• Accueil
  • > Recherche : production richesse

Résultats de votre recherche

En finir avec le chômage et l’insécurité sociale !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 janvier 2017

 

Les député-e-s du groupe Front de gauche déposent

une proposition de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation

Capture.PNGPCFchomageCapture.PNGPCFchomage1

 

► 5,8 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi fin 2016, un million de plus

qu’en 2012. Des millions de « travailleurs pauvres ». Nous ne nous résignons pas !

► Notre jeunesse vaut mieux que la précarité à vie. Libérons nos vies quotidiennes

de la flexibilité des horaires et des conditions de travail. Il y a urgence économique

et sociale à mettre fin au fléau du chômage. Sécuriser un revenu pour chacun ?

C’est possible mais seulement en sécurisant l’emploi et la formation !

► C’est l’emploi et la production des richesses dans l’entreprise qui permettent

de distribuer des revenus. Pour sécuriser les revenus, il faut éradiquer le chômage.

 

Comment  fait-on ?

Au lieu de rejeter les travailleurs sur le « marché du travail », c’est-à-dire au chômage, créons les conditions

pour que chacun puisse évoluer dans sa vie professionnelle, selon ses aspirations, sans perte de revenu

et sans jamais passer par la case « chômage ».

C’est cela la sécurité d’emploi ou de formation que le PCF propose de construire progressivement. Dans le cadre

d’un nouveau service public de l’emploi et de la formation, auquel chaque personne ayant fini sa scolarité serait

affiliée de droit (comme pour la sécurité sociale), chacun pourrait alterner périodes de travail salarié et périodes

de formation bien rémunérées, à la faveur d’une réduction générale du temps de travail.

Et ça se finance comment ?

Ce n’est pas le coût du travail qui écrase les entreprises, c’est le coût du capital (dividendes versés aux actionnaires,

intérêts payés aux banques et aux marchés financiers) !

Utilisons autrement l’argent public pour prendre le pouvoir sur le crédit bancaire et pour que l’argent des entreprises

serve à financer des programmes de créations d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

Publié dans Chomage, France, Front de Gauche, PCF, POLITIQUE | Pas de Commentaires »

« …parler du coût du travail revient à le mépriser et par là même mépriser l’humain qui en est le cœur palpitant. » (Philippe Torreton)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 mai 2016

 

Les mots qui fâchent par Philippe Torreton : « Coût du travail »

 

CaptureP.Torreton

  Demander à quelqu’un de travailler pour soi coûte

  de l’argent, il faut lui payer un salaire et les charges

  qui vont avec, et c’est grâce et uniquement grâce

  à la production de richesses qu’engendre ce travail

  que l’on peut le rétribuer.

  Sans ce travail, il n’est point de richesses. Cela paraît

  évident, mais il est des évidences à rappeler,

  car à force d’entendre à longueur d’analyses économiques

  absolument pas du tout orientées vers le libéralisme

 

et distillées savamment par nos médias complètement indépendants du grand capital cette expression toute simple

« coût du travail » et de lui coller tout de suite une réputation de frein à main, car il serait donc trop élevé

et pénaliserait nos entreprises qui savent tellement mieux ce qui est bon pour nous, certains d’entre nous,

finissent par s’y résoudre et se demandent si on ne pourrait pas réduire ce fameux « coût ».

Parfois, et même souvent, je rêve que nos courageux et indépendants journalistes économiques relayent

avec la même ardeur le « coût » de l’exil fiscal et le « coût » de l’optimisation fiscale pratiqués par ces mêmes

entreprises, ainsi que le « coût » de tous ces trains technologiques qu’elles ont ratés. Oui, j’aimerais que,

tous les jours, dans les matinales des radios, dans les journaux télévisés, ces moralisateurs économistes

nous martèlent le « coût » exorbitant de ces pratiques d’évitement qui pénalisent l’État dans ses missions

régaliennes. 

