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8 mars

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 mars 2013

 

Ce vendredi dans l’Humanité :

le parcours de combattante des mères seules

8 mars   dans Droits des femmes huma0803

En France, 85% des familles monoparentales sont

des femmes seules. Trois mères courage témoignent

d’une vie quotidienne harassante, élevant leurs enfants

avec dignité malgré les difficultés économiques

et sociales.

Un sujet qui ne manque pas de faire réagir les rédactrices

en chef d’un jour, qui ont fait ce journal du 8 mars.

Contre l’isolement et 
la précarité, l’égalité
par Marie-George Buffet

Oui, ces femmes veulent travailler ! Pour elles, c’est la liberté,

une place dans la société. Avec le chômage ou l’assignation

à résidence, faute d’accueil collectif pour leurs enfants,

la souffrance de l’isolement s’ajoute aux difficultés matérielles.

Le travail est un des nœuds du combat féministe et de la double lutte à mener contre le patriarcat

et le capitalisme. Il faut des lois, mais aussi que les mentalités évoluent.

Tant que le travail domestique –  donc gratuit – reposera à 64 % (selon l’Insee) sur les femmes, il sera

difficile de faire reconnaître qu’un emploi occupé par une femme peut avoir la même valeur.

Tant que l’éducation des enfants relèvera essentiellement des femmes, la maternité sera culpabilisée

dans le milieu professionnel.

Tant que l’on considérera que la chose publique va mieux aux hommes, le plafond de verre continuera

d’exister dans les entreprises. Alors oui, mobilisation générale pour l’égalité professionnelle !

Lire aussi :  Aminata Traoré : « Indignons-nous et agissons ! »

hd0803 dans Humanite Dimanchefemmes0803 dans l'Humanité

 

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Les Pinçon-Charlot : « La guerre des classes s’accompagne d’une guerre psychologique »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 septembre 2011

Lu sur : PCF Grésivaudan22 septembre 2011

Article original : http://www.politis.fr/Les-Pincon-Charlot-La-guerre-des,15263.html

Les Pinçon-Charlot :

« La guerre des classes s’accompagne d’une guerre psychologique »

 

Les Pinçon-Charlot :  « La guerre des classes s’accompagne d’une guerre psychologique » dans IDEES - DEBATS - PHILO JE_lutte_des_classes_m

par Erwan Manac’h

 

Le couple Pinçon-Charlot, deux sociologues de la grande bourgeoisie,

réédite une version augmentée de « Le président des riches ».

L’ouvrage examine point par point les contours de « l’oligarchie »

qui gouverne la France.

Entretien.

 

Gonflé à bloc par le « grand bonheur » de se sentir « en phase avec la société », Monique Pinçon-Charlot,

Michel Pinçon et leur « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » ont retrouvé ce 15 septembre

les têtes de gondoles. Un an après sa parution, « Le président des riches » a été réédité en poche, augmenté

d’une analyse des récentes affaires (Lagarde-Tapie, Woerth-Bettencourt, Mediator) et d’une promenade

sociologique au Grand Prix de Diane à Chantilly, fief de l’emblématique Éric Woerth. « Un orage est prêt à éclater »

estime le duo, au terme d’un an de rencontre et de débat avec leurs lecteurs dans toute la France.

Politis.fr : Comment analysez-vous le succès de votre ouvrage ?

Monique Pinçon-Charlot : Il y a une sorte de brouillard idéologique. Les mots que nous mettons sur ce que

vivent les gens adoucissent considérablement leurs souffrances, car nous regardons les choses avec des lunettes

très spécifiques. Pour nous les riches mènent une « guerre des classes », qui vise à réduire au minimum les coûts

du travail. Ils utilisent la dette et le déficit comme armes pour détruire les services publics, maintenir des salaires

bas…

« Nous avons rencontré une très lourde inquiétude. » 

Image de prévisualisation YouTube

Politis.fr : Dans la « guerre des classes » qui se joue selon vous aujourd’hui,

la « conscience de classe » n’existe que du côté des dominants…

Michel Pinçon : Oui, la bourgeoisie fonctionne en réseau avec des interconnexions très fortes entre les familles.

Il existe un militantisme insoupçonné mais très efficace, sur les problèmes urbains par exemple.

La conscience de classe se traduit aussi dans les urnes. Les beaux quartiers ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy,

tandis que les votes sont dispersés dans les quartiers populaires. Il n’existe pas la même unité idéologique,

la même conscience politique, que dans la bourgeoisie.

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« Désigner la cause du malheur et projeter l’objet du bonheur possible, désigne le travail du politique… »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 juillet 2011

Tribunes le 29 Juin 2011

Comment Créer un « nous » de lutte à même d’inverser le cours de l’histoire ?

Projeter l’objet du bonheur possible 

Par Jacques Broda, sociologue.

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Nous sommes passés du temps de l’exploitation (les Trente Glorieuses, 1974),

au temps de l’exclusion (chômage masssif, 1995), à celui de l’extermination

(destruction des services publics, 2007). Les trois procédures se chevauchent,

s’intriquent, se contredisent dans une souffrance sociale indicible.

Une véritable détresse.

Dans son dernier ouvrage, Monique Schneider, psychanalyste, parle du « nebenmensch », chez Freud, celui,

celle, qui peut entendre, le cri, l’angoisse, l’effroi, du nourrisson, de l’enfant, il l’interprète, passe du besoin

au désir, par la parole (1).

