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Spécial Jean Ferrat : Partez à la rencontre des amis du poète

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 mars 2015

 

Avant, avec, après Ferrat : Antraigues, comment peut-on t’imaginer…

 

Laurence Mauriaucourt – 13 mars 2014

 

CapturedocuFerrat

 

L’Humanité a posé ses valises en Ardèche,

à la rencontre des villageoises et villageois

d’Antraigues-sur-Volane, terre de toutes

les cultures.

[Lire l’article sur humanite.fr]

Cliquer sur l’image ci-contre pour voir

le documentaire

 

 

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Spécial Jean Ferrat : « Antraïgues, de ce qu’ils ont vécu à ce qu’ils imaginent »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 mars 2015

captureAntaigues

 

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Journal l’Humanitésur youtube

À la rencontre des villageois d’Antraïgues en Ardèche où vécut Jean Ferrat.

Reportages à lire dans le numéro spécial de l’Humanité, vendredi 13 mars et sur l’Humanité.fr.

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Cinq ans après sa disparition, le monde de la chanson rend hommage à Jean Ferrat

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 février 2015

 

      Jean Ferrat, un hommage à plusieurs voix

 

CaptureFerrat

  Marc Lavoine, Patrick Bruel, Cali, Julien Doré, Raphaël,

  Benjamin Biolay et Catherine Deneuve… saluent

  la mémoire du chanteur disparu il y a cinq ans

  avec un bel album de reprises

  Cinq ans après sa disparition le souvenir de notre ami Jean Ferrat

  reste toujours aussi fort. Les mots du chanteur qui nous a

  quittés le 13 mars 2010 manquent et sa voix chaude, son regard

  profond et amical restent à jamais gravés dans nos cœurs.

 

Ferrat c’était la poésie, l’émotion, le cri et des milliers d’admirateurs de ce passeur d’une chanson libre, pudique,

amoureuse de la vie comme des vers d’Aragon auxquels il aimait mêler sa plume. Jean Ferrat incarnait

cette France fraternelle, toujours prête à s’engager pour un idéal commun. Il était porté par un immense public.

Une foule d’anonymes émus par sa disparition qui avaient tenu à saluer sa mémoire au cimetière

d’Antraigues-sur-Volane, tandis que quatre millions de téléspectateurs avaient suivi la cérémonie de ses obsèques

retransmise en direct à la télévision.

Permettre à cette œuvre exceptionnelle de se poursuivre

Par bonheur, il reste les chansons du poète qui a su magnifiquement chanter l’amour, l’injustice, la France

des travailleurs. Un répertoire célébré par plusieurs générations de chanteurs dont Enzo Enzo, Clarika, Jehan,

Sanseverino, Allain Leprest, André Minvielle, D’de Kabal et Francesca Solleville, lors d’un spectacle particulièrement

émouvant présenté par Michel Drucker, qui a toujours été très proche de Ferrat, à la Fête de l’Humanité

en septembre 2010.

 

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Aujourd’hui, le monde de la chanson lui rend hommage avec un album de reprises de ses plus belles chansons

baptisé Des airs de liberté. Un projet auquel tenait Marc Lavoine, qui s’était lié d’amitié avec Jean Ferrat rencontré

lors de l’émission Stars 90, qui a réussi à convaincre Gérard Meys, ami et producteur depuis ses débuts,

de sortir ce disque collectif , à paraître lundi chez Sony Music.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

 

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L’éclat Leprest de Philippe Torreton : boulversant !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 octobre 2014

 

Ce soir, Torreton n’a pas chanté  Leprest : il nous a fait entendre sa poésie avec force et subtilité.

 

L’éclat Leprest de Philippe Torreton

 

allain leprest

*

Torreton

 

  Dans le bouleversant spectacle « Mec ! », l’acteur

  Philippe Torreton et le musicien Edward Perraud

  révèlent toute la poésie des textes d’Allain Leprest.

  On connaît, et on aime, Allain Leprest chanteur.

  On connaît moins, et on aimera, Allain Leprest poète.

