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La marmite, le CRS et la « demoiselle »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 avril 2016

 

CaptureNawaksoupe

 

  Il fallait la voir, la place de la République,

  vers 22 h 10. Un improbable moment

  de grâce a réuni pour quelques minutes

  policiers et militants, sur ce lieu

  de tous les possibles.

  « Bonne soirée, mademoiselle ! », lance gaiement

  un CRS en armure. « Pas de mademoiselle

  qui tienne ! C’est Madame », répond Camille,

  jeune enseignante de 26 ans, tout sourire.

La menue féministe et le molosse en uniforme ont pas mal discuté, lundi soir. Comme d’autres militants qui ont eu,

pendant quelques minutes, des rapports fraternels avec les policiers. Un de ces moments de grâce que livre,

chaque soir, la Nuit debout. Tout avait pourtant très mal commencé. Après avoir détruit les installations

de la Nuit debout, lundi matin, les forces de l’ordre ont encerclé la place de la République sur les coups de 17 heures.

Seules les bâches étaient tolérées par les bleus qui ont bloqué tout le matériel à l’entrée de la place.

Une manif spontanée parvient à libérer la sono. Les CRS bloquent la nourriture. La tension monte. Nouvelle manif.

Un des policiers balance alors une marmite de mafé dans le caniveau. « Mangez du poulet », crient des manifestants.

« Trente CRS pour renverser une soupe ! », chambrent d’autres sur Twitter, qui rejouent Astérix et le chaudron…

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans France, POLITIQUE | Pas de Commentaires »

En cette période de crise, le combat politique est plus que jamais nécessaire !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

L’HUMANITÉ – 25 mai 2010

TRIBUNES & IDÉES

Quand le destin hésite,

le pays a besoin de partis politiques debout et clairs

 

Par Henri Malberg, membre de la direction fédérale du PCF à Paris.

Face a la crise du Système capitaliste, comment concevoir La transformation de la société  ?

La question de la « forme parti » revient dans le débat en rapport avec la crise politique. On dit que les partis politiques sont dépassés. L’avenir serait à d’autres formes d’organisation, plus larges, moins frontales. À noter dans l’Humanité, le débat entre Edgar Morin et André Tosel, un article de Pierre Zarka et le récent débat avec Anicet Le Pors. (1) Quant au Monde diplomatique, il vient de titrer un article  : « Partis politiques, espèce menacée ». (2)

Le questionnement est dans les partis eux-mêmes.

C’est le cas chez les Verts avec l’idée de « coopérative », en place d’un parti, préconisée par Cohn-Bendit. La création du NPA en place de la LCR relève de cette problématique. Les « primaires » décidées par le Parti socialiste flirtent avec.

D’une autre façon un courant intellectuel qui se réclame du communisme estime qu’on ne peut pas compter sur les partis et met l’accent, à juste titre d’ailleurs, sur des mouvements profonds dans la société qui en appellent à l’idée communiste et traduisent du communisme de fait. C’est ce que disent, j’espère ne pas simplifier, Badiou et Zizek. (3) Et puis des communistes ont quitté le PCF, pour certains sur cette problématique. Ces questions sont donc des questions de fond.

Que se passe-t-il  ?

D’abord le sentiment populaire est que les partis politiques trichent, font le contraire de ce qu’ils promettent et n’ont pas de vision d’avenir. Les citoyens ont le sentiment d’être floués. C’est vrai lorsque la droite et le Parti socialiste viennent sur longue période de s’aligner sur le libéralisme, les lois du marché, les privatisations… Et maintenant brûlent, ou font semblant, ce qu’ils ont adoré.

Pèsent aussi l’échec de ce qui s’est voulu à l’Est, une formidable transformation de la société sous le titre de communisme, et l’échec, à l’Ouest, d’une social-démocratie qui avait promis de changer la vie. Y ajouter la soumission « du politique » aux « marchés », l’idéologie de l’individu au-dessus de tout, et l’élection présidentielle devenue mère des batailles. Le compte y est pour que le doute soit profond et pour le prendre au sérieux.

