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À l’origine du 1er Mai : Lucy Parsons, la veuve des martyrs de Chicago

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 mai 2015

Hernando Calvo Ospina – l’Humanité – 29 avril 2015

 

À l’origine du 1er Mai : Lucy Parsons, la veuve des martyrs de Chicago

À l’origine du 1er Mai
CaptureAlbertetLucyParson

 

  Le 1er mai 1886, la grève est lancée à Chicago.

  Le 4 mai s’abat la répression.

  Jugés, quatre hommes sont pendus dont Albert

  Parsons. Sa femme, Lucy, poursuivra la lutte

  jusqu’à sa mort. À 88 ans, la police la considère

  toujours comme une menace « plus dangereuse

  que mille insurgés ».

 

 

1ermaichicago

En hommage aux cinq martyrs de Chicago,

le Congrès des ouvriers socialistes qui se tenait

à Paris en 1889 instaura le 1er mai comme

la Journée internationale des travailleurs et

des travailleuses.

L’année suivante, cette journée fut commémorée

pour la première fois.

Lucy Parsons était déjà connue comme la « veuve

mexicaine des martyrs de Chicago ».

 

 

Fille d’un Indien de l’Alabama et d’une Mexicaine noire, Lucy Gonzalez naquit esclave en 1853, dans un hameau

du Texas, un territoire qui, cinq ans plus tôt, faisait partie du Mexique. Orpheline à trois ans, on l’envoya

dans les champs de coton dès qu’elle fut en mesure de travailler. À dix-neuf ans, elle épousa Albert Parsons.

Quasiment considérés comme un couple illégal, car la mixité raciale était pratiquement interdite dans les États

du Sud, ils faisaient partie du petit nombre d’activistes pour le droit des Noirs. Pour ces deux raisons,

les menaces de mort à leur encontre les obligèrent à partir pour Chicago en 1873. Pour survivre, Lucy

confectionnait  des vêtements pour femmes et il travaillait dans une imprimerie. Elle se mit à écrire

pour des journaux syndicaux, sur des sujets tels que le chômage, le racisme, ou le rôle des femmes

dans les organisations politiques.

La militante Lucy fut très bien accueillie par les ouvrières, notamment dans les fabriques textiles, là

où l’exploitation était la plus féroce. Avec le soutien d’Albert, elle participa à la création de l’Union

des femmes ouvrières de Chicago, reconnue en 1882 par l’Ordre des nobles chevaliers du travail.

Un grand triomphe : jusqu’alors, le militantisme féminin n’était pas admis.

La lutte pour la journée de huit heures devint la principale revendication nationale. Les travailleurs

appelèrent à une grève pour le 1er mai 1886.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Hernando Calvo Ospina Auteur de Latines, belles et rebelles, aux Éditions 
le Temps des Cerises.

2015, 200 pages, 15 euros.

 

Capturelucyparson1

 

 

 

 

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Le 24 mars à Lille : Réunion publique à Lille avec Dashty Jamal, communiste kurde d’Irak

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 mars 2015

 

Situation et luttes au Kurdistan d’Irak face à Daesh et autres réactionnaires :

Réunion publique à Lille avec Dashty Jamal, communiste kurde d’Irak :

Mardi 24 mars 2015 à 19 heures, L’Insoumise, 10 rue d’Arras, Lille

 dashty_lille

 

Le Kurdistan d’Irak a une longue histoire de luttes

sociales, dont le soulèvement des conseils ouvriers

en 1991 est l’épisode le plus glorieux.

Aujourd’hui, une partie du territoire est occupée

par Daesh, à cheval sur l’Irak et la Syrie.

Des réfugiés fuient par dizaines de milliers,

tandis que la résistance s’organise.

L’Initiative Communiste-Ouvrière organise une tournée

de réunions publiques avec Dashty Jamal, militant

du Parti Communiste-Ouvrier du Kurdistan et secrétaire

de la Fédération Internationale des Réfugiés Irakiens.

Il revient d’un séjour récent au Kurdistan d’Irak.