 

 

Pour ceux qui étaient à la salle des fêtes de Villandraut, ce mercredi 20 août 2014, la révélation du poète a été bouleversante. Un acteur était au travail, et ce travail est du grand art du dire en scène. Philippe Torreton, les deux pieds plantés, droit derrière un micro et un pupitre, monte au front. Mais ce n’est pas le capitaine Conan qui l’a révélé dans le film de Bertrand Tavernier, c’est un monstre de douceur autant que de violence. Leprest, justement, c’est les deux à la fois, berceuse et emportement.

La gouaille de l’acteur et la gouaille du poète s’ajustent, se répondent, se démultiplient. Leprest est vibration, vibration du verbe, vibration du ton, vibration du cœur. Torreton garde intacte cette vibration, il ne lui rajoute aucune enflure, comme il lui serait possible, pour produire de l’effet, de la sensation. Seul le visage porte l’empreinte de l’émotion intérieure.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

 

Hommage à Allain Leprest

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Admiré par Jean Ferrat et auteur de chansons pour Juliette Gréco,

Allain Leprest s’est donné la mort lundi 15 Aout 2011 à 57 ans

à Antraigues-sur-Volane (patrie de son ami Ferrat).

*

Allain Leprest et ses amis en concert au Bataclan

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L’Édito de l’Humanité : « Le gouvernement des patrons »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 août 2014

 

                         Le gouvernement des patrons

 

Éditorial par Patrick Apel-Muller

 

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  Manuel Valls s’est précipité à Jouy-en-Josas,

  préférant la grande messe patronale

  aux cérémonies du 70e anniversaire de la libération

  de Paris qu’il a snobées lundi.

  Il installe ainsi son équipe sous le signe

  du gouvernement des patrons,

  le jour même où les statistiques du chômage

marquent une nouvelle dégradation.

 

Applaudi debout par le patronat le plus réactionnaire, le plus virulent, Manuel Valls, après avoir

nommé le financier Emmanuel Macron à l’économie, a communié avec Pierre Gattaz lors de l’université

du Medef. Comme si le pacte de responsabilité et le CICE ne suffisaient pas, le premier ministre a apporté

dans sa hotte la suppression des seuils sociaux afin de diminuer les droits, notamment syndicaux,

des salariés dans les entreprises, l’autorisation du travail du dimanche et, plus que tout, un dogme

qui balaie toute l’histoire du socialisme en France : ce qui est bon pour les patrons est bon

pour le pays.

« Il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, ce langage n’a aucun sens », puisque ce qui leur

est donné profite à tous, feint-il de croire. Donc, pas un mot des somptueux dividendes – 30,3 % de plus –

que les grandes entreprises se sont versés l’an passé, bien plus que leurs homologues des autres pays

européens !

À peine le Conseil des ministres terminé hier matin, Manuel Valls s’était précipité à Jouy-en-Josas,

préférant la grande messe patronale aux cérémonies du 70e anniversaire de la libération de Paris

qu’il avait snobées lundi. Un symbole spectaculaire : il lui fallait faire immédiatement allégeance aux puissants

oligarques. Il installe ainsi son équipe sous le signe du gouvernement des patrons, le jour même

où les statistiques du chômage marquent une nouvelle dégradation, et alors que l’été a prouvé

combien les ménages sont contraints de se serrer la ceinture. Ce n’est pas à eux que François Hollande

destine la vie en rose, on l’a compris.

Le tandem au pouvoir a-t-il les moyens d’imposer durablement à notre peuple ce tête-à-queue libéral ?

Rien n’est moins sûr. Au sein même de la majorité, des voix grondent. Les électeurs de gauche,

les progressistes, ceux qui ont déserté les urnes n’ont pas abandonné leurs aspirations au progrès social

et à la justice pour emprunter « la porte à droite » que dénonçait Jean Ferrat.

La Fête de l’Humanité sera dans quinze jours le grand forum où ils pourront puiser des forces

et échanger des idées.

 

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La porte du bonheur n’est pas la porte à droite !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 mai 2014

 

Jean Ferrat – La porte à droite

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François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 mars 2013

 

François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine

 

François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine dans Amerique latine capturepape1

Le nouveau souverain pontife est présenté comme

« progressiste modéré ». Mais derrière l’image du Pape

humble et proche des nécessiteux, il y a un farouche

réactionnaire, fermement opposé aux réformes sociétales

de gauche en Amérique Latine et un peu trop proche

de certains dictateurs militaires.