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans IDEES - DEBATS - PHILO, l'Humanité | Pas de Commentaires »

Réforme du code du travail : « une attaque à la bombe thermonucléaire contre l’ancien Code du travail » (Gérard Filoche)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 février 2016

Capturehumanité

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui – 18 février 2016

Gérard Filoche :

« La plus importante contre-révolution depuis un siècle »

 

CapturehumaG.Filoche

 

 

Pour l’ex-inspecteur du travail et membre

de la direction du PS, Gérard Filoche,

l’avant-projet de loi El Khomri

est une « attaque thermonucléaire »

contre toutes les protections des salariés.

 

 

 

 

À la lecture de l’avant-projet de loi El Khomri, reste-t-on selon vous dans le champ

d’une simple « simplification » dont parlait la mission Badinter ?

Gérard Filoche Non, c’est un véritable bouleversement. Valls avait annoncé qu’il ne voulait pas d’une réformette

mais d’une révolution. Nous sommes face à la plus importante contre-révolution depuis un siècle.

C’est une attaque à la bombe thermonucléaire contre l’ancien Code du travail. Depuis un siècle, le droit du travail

s’est construit pour permettre de protéger les salariés contre les exigences des entreprises et de l’économie.

Et voilà qu’ils font l’inverse, ils nous ramènent au statut de loueurs de bras, de tâcherons, de soumis sans droit.

C’est la casse de la grande tradition de reconnaissance du salariat comme moteur de la production des richesses.

Le gouvernement avait promis de ne pas s’attaquer aux 35 heures, quelle est votre appréciation ?

Gérard Filoche Il a menti, noir sur blanc. Les 35 heures ne sont plus, dans ce projet, qu’une éphémère plaisanterie.

En une dizaine de chapitres, tous les contrôles sur la durée du travail sautent. Les gens vont avoir du mal à le croire,

mais il est bien écrit que la durée maximale du travail pourra, par forfait ou négociation, excéder

les 12 heures par jour, tout comme elle pourra dépasser les 48 heures par semaine, pour atteindre

les 60 heures.

C’est au nom de l’inversion de la courbe du chômage que le gouvernement justifie ses réformes ;

quels dangers pour l’emploi recouvre cet avant-projet ?

Gérard Filoche De telles transformations augmenteraient massivement le chômage. Il s’agit de faire travailler

plus ceux qui ont un travail au détriment de ceux qui n’en ont pas. L’ampleur du mensonge est fracassante.

On atteint des sommets de propagande et de contresens. Comment peut-on prendre des millions de salariés

pour des gogos, prétendre qu’il s’agit de leur permettre d’avoir un travail alors que, pour beaucoup,

cela le leur enlèvera, et que, pour les autres, cela les exploitera, brisera leur santé ? D’où tout cela vient-il ?

Personne ne le demande, à part Pierre Gattaz, et même lui doit sûrement en ce moment s’étonner de la hardiesse

ultralibérale de ce projet.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans droit du travail, ECONOMIE, France, l'Humanité, Liberalisme, SOCIAL | Pas de Commentaires »

Crise porcine : pour des conférences sur le prix regroupant producteurs, transformateurs et distributeurs (PCF)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 août 2015

 

Crise porcine :

pour des conférences sur le prix regroupant producteurs,

transformateurs et distributeurs

(PCF)

 

crise_porcine

 

  Devant la crise porcine auquel est confronté l’élevage

  porcin des mesures politiques fortes sont nécessaires.

  Concentration de la production, démantèlement des outils

  de marché communautaire, travailleurs déplacés, dumping

  social et environnemental, tous les ingrédients

  du capitalisme sont réunis.

 

 

Si aujourd’hui la grande distribution s’achète une bonne conscience en pratiquant les prix d’accord indiqués,

ses pratiques et ses marges exigent un encadrement comme propose le Parti Communiste Français.

Pour affronter la rémunération du travail paysan en posant fermement la répartition de la richesse au sein des filières,

entre producteurs, transformateurs et distributeurs les prix agricoles doivent faire l’objet de négociations, pluralistes

à travers des conférences sur le prix, comme l’on proposé les parlementaires communistes. Faute de police des prix,

la puissance publique laisse les producteurs subir des prix d’achat inférieur au coût de production. A la concurrence

exacerbée entre groupe agroalimentaire doit prévaloir la coopération agricole.

La France doit faire entendre au niveau européen, l’exigence de mécanismes de régulation des marchés agricoles,

d’instauration de prix indicatif rémunérateur, de relocalisation des activités agricoles en lieu et place du dogme

de la compétitivité dévastatrice pour les hommes et les territoires.

