 régions [1] –

il apparaît toujours comme un parti protestataire. Et incohérent. C’est ainsi que le 25 février, Marine Le Pen affirme

déclarer « la guerre » au futur accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis (voir notre analyse).

Or, quatre jours plus tôt, le groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca) a agi en totale

contradiction avec cette déclaration. Les élus frontistes ont en effet voté contre une motion demandant

« l’arrêt des négociations sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ».

[...]

Climatosceptiques convaincus

 

Les questions environnementales, ce n’est vraiment pas la tasse de thé des élus du FN. Ces derniers, assemblée

après assemblée, multiplient les déclarations climatosceptiques. « Nous nous opposons aux frais de communication

qui consistent à annoncer la catastrophe climatique avec toujours de plus en plus de véhémence, alors qu’aucune

étude n’est en mesure de démontrer l’incidence à long terme des émissions de gaz à effet de serre sur l’évolution

du climat », déclare notamment Joël Cheval, élu FN en Rhône-Alpes, en décembre 2011.

« Dire au public qu’il va falloir changer nos habitudes est compliqué, explique leur opposant Pierre Mériaux, conseiller

régional EELV. Électoralement, il est certes bien plus payant de nier la réalité… et de nous mener droit dans le mur ! »

La vision climatosceptique du FN se traduit par son abstention ou son opposition quasi-systématique

sur les délibérations concernant ces questions environnementales. En février 2012, le groupe FN

en Nord-Pas-de-Calais a ainsi voté contre une évaluation de la lutte contre le changement climatique.

Dans un entretien, Eric Dillies, conseiller régional Nord Pas de Calais, décrit la journée type d’un citoyen qui vivrait

sous la présidence de Marine Le Pen. Les propositions contradictoires s’y entremêlent. D’un côté, une agriculture

100 % bio et locale, et des paysages préservés. De l’autre, la construction de nouvelles routes pour réduire

les embouteillages, la construction de dix grandes villes à 150 kilomètres de Paris et la destruction des « cités »

remplacées par des pavillons de deux étages. Difficile avec un tel programme de lutter contre la bétonisation

des terres agricoles… En février 2011, le groupe FN en Nord-Pas-de-Calais s’est d’ailleurs opposé

au Plan Forêt en expliquant que les résultats seraient « de toute manière lamentables, puisqu’une fois

plantées les nouvelles forêts, on ne tardera certainement pas à les raser pour construire de nouvelles

zones pavillonnaires ». Avec une telle conception de l’aménagement du territoire, la France risque d’être

recouverte de bitume d’ici 2050 !

[...]

Le « virage social » du Front national ?

 

Dans sa stratégie de conquête du pouvoir et de « dédiabolisation », Marine le Pen se fait la chantre des victimes

de la crise. Mais dans l’hémicycle de la région Paca, c’est la contradiction totale. Lors de la plénière

du 25 octobre 2013, les élus Front de Gauche ont proposé trois motions, pour soutenir des salariés

de la région Paca menacés de licenciement. Il s’agit des 200 employés du journal Nice-Matin, des Fralib,

qui luttent depuis trois ans pour la reprise de leur usine de thés et tisanes Éléphant en coopérative,

et des Moulins Maurel. Les élus FN se sont abstenus lors de ces trois votes. En juin 2013, ils se sont

aussi opposés à un vœu pour le maintien de l’emploi et des activités industrielles en région Paca,

dans lequel étaient notamment mentionnés la suppression de 600 emplois dans la compagnie maritime

SNCM.

Déjà, en 2010, les 24 élus frontistes du conseil régional de Paca, dont Jean-Marie Le Pen, ont refusé

de voter une motion de « solidarité avec les salariés de Fralib » proposée par la gauche (lire notre article).

[Article complet sur Basta !]

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Le Medef en guerre contre les intermittents

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 février 2014

 

Unedic

Le Medef rêve d’intermittents payés au chapeau…

 

Captureintermittents

L’avant-dernière séance de négociations

sur la convention de l’assurance chômage

s’ouvre ce jeudi.

Une journée placée sous le signe de la mobilisation

avec de nombreux rassemblements à Paris,

devant le siège du Medef, et en province. 

 

 

 

« Êtes-vous favorable à la proposition du Medef d’en finir avec le régime des intermittents du spectacle ? » propose le Point dans un sondage à l’adresse de ses lecteurs. En 2003, un intermittent du spectacle, croisé dans une des nombreuses manifestations, brandissait une pancarte sur laquelle il avait écrit : « Pour faire des économies, tue un clown ! » Si les arguments du Medef n’ont pas varié d’un pouce depuis, la situation n’est plus tout à fait la même qu’il y a dix ans tant les salariés intermittents ont élaboré des contre-propositions.