 

“Ne soyons pas naïfs : il ne s’agit pas seulement d’un combat politique. Il y a [Ndlr : dans le mariage

homosexuel] la prétention de détruire le plan de Dieu” expliquait l’archevêque de Buenos Aires en 2010

lors du débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe en Argentine, où il s’est fermement

opposé à Christina Kirchner. « Il faut y voir aussi, ajoutait le cardinal, le dessein du Démon, responsable

du péché en ce monde, qui cherche sournoisement à détruire l’image de Dieu ». Le cardinal de Buenos

Aires avait également qualifié l’homosexualité de « démon infiltré dans les âmes ».

Même position inflexible sur l’avortement, y compris en cas de viol, ou encore sur l’euthanasie. Et comme

jésuite, Golias rappelle qu’il s’est fermement opposé à la ligne d’ouverture.

Opposé aux prêtres progressistes

*
pape1 pape dans Argentine

Son opposition aux prêtres, réellement progressistes, serait même allée bien

plus loin  pendant la dictature militaire. Jean-Luc Mélenchon l’explique sur son blog :

« Ce Bergoglio peut être jugé politiquement parce qu’il s’est impliqué dans l’action

politique de son pays. Il est, non seulement, exactement à l’opposé de la théologie

de la libération mais il en a combattu les prêtres. Mes amis argentins l’accusent

d’avoir dénoncé des prêtres progressistes sous la dictature. Il a été formellement

reconnu et accusé par deux d’entre ces prêtres en 2012 dans un procès.

Ces deux prêtres avaient été dénoncés, arrêtés et torturés et n’avaient échappé à la mort que par chance. »

Jean-Luc Mélenchon fait ici référence aux cas des prêtres Orland Yorio et Francisco Jalics, qui ont été

kidnappés  et torturés en 1976 et qui ont nommément accusé Bergoglio de les avoir dénoncés comme

guerilleros et opposants au pouvoir du dictateur Videla. Alors qu’il leur avait fait croire au préalable

qu’il les protègerait.

[Lire la suite sur humanite.fr]


porte dans Jean-Luc Melenchon

Lire également :

Les arguments qui accablent le nouveau pape

Pape Francois, qu’as-tu dit quand la dictature argentine tuait des prêtres ?

Jean Ferrat : Le sabre et le goupillon

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Antraigues : La Maison Jean-Ferrat ouvre ses portes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 mars 2013

 

Antraigues

La Maison Jean-Ferrat ouvre ses portes

 

Antraigues : La Maison Jean-Ferrat ouvre ses portes dans Culture antraigues

Trois ans après la disparition du chanteur,

son épouse Colette inaugure à Antraigues

une maison dédiée à sa mémoire. Un lieu

qui accueillera différentes rencontres

culturelles.

Entretien.

 

 

 

Vous inaugurez aujourd’hui la Maison Jean-Ferrat, à Antraigues, qui ouvrira ses portes

au public le 13 mars, trois ans jour pour jour après la disparition de Jean, en 2010.

C’est un beau projet et une journée heureuse. Comment vivez-vous cet événement ?

Colette Ferrat. Cela fait trois ans, depuis que Jean est parti, que j’ai souhaité lui trouver un lieu.

L’opportunité est arrivée par une maison sur la place d’Antraigues, qu’il a fallu transformer, où Jean

est bien.

C’est là qu’il a eu ses meilleurs moments, sur cette place de la Résistance. Une place avec des bistrots,

un accueil, une chaleur, une amitié incroyable. Je ne pensais pas trouver un lieu parce que Jean me disait

toujours : « Mais on ne pourra rien faire. » Et finalement, ça y est, il est trouvé. J’ai essayé de reconstituer

un endroit où il aimait être, en évoquant les plaisirs qu’il avait d’être sur la place, de jouer aux boules

ou autre. Il a eu plusieurs mandats, des fonctions municipales, il s’est beaucoup occupé de ce village, il a

créé pas mal de choses. Cela me tenait à cœur de le situer là. J’ai eu la chance de pouvoir acheter

une maison. La jeune fille qui en a hérité m’a dit : « Si c’est pour faire un lieu culturel et si c’est pour Jean,

alors tu seras la première choisie. » Il a fallu faire beaucoup de travaux pendant trois ans. Maintenant,

cette maison va enfin exister, et Jean, je le sens déjà plein de vie là-dedans. Il y est tellement présent.