[...]

Et les communistes  ?

La prégnance des idées du communisme est forte en France. Bien au-delà des adhérents du Parti communiste. Les valeurs communistes sont là. Tant mieux si le tissu idéologique est tant marqué de ce qu’on appelle l’exception française. En même temps ce mouvement profond vit et perdure aussi parce qu’il y a une formation politique qui, vaille que vaille, en porte le nom et les conceptions. Tout ne dépend pas du Parti communiste, loin de là, mais sans son existence il n’y aurait pas de perspectives de véritables transformations.

L’existence d’un Parti communiste, d’une force aux références théoriques fortes, creuset d’actions et d’intelligence militantes, fonctionnant à la cohésion et à la diversité mêlées, est une des clés de la situation. À la condition essentielle de regarder en face, comme cela a été décidé, tout ce qu’il faut créer et inventer pour que ce parti tienne la route dans la durée. Il y faut de l’audace et de l’intelligence collective. Les communistes ont choisi ce chemin à une très grande majorité. La tâche est immense. Il faut essayer de bien comprendre l’époque et ne pas céder à la facilité et au court termisme. Voire loin et travailler près.

Il y a besoin d’un Parti communiste combattant en relations étroites avec le monde du travail, la jeunesse et les intellectuels. Et intangiblement d’une politique unitaire et de rassemblement. En respectant son voisin sans se laisser manger par lui. Il y a du boulot.

[Article complet : humanite.fr/]

 

Notes :
(1) L’Humanité des 17, 20 avril et 15 mai 2010.

(2) Le Monde diplomatique du 1er mai 2010.

(3) L’Humanité du 26 janvier 2010.

Publié dans IDEES - DEBATS - PHILO, POLITIQUE, Politique nationale | Pas de Commentaires »

« La malnutrition n’est pas une fatalité »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 janvier 2009

interview publiée dans Vivre DEBOUT n°42 – janvier 2009

(Le journaliste s’adresse à Jean ZIEGLER, sociologue, membre du COMITÉ CONSULTATIF DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU)

Vous dénoncez, depuis de nombreuses années, les ravages de la sous-alimentation et de la malnutrition. Qu’est-ce qui vous révolte ?

« En 2000, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) dénombrait 785 millions de personnes gravement et en permanence sous-alimentées. Elles sont 923 millions aujourd’hui. Pourtant, l’agriculture mondiale pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit le double de l’humanité. La faim n’est donc pas une fatalité. En Haïti, où le prix de la farine a augmenté en un an de 83 %, j’ai vu des familles réduites à manger des gâteaux de boue mélangée à un peu de sel et de déchets végétaux, pour caler l’estomac et tromper la faim. Sur tous les continents, les carences en vitamines et minéraux provoquent des maladies, comme le Kwashiorkor*, le rachitisme, l’anémie, la cécité. Chez les petits de moins de 5 ans, la malnutrition est particulièrement dévastatrice : les cellules du cerveau ne se développent pas, ou insuffisamment. Ce qui signifie que des centaines de milliers d’enfants, chaque année, sont condamnés à une vie d’invalidité cérébrale permanente. Si le tableau est sombre, il y a pourtant des raisons d’espérer. L’action des ONG mais aussi le poids d’une opinion publique mieux informée peuvent renverser la situation, forçant les Etats occidentaux  à libérer les fonds nécessaires. »

* Le kwashiorkor est un syndrome de malnutrition protéino-calorique sévère de la première enfance. Le terme, qui signifie enfant (kwashi) rouge (orkor) dans la langue des Ashanti du Ghana, se réfère à la rougeur de peau des enfants qui en sont frappés. Le kwashiorkor touche principalement le jeune enfant qui, âgé de 18 mois à trois ans, à l’arrivée d’un second enfant, est brutalement sevré et passe à une alimentation trop pauvre en protéines. (d’après Wikipédia)

 

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