 

 

 

[Lire la suite sur Solidarité ouvrière]

 

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Les reniements de la social-démocratie, ou l’avenir à reculons (Bernard Gensane)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 septembre 2014

 

Les reniements de la social-démocratie, ou l’avenir à reculons

 

gauche1

  Bernard GENSANE

  Deux données en passant :

  le nombre de jeunes âgés de 25 à 35 ans se lançant

  dans la construction ou l’achat d’un logement a diminué

  de 10% en un an.

  50% des auto-entrepreneurs n’auto-entreprennent

  actuellement rien ou quasiment rien. Il y a en fait 500 000

chômeurs partiels ou totaux de plus que ce que l’on veut bien nous dire.

Ce, dans un pays qui n’a jamais été aussi riche et qui, depuis 1981, aura été gouverné quinze ans

durant par des sociaux-démocrates.

Partout dans le monde, a fortiori en France, le curseur s’est déplacé à droite car les partis de droite se sont eux-mêmes déplacés vers l’extrême droite. Ce qu’avaient génialement envisagé les théoriciens du libéralisme économique à tout crin, puis leurs meilleurs élèves aux commandes, tels Margaret Thatcher ou Ronald Reagan.

Dans un document de 1978, alors que le pouvoir de Giscard vacille, on voit Mitterrand dans une ville ouvrière du nord de la France, accueilli par une fanfare ouvrière qui joue “ L’Internationale ”. À la tribune, il s’exprime sur la planification, le programme de nationalisations à mettre en œuvre, « plus audacieux que celui du général De Gaulle ». Et puis on le voit chanter l’hymne de la révolution prolétarienne (19e minute), une rose à la main. Dans cinq ans, il choisira « L’Europe » – c’est-à-dire le capitalisme financier – contre les travailleurs. Il sera aidé dans sa tâche par Jacques Delors, ancien employé de banque qui vient du syndicalisme chrétien, et Pierre Bérégovoy, fils d’un russe blanc prolétarisé, ouvrier (fraiseur) dès l’âge de 16 ans, résistant, membre fondateur du PSU. Leur protégé François Hollande aura deux obsessions principales, identique à celles d’Anthony Blair avant lui : l’alignement de la politique française sur celle des États-Unis et la réduction du « coût du travail » par le biais d’une politique économique de l’offre, directement inspirée de la « reaganomics », elle-même produite par la pensée de Friedman et Hayek.

En France comme ailleurs, la mouvance social-démocrate, lorsqu’elle a accédé aux responsabilités, a joué un rôle déterminant dans la prise du pouvoir quasi totale de la grande bourgeoisie d’affaires, dans le progrès des idées réactionnaires, dans l’acceptation de l’inexorabilité du recul des droits des travailleurs. À quelques nuances sans importance près, le rôle de la social-démocratie aura été le même que celui des partis conservateurs.

Depuis trente ans, nous sommes dans la certitude qu’il n’est rien à attendre de la social-démocratie dans la lutte contre le pouvoir du système bancaire et des grandes entreprises, une social-démocratie qui, dans le même temps, s’aligne au millimètre près sur les forces impérialistes du nord de la planète. En revanche, la collaboration de classe, le « dialogue », le « gagnant-gagnant » (concept né aux États-Unis dans les années soixante) ont toujours été à l’ordre du jour.

capturedecran valls

 

  Les socialistes français ont cédé le pouvoir politique,

  donc le pouvoir du peuple, à la finance, soumettant

  par la-même le social et l’économique aux désidérata

  d’une hyperbourgeoisie conquérante, de plus en plus

  puissante, au point de faire payer par un peuple courbé,

  désemparé, les errements irrationnels des forces

  économiques débridées.

  Certains chez les sociaux-démocrates français ont

  décidé qu’il ne fallait plus faire semblant de tenir

  un discours de gauche avant de mettre en pratique

des politiques de droite. C’est le cas, par exemple, de l’actuel Premier ministre Manuel Valls qui, en 2009,

proposa de débaptiser le parti socialiste. Pour lui, le mot « socialisme » était « dépassé » :

« Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer :

le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé ; il renvoie à des conceptions du XIX° siècle ».

Il suggérait même de remplacer le mot « parti » par « mouvement ». On imagine que les Français auraient

pu alors « choisir » entre l’Union pour un Mouvement Populaire à “ droite ” et le « Mouvement démocrate »

à “ gauche ”. La belle affaire ! Dans les faits, la bipolarisation à la française n’a rien à envier à celles

qui se pratiquent outre-Rhin, outre-Manche ou outre-Atlantique.