A travers la satisfaction des besoins humains, il est urgent de refonder la Politique Agricole au service de l’intérêt

général.

Publié dans Agriculture, France, Liberalisme, PCF | Pas de Commentaires »

Loi d’Avenir agricole : « C’est l’ensemble du paquet agricole qui doit sortir de cette loi »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 avril 2014

 

Loi d’Avenir agricole

Pains au levain, vins naturels et fromages fermiers

bientôt prohibés en France ?

 

paysans  par Sophie Chapelle 7 avril 2014

  Boulets aux pieds, habillés en bagnard, une cinquantaine

  de paysans se sont symboliquement rendus à la direction

  des douanes, à Lyon, le 5 avril.

  Dans leurs mains, des pains au levain, un plateau de fromages

  fabriqués avec un ferment de ferme, une bouteille de vin vinifié

  à partir de levures naturelles, un bidon de purin d’ortie…

 

« La Loi sur les contrefaçons, adoptée en février 2014, qualifie de potentielles contrefaçons les produits que nous fabriquons à partir de matière vivante, souligne la Confédération paysanne Rhône-Alpes. Tous ces produits sont susceptibles de contenir des micro-organismes brevetés, et donc d’être saisis et détruits par les douanes » (voir ce précédent article).

« Je prends les consommateurs à témoins, lance Vincent Rouzé, secrétaire de la Confédération paysanne du Rhône et producteur de fromages. 80 % des cultures dans le monde sont des cultures sauvages. Vous comprenez bien l’intention des multinationales qui se cachent derrière la loi. S’ils peuvent réussir à obtenir que c’est une contrefaçon d’utiliser une semence indigène, c’est 100 % de la production mondiale qui est sous contrôle et qui est payable ». Une semence ou une levure indigène ? Ce sont des micro-organismes issus d’un milieu naturel, à distinguer des levures et semences sélectionnées par des entreprises de l’agro-industrie. « Le vin est un produit de terroir dans lequel il y a des micro-organismes qui n’ont besoin de personnes pour vivre, ajoute un vigneron du Beaujolais présent dans le cortège. En tant que paysans, nous ne faisons qu’accompagner la reproduction gratuite du vivant et cela est interdit. »

Exception agricole générale

Tous les manifestants présents souhaitaient aussi marquer leur opposition à la logique du brevet sur le vivant. « La première personne qui a utilisé une mule ne l’a pas inventée mais a croisé un âne et un cheval, illustre Vincent Rouzé. Les paysans font cela depuis des millénaires. On croise, on sélectionne, ça fait la richesse du vivant. On organise l’appauvrissement du vivant en les réservant à des industriels qui auront le monopole. » « C’est inadmissible d’être hors la loi en faisant ce que nous avons toujours fait, lance Claire, jeune paysanne en polyculture-élevage dans le Sud-Isère. Nous refusons de devenir des bagnards ! »

Suite à l’occupation du Groupement national interprofessionnel des semences, la Confédération paysanne a obtenu la sortie des semences de ferme du champ d’application de la loi contrefaçon (voir cet article). « Mais nous exigeons plus, souligne la Confédération paysanne Rhône-Alpes. C’est l’ensemble du paquet agricole qui doit sortir de cette loi ». Alors que le Sénat examine le projet de Loi d’Avenir agricole à partir du 8 avril, plusieurs amendements ont été proposés par le Collectif Semons la biodiversité qui regroupe 22 associations et syndicats, et promeut le respect absolu du droit des agriculteurs de réutiliser et échanger ses semences, ses plants et ses animaux. Mais aussi ses ferments, levains, levures et autres préparations naturelles à base de micro-organismes…

Source : Basta !

Photo : CC Sophie Chapelle / Basta !