Opérateur magique du lien social, l’autre, ici figure bienveillante, autorise l’homonisation et l’humanisation.

En irait-il de même pour le Parti communiste, le Front de gauche, lieux possibles d’une écoute, d’une

interprétation, d’une traduction politique de besoins en désirs, et d’une mise en forme par la vraie parole

de lutte ?

Si oui, il y a urgence à resignifier notre combat dans le champ de l’éthique et de l’extermination. Face à la

plongée, au gouffre abyssal dans lesquels se trouvent des millions de personnes, il y a urgence non

seulement à entendre le cri, fût-il étouffé dans leur gorge, l’appel à ne pas mourir. Ce cri est muet ;

il peut prendre des formes paradoxales, dépressives, mélancoliques, haineuses, dans la torsion du désir.

Désigner la cause du malheur et projeter l’objet du bonheur possible, désigne le travail du politique,

d’une politique de l’énonciation. Cette politique s’appuie sur les forces vives, et sur les forces en souffrance,

non pas comme boulet, poids mort assistantiel, mais comme braises, où la souffrance est cause du savoir.

Il y a ici un gisement, une humanité de possibles pas encore complètement détruits par les ravages de

l’exploitation, l’exclusion, la maladie, le désespoir…

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

 

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FEIGNIES ENSEMBLE N°32

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 novembre 2010

 

FEIGNIES ENSEMBLE                                                     PCF

FEIGNIES POUR TOUS                                                                                novembre 2010 – N°32

http://communistefeigniesunblogfr.unblog.fr/

 

Réforme des retraites : Le combat continue !

 « Je lutte des classes »

 

Vers un rassemblement populaire de transformation sociale

 

Depuis des mois, N. Sarkozy et son clan UMP bloquent toute véritable négociation sur les retraites. Ils bloquent les débats avec les parlementaires de gauche. Ils répondent par l’insulte, le mépris et les violences policières contre les jeunes, les salariés et tous ceux qui expriment leur rejet de cette réforme injuste voulue par le Medef.

En octobre, des millions de citoyens ont répondu à ce blocage par de puissantes manifestations populaires. Fait exceptionnel dans l’histoire sociale de notre pays, les 7 manifestations ont rassemblé à chaque fois entre 2 et 3 millions de manifestants, bien déterminés à poursuivre la lutte. Fait également sans précédent les nombreux messages de soutien d’organisations syndicales d’Europe, d’Afrique, d’Asie. Les travailleurs des autres pays ont compris qu’en descendant dans les rues pour défendre leurs droits à la retraite face aux mesures régressives préparées par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, les Français luttaient également pour tous leurs droits sociaux. 

 

Les 10 enseignements de ce premier grand conflit social du XXIe siècle

 

1.     Le gouvernement a perdu la bataille des idées

La retraite à 62 ans et à 67 ans pour le taux plein ne passe pas. Plus de 70 % des Français ont approuvé le mouvement.

2.     Un sentiment d’injustice insupportable

Alors qu’il avait trouvé des milliards pour sauver les banques, le gouvernement a choisi de faire peser 80 % du financement de sa contre-réforme des retraites sur les salariés.

3.     Des salariés qui parlent de pénibilité, de souffrance au travail

« Envie de se poser avant de crever », slogan brandi dans les manifestations. Rappelons que, pour un ouvrier, l’espérance de vie en bonne santé, c’est de 59 ans.

4.     Les femmes face à une réforme particulièrement régressive

Elles, qui occupent 83 % des emplois à temps partiels et dont la pension moyenne est de 826 euros (950 €, le seuil de pauvreté), devront pousser jusqu’à 67 ans  pour ne pas subir de « décote » !

5.     Une solidarité intergénérationnelle

Les lycéens ont rejoint le mouvement des salariés, révélant ainsi leur forte inquiétude face à l’avenir. Le chômage touche 25 % des jeunes et l’âge du premier emploi stable, c’est autour de 28 ans !

6.     Les salariés du privé sont entrés dans le mouvement

Les salariés des 12 raffineries ont mené la grève. 84 % des ouvriers ont soutenu le mouvement social.

7.     Des frontières public-privé qui s’effacent

Cheminots, raffineurs, fonctionnaires et métallos ont participé aux différentes actions de blocage.

8.     Un mouvement qui s’est organisé pour durer

Face aux blocages du gouvernement, la résistance s’est organisée dans toute la France.

9.     Les 8 organisations syndicales ont travaillé ensemble pour mobiliser, pour résister

10.   La démocratie, c’est écouter les millions de Français qui s’expriment dans la rue, la démocratie, c’est respecter la souveraineté populaire

Les Français veulent garder une véritable retraite par répartition. Ils sont contre l’épargne-retraite qui enrichit les financiers comme Guillaume Sarkozy !

Le Parti communiste, avec ses partenaires du Front de Gauche, a pris toute sa part à la mobilisation sur les retraites. Il l’a fait en déposant une proposition de loi alternative au projet Sarkozy-Woerth qui défend la retraite à 60 ans à taux plein. Ses député(e)s et ses sénateurs et sénatrices ont mené la bataille dans leur assemblée respective et ses militants étaient nombreux dans toutes les manifestations.

Cette détermination, face au projet du gouvernement, le Parti communiste veut la mettre aussi dans la construction d’un programme populaire et partagé qui puisse ouvrir la voie à une ère nouvelle démocratique, politique et sociale.