[Lire la suite sur Le Grand Soir]

 

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Bricolage : la CGT et FO contre l’accord sur le travail dominical

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 janvier 2014

 

Bricolage :

     la CGT et FO contre l’accord sur le travail dominical

 

faujourcgt1Dessin de Faujour pour la CGT

Les deux syndicats ont affirmé ce jeudi

qu’ils refusaient de signer l’accord portant

sur les contreparties pour les salariés au travail

le dimanche dans le secteur du bricolage,

préconisé par le gouvernement

et auquel les enseignes se sont engagées.

 

 

« C’est assez clair, on est contre. Nous ne sommes pas dupes, les syndicats sont juste convoqués pour valider

les contreparties, il n’y a eu aucune concertation préalable avec les syndicats » avant la publication du décret,

a dit Dominique Holle, secrétaire fédéral à la fédération CGT du commerce, premier syndicat aux dernières

élections professionnelles des hôtels, cafés et restaurants (HCR) avec 35,32% des voix.

Même discours du côté de Force ouvrière (25,70%). « Nous n’allons pas signer un accord qui remet en question

la convention 106 de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par la France, sur le repos hebdomadaire

dans le commerce et les bureaux », a affirmé Christophe Le Comte, secrétaire fédéral du syndicat.

[la suite sur humanite.fr]

 

Lire aussi :

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Bangladesh : Nouveau drame dans une usine textile travaillant pour des marques françaises

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 janvier 2013

 

TEXTILE

Des marques françaises impliquées

dans un nouveau drame au Bangladesh

 

Bangladesh : Nouveau drame dans une usine textile travaillant pour des marques françaises   dans Bangladesh bangladesh

Par Ivan du Roy (28 janvier 2013)

Sept ouvrières sont mortes dans un nouvel incendie

d’une usine textile au Bangladesh, le 26 janvier.

Deux des ouvrières décédées étaient âgées de 15 et 16 ans.

Elles travaillaient pour l’usine textile Smart Fashion, située

à Dhaka, qui emploie environ 700 personnes.

Au moment de l’incendie, l’usine était en train de produire

des vêtements pour les marques françaises Sol’s et Fox & Scott,

toutes deux basées à Paris, ainsi que pour la marque

espagnole Lefties, qui appartient au groupe Inditex,

propriétaire de Zara. Des membres d’une organisation internationale de défense des travailleurs

(Institute for Global Labour and Human Rights) ont pu pénétrer dans l’usine sinistrée et relever

les étiquettes des vêtements en cours de confection.

Chacune des marques assure « respecter la liberté d’association et de négociation collective »,

ne pas recourir au travail forcé ni à des « horaires de travail excessifs ». L’entreprise Solo Invest,

propriétaire de la marque Sol’s, est même adhérente de plusieurs chartes éthiques et codes de conduite.

Les familles des ouvrières tuées seront probablement heureuses d’apprendre toute l’attention

qui était portée à leurs conditions de travail…

[Lire la suite sur Basta !]

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Renault : Plan d’austérité pour les salariés assorti d’un chantage à l’emploi

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 novembre 2012

 

CHANTAGE À L’EMPLOI

Comment Renault se prépare à démanteler ses usines en France

 

Renault : Plan d'austérité pour les salariés assorti d'un chantage à l'emploi dans Austerite renaultPar Ivan du Roy (15 novembre 2012)

Officiellement, la direction de Renault s’engage

à ne pas fermer d’usines en France

si les syndicats acceptent de conclure un nouvel

accord sur la compétitivité. Un accord qui ressemble

davantage à un véritable plan d’austérité

pour les salariés, assorti d’un chantage à l’emploi.

Ou comment mettre en concurrence ses ouvriers

français, espagnols, britanniques ou roumains,

pour promouvoir des régressions sociales

généralisées.

De leur côté, les dirigeants et les actionnaires, dont l’État, continuent d’en profiter.

