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La pauvreté alimentaire progresse en France

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 juin 2014

 

AUSTÉRITÉ

Moins de 3,5 euros par jour pour manger :

la pauvreté alimentaire progresse en France

 

par Sophie Chapelle  - Basta ! – 17 juin 2014

Capturepauvreté

 

  Plus de 8 millions de personnes sont considérées

  comme pauvres en France, soit 13,5 % de la population

  totale. Ces personnes en situation précaire souffrent

  de la faim et peinent à bénéficier d’une aide alimentaire

  par manque d’information.

 

C’est ce qu’affirme un rapport de Médecins du Monde publié le 12 juin. Sur les 346 patients interrogés par l’ONG, dont 97 % de migrants dans sept centres de soins en France entre avril et mai, une personne sur deux déclare ne pas manger « souvent » ou « parfois » à sa faim. Les deux tiers dépensent moins de 3,5 euros par jour pour se nourrir. Cette somme se réduit à moins de 2 euros pour les personnes à la rue, en squat ou survivant dans des bidonvilles.

Un tiers des très pauvres n’ont pas accès à l’eau courante

« Les besoins d’aide alimentaire sont en forte augmentation avec la crise qui sévit depuis ces dernières années », observe Médecins du Monde. En 2010, plus de 3,5 millions de personnes ont ainsi bénéficié de l’aide alimentaire pour pouvoir subvenir à leurs besoins (+ 25 % par rapport à 2008). Néanmoins, près de la moitié des personnes interrogées ne connaissent pas l’existence des structures d’aide alimentaire. Pour elles, les journées sans repas sont habituelles. Ainsi, plus de 50 % des adultes et 20 % des enfants n’ont pas mangé pendant au moins une journée entière au cours du dernier mois. Un tiers des personnes interrogées déclarent ne pas avoir accès à un réseau d’eau.

Les contraintes budgétaires auxquelles doivent faire face ces populations les orientent bien souvent vers une alimentation défavorable à leur santé. Plus de 3 personnes sur 10 présentent au jour de l’enquête une pathologie chronique ou aigüe en lien possible avec une mauvaise alimentation, « telles que le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, l’ostéoporose ou encore certains cancers », note le rapport (lire notre enquête : L’obésité, une « maladie de civilisation » qui affecte les plus pauvres). Face à ces constats inquiétants, Médecins du Monde recommande de développer des aides alimentaires adaptées et ciblées, de mieux informer les personnes en situation de grande précarité sur leurs droits et les dispositifs existants d’aide alimentaire, et de faciliter l’accès à l’eau et à l’hygiène.

Mettre fin aux arrêtés anti-mendicité

Dans un communiqué, la CGT déplore « une situation intolérable au regard de la richesse du pays ». « Les nouvelles coupes budgétaires induites par le pacte de responsabilité du gouvernement vont contribuer à amplifier les inégalités, en impactant les moyens du service public, des associations et surtout des familles et les personnes les plus en difficultés », prévient le syndicat. Ce dernier appuie Médecins du Monde dans sa volonté de « mettre fin aux arrêtés anti-glanages et anti-mendicité, qui constituent des ressources de dernier recours pour les plus précaires ». Plusieurs arrêtés de ce type ont été pris ces dernières semaines dans des villes comme Aulnay-sous-Bois (UMP), Reims (UMP), Périgueux (UMP) ou Hénin-Beaumont (FN).

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Obésité : « En France, on compte deux fois plus d’obèses chez les ouvriers que chez les cadres ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 janvier 2014

 

L’obésité, une « maladie de civilisation » qui affecte les plus pauvres

 

obésité

par Nolwenn Weiler

 Le surpoids tue : plus de deux millions de personnes

 en meurent chaque année sur terre.