Avec ses partenaires du Front de Gauche, avec des milliers d’acteurs d’actrices du mouvement social, le Parti communiste veut construire, dès maintenant, une véritable alternative politique rompant avec les logiques libérales que nous imposent la droite, le Medef, la Commission européenne ou encore les banquiers du FMI, dirigé par Dominique Strauss-Kahn, ancien secrétaire national du Parti socialiste.

 

Les 50-65 ans sacrifiés pour l’emploi

 

« On voit d’entrée de jeu que le gouvernement tient un double discours : d’un côté, il y a un problème d’emploi des seniors, de l’autre, on crée les conditions pour les sortir de l’emploi » (Maurad Rahi, secrétaire confédéral de la CGT, chargé de l’emploi et du chômage)

16, 7 %, c’est le bond du nombre de personnes de plus de 50 ans inscrites au chômage entre août 2009 et août 2010.

  • Dans le Nord-Pas-de-Calais, le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 15 %.
  • En Côte-d’Or, le chômage des seniors a augmenté de 22, 5 % de janvier 2009 à mars 2010.
  • En Franche-Comté, un licenciement sur deux touche un senior…

La réforme des retraites ne fera qu’aggraver cette situation.  

 

Conseil municipal : samedi 18 décembre dès 9 h

 

Ces problèmes vous concernent. Venez en débattre avec nous le dernier vendredi de chaque mois, de 17 h 30 à 19 h à la salle polyvalente, Place de l’église.

 

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« Les Français sont en train de se battre pour l’avenir de l’Europe »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 31 octobre 2010

Reçu par courriel le 31 octobre 2010

Traduction de l’article de Mark Weisbrot, co-directeur du Center for Economic and Policy Research.

L’article original a été publié en anglais dans The Guardian le 20 octobre.

Les manifestants français ont raison :

il n’est pas nécessaire de repousser l’âge de départ à la retraite.

Par Mark Weisbrot, économiste, co-directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR), Washington.

En descendant dans les rues pour défendre leurs droits à la retraite face aux mesures régressives préparées par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, les Français luttent pour tous nos droits sociaux. 

Les manifestations qui secouent la France depuis quelques semaines mettent en lumière certaines différences avec la situation aux États-Unis. Les Français ont décidé, outre les grèves de grande envergure et les arrêts de travail qui se multiplient, de descendre par millions dans la rue pour défendre des acquis durement gagnés en matière de retraite. Il faut souligner que les protestations se font de manière pacifique et que seulement un très faible pourcentage de manifestants est responsable de dommages matériels et d’actes de violence, ce que les médias omettent parfois de distinguer. La colère populaire des français est orientée de façon positive, à la différence des États-Unis où elle va se traduire par l’élection prochaine de représentants politiques qui feront leur possible pour accentuer les souffrances des travailleurs et de la classe moyenne. 

Il était étonnant de voir les français élire Nicolas Sarkozy en 2007. Cet homme avait fait campagne sur l’idée que la France avait besoin d’une plus grande « efficacité » économique. Son modèle était les États-Unis. En réalité, il n’aurait pu choisir pire moment pour se tromper. La bulle immobilière était déjà en train d’exploser aux États-Unis, causant bientôt non seulement une grande récession outre-Atlantique, mais entraînant également la plupart des économies mondiales dans une grave crise. 

Pourtant, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un fort soutien des grands medias. Ces derniers, enchantés par le modèle américain, ont contribué à promouvoir un grand nombre de mythes qui ont jalonné sa campagne présidentielle. Certains d’entre eux affirmaient que la protection sociale française et les allocations chômage étaient « incompatibles avec une économie globale » et que les employeurs recruteraient davantage si l’on pouvait licencier plus facilement et si on réduisait les impôts des riches. 

Sarkozy a récemment abandonné l’une de ses mesures les plus impopulaires : la suppression du bouclier fiscal et l’aménagement de l’impôt sur la solidarité. Mais il y en aura d’autres. Pendant sa campagne, il avait promis de ne pas relever l’âge de départ à la retraite. En le faisant, il a déclenché une indignation générale. Désormais,  l’âge minimal de départ en retraite sera de 62 ans au lieu de 60 ans, et de 67 ans au lieu de 65 pour une retraite sans décote (dans le système étatsunien, la plupart des gens opte pour une retraite partielle qui est accessible à partir de 62 ans. Les personnes nées après 1959 ne percevront une retraite à taux plein qu’à partir de 67 ans).

Une nouvelle fois, la plupart des médias pense que les Français sont irréalistes et qu’ils devraient accepter ce programme comme les autres peuples. L’espérance de vie augmente. Nous devons donc travailler plus longtemps argumentent-ils. Ce point de vue est partiel. C’est un peu comme si l’on ne donnait que la moitié d’un résultat de baseball (ou de football, si vous préférez). Il est important de comprendre que la productivité et le PIB auront eux aussi augmenté en même temps et qu’il est donc en effet possible pour les Français de choisir de passer plus de temps à la retraite et de financer ce choix de société. 

L’âge de départ à la retraite a été modifié pour la dernière fois en 1983. Depuis lors, le PIB par habitant a augmenté de 45%. L’allongement de l’espérance de vie est très limité en comparaison. Le nombre d’actifs par retraité est passé de 4.4 en 1983 à 3.5 en 2010, mais la croissance du revenu national était largement suffisante pour compenser ces évolutions démographiques, incluant celle de l’espérance de vie.