 

Voir la vidéo :

Les propositions pour le régime des intermittents du spectacle (annexes 8 et 10)

présentées par le comédien Samuel Churin

 

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[ ]

Un Medef qui se fait de plus en plus arrogant 

Il est évident que la réforme de 2003, adoptée par le Medef et la CFDT, n’a en rien résolu le déficit d’alors (estimé aux alentours de 800 millions, chiffre tout aussi invérifiable). Car ce n’était pas son propos. L’objet de cette réforme était bien de durcir les conditions d’entrée à l’assurance chômage pour les artistes et techniciens (507 heures sur 10 mois pour les techniciens, sur 10 mois et demi pour les artistes. Ce qui eut pour effet immédiat l’exclusion de dizaines de milliers d’artistes et de techniciens du système). Dix ans plus tard, le bilan est bien là : sur plus de 254 000 salariés intermittents qui ont cotisé en 2011, seuls 43 % ont bénéficié d’une journée d’indemnisation. Vous avez dit privilégiés ? En 2011, le salaire annuel moyen de ces mêmes salariés (artistes et techniciens confondus) est de 8 503 euros. Celui des seuls artistes de 4 869 euros. Quant au salaire annuel médian de l’ensemble des intermittents du spectacle, il est de 2 762 euros… Vous avez dit privilégiés ?

Voir la vidéo :

pourquoi le déficit des annexes 8 et 10 des intermittents du spectacle n’existe pas

 

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Le 17 décembre 2013, Pierre Gattaz, actuel patron des patrons, déclarait sur le sujet : « Rien n’est tabou. Tout est à mettre sur la table. » Le passage à l’acte ne s’est pas fait attendre puisque au cours des négociations actuelles sur l’Unedic, le Medef n’a pas hésité à proposer la suppression des annexes 8 et 10 et, dans la foulée, celle de l’annexe 4 dont dépendent les intérimaires. Une provocation de plus de la part d’un Medef de plus en plus arrogant ? On peut penser que, de son point de vue, cette proposition est dans le droit fil de son raisonnement purement libéral. Dans la logique du Medef, il faut en découdre avec le système de l’assurance chômage. Les intermittents, et les intérimaires, deviennent dès lors les boucs émissaires d’un système à bout de souffle du fait de l’explosion du chômage. Selon la logique patronale, l’Unedic est déficitaire… à cause des chômeurs. Étonnant, non ? Et comme on ne peut pas tous les virer, commençons par nous attaquer aux plus fragiles, donc aux intermittents. Mais le Medef ne veut pas en rester là. Non content de vouloir faire basculer les intermittents dans le régime général, niant la spécificité de leurs métiers, il propose que le manque à gagner de ce scénario (estimé à quelque 300 millions) soit financé par l’État. Et non plus par la solidarité interprofessionnelle. Au (faux) prétexte mille fois brandi par le Medef : « Ce n’est pas à l’assurance chômage de financer la culture ! »

[Article complet sur humanite.fr]

Lire également :

 

Captureintermittentsmarseille  capture d’écran – Manif de Marseille

  Plusieurs milliers d’intermittents ont défilé aujourd’hui à Paris

  et en province, à l’appel de la CGT-Spectacle, de FO,

  de la coordination des intermittents et précaires, et du Syndeac

  afin de dénoncer un « projet violent et provocateur ».

Ils étaient 800 à Marseille, plus de 400 à Lille.

 

A Paris, ce cortège devait se joindre à celui des salariés du régime et des demandeurs d’emploi pour finir

devant le siège du Medef (7e arrondissement).

La représentation de « Madame Butterfly » à l’Opéra Bastille et la soirée de ballets « Cullberg/De Mille » à l’Opéra Garnier

ont été annulées, jeudi, en raison d’un préavis de grève. Des tournages à Paris, Lyon ou Marseille ont également

été interrompus pour cause de grève.

 

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Stages : stop aux abus (pétition)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 janvier 2014

 

                 Stages : stop aux abus

 

pétitionstages

 

 

Pétition de  La CGT et son UGICT 

adressée à :

Gouvernement et Parlementaires

 

 

 

 

 

Stagiaires, nous ne voulons pas être la Génération Lowcost !


Il y a aujourd’hui entre 1,5 et 2 millions de stagiaires sans aucun statut dans le code du travail.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

- On estime que 100 000 emplois sont occupés par des postes de stagiaires

- 70% des stages ne sont pas rémunérés

- 42% des stages ne sont pas encadrés

La CGT et son Union Générale des Ingénieurs Cadres et Techniciens (UGICT) ont obtenu qu’une loi sur les stages

soit débattue à l’Assemblée en  début d’année 2014. Il nous faut mettre la pression pour que son contenu 

permette enfin de garantir des droits aux stagiaires et de lutter contre les abus.

Nous voulons un statut du stagiaire qui garantisse :

1) Un réel contenu pédagogique

- grâce à un suivi professionnel et pédagogique dans l’entreprise et dansl’établissement de formation

- grâce à l’interdiction des stages hors cursus de formation

2 ) Des droits dans l’entreprise :

- Une rémunération en fonction de notre niveau d’étude et de la durée du stage quelque soit notre lieu de stage

- La validation des périodes de stage pour le calcul de la retraite

- Un accès aux prud’hommes, aux représentants du personnel, et à l’inspection du travail

- Une limitation de notre temps de travail à 35h pour que nous ne soyons plus corvéables à merci

3) Mettre fin aux abus des entreprises

- en interdisant les stages de plus de 6 mois qui relèveraient plutôt de la formation en alternance

- en limitant le nombre de stagiaires par entreprise

                      Signer la pétition sur change.org

 

 Détail des propositions : voir le dossier « Réglementer les stages, une priorité pour la CGT« 

 Téléchargez et distribuez le tract

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Espagne : Le droit à l’avortement bientôt supprimé ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 janvier 2014

 

DROITS DES FEMMES

Le droit à l’avortement bientôt supprimé en Espagne ?

 

droit_IVGpar Nolwenn Weiler

Les ultra-conservateurs espagnols auront-ils gain de cause

sur le droit des femmes à interrompre une grossesse ?

Approuvée le 20 décembre dernier par le Conseil des ministres

de droite du Parti Populaire (PP), actuellement au pouvoir,

une proposition de loi restreint drastiquement les conditions

dans lesquelles une femme sera autorisée à avorter.

 

Proposé par le ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardón, le texte sur « la protection de la vie de l’être conçu et des droits de la femme enceinte » prévoit une possibilité d’avorter dans les situations suivantes :

- en cas de grave danger pour la vie de la femme ou pour sa santé physique ou psychologique (sachant que le texte impose que le diagnostic soit émis par deux médecins différents et étrangers à l’établissement pratiquant l’avortement),

- en cas de viol et à condition que la femme ait déposé plainte (ce qui concerne une minorité des victimes de viols),

- en cas de malformation fœtale, sous réserve de deux rapports médicaux – l’un sur la mère et l’autre sur le fœtus, qui confirmeront le motif d’interruption de grossesse.

 

droitivg

  Approuvée dans le pays par diverses associations

  ultra-conservatrices et par la conférence épiscopale,

  la proposition a soulevé la colère des mouvements féministes

  ainsi que du Parti socialiste (PSOE).

  Au sein même du Parti populaire, le texte ne fait pas l’unanimité.

Plusieurs poids lourds régionaux le désapprouvent.

La section des jeunes n’y est pas favorable non plus.

La réaction de la vice-présidente conservatrice du congrès des députés, Celia Villalobos, a été particulièrement remarquée. Elle a demandé au premier ministre Mariano Rajoy « la liberté de vote » lors du débat parlementaire. Celia Villalobos s’était déjà fait remarquée en 2010, alors que les socialistes étaient au pouvoir, en s’abstenant de voter contre la loi qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse. Elle avait, pour cela, été sanctionnée par son groupe parlementaire. Le projet de loi ne devrait cependant pas passer devant le Parlement espagnol avant l’été.

De ce côté-ci des Pyrénées, seule Marine Le Pen soutient ouvertement le projet de loi d’Alberto Ruiz-Gallardón. Les socialistes ont immédiatement dénoncé « une attaque contre le droit des femmes à disposer de leur corps » et appeler à manifester. De même que le Parti de Gauche et Europe Écologie Les Verts. L’UMP, elle, reste discrète. Et les féministes sont vent debout. Pour le planning familial, l’initiative illustre la volonté du gouvernement espagnol de « maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission » et s’inscrit dans un « mouvement européen réactionnaire et conservateur qui n’a toujours pas accepté le droit des femmes à disposer de leur corps ». Les médecins craignent en plus un afflux de patientes espagnoles en France si la loi venait à être votée… comme il y a 25 ou 30 ans. De nombreuses manifestations ont déjà eu lieu. D’autres sont prévues tout au long du mois de janvier.

Source : Basta !

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