La direction de Renault « pourrait s’engager à ne pas fermer d’usine en France, malgré un marché européen

sans véritable croissance ». Le communiqué, publié ce 13 novembre [1], est repris tel quel par plusieurs médias,

avec plus ou moins de nuances. Et place les syndicats devant un choix cornélien : accepter les exigences

de la direction en matière de compétitivité et de précarité – et espérer préserver les emplois – ou refuser

le chantage et risquer le démantèlement des usines françaises. En jeu : l’avenir des 37 000 salariés de la firme

au losange dont, en première ligne, deux tiers d’ « agents de production » – ouvriers en langue managériale –

et de techniciens.

Pour mettre en concurrence ses sites de production, Renault profite pleinement de sa nouvelle dimension internationale.

Qu’importe si les salariés refusent ici les nouvelles règles. D’autres les accepteront ailleurs aux dépens des premiers.

C’est ce qui est en train de se passer en Espagne. La direction de Renault a proposé aux 7 000 salariés de ses trois

usines espagnoles (Palencia, Valladolid et Séville) d’assurer la fabrication d’un nouveau modèle qui sortira au printemps

2013 et d’augmenter les capacités de production pour la fabrication de la Mégane et de boîtes de vitesses. Avec, à la clé,

promet-on, l’embauche de 1 300 personnes. Une aubaine dans un pays qui compte désormais 25% de chômeurs.

Ces Français qui coûtent trop cher

Mais il existe un revers à cette médaille. En échange, la direction demande aux syndicats d’accepter un gel des salaires

pendant trois ans tout en augmentant la durée annuelle de travail de 5 jours, de réduire de moitié les primes

pour le travail de nuit, le samedi et les jours fériés, et de payer les nouveaux employés à 65% du salaire initial.

Bref, un véritable plan d’austérité, assorti d’un chantage à l’emploi, imposé aux salariés. Un accord en ce sens a été

signé le 8 novembre avec les trois syndicats majoritaires (UGT, Commissions ouvrières et la Confédération des cadres).

 

[Lire la suite sur Basta !]

Photo : DR

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L’égalité hommes-femmes : un combat qui reste à gagner

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 mars 2012

 

L’égalité hommes-femmes a régressé, sondage l’Humanité-CSA

Ce jeudi 8 mars, l’Humanité scrute la situation des femmes dans le monde du travail,

à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Rachel Silvera, économiste à Paris-X, décrypte le sentiment de dégradation de l’égalité

hommes-femmes exprimée par les Français dans notre sondage CSA.

Image de prévisualisation YouTube

youtu.be/w7hXiel1sXI

Ajoutée par le  7 mars 2012

 

A retrouver dans notre édition spéciale du 8 mars:

  • Les « invisibles » prennent la parole: 

Cette Journée internationale des droits des femmes a le mérite de rappeler, au moins une fois l’an, que l’égalité entre les sexes est un combat qui reste à gagner. Nous faisons aujourd’hui le choix de donner la parole à toutes ces femmes invisibles, ouvrières, employées, enseignantes ou chômeuses. Les questions qu’elles soulèvent, le sort qui leur est réservé méritent un débat de noble politique. Car, en ce qui les concerne, presque tout recule. L’égalité salariale ? Les femmes restent lésées de 20 %. L’emploi ? Elles supportent presque tout le temps partiel. Les salaires ? Elles subissent les sous-Smic et les pensions rabotées. Le droit à l’IVG ? Menacé. Leurs droits régressent et tout le monde s’enfonce. 

  • L’égalité, plus que jamais un combat: notre sondage CSA L’Humanité
  • « La précarité des femmes a augmenté », entretien avec Rachel Silvera
  • « Les droits de femmes doivent être au coeur de la campagne », le point de vue de Marie-George Buffet

Anna Musso

 

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« Charonne, n’oublions jamais » : 50e anniversaire de la répression de la manifestation de Charonne contre la guerre d’Algérie

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 février 2012

Le 8 février : 50ème anniversaire de Charonne

 

« Charonne, n'oublions jamais » : 50e anniversaire de la répression de la manifestation de Charonne contre la guerre d'Algérie dans HISTOIRE charonne_le_8_fevrier_2_web-205x300

Après avoir semé la terreur en Algérie l’OAS, organisation criminelle

d’extrême droite, va étendre l’insécurité sur le territoire métropolitain.

Les attentats se développent et prennent de l’ampleur en novembre,

décembre 1961, en janvier 1962.

Le 7 février 1962, dix attentats au plastic sont commis par l’OAS suscitant

une profonde réprobation dans l’opinion publique.