Allons chercher plus loin: la croissance du revenu national lors des 30 ou 40 prochaines années sera bien suffisante pour payer l’augmentation des coûts des retraites liés aux changements démographiques. Elle laissera même aux futures générations la possibilité de profiter de meilleures conditions de vie comparées à celles des gens aujourd’hui. Il s’agit d’abord d’un choix de société qui concerne la question de savoir comment les gens veulent vivre leur retraite et se doter des moyens de la financer.

Si les Français veulent conserver l’âge de départ à la retraite tel quel, il existe de nombreuses façons de financer ce projet dans le futur sans pour autant augmenter l’âge de départ. Une d’entre elles, proposée par la gauche française (et que Sarkozy dit appuyer au niveau international), serait de taxer les transactions financières. Un impôt sur la spéculation pourrait générer des millions de dollars de revenus – un tel instrument existe au Royaume-Uni-, tandis qu’il découragerait simultanément les transactions spéculatives sur les actifs et ses dérivés. Les syndicats français et les manifestants demandent au gouvernement de prendre en compte ces approches.

Il est donc parfaitement raisonnable de considérer que l’allongement de l’espérance de vie puisse se traduire pour les travailleurs par un temps de retraite plus long. Et c’est ce qu’espère la plupart des citoyens français. Il est possible que tous n’aient pas fait de l’arithmétique mais ils se rendent compte intuitivement qu’étant donné que les richesses du pays augmentent année après année, ils ne devraient pas passer plus de temps de vie à travailler.

L’allongement de l’âge de départ à la retraite est une mesure hautement régressive qui frappera durement les travailleurs. Les actifs les plus pauvres, qui ont une espérance de vie plus courte, sont ceux qui perdront la plus grande proportion d’années de retraite. Les travailleurs qui devront se retirer tôt à cause du chômage ou d’autres difficultés penseront que la baisse de leur pension est une conséquence de ce changement. Et bien sûr, cette baisse n’aura pas d’impact sur les plus riches de la société, qui pour la plupart ne dépendent pas vraiment du système public de retraites, mais de leurs revenus accumulés.

 

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Pour la Commission européenne, répondre à la crise, c’est supprimer les solidarités et satisfaire les marchés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 septembre 2010

Pour la Commission européenne, répondre à la crise, c’est supprimer les solidarités et satisfaire les marchés  dans Austerite cropped-patrick-le-hyaric-huma3-new229 septembre 2010

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, député au Parlement européen

Pour la Commission européenne,

répondre à la crise, c’est supprimer les solidarités

et satisfaire les marchés 

 

Alors que cette année 2010 a été décrétée « année de lutte contre la pauvreté en Europe », et que le chômage ne cesse d’augmenter, la Commission européenne prépare pour cette fin de semaine un conseil économique et financier des plus antisociaux qui va accentuer la désindustrialisation, le chômage et la pauvreté.

Au moment du déclenchement de la crise, de nombreuses institutions ont salué le rôle des politiques de solidarité dans les pays européens comme « amortisseurs de la crise », pourtant la commission pousse à la destruction de ces solidarités.

Elle demande que la part de la dette d’un pays au-delà de 60% du PIB (la France était à 78% à la fin 2009), limite fixée par le Pacte de stabilité et de croissance, baisse à un rythme annuel de 5% pendant au moins trois ans. Dans le cas contraire, le pays serait sanctionné par une amende équivalente à 0,2% de son PIB. Mais la commission n’exige rien des banques à qui, sous différentes formes, ont été donnés en Europe près de 3000 milliards d’euros, c’est d’ailleurs l’une des causes essentielles de l’augmentation des dettes. Les banques sont passées faire des retraits à la caisse, et maintenant ce serait aux peuples de banquer ! Cette orientation est inadmissible, intolérable.

Par exemple, cette taxe équivaudrait pour la France à une ponction de 3.8 milliards d’euros. Soit le budget de l’agriculture ou la moitié de celui de la justice.

 dans ECONOMIE

Ce choix de la Commission qui doit être validé par les Etats est une aberration économique, sociale et politique. Nous appelons donc la France à ne pas le valider. Cette Commission est sourde aux souffrances des européens, des 75 millions de pauvres, des chômeurs, des travailleurs.

Au contraire, le message de la Commission est le suivant : « soit vous acceptez des sacrifices sans précédent soit vous paierez notre amende ». C’est déjà au nom de ces choix qu’est appliquée la super-austérité, avec le démantèlement des services publics et la casse des systèmes de retraite.

La Commission, avec ses calculs rigides et sans vision politique, ne propose aucun plan de relance, n’a pas pour réel objectif l’emploi et les salaires. Cette décision est en réalité un gage donné aux marchés financiers pour les rassurer sur l’argent qu’ils ont placé sur l’euro. On voit les dégâts en Europe, sur un an le nombre de personnes ayant un travail continue de diminuer.

Il faut au contraire changer radicalement de politique en changeant les fonctions de la BCE qui doit avoir un rôle de financeur des entreprises créatrices d’emplois, investissant dans la formation et l’emploi. Il faut lancer un grand plan de relance à l’échelle de l’Union, financé par la taxation des marchés financiers, qui passe par des associations d’entreprises européennes et de services publics européens, la mise en place d’objectifs en terme d’emplois, de développement industriel, de services utiles, et une vraie politique sociale.