Creative Commons License

Publié dans Agriculture, Basta!, Politique nationale | Pas de Commentaires »

La création de la richesse dans le système de production capitaliste (BD)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 janvier 2014

 

A voir sur http://comite.de.prives.d-emploi.et.precaires.cgt.ales.over-blog.fr

production richesse

 

Publié dans BD, CGT, Syndicats | Pas de Commentaires »

« La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 novembre 2013

 

LUTTE DES CLASSES

Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches atteint les gens

au plus profond de leur esprit et de leur corps »

 

Qui sont les riches aujourd’hui ? Quel impact ont-ils sur la société française ? Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, les riches font subir au reste de la société une violence inouïe. Une violence banalisée grâce à un renversement du langage : les riches seraient des victimes, menacées par l’avidité du peuple. Elle dénonce un processus de déshumanisation, une logique de prédation, une caste qui casse le reste de la société. Et invite à organiser une « vigilance oligarchique » : montrer aux puissants que leur pouvoir n’est pas éternel.

Basta ! : Qu’est-ce qu’un riche, en France, aujourd’hui ?

Monique Pinçon-Charlot [1] : Près de 10 millions de Français vivent aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. Celui-ci est défini très précisément. Mais il n’existe pas de « seuil de richesse ». C’est très relatif, chacun peut trouver que son voisin est riche. Et pour être dans les 10 % les plus riches en France, il suffit que dans un couple chacun gagne 3000 euros.

Nous nous sommes intéressés aux plus riches parmi les riches. Sociologiquement, le terme « riche » est un amalgame. Il mélange des milieux très différents, et regroupe ceux qui sont au top de tous les univers économiques et sociaux : grands patrons, financiers, hommes politiques, propriétaires de journaux, gens de lettres… Mais nous utilisons délibérément ce terme. Car malgré son hétérogénéité, ces « riches » sont une « classe », mobilisée pour la défense de ses intérêts. Et nous voulons aujourd’hui contribuer à créer une contre-offensive dans cette guerre des classes que mènent les riches et qu’ils veulent gagner.

Pourquoi est-il si difficile de définir cette classe ?

La richesse est multidimensionnelle. Bourdieu parlait très justement de capital – capital économique, culturel, symbolique –, c’est ce qui donne du pouvoir sur les autres. A côté de la richesse économique, il y a la richesse culturelle : c’est le monde des musées, des ventes aux enchères, des collectionneurs, des premières d’opéra… Jean-Jacques Aillagon, président du comité des Arts décoratifs, vient d’être remplacé par un associé-gérant de la banque Lazard. Dans l’association des amis de l’Opéra, on retrouve Maryvonne Pinault (épouse de François Pinault, 6ème fortune de France), Ernest-Antoine Seillière (ancien président du Medef, 37ème fortune de France avec sa famille) [2]…

[Lire la suite sur Basta ! ]

 

A lire :

« La violence des riches atteint les gens  au plus profond de leur esprit et de leur corps » dans ECONOMIE pincon1-205x300

La violence des riches,

Chronique d’une immense casse sociale,

Éditions Zones / La découverte, 2013, 256 pages, 17 euros.

 

Les éditions Zones permettent de lire l’intégralité des ouvrages en ligne,

ou de les acheter si on veut soutenir ou ne pas se tuer les yeux.

C’est ici (lien).

 

 

 

captureriche-223x300 monique pinçon-charlot dans POLITIQUE

Le Mot de l’éditeur : Riche, pourquoi pas toi ?

 

Être riche, c’est avoir de l’argent, pardi ! Pourtant, après avoir gagné au loto,

Philippe Brocolis s’aperçoit que ce n’est pas si simple à définir, la richesse.

Avec l’aide des sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot,

la famille part à la conquête d’un monde qui lui est totalement étranger…

la bourgeoisie.

D’après les écrits de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Marion Montaigne

mène avec un humour corrosif une enquête fiction humoristique sur l’argent,

la reproduction des élites, la violence symbolique.

Publié dans ECONOMIE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaires »

Monique et Michel Pinçon-Charlot : La violence des riches

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 septembre 2013

 

Monique et Michel Pinçon-Charlot :

 

«  La classe dominante use aussi d’une violence idéologique  »

 

Monique et Michel Pinçon-Charlot : La violence des riches dans IDEES - DEBATS - PHILO pincon

Fête de l’Humanité.

Deux ans après la parution du Président des riches,

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon reviennent

sur le devant de la scène avec La Violence des riches.