[Lire la suite sur humanite.fr]

L’inauguration de la Maison Jean Ferrat en images

 

Bienvenue à la maison Jean Ferrat

captureferrat3 Antraigues dans Hommages

Capture d’écran culturebox

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo

(au bas de l’article)

 

 

 

 

 

Jean Ferrat : la maison et le jardin d’Antraigues

captureferrat Jean Ferrat dans l'Humanité

Capture d’écran

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo

 

 

 

 

 

 

 

Jean Ferrat – La porte à droite

captureferrat1

Capture d’écran

Cliquez sur l’image pour écouter


 

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Pour Noël : La rencontre Ferrat-Pivot en 1985 en DVD

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 décembre 2012

 

La rencontre Ferrat-Pivot en 1985 en DVD, un cadeau d’exception pour Noël

 

Pour Noël : La rencontre Ferrat-Pivot en 1985 en DVD dans Musiqe ferrat

Pour faire rimer les fêtes avec le nom de notre ami Jean Ferrat,

Gérard Meys édite la belle émission « Ferrat 85″(1), diffusée

sur Antenne 2 le 2 novembre 1985, qui accompagnait la sortie

de Je ne suis qu’un cri.

Tournée à Antraigues, entre la table et le jardin, elle est un délice

pour l’oeil autant que l’oreille. Bernard Pivot engage un savoureux

dialogue avec Ferrat, complice et impertinent.

Pas moins de 15 chansons viennent nous émouvoir, pleines

de poésie et de fraternité. Cette part de notre patrimoine dit encore

le monde d’aujourd’hui.

 

(1)  Ce dvd se trouve également dans la réédition de l’intégrale

Temey : « Le Bilan », parue l’année dernière.

>>> Pour se procurer le DVD, cliquez ici

humanitefr Jean Ferrat dans Musiqe le 14 Décembre 2012

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Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 avril 2012

 

Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat dans POLITIQUE lhumanitedimanche-couv1-227x300

Publiée le 19 février sur le blog de Philippe Torreton,

vous pourrez retrouver cette lettre dans l’Humanité Dimanche

de cette semaine

 

 

 

philippe-torreton-300x225 Philippe Torreton dans POLITIQUE

Jean,

J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie.

J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire

éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais

à Entraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire

le pèlerinage. Le repos c’est sacré !

 

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro

comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut,

ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum,

mais l’heure est grave!

Jean, écoute moi, écoute nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute la craquer, écoute la

gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs

des puissants par son sang et ses petites économies , celle qui meurt au travail, qui s’abime les poumons,

celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau,

celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que

ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on

traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires,

celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ces ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas

pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que

leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et

à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents,

qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes,

cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel…

Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à D’Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro,

qu’un air de liberté flottait sur Saïgon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose

déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas ? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français

qui s’est vendu à la Première dame de France.

Écris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle

famille de pensée appartenaient Guéant et tous ceux qui le soutiennent!

Jean, l’huma ne se vend plus aux bouches des métro,  c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses  gratuits.

Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande,

il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs… Tu l’aurais chantée même chez

Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Élysée pour avoir l’honneur

de poser des questions préparées au Président, tu leur aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu…

Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est tâché entre autre du sang de ces ingénieurs français. La justice

avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde…

Jean l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La

Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite

“décomplexée”.

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée

et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques, et nourri au maïs transgénique. Et les

écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas

les numéros de cirque du salon de l’agriculture qui vont nous prouver le contraire. Les cowboys aussi faisaient

tourner les derniers indiens dans des cirques ! Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins

de l’industrie agroalimentaire, on lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de

s’endetter il s’endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite… Finies

les jacqueries!

Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous

“le Temps des Cerises” ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé

quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade… Ici on

massacre l’École laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de

hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés…

Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime

ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante,

je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent

la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle

donne d’elle-même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à

l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir

si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle-même et puise sa morale et ses valeurs dans le

sacrifice de ses morts…

Jean je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai…

Je t’embrasse.

 

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