 

 

 

Et le nombre de malades croît sans cesse : près de 1,5 milliard de personnes sont en surcharge pondérale à travers le monde. Les populations pauvres des pays riches sont les premières touchées. En France, on compte deux fois plus d’obèses chez les ouvriers que chez les cadres ! En cause : une alimentation trop riche, un manque chronique d’activité physique, mais également la nourriture industrielle low cost et les polluants chimiques. Enquête sur un sujet dont les politiques tardent à s’emparer.

Sept millions de personnes sont obèses en France, soit deux fois plus qu’il y a quinze ans. Mais alors qu’autrefois, le surpoids était le privilège des gens fortunés, nous sommes aujourd’hui dans la situation inverse : « Le tour de taille des individus augmente avec les difficultés financières déclarées », note la dernière enquête nationale sur l’obésité et le surpoids (Obepi) [1]. Profession, niveau d’éducation et revenus influent fortement sur la prévalence de l’obésité. 16,7 % des ouvriers sont touchés contre 8,7% des cadres supérieurs. « La carte du chômage et celle de l’obésité sont très semblables », insiste Marie Citrini, secrétaire générale du collectif national des associations d’obèses (Cnao). En métropole, le Nord est la région à la plus forte prévalence d’obésité (21,3%), suivie par le Bassin parisien (17,8%) et l’Est (17,1%). Les garçons et les filles appartenant aux groupes socioéconomiques les plus pauvres ont une probabilité d’obésité plus de deux fois supérieure aux enfants les plus riches, note de son côté l’OCDE. Les départements d’outre-mer, où le PIB par habitant est plus faible qu’en métropole enregistrent des taux d’obésité encore plus élevés.

Comment expliquer ces disparités ? « Les plus diplômés sont ceux qui ont l’alimentation la plus saine (avec plus de fruits et légumes, des apports plus élevés en nutriments, des meilleurs indices alimentaires…) parce que ce sont ceux qui s’intéressent le plus aux liens entre nutrition et santé », relevait une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc). « La fragilité économique ne favorise pas une bonne consommation alimentaire », rappelle de son côté Marie Citrini. « Quand on a 50 euros en poche pour faire les courses, on compense les jouets que l’on ne peut pas acheter par l’achat de boissons sucrées, de frites, de pizzas. Parce que l’on veut faire plaisir à ses enfants et que ces plaisirs là ne coûtent pas très cher. »

[Lire la suite sur Basta !]

 

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Réforme des retraites

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 février 2010

Réforme des retraites dans RETRAITES arton36855-66767

CGT

Dernière mise à jour : 5 février 2010

 

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Le Président de la République annoncera prochainement le calendrier de ce rendez-vous 2010, mais tout porte à croire que le gouvernement et le patronat voudront profiter de l’été pour poursuivre et aggraver des réformes inacceptables pour les salariés, les retraités et les générations futures. De Balladur à Fillon en passant par les accords sur les complémentaires, toutes les mesures prises ont fortement dégradé le niveau de vie des retraités et entamé la confiance des jeunes générations sans jamais garantir la pérennité des systèmes de retraites.
Rien n’est joué contrairement à toutes celles et tous ceux qui affirment qu’il n’y aurait pas d’autres solutions que d’allonger la durée de cotisation ou de reporter l’âge légal de départ à 60 ans.
La retraite mérite un grand débat national car elle relève de choix de société. Ce débat ne saurait être l’affaire des seuls experts. Les salariés et leurs organisations syndicales ont leur mot à dire. Dans cette période, la CGT va mobiliser toutes ses organisations pour aller au contact des salariés, pour les informer des enjeux, des propositions qu’elle met en débat.