Le 8 février 1962, à l’appel des UD CGT Seine et Seine et Oise, de l’Union

Régionale CFTC, de l’UNEF, du SGEN, de la FEN de Seine et Oise,

une manifestation est organisée avec le soutien du PCF, du PSU,

des Jeunesses Communistes, des Jeunesses Socialistes Unifiées

de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et du Mouvement de la Paix.

Cette manifestation pacifi que contre les attentats de l’OAS, la complicité du gouvernement et la poursuite de la guerre en Algérie

est réprimée avec une violence terrible et meurtrière.

Neuf syndicalistes tombent sous les coups des forces de police placées sous l’autorité de Papon, Préfet de police et Frey,

Ministre de l’intérieur ; des centaines d’autres sont gravement blessés.

Ainsi, Anne-Claude Godeau, Fanny Dewerpe, Suzanne Martorell, Daniel Fery, Jean-Pierre Bernard, Edouard

Lemarchand, Hyppolite Pina, Maurice Pochard et Raymond Wintgens sont lâchement assassinés.

Le 13 février, un million de Parisiens leur rendant hommage au cours d’obsèques grandioses, de la République au Père

Lachaise, élevait une protestation solennelle : paix en Algérie, droit du peuple algérien à son indépendance.

Le massacre de Charonne s’inscrit dans une période plus large de brutalités policières et de luttes contre la colonisation.

La plus sauvage des répressions est marquée par des dates :

Le 14 juillet 1953, sept manifestants dont 6 algériens sont tués par la police.

Le 17 octobre 1961, des milliers de manifestants algériens défilent pacifiquement à Paris, plusieurs centaines seront

assassinés par la police de Papon.

Derrière les auteurs, n’y a-t-il pas des responsables à ce moment là aux plus hauts niveaux de l’Etat ?

Charonne va constituer un tournant, un basculement de l’opinion publique française qui va aboutir le 19 mars 1962 à la

fin de la guerre et au 1er juillet 1962 à la proclamation de l’indépendance de l’Algérie.

En donnant leurs vies pour la justice, la liberté et la paix ces militants ont oeuvré pour que vivent toutes les valeurs du progrès

social d’antiracisme, de solidarité.

Celles-ci sont pleinement d’actualité au moment où tant de peuples se révoltent et cherchent des voies nouvelles pour

la démocratie et la coopération internationale, au moment où l’extrême droite en France et en Europe relève la tête de façon

inquiétante.

En une période où le besoin d’histoire est si prégnant dans la société française, où est revendiquée une exigence de vérité,

il n’est pas inutile de se souvenir, de s’indigner et d’agir.

Se souvenir pour honorer la mémoire de ses hommes et femmes, faisant le choix de surmonter leur peur pour refuser

le colonialisme et proclamer leur attachement à la démocratie.

Agir pour exiger justice et vérité, reconnaissance par les plus hautes autorités de la France de ces crimes commis

par l’État que furent le 17 octobre 1961 et Charonne le 8 février 1962.

 

Organisations signataires

Comité Vérité et Justice pour Charonne – Union Régionale CGT Île-de-France – Fédération Syndicale Unitaire – Parti Communiste Français – ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui) ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) – FNACA Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie – Paris) – UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide) – AACCE ( Association des Amis de la Commission Centrale de l’Enfance) – ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS) – Institut d’Histoire Sociale CGT Île-de-France – Mouvement Jeunes Communistes de France – CGT RATP – UNEF (Union Nationale des Étudiants de France) – Les amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons ….

Source :  humanitefr dans Hommages le 3 Février 2012

À midi, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF prononcera une allocution lors du rassemblement organisé par le comité Charonne sur les lieux du massacre au métro Charonne – Paris XI

La cérémonie sera suivie d’une manifestation jusqu’au cimetière du Père Lachaise.

 

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Fernando Hernández Sánchez : « Guerre ou révolution. Le PCE dans la guerre civile »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 février 2012

 

Entretien avec l’historien espagnol Fernando Hernández sur le rôle

du PCE dans la guerre civile :

« Le PCE fut le meilleur des partis républicains de l’histoire du pays »

 

Entretien avec Fernando Hernández Sánchez, auteur du livre

‘Guerre ou révolution. Le PCE dans la guerre civile’

« Le PCE est devenu pendant la guerre le meilleur parti républicain de l’histoire de l’Espagne »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Mario Amorós / Le Monde Diplomatique (édition espagnole)

Fernando Hernández Sánchez :

« Le PCE fut, sans aucun doute, une des colonnes maîtresses de la mobilisation de masse

pour faire face à l’effort de guerre à l’ère de la ‘guerre totale’. Il s’est érigé en pilier de l’effort

de guerre républicain, contribuant à rendre possible ce qu’aucune autre nation européenne

n’avait mis en œuvre avant elle : résister avec les armes à l’imposition du joug fasciste.

Il est resté loyal jusqu’à la fin envers le gouvernement Negrin, qui se proposait de mener

jusqu’au bout la bataille en sauvegardant la dignité nationale et les vies des combattants

engagés. »

 

Voilà une des conclusions que Fernando Hernández Sánchez (Madrid, 1961), docteur en

Histoire contemporaine pour l’UNED, expose dans la dernière partie de Guerre ou Révolution.

Le Parti communiste d’Espagne dans la guerre civile (Critica). Fruit d’un travail de plusieurs années,

avec un examen rigoureux de la documentation issu de neuf centres d’archives, de la presse de l’époque et d’une vaste

littérature citée en 979 notes, ce livre de 574 pages, très bien écrit, met fin à 70 ans de manipulations et de propagande

et est déjà l’œuvre de référence sur le sujet qu’il traite.

Auteur également du livre sur le dirigeant communiste Jesús Hernández et co-auteur avec Angel Viñas de l’indispensable

La Construction de la république. Hernández Sánchez, professeur à l’IES Sefarad de Fuenlabrada (Madrid) arrive à l’heure

à notre rendez-vous aux Archives historiques du Parti communiste d’Espagne.

Avec la proclamation de la IIe République, le PCE a retrouvé la légalité, mais est une force marginale.

Quelles raisons expliquent sa croissance dans la période suivante ?

C’est une histoire étonnante, le passage d’une position ultra-périphérique dans le système politique à une position centrale

dans une période très courte, et cela a beaucoup à voir avec la dynamique de ce moment historique. Sur le plan de la politique

communiste, il y eut plusieurs événements déterminants. D’une part, le remplacement en 1932 de l’ancienne direction qui restait

attachée à l’idéologie radicale « classe contre classe » et du « social-fascisme », qui était alors la ligne de l’Internationale

communiste, par la nouvelle direction de José Diaz, de la Pasionaria, d’Hernandez, d’Uribe… Et, d’autre part, le tournant d’une

très grande importance qui se produisit en 1935 avec le VIIe Congrès de l’Internationale communiste et la constitution des fronts

populaires. Le PCE a cessé d’être une force symbolique, qui entretenait un discours ultra-radical et idéaliste, pour adopter

des positions plus pragmatiques et se rendre plus visible pour la classe ouvrière, surtout à partir de la revendication

des événements d’octobre 1934 en Asturies.

Un parti ne conquiert pas seulement un espace politique parce qu’il le mérite, mais aussi parce que d’autres le lui cède.

Dans ce cas-ci, le Parti socialiste et Largo Caballero ont renoncé concrètement à se revendiquer de ce qui s’était produit en

Asturies, qui fut un exemple de résistance face à ce qui aurait pu être la mise en place d’un totalitarisme par la voie parlementaire,

comme cela finit par arriver en Allemagne ou en Autriche. En revanche, le PCE a développé une campagne très intense et efficace

d’agitation autour des prisonniers, de leurs familles, des orphelins… ce qui a commencé à en faire une force politique plus visible.

Que fut son rôle dans la naissance du Front populaire, créé pour les élections de février 1936 ?

La formation du Front populaire a bénéficié de ce changement de ligne politique des communistes à l’échelle internationale,

mais étant donnée l’influence limitée qu’avait alors le PCE, il reposait essentiellement sur l’alliance des républicains

et des socialistes. Dans le cadre de ce pacte, Largo Caballero a vu dans le rapprochement avec les communistes et les autres

forces de gauche une façon de faire contre-poids aux traits réformistes que l’aile centriste de son parti et les républicains

bourgeois désiraient imprimer au Front populaire. Comme il n’était pas assez fort pour lui apporter un contenu socialisant,

l’engagement fondamental du PCE dans ce pacte fut de garantir, par son travail de mobilisation et d’intensification de sa présence,

que son contenu réformiste soit mené à bien intégralement.

Dès les premières semaines de la guerre, le Parti communiste, qui avait créé le Cinquième régiment des milices populaires,

avait misé sur la formation d’une Armée populaire avec discipline et unité de direction, la mise à niveau de l’industrie de guerre,

l’organisation de fer des arrières pour assurer la production et l’approvisionnement…

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« La prolétaire du prolétaire »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 octobre 2011

Article paru dans CQFD n°91 (juillet-août 2011)

La prolétaire du prolétaire

 

 

Les travailleuses sont-elles des travailleurs comme les autres ?

Si on regarde de près l’histoire du mouvement ouvrier, au départ

le projet d’émancipation des travailleurs avait prévu de laisser les

bonnes femmes aux fourneaux. Pourtant, en 1846¹, Flora Tristan

faisait déjà de la libération de la femme une priorité. Non seulement,

disait-elle, la femme est « traitée en paria » par le prêtre, le législateur,

le philosophe, mais elle est aussi la « prolétaire du prolétaire »,

la domestique du mâle travailleur. Et c’est pas parce que le prolo

appelle son épouse « ma bourgeoise » qu’il faut croire qu’il est

l’exploité de la maison !

Flora Tristan affirmait aussi que « l’oubli et le mépris des droits naturels » 

de la femme sont les « seules causes des malheurs du monde » et en appelait fissa à une déclaration des droits

de la femme. Mais le siècle de la bourgeoisie triomphante véhicule surtout les préjugés masculins et 

beaucoup de socialistes restent crânement misogynes. C’est le cas du gravissime Joseph Proudhon. Lui, qui n’a

pas peur de penser que « la femme a été donnée à l’homme pour lui servir d’auxiliaire » et qu’elle ne 

« hait point être un peu violentée voire même violée », s’offusque « au nom de la morale publique » que la

socialiste Jeanne Deroin fasse de la politique et prétende accéder à la députation. Faute de le gifler comme il

le mérite, quelques écrivaines croisent la plume avec lui comme Juliette Lambert avec son pamphlet,

Idées anti-proudhoniennes sur l’Amour, la Femme et le Mariage ou Jenny d’Héricourt dans son petit essai,

La Femme affranchie.

À sa fondation , en 1864, la Première Internationale est truffée de proudhoniens barbus aussi obtus que leur

maître sur la question des gonzesses. Le jeune Eugène Varlin, qui s’est battu dans des grèves aux côtés de ses

collègues relieuses, a du mal à faire entendre la simple évidence : « À travail égal, salaire égal ». Le salaire

féminin à l’époque est la moitié de celui des hommes… rassurez-vous, il est aujourd’hui seulement de 20 %

à 30 % inférieur, on voit le progrès ! Le discours ouvrier paternaliste et phallocratique est de dire que l’usine

est un lieu dégradant pour la femme mais aussi que, dans le jeu établi par les capitalistes, le travail des femmes

cause un préjudice aux travailleurs en tirant les salaires vers le bas.

Durant la révolution industrielle , les femmes constituent à peu près un tiers de la population active industrielle

et sont enrôlées principalement dans le secteur textile, d’où cette formule entendue dans un congrès ouvrier : 

« À l’homme, le bois et les métaux. À la femme, la famille et les tissus. » En 1869, à Lyon les ouvrières-tisseuses

de la soie, dites ovalistes, se mettent en grève de leur propre initiative contre leurs conditions d’exploitation et la

domination à la fois féodale et masculine dans les ateliers. Cette première grève féminine marque les esprits.

Lire la suite
 

¹ Flora Tristan est décédée en 1844 mais « L’Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria », son ouvrage

majeur sera publié après sa mort. (ndlr)

 

Vidéo : Flora Tristan : l’émancipation de la femme

http://www.aufeminin.com/video-societe/flora-tristan-vie-figures-du-feminisme-n65173.html

 

rubon14-00c21 dans HISTOIRE


CQFD n°92 (septembre 2011)

 

 

 

 

 

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