Une plongée dans l’univers d’une classe dominante

dont les instruments de pouvoir, économiques,

financiers, culturels, médiatiques et politiques,

déstabilisent 
de plus en plus notre démocratie

au détriment du peuple. Ils sont ce samedi les invités des Amis de l’Humanité à La Courneuve.

Après plusieurs plongées au cœur de l’oligarchie française, vous avez décidé dans votre dernier

livre de décrypter la violence que la classe dominante exerce sur le peuple. Comment se traduit

cette violence ?

Monique Pinçon-Charlot. De plusieurs manières… Il y a d’abord la violence économique, dans sa version

néolibérale, avec une finance spéculative qui prend le pas sur la production industrielle. Les exemples

d’entreprises françaises comme Peugeot, Arcelor et bien d’autres, licenciant à tour de bras malgré

des bénéfices énormes sont légion. C’est l’exemple immédiat de cette violence exercée par la confrérie

des grandes familles !

Il y a ensuite la violence politique avec le mensonge d’État comme technique assumée. Le président

Hollande et son gouvernement ont beaucoup trahi leurs promesses de campagne et les valeurs socialistes.

C’est une violence terrible que le mensonge politique. La classe dominante use aussi d’une violence idéologique

puisqu’il s’agit de faire croire que le néolibéralisme est naturel. Que les marchés sont comme la lune qui brille

ou les prés qui verdoient. Pour ce faire, cette classe très consciente d’elle-même utilise une autre forme

de violence : la violence linguistique. Ici, il s’agit de manipuler le langage pour corrompre la pensée.

Toutes ces violences forment au final une sorte de feu d’artifice qui aboutit chez les classes moyennes

et populaires à un fatalisme mortifère avec le sentiment qu’il est impossible de changer les choses.

Et c’est ça le plus terrible.

pincon1 michel pinçon dans l'Humanité

Vous parlez de mensonge d’État comme violence politique.

Le président Hollande continue à mener une politique

dans la continuité de celle de son prédécesseur. N’est-il pas

finalement lui aussi un « président des riches », comme le titrait

votre précédent ouvrage faisant référence au quinquennat


de Sarkozy ?

Michel Pinçon. Une des violences les plus profondes, c’est la perte

d’adhésion des couches populaires au discours politique. On peut

parler aujourd’hui de trahison politique, c’est vrai.

Mais le fait est que, dès 1985, François 
Hollande, jeune socialiste maître de conférences à l’université,

cosignait un livre intitulé La gauche qui bouge, qui correspond point par point à son programme actuel

basé sur l’idée qu’il faut faire des économies dans un seul système possible : le capitalisme. Expliquant

au passage que cette politique libérale était la seule chance pour la gauche de succéder à la droite.

Or avec un tel point de vue, il ne peut y avoir de vraie opposition.

« L’alternative, telle que les principaux dirigeants du PS la conçoivent, c’est fini »

Le changement, ce n’est donc pas 
pour maintenant ?

[Lire la suite sur humanite.fr]

Lire également :

Richesse et narcissisme par Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches »

 

Publié dans IDEES - DEBATS - PHILO, l'Humanité | Pas de Commentaires »

Le pacte de compétitivité, un régime fiscal sur mesure !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 avril 2013

 

TribunesLe pacte de compétitivité, un régime fiscal sur mesure ! dans Competitivite humanite le 29 Mars 2013

Va-t-on continuer à faire des cadeaux fiscaux aux entreprises ?

Le pacte de compétitivité est un régime fiscal sur mesure !

 

crise2 fiscalité des entreprises dans ECONOMIE

Le pacte de compétitivité, c’est 20 milliards d’euros

accordés aux entreprises sous forme de crédit d’impôt,

ce qui revient à réduire de moitié la contribution

des entreprises au titre de l’impôt sur les sociétés (IS),

dont le produit estimé pour 2012 est de 40 milliards

d’euros. Il convient dès lors de s’interroger sur l’effet

de ce cadeau fiscal. À la lumière de précédents

et similaires dispositifs, comme la suppression de la taxe

professionnelle (8 milliards en 2010) ou la baisse du taux

de l’impôt sur les sociétés, tout indique que la relance

de l’activité et l’emploi ne seront pas au rendez-vous.