 

Quatre idées fausses sur la retraite

1.Puisque nous vivons plus longtemps nous devons travailler plus longtemps

C’est avoir une bien singulière conception des progrès de civilisation. L’histoire contemporaine montre que, abstraction faite de la mortalité précoce, la durée de vie hors travail n’a cessé de croître et la durée du travail de baisser. Ainsi, le travail des enfants a reculé pour faire place à la formation initiale et, les gains d’espérance de vie aidant, le temps consacré à la retraite n’a cessé de s’allonger sans pour autant remettre en cause la capacité de croissance. L’activité sociale, bénéfique pour la société toute entière, ne s’arrête pas lorsque cesse le travail salarié. Les retraités ne sont pas des parasites qui vivent aux crochets des actifs. Ils participent, eux aussi, au développement de l’activité de l’ensemble de la collectivité et à la croissance. Mais le gouvernement, avec la loi Fillon, a décidé arbitrairement que dorénavant le rapport constaté en 2003 entre la durée d’assurance et la durée moyenne des retraites devait rester constant jusqu’en 2020. Et qu’en conséquence tout gain d’espérance de vie devait se traduire par un allongement de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein.

2. Le nombre de retraités va augmenter rendant impossible le financement des retraites

Il est exact que le nombre de retraités augmente. Faut-il le déplorer ? Bien sûr que non. Au contraire il faut s’en réjouir. En 1950, la France comptait 6,7 millions de personnes de plus de 60 ans et 12 millions en 2000. Elles sont aujourd’hui 14,7 millions selon les derniers chiffres de l’Insee. Cela nécessite-t-il de consacrer davantage d’argent à la retraite ? Évidemment. En 1959, l’ensemble des dépenses de retraites représentait 5,4 points de PIB et 13,2 en 2007… Mais les gains de productivité ont permis de doubler en 30 ans la part de PIB consacrée à la retraite sans mettre l’économie par terre. Si nous sommes en période de crise, c’est parce que les dividendes sont préférés à la protection sociale du fait de la financiarisation à outrance de l’économie.

3. Les taux de cotisation sont trop élevés et handicapent l’emploi

Le patronat et les forces politiques qui le soutiennent ont toujours eu une aversion profonde pour la protection sociale. Dès son origine, ils ont considéré qu’elle constituerait un handicap insurmontable pour l’économie. L’histoire leur a pourtant donné tort. Loin d’être un frein pour l’économie, une protection sociale de haut niveau constitue un moteur pour la croissance. D’ailleurs, dans la crise que nous traversons, tout le monde s’accorde à reconnaître que ce sont les pays où la protection sociale est le plus développée qui ont le mieux résisté. Quant à comparer les taux de cotisations français et européens, cela n’a pas grand sens. La France a fait le choix d’un financement socialisé assis principalement sur le travail quand nombre de nos voisins européens ont, eux, privilégié l’impôt.
La comparaison en points de Produit Intérieur Brut (PIB) apparaît donc plus juste. La part de PIB consacrée à la retraite est, par exemple, sensiblement la même en France (12,5 % en 2003) et en Allemagne (12,4 % en 2004).

4.1. Reporter l’âge légal de départ en retraite n’est pas un problème puisque les salariés liquident leurs droits à 61 ans passés

L’âge légal de départ à la retraite, étant de 60 ans, si l’âge moyen de liquidation de la retraite est supérieur à 60 ans, cela s’explique par la nécessité de compenser les années de chômage, d’invalidité ou de RMI. Si on reportait l’âge légal à 61 ans, on peut parier, sans risque de se tromper, que l’âge moyen passerait au-dessus de 62 ans. Cela justifierait-il pour autant de reporter l’âge légal à 62 ans ? On voit bien là le caractère pervers d’une telle logique. Et surtout son inefficacité : Sachant que, seulement 1 salarié sur 3 est en activité à l’âge de 60 ans, reporter l’âge de la retraite signifierait pour 2 salariés sur 3, en situation de chômage, ou d’invalidité, longue maladie ou encore au RMI, de les maintenir plus longtemps dans cette situation d’insécurité, ce qui en outre alourdirait les dépenses sociales sans recettes supplémentaires pour les retraites.

 

Tout se joue maintenant : une interview d’Eric Aubin
LIRE ARTICLE ›››

Les autres articles du dossier : ICI 

 A lire également sur le blog de Seb Musset :

Les retraites, la peur et l’abandon

 

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