Au pacte d’austérité, nous opposons un pacte de développement social et humain durable. Celles et ceux qui agissent aujourd’hui dans toute l’Europe à l’appel de la Confédération européenne des Syndicats, sont les ferments de l’indispensable Europe sociale.

 

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FEIGNIES ENSEMBLE N°30

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 septembre 2010

 

FEIGNIES ENSEMBLE                                                   PCF

FEIGNIES POUR TOUS                                                                        septembre 2010 – N°30

http://communistefeigniesunblogfr.unblog.fr/

 

« Ce qui se passe aujourd’hui est extrêmement grave : pour la première fois depuis la Libération de 1945, nous assistons à une politique de nature raciale »

Maître Henri Braun – avocat

« Il faudrait parler plus positivement des étrangers »

Monseigneur Schockert – évêque de Belfort

 

Sécurité : un gouvernement de pompiers pyromanes !

Objectif : Diviser et faire peur

 

Pourquoi des situations d’insécurité ?

 

  • 144 000 : c’est le même nombre de fonctionnaires de police sur tout le territoire qu’en 2002
  • 11 000 : le nombre de suppressions de policiers et de gendarmes en 2010
  • 256 000 : les emplois sacrifiés en 2009, sous le ministère de M. Estrosi, maire d’une ville riche, grand donneur de leçons aux communes en difficulté
  • 41, 7 % : le taux de chômage des jeunes hommes de moins de 24 ans, en zones urbaines sensibles
  • 9 000 : le nombre de postes d’enseignants spécialisés des Réseaux d’aide aux enfants en difficulté que le gouvernement veut supprimer

 

A Feignies : Le poste de police, antenne du commissariat de Maubeuge a été supprimé.

        La présence de la gendarmerie a été supprimée sur le territoire de la commune.

A Maubeuge : Il manque 70 personnes au commissariat pour un fonctionnement normal.

A Fourmies : 30 gendarmes remplaceront 56 policiers du commissariat qui fermera fin 2010.

 

Quelles solutions ?

 

  • L’État est gardien de l’intérêt général et responsable du bon fonctionnement des services publics : santé, éducation, sécurité, justice…
  • L’État doit garantir la sécurité des biens et des personnes sur tout le territoire, que la commune ait 500 habitants ou 50 000.
  • Il faudrait revenir à une police de proximité, une police de la vie quotidienne, proche des gens. S’ils étaient en nombre suffisant et libérés de la politique du chiffre, les fonctionnaires de police, pourraient être régulièrement présents dans les quartiers. Alors s’instaurerait un véritable dialogue respectueux et citoyen entre les policiers et tous les habitants.
  • Ces policiers feraient ainsi de la dissuasion préventive et non plus seulement de la répression.
  • Il faudrait aussi, et surtout, promouvoir une politique de maintien et de création d’emplois dans les entreprises et arrêter la casse des services publics.

 

Jeudi 26 août : Journée de solidarité à Malo-les-Bains pour

plus de 5 400 nordistes, dont 58 Finésiens.

Un grand bravo aux organisateurs !

 

Pierre Laurent était venu y faire sa rentrée politique, après être allé apporter son soutien aux salariés en lutte de chez Total-Dunkerque. A cette occasion, il déclarait :

« Nicolas Sarkozy travaille sous la dictée du Medef. Il n’est que le “ petit frère des riches . Sa seule croisade, il la conduit au service de l’argent. Sa seule guerre, il la mène contre le monde du travail. Une guerre sans merci, contre les pauvres, contre les salariés. »

 

De nouvelles charges pour les familles, les ménages modestes

 

  • Déremboursement des médicaments, les mutuelles emboîtent le pas à la Sécu !

Les mutuelles reprennent l’argument de l’efficacité qui a déjà permis la décote de 150 produits remboursés à seulement 15% (les vignettes orange). Jugeant la mesure aberrante, elles refusent de prendre en charge le reste à payer.

Christian Saout, du Collectif inter associatif sur la santé, dénonce une «avancée vers les couvertures à plusieurs vitesses. Nous allons voir apparaître des contrats de plus en plus low cost qui ne remboursent que les médicaments à utilité élevée».

 

  • Suppression, dans la déclaration des revenus, de la ½ part pour les veufs et les veuves ayant élevé des enfants.

A partir de 2012, beaucoup de retraités, jusqu’ici non imposables, vont se trouver imposés.

Exemple pour 2010 :

      Avec 1,5 part, revenu déclaré de moins de 13 950 € → non imposable

      Avec 1 part : 518 €  à payer !

A cela s’ajouterait la suppression des aides liées à la non imposition (redevance télé…)

 

Retraites : quelques vérités !

 

  • L’espérance de vie en bonne santé est de 59 ans pour les ouvriers. A partir de 55 ans, deux maladies sur cinq sont liées au travail. A partir de 60 ans, c’est trois maladies sur cinq. Reculer l’âge auquel les travailleurs peuvent partir en retraite avec une pension honorable, c’est prolonger les souffrances de tous ceux et celles qui ont des métiers difficiles, et c’est même mettre leur santé en danger.
  • Double peine pour les femmes. Elles, qui ont très souvent des carrières incomplètes (emplois précaires, temps partiels, chômage…), devront attendre 62 ans et plus sûrement 67 ans pour obtenir une retraite à taux plein. Aujourd’hui, elles perçoivent en moyenne 825 euros par mois, soit 62% de la pension moyenne des hommes.
  • Avec la réforme, 85 % des efforts reposent sur les salariés. Il faut demander plus aux revenus du capital.
  • Décaler l’âge de départ à la retraite revient à préférer entretenir le chômage des jeunes plutôt que de payer des retraites. Une classe d’âge de départ à la retraite, c’est 700 000 personnes. Le recul à 62 ans, c’est bloquer des centaines de milliers d’emplois tous les ans alors que beaucoup de jeunes n’arrivent pas à trouver du travail. Le taux de chômage des 15-24 ans est de 23 % !
  • Toutes les suppressions d’emplois dans le privé, de postes de fonctionnaires d’Etat qui assurent les services publics et l’intérêt général (100 000 en 3 ans), c’est moins de cotisations.

 

Ces problèmes vous concernent. Venez en débattre avec nous le dernier vendredi de chaque mois de 17 h 30 à 19 h à la salle polyvalente, Place de l’église.

 

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APPEL DU 7 SEPTEMBRE 2010

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 août 2010

Publié sur : http://ber60.over-blog.com/3 août 2010

 

APPEL DU 7 SEPTEMBRE 2010

 

Résistons à la mise par terre de notre sécurité sociale. Refoulons les forces assurantielles qui ont investi le pouvoir pour rafler le mise de centaines de milliards d’euros destinés aux retraites. Mettons en place des comités populaires de défense de la sécurité sociale. Bref, entrons en résistance contre l’ennemi qui a pour nom le profit.

Après des années de travail de sape contre la plus belle conquête ouvrière de la libération, la bourgeoisie française, celle qui avait collaboré avec les nazis durant la seconde guerre mondiale, s’apprête à prendre sa revanche et à briser notre sécurité sociale solidaire mise en place en 1945 par Ambroise Croizat, ministre du travail du Général de Gaulle, communiste et syndicaliste, en application des décisions du Conseil National de la résistance.

C’est donc un appel à tous les travailleurs, quel que soient leur âge, leur sexe, leurs professions, leurs catégories, d’entrer en résistance pour empêcher que la sécurité sociale, et particulièrement la retraite et l’assurance maladie, qui les protègent depuis plus de 65 ans, ne soit rayée de la carte des droits sociaux. C’est d’autant plus nécessaire que les bataillons des assurances privées sont déjà en train de fourbir et de peaufiner un système à l’américaine permettant de tirer de gros revenus sur la santé et sur les retraites par capitalisation en laissant de côté des millions de personnes qui ne pourront plus se payer une protection sociale faite alors pour les riches et les hauts revenus.

Le ver est dans le fruit depuis les ordonnances de De Gaulle en 1967, ce ver a demeuré à l’état végétatif un certain temps,  s’est développé à partir des premières restrictions de fonds comme le forfait hospitalier et les déremboursements sous les gouvernements de Mitterrand puis par les décrets Balladur de 1993 en plein été, ensuite par la réforme Juppé et celle de Bachelot concernant l’assurance maladie et la destruction d’hôpitaux publics pour les remplacer par des cliniques privées restreignant les droits aux soins comme le stipule pourtant la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Des individus se sont fourvoyés dans l’acceptation de ces remises en causes et certains ont fait allégeance avec les assureurs privés. Vous les connaissez, pour certains ils ont eu des responsabilités gouvernementales :  ce sont ces hommes-là que la droite utilise pour par exemple casser nos services hospitaliers publics en ce moment et certains proviennent de la mutualité française  ou de la gauche réformiste. L’histoire de France nous a appris que de tout temps des renégats ont servi contre les intérêts de la population et au profit d’une minorité de privilégiés mais les résistances ont su prendre le dessus sur le malheur, sur l’injustice, les souffrances  occasionnées. Si nous ne réagissons pas, le sinistre Denis Kessler, ancien vice-président du Medef, Président des sociétés d’assurances privées aura gagné son pari : exiger de Sarkozy qu’il remette en cause la plus belle conquête sociale : la sécurité sociale.

Ce personnage, en effet, au nom de sa classe, celle qui avait trahi en 1940 en s’accointant avec l’occupant, avec Vichy, veut sa revanche et mettre fin à ce compromis passé entre les gaullistes résistants et les communistes créant la sécurité sociale et d’autres conquêtes sociales. Nul doute que la pseudo réforme des retraites entraînant demain des départs pour les générations actuellement au travail se traduira par des retraites servies après 67 ans voir 70 ans. Nous en reviendrons alors à la retraite pour les morts que dénonçait la CGT en 1910. Il s’agit en fait, ni plus ni moins, de reprendre la partie de la valeur ajoutée que la bourgeoisie française a dû céder en 1945 aux salariés par la cotisation entreprise et non celle de l’employeur qui est une contre-vérité.

La valse des milliards actuellement dans les grands groupes industriels et financiers, les frasques de ceux-ci à l’exemple de l’Oréal avec l’affaire Bettancourt Woerth attestent que les capitalistes entendent récupérer cette manne des cotisations sécurité sociale pour leur profit aux risques de dégradation de la santé et du niveau de vie de la population.

La retraite est la première cible, après viendront l’assurance maladie puis les accidents  du travail car le patronat n’a jamais avalé la mise en place de ce risque particulier détenu avant guerre par les sociétés d’assurances.

Il est encore temps d’empêcher la catastrophe sociale derrière la remise en cause de cette grande conquête sociale de la libération. Il faut empêcher KESSLER, WOERTH,SARKOZY,PARISOT,ROCARD,EVIN de vendre au capital ce qui a fait l’honneur de notre pays dans le monde entier; nous n’avons pas besoin d’un « nouveau Montoire » et d’une capitulation savamment préparée par ceux qui pactisent avec les assurances privées.

J’appelle tous les travailleurs, hommes et femmes, jeunes et retraités, immigrés, sans papiers à se lever contre cette capitulation voulue et recherchée par cette cinquième colonne du capital qui dans le gouvernement s’apprête à obéir aux ordres de Kessler pour en finir avec ce compromis historique et rendre la retraite, la santé aux compagnies d’assurance.

Partout dans le pays doivent se mettre en place des fronts de défense de la sécurité sociale et des retraites, chaque salarié, chaque retraité doit se mobiliser pour bouter dehors la finance et les spéculateurs de la santé et des retraites.

Le 7 septembre, sera une journée nationale de lutte pour la défense de nos retraites.

Il y va de l’avenir de notre sécurité sociale.

Tous dans la rue ce jour-là.

Bernard LAMIRAND

 

Ambroise Croizat

 

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“En deux ans de temps, de 1945 à 1947, il produisit avec une équipe de syndicalistes à ses cotés une quantité de lois sociales qui firent de la France le pays le plus développé sur les réalisations sociales.

La reconnaissance des travailleurs était telle que ceux-ci l’avaient baptisé:” le ministre des travailleurs” au lieu de ministre du travail. Une appellation que jamais plus en France on ne retrouvera depuis.

Sa principale réussite fut la sécurité sociale.” (Bernard Lamirand)

Voir sur notre blog l’article :

Ambroise Croizat, “le ministre des travailleurs”, honoré par la ville de Paris

 

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Rapport Cimade 2008

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 novembre 2009

La Cimade publie son 9ème rapport sur les centres et locaux de rétention administrative

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Le Rapport Cimade 2008 sur les centres et locaux de rétention administrative veut mettre en lumière cette poursuite de la criminalisation des migrants et de la systématisation de leur enfermement. Plus que jamais, la lutte contre ce processus réclame la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés avant tout à l’humanité et à la défense des droits et libertés fondamentales des personnes.

 

> Télécharger le rapport 2008 sur les centres et locaux de rétention administrative

 + d’infos sur la Cimade : http://70ans.lacimade.org/


L’Humanité – 30 octobre 2009

La réalité sordide des antichambres de

l’expulsion

Dans son rapport annuel sur l’enfermement des étrangers, la Cimade dénonce les « vies brisées » par la « rétention industrialisée ».

Des « vies brisées », des « espoirs anéantis », des « familles séparées »… Le constat dressé par la Cimade sur l’enfermement des étrangers en France est accablant. Chaque année, plus de 30 000 étrangers passent par les 26 centres de rétention administratives (CRA) de France, antichambres de l’expulsion.

La Cimade est la seule association autorisée à y pénétrer pour fournir aux étrangers une aide juridique indispensable, peut être plus pour très longtemps… Menacée par une réforme gouvernementale, l’association oecuménique précisait jeudi qu’il s’agissait peut être du dernier rapport aussi complet rendu sur la question… « Le climat général dans les centres de rétention se dégrade considérablement » dénonce Damien Nantes, responsable du service défense des étrangers reconduits. L’événement marquant de l’année 2008 aura été très certainement l’incendie du centre de rétention de Vincennes, entièrement parti en fumée après une révolte des retenus. Mais ces révoltes sont régulières et souvent plus pacifiques : « la tension monte, constate l’association dans son rapport qui précise que c’est avant tout contre eux-mêmes que les étrangers retournent cette violence : « automutilations, tentatives de suicide, grève de la faim se multiplient ».

Ainsi, en mai 2009, l’association a comptabilité, pour le seul centre de rétention de Vincennes, neuf tentatives de suicide. A l’origine de ces souffrances, la politique du chiffre qui pousse à la multiplication des « dérives et absurdités » selon le rapport : « l’application mécanique de la loi sans prise en compte des situations humaines conduisent à l’enfermement de femmes enceintes, d’enfants (y compris de nourrissons), de malades, de personnes dont toute la famille est en France, où qui y vivent et y travaillent parfois depuis plus de vingt ans ». Cette quête des statistiques conduit aussi à des situations kafkaïennes comme l’arrestation de touristes, bagages à la main et billet de retour en poche.

Ainsi en mars 2009, dix ressortissants marocains étaient arrêtés à la frontière espagnole, bagages à la main et billets du retour en poche. Placés en centre de rétention, ils ont été expulsés… Les conséquences de la politique du chiffre, ce sont aussi ces 222 enfants placés en rétention pour l’année 2008, parmi lesquels de nombreux nourrissons. « Nous constatons de nombreux troubles chez les enfants placés en rétention, écrit la Cimade : irritabilité, troubles du sommeil, mutisme, troubles de l’alimentation, etc. » Ce placement s’organise dans un flou juridique puisque les enfants placés en rétention ne font l’objet d’aucune mesure administrative…

A lire également sur l’humanite.fr : La Cimade accuse

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Le mobbing, vous connaissez ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 18 septembre 2009

La vidéo ci-dessous est une fiction mais elle renvoie à une situation bien réelle. Selon Loïc Scoarnec, il existe maintenant des « nettoyeurs » dont le rôle inavoué est de faire craquer des salariés, dans le cadre d’une restructuration d’entreprise.

Extrait n°1 sur 10. De gré ou de force, un téléfilm de Fabrice Cazeneuve (France, 1998 –86 mn) Scénario : Laurent Chouchan, Sarah Levy.

Medic-Hall, filiale de la GFI (Générale financière d’investissement) spécialisée dans la vente de matériel médical, regroupe une dizaine d’employés. Dans le cadre de la restructuration du groupe, la GFI décide de se débarrasser du personnel de Medic-Hall en utilisant une méthode qui permettra d’éviter toute indemnité de licenciement. Traque systématique de la moindre faute professionnelle, humiliations, tâches ingrates, tous les moyens sont bons pour pousser à bout les employés transformés en victimes. Ce jeu de massacre est orchestré par Sébastien Jalabier, redoutable spécialiste du « dégraissage »… Liquidation totale

Avec : Julien Boisselier (Vincent), Philippe Duclos (Jalabier), Laurent Arnal (Philippe Gentais), Marie Desgranges (Nora), Philippe Faure (Max), Joseph Falcucci (Joseph), Isabelle Habiague (Corinne), Christian Pereira (Charles).

Pour voir la vidéo, suivre ce lien

En cliquant deux fois sur la vidéo, vous arriverez sur le site de Daily Motion et vous pourrez ainsi accéder aux autres extraits.

 

Quelle est aujourd’hui la valeur d’un être humain dans le monde du travail ?

 

Cette question, Arte la posait déjà en février 2001, dans son émission Théma consacrée au harcèlement moral au travail.

http://archives.arte.tv/societe/mobbing2/ftext/thema.htm

 

Extrait de la page : MOBBING : INTRODUCTION – DEFINITIONS

http://archives.arte.tv/societe/mobbing2/ftext/definition.htm

 

Bien que le harcèlement moral au travail soit aussi vieux que le travail lui-même, ce n’est que dans les années 1980 qu’il a été identifié par Heinz Leymann sous le terme de « Mobbing », terme anglais qui signifie « l’action d’une foule assaillant une personne ».
Selon un avis de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme du 29 Juin 2000, le Mobbing remet en cause les principes contenus dans les textes fondateurs des Droits de l’Homme et constitue une atteinte à la dignité du salarié, à l’intégrité de sa personne et à son droit au travail. Il met en danger, non seulement l’équilibre personnel, mais également la santé de l’individu et de sa famille.

De nombreuses définitions du Mobbing ont été données, afin de montrer la complexité du phénomène, nous vous en proposons quelques unes d’entre elles ci-dessous.


Le mobbing, vous connaissez ? dans ECONOMIE point Pour Heinz Leymann, psychosociologue suédois, « le concept de Mobbing » (qu’il a qualifié de psychoterreur) Le mobbing désigne une relation conflictuelle sur le lieu de travail, aussi bien entre collègues qu’entre supérieurs et subordonnés. La personne harcelée, la victime, est agressée de façon répétitive sur une période de six mois au moins, le but étant de l’exclure.
Cette définition est accompagnée d’une liste de quarante-cinq comportements pouvant caractériser la mise en place d’un Mobbing.

point dans SOCIAL La proposition de loi déposée par le groupe communiste dirigé par le Député Georges Hage propose de définir le harcèlement moral au travail comme  » un harcèlement par la dégradation délibérée des conditions de travail « .  (Voir l’interview)

point dans Souffrance au travail Pour l’association Mots pour Maux au travail, le harcèlement moral est un ensemble de conduites ou d’agissements infligeant une souffrance sur le lieu de travail, de façon durable, répétitive et/ou systématique par une ou des personnes à une autre personne, par tous les moyens relatifs aux relations, à l’organisation, aux contenus ou aux conditions de travail en les détourant de leur finalité, manifestant ainsi une intention consciente ou inconsciente de nuire ou d’exclure.

point Pour Philippe Ravisy, juriste, le harcèlement professionnel est un comportement fautif répété dont le caractère vexatoire, humiliant ou attentatoire à la dignité perturbe l’exécution du travail de la personne qui en est victime.

point Pour Christophe Dejours, un des premiers chercheurs français à s’être intéressé aux conditions d’exécution du contrat de travail et à la socio-psychologie de la relation de travail, estime que « le harcèlement moral est une forme clinique de l’aliénation sociale dans le travail résultant de contraintes psychiques exercées de l’extérieur sur un sujet par l’organisation du travail, par les modes de gestion et d’évaluation ou de direction de l’entreprise « .

point Pour Marie-France Hirigoyen, psychiatre, le harcèlement moral au travail est : »toute conduite abusive se manifestant notamment par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits, pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychique d’une personne, afin de mettre en péril l’emploi de celle-ci ou dégrader le climat de travail ».

 

 Musique

Sur un air de rock festif, le Groupe de Rock Virtuel Ecchymose a composé la chanson « M’Harcel » dont les paroles mettent au grand jour ce que beaucoup vivent d’une manière cachée.

http://www.dailymotion.com/video/x89vro

 

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