Depuis des années, des milliards d’argent public sont distribués aux entreprises sans aucun effet sur l’emploi,

la formation et la relance d’une nouvelle croissance. Les chiffres du chômage, de la balance du commerce

extérieur et du PIB attestent jour après jour du contraire. La lutte contre les délocalisations, prétexte si

souvent invoqué pour justifier de tels choix, en est elle-même considérablement affaiblie. La perte de

technicité et de savoir-faire des salariés français, liée à la chute de la qualité de la production et au

productivisme qui en ont découlé, a contribué à réduire l’outil productif national jusqu’à l’hyperfragiliser.

Pour la richesse nationale et les recettes fiscales de l’État, l’effet est désastreux. Particulièrement significatif

est le constat au 31 janvier 2013 d’un niveau de recettes fiscales inférieur à celui enregistré au 31 janvier 2012

et cela, malgré les hausses d’impôts pratiquées depuis douze mois. Calculé sur la base de la masse salariale

limitée à 2,5 %, le crédit d’impôt risque à nouveau de n’être ni plus ni moins qu’une distribution d’argent public

à l’aveugle. On ne sait pas, en effet, sur quels critères il sera accordé. On ne sait également pas de quels

moyens les services fiscaux, qui auront la responsabilité de décider de son attribution, seront dotés,

notamment en moyens humains.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans Competitivite, ECONOMIE, l'Humanité, PCF, POLITIQUE | Pas de Commentaires »

Jean-Luc Mélenchon : « C’est une réorientation générale de la politique menée qui est à l’ordre du jour »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 mars 2013

 

Congrès

Jean-Luc Mélenchon :

« C’est une réorientation générale de la politique menée

qui est à l’ordre du jour »

 

Jean-Luc Mélenchon :

 

Alors que le congrès du Parti de gauche ouvre ses portes,

son coprésident, Jean-Luc Mélenchon, affirme que l’heure

n’est plus à « demander (au pouvoir) “une inflexion” ».

 

 

Votre congrès s’ouvre 
à l’issue d’une période qui a mis la majorité gouvernementale à l’épreuve.

Ces difficultés pouvaient-elles être évitées ?

Jean-Luc Mélenchon. Hollande va dans le mur parce que sa ligne politique l’y condamne. Il connaît pourtant

l’échec du PS au Portugal, en Espagne ou en Grèce. Le désastre est assuré économiquement –

avec la politique de l’offre où le coût du travail, et non celui du capital, est montré comme l’adversaire –

et avec la méthode politique qui croit pouvoir contourner le rapport de forces : cela revient à un désarmement

unilatéral. C’est pourquoi le Front de gauche, durant toute la campagne, a porté la confrontation

de deux lignes possibles pour la gauche. Au bout d’un an de pouvoir, on ne peut pas demander une inflexion.

Quels aménagements Jean-Marc Ayrault pourrait-il faire avec les 20 milliards offerts aux entreprises,

sans contrepartie du plan de compétitivité, et l’ANI  ? C’est une réorientation générale qui est à l’ordre du jour

avec un changement de gouvernement ! Le Front de gauche est prêt à y pourvoir.

Quelles mesures sont à prendre 
de façon urgente ?

Jean-Luc Mélenchon. Au centre de tout : partager les richesses en faveur du travail, opérer la transition

écologique du système de production. Pour cela, il faut frapper le cœur des problèmes, l’Europe. Marquer

une rupture sur trois points. D’abord, la relation franco-allemande : totalement déséquilibrée, elle fonctionne

à l’avantage exclusif du capitalisme allemand. Ensuite, l’euro. Nous avons toujours défendu l’idée

que la monnaie unique pouvait être un point d’appui pour une politique progressiste, mais nous arrivons

au point où ce discours devient inopérant du fait de l’obstination des dirigeants européens.

Enfin, l’arc méditerranéen. Le moment n’est-il pas venu de nous apercevoir que nous avons un autre centre


de gravité que l’Allemagne, du côté de la Méditerranée ?

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans France, Jean-Luc Melenchon, Parti de gauche, POLITIQUE | Pas de Commentaires »

123
 

ahmed remaoun |
Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGERIE/ PARTIS POLITIQUES/...
| MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy