• Accueil
  • > Recherche : en haut en bas

Résultats de votre recherche

Malika, ouvrière de la nuit à PSA Poissy

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 janvier 2017

Basta !

INVISIBLES

Malika, 25 ans dans l’industrie automobile :

« Bosser la nuit, on fait ça pour le salaire, mais je me fais voler »

 

par Hélène Bléhaut, Rémi-Kenzo Pagès 12 janvier 2017

Capture.PNGouvrièredenuit

Cliquer sur l’image pour lire l’article.

Publié dans Basta!, Capitalisme, Exploitation, France, multinationales, SOCIAL | Pas de Commentaires »

L’Europe sociale n’existe pas – Travailleurs détachés (Eric Bocquet)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 juin 2016

 

L’Europe sociale n’existe pas

Travailleurs détachés -

Par Eric Bocquet  / 10 juin 2016

Chronique parue dans Liberté Hebdo.

 

Capture.PNGtravailleursdetaches

 

  20 ans après l’adoption de la Directive sur le détachement

  des travailleurs, la Commission européenne se sent obligée

  d’imaginer un renforcement des règles… oh, tout cela

  ne va pas bien loin. Rappelons-en les origines.

  Son écriture fait suite à l’entrée dans l’Union de 3 nouveaux

  États, le Portugal, la Grèce et l’Espagne. Compte tenu

  de la relative faiblesse des salaires dans ces trois pays,

  leur adhésion aggrave les écarts de salaires

  entre tous les États et donc les risques d’abus en matière

  de détachement des travailleurs européens. Cette Directive

  institue donc des règles minimales, salaire du pays d’accueil

  versé au travailleur, durée du travail, règles d’hygiène

  et de sécurité, mais versement des cotisations sociales

  au pays d’envoi ou d’origine si vous préférez.

 

 

 

Et c’est là où le bât blesse, l’écart de cotisation entre notre pays et la Pologne peut atteindre 30 %.

Chacun comprend immédiatement l’intérêt qu’il y a pour une entreprise à recruter un ouvrier polonais, bulgare

ou slovène…

En 2004, lors du grand élargissement à 10 nouveaux États membres, essentiellement des pays de l’Est européen,

l’écart des salaires, qui était jusque-là de 1 à 3, s’est aggravé pour atteindre l’écart de 1 à 10, entre la Bulgarie

avec un SMIC à 180 euros environ et le Luxembourg où il atteint 1900 euros !

Le pourcentage des détachements des pays à bas niveau de salaires vers les pays à haut niveau de salaires était

en 2014 de 34,4 %, dans l’autre sens il tombe à 2,6 % ! Pas de commentaire.

[Lire la suite sur ericbocquet.fr]

 

Publié dans ECONOMIE, EUROPE, Exploitation, IDEES - DEBATS - PHILO, Liberalisme, POLITIQUE, SOCIAL | Pas de Commentaires »

« Isolé, l’exécutif perd ses nerfs et cogne à tout-va contre les grévistes »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 mai 2016

humanite.fr – 25 mai 2016

Isolé, le pouvoir se déchaîne contre les syndicalistes

Sébastien Crépel, Gérald Rossi, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini

*

Capture.PNGHuma2505

 

  Gouvernement et patronat s’agitent

  pour décrédibiliser les salariés grévistes.

  Leur cible :

  la CGT, pour diviser les syndicats entre

  eux et fédérer les Français contre

  le mouvement social. Quitte à inverser

  les responsabilités dans la situation

  créée par le passage en force de la loi

  El Khomri. Décryptage.

  L’exécutif perd ses nerfs et cogne à tout-va

  contre les grévistes, au point d’en oublier

  ses responsabilités dans le conflit en cours

  et sa propre situation de faiblesse devant

  l’opinion et le Parlement.

  « Dérive », « impasse », « chantage »,

  « preneurs d’otages », « blocage d’une minorité »…

*

En s’exprimant lundi et mardi, Manuel Valls et François Hollande ont montré une fébrilité qui contredit leur assurance

répétée sur tous les tons d’aller « jusqu’au bout » sur la loi travail. Comme dans toute opération de division, il faut

une tête de Turc : c’est donc la CGT sur laquelle se concentrent les tirs, pour tenter de l’isoler dans l’intersyndicale.

La panique est au pouvoir : et si le mouvement dans les raffineries entraînait d’autres secteurs professionnels ?

Une peur non dénuée de fondement, en fait, puisque de nouveaux mouvements se dessinent un peu partout.

Alors que six raffineries sur les huit que compte le pays étaient toujours à l’arrêt ou tournaient au ralenti hier,

et que les dépôts de carburant du Nord étaient bloqués, les personnels des terminaux pétroliers des ports du Havre,

de Fos-sur-Mer et de Lavera, qui acheminent le carburant d’importation, étaient aussi en grève.

D’autres entreprises s’apprêtent à les imiter : à la SNCF aujourd’hui et demain à l’appel de la CGT et de Solidaires ;

à la RATP où une « grève illimitée » débutera le 2 juin ; grève enfin dans l’aviation civile, sur des revendications

propres à ce secteur, à l’appel de tous les syndicats représentatifs, les 3, 4 et 5 juin…

Le spectre d’une France paralysée hante les cauchemars du gouvernement et du patronat.

Alors, on s’agite en haut lieu pour décrédibiliser très vite ceux qui s’y impliquent, et tenter

de fédérer les Français contre eux.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans CGT, ECONOMIE, France, Luttes, SOCIAL | Pas de Commentaires »

Maubeuge : manifestation contre la loi El Khomri samedi 9 avril

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 avril 2016

lavoixdunord.fr

 

Maubeuge :

une manif contre la loi du Travail samedi, par un collectif intersyndical

 

CapturecollectifMaubeuge

  La loi El Khomri, ils n’en veulent pas,

  et ils veulent le faire savoir.

  Mardi soir, c’est à l’espace Liberté

  de la rue d’Hautmont qu’ils ont appelé à

  constituer un « collectif de jeunes citoyens »

  contre le projet de la loi de Travail,

  à l’initiative de la Jeunesse communiste

du Val de Sambre.

 

Autour de la table, essentiellement des responsables syndicaux, membres des unions locales CGT,

des membres du PCF, à l’instar de Xavier Dubois, secrétaire local, des membres de la Jeunesse communiste

du Val de Sambre. Un collectif intersyndical, en somme qui est assuré du soutien de FO et même de la Jeunesse

ouvrière chrétienne. Tous unis avec un seul mot d’ordre, appeler à une mobilisation ce samedi dans les rues

de Maubeuge.

« Ce que nous demandons, c’est le retrait de la loi El Khomri. C’est un retour en arrière de cinquante ans »,

s’accordent-ils à dire. Ce projet de loi, « c’est un massacre pour la jeunesse », réaffirment-ils.

« Nous voulons repartir sur d’autres bases, pour un code du Travail du XXIe siècle, qui apporte plus de progrès

social et une réduction de temps de travail à 32 heures, et le maintien des conventions collectives »,

martèle Michel Coupé, secrétaire général de l’union locale CGT d’Aulnoye-Aymeries.

[Lire la suite sur lavoixdunord.fr]

 

Publié dans France, Luttes, SOCIAL | Pas de Commentaires »

Et maintenant, la retraite à 63 ans ! Au minimum. Et avec des pensions revues à la baisse !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 octobre 2015

 

     Retraites : un recul social imposé sous haute pression

 

retraitesgattaz

 

 

  Après des mois de forcing du Medef,

  et avec le concours du gouvernement,

  les négociations sur l’Arrco et l’Agirc 
se soldent

  par un accord austère allongeant d’un an

  la durée de cotisation, sous peine d’une décote

  dissuasive.

 

 

Et maintenant, la retraite à 63 ans ! Au minimum. Et avec des pensions revues à la baisse.

Dans la série des reculs enregistrés en matière de droit à retraite depuis une vingtaine d’années,

l’« accord de principe » trouvé vendredi entre les organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFTC, CGC)

sur les régimes complémentaires Arrco et Agirc est à marquer d’une pierre noire.

Après le recul de l’âge légal de départ à 62 ans imposé par la droite en 2010, et l’allongement de la durée

de cotisation obligatoire à 43 ans dans le régime de base par Hollande en 2014, c’est une nouvelle vague

de mesures austères qui menace le monde du travail. Vendredi soir, la satisfaction était franche du côté

patronal, mais aussi chez Manuel Valls qui, selon plusieurs témoignages, n’a pas hésité à exercer des pressions

sur des négociateurs syndicaux pour les amener à passer outre leurs réticences et à « s’engager ».

Le chef de file de la délégation du Medef, Claude Tendil, jubilait, parlant d’« un accord historique » (une ultime

séance de discussion pour finaliser le projet est prévue le 3 novembre).

À peine moins enthousiaste, le patron de la CFDT, Laurent Berger, évoquait « un accord équilibré »,

des « mesures justes ». Tandis que Philippe Pihet, de FO, prononçait un « avis défavorable », dénonçant

des efforts déséquilibrés, Éric Aubin, pour la CGT, regrettait « un jour très triste pour les retraités actuels

et futurs ». Qu’on en juge.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans Austerite, ECONOMIE, France, Liberalisme, RETRAITES, SOCIAL | Pas de Commentaires »

Quand le lobby bancaire met la main sur la haute administration (Basta !)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 octobre 2015

 

Collusion et pantouflage :

quand le lobby bancaire met la main sur la haute administration

 

par Agnès Rousseaux 28 septembre 2015

 

Capturefinances

Hollande le souhaite :

  c’est un ancien de chez BNP qui va être

  nommé à la tête de la Banque de France

  et de l’autorité de contrôle des banques,

  si le Parlement l’approuve.

  Conflit d’intérêt ? Collusion ?

  Menace pour la régulation bancaire ?

 

 

Une décision symbole de la porosité entre banquiers et instances chargées de leur contrôle,

qui explique en partie le laisser-faire coupable et l’inaction des régulateurs et responsables

politiques face à la finance.

Enquête sur les ressorts de l’influence considérable du lobby bancaire sur la haute fonction

publique et nos dirigeants politiques.

François Villeroy de Galhau, ex-directeur général délégué de BNP Paribas, va devenir président de la Banque

de France. Cette nomination, voulue par François Hollande, doit être entérinée le 29 septembre

par les Parlementaires. La décision a provoqué la colère de 150 économistes :

« Il est totalement illusoire d’affirmer qu’on peut avoir servi

l’industrie bancaire puis, quelques mois plus tard, en assurer

le contrôle avec impartialité et en toute indépendance, écrivent-ils

dans une tribune. Nos gouvernants sont-ils à ce point prisonniers

des intérêts financiers qu’ils laissent à la finance le pouvoir

de nommer les siens aux fonctions-clés des instances censées

la réguler ? »

Depuis la crise financière de 2008, rien n’a été fait pour éviter les collusions et conflits d’intérêt.

Les banquiers se retrouvent à la tête des instances de régulation financière. Dans l’autre sens,

hauts fonctionnaires ou responsables politiques sont toujours plus nombreux à partir travailler

pour les banques.

[Lire la suite sur bastamag.net]

 

Publié dans Basta!, Finance, France, POLITIQUE | Pas de Commentaires »

Julian Mischi : Le communisme désarmé, le PCF et les classes populaires depuis les années 1970

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 août 2015

 

À propos de l’histoire récente du PCF

 

Capturelecommunismedésarmé

  Dans son dernier ouvrage, le sociologue Julian Mischi

  s’interroge sur les raisons de la perte de centralité

  des ouvriers, et des classes populaires en général,

  au sein du Parti communiste.

  «Parti de la classe ouvrière» à sa création, en 1920, comment le PCF

  en est-il arrivé à se préoccuper désormais de représenter la société

  «dans sa diversité» ?

  Quel lien peut-on établir entre cette mutation et l’affaiblissement

  de l’organisation ?

  C’est à ces épineuses interrogations que s’affronte Julian Mischi

  dans son dernier livre.

Prévenons d’emblée tout malentendu éventuel : le sociologue n’a pas lâché ses prétentions scientifiques

pour s’inviter dans les débats internes à son objet d’étude. Pour autant, et c’est heureux, sa recherche est

ouvertement motivée par l’ambition que les classes populaires reviennent au-devant de la scène politique.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Pays-Haut : l’histoire du Parti communiste français décryptée

 

Le communisme désarmé, le PCF et les classes populaires depuis les années 1970, le dernier livre du sociologue

Julian Mischi, est une passionnante immersion dans le Parti communiste français. Il tente, en analysant

les sections du Pays-Haut comme d’autres régions du pays, d’en comprendre le déclin dans les années

1980-1990 puis le (léger) renouveau militant depuis 2005.

 

CaptureJulianMischi

 

  « Le déclin du PCF a renforcé la marginalisation

  politique des classes populaires, qui sont encore

  davantage exclues de la scène politique aujourd’hui.

  Ce qui renforce la capacité des partis éloignés

  de celles-ci à parler en leur nom, comme le Front

  national », explique Julian Mischi.

 

  A lire sur PCF Bassin

Publié dans IDEES - DEBATS - PHILO, PCF | Pas de Commentaires »

France : Espérance de vie en baisse

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 juin 2015

 

La hausse de l’espérance de vie est un phénomène qui a ses propres causes, parfaitement identifiables.

Prendre du recul donne les moyens de mesurer l’évolution probable de notre longévité,

et surtout d’expliquer pourquoi elle stagne et risque fort de baisser dans les années et décennies à venir.

 

Captureespérancedevie

Cliquer sur l’image pour lire l’article

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits :

 

Inégalité de classes devant la mort

 

Selon les rares enquêtes produites sur la question, le taux de mortalité chez les chômeurs

est radicalement supérieur à la moyenne. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’aggrave.

D’après une étude longue publiée par l’Insee il y a quinze ans, le risque relatif de mortalité est passé

de +3,5% entre 1975 et 1980 à +5,1% entre 1990 et 1995. Ce phénomène s’est depuis alourdi.

Selon Pierre Meneton, chercheur à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Insem),

le chômage tue « entre 10.000 et 20.000 personnes par an ». Son étude, réalisé entre 1995

et 2007 et portant sur 6.000 volontaires âgés de 35 à 64 ans, montre une « surmortalité très importante ».

Etre privé d’emploi a « des effets majeurs sur la survenue d’accidents cardiovasculaires et de pathologies

chroniques ».

[…]

En France, seule la comparaison géographique permet d’entrevoir les inégalités de classe devant la mort.

Les études faites par « catégories socioprofessionnelles », qui mélangent dans une même ligne tous les patrons

et artisans sans prise en compte du nombre d’employés, ne permettent en aucun cas une distinction

des classes sociales. Néanmoins, les données montrent chez les cadres et les « artisans, commerçants,

chefs d’entreprise » (sic) le plus gros écart d’évolution, ces catégories gagnant respectivement 5,5 et

5,2 années d’espérance de vie, là où les « inactifs non retraités » déjà les moins bien lotis, ne gagnent

que 2,7 ans. Ce dernier groupe avait donc une espérance de vie moyenne de 65,4 ans sur la période

2000-2008, contre 82,2 ans pour les cadres.

[...]

Selon les données recensées entre 2010 et 2012, l’espérance de vie diffère largement selon les départements.

Chez les hommes, le trio de tête est Yvelines, Paris et Hauts-de-Seine, tous au-dessus de 80,3 ans.

En queue de classement, le Nord et la Guyane sont autour de 75,5 ans tandis que le Pas-de-Calais

pointe à 74,4 ans. Soit six ans et demi de moins, en moyenne, que les Hauts-de-Seine. La différence

chez les femmes est moins flagrante mais réelle, allant de 82 ans et demi dans le Nord-Pas-de-Calais

à plus de 86 ans dans la capitale française.

[…]

Le Royaume-Uni est un exemple de liberté économique pour les grands propriétaires français. Le système

de sécurité sociale, quasiment inexistant, oblige selon les tenants du capitalisme à se forger un destin

par soi-même, sans assistance. Ce refus de la solidarité nationale est également ravageur. C’est à Glasgow

qu’a été mesurée l’espérance de vie la plus basse d’Europe, en-dessous des moyennes nationales des pays

« pauvres » de l’Est. Les hommes de la capitale économique écossaise affichaient en 2008 une longévité

de 70 ans, en prenant compte des quartiers d’affaires. Ceux du quartier ouvrier de Calton présentaient

quant à eux une espérance de vie de 53,9 ans. Sur place, les bourgeois et leurs perroquets imbéciles

répètent que les pauvres cherchent eux-mêmes à se détruire la santé par leur surconsommation d’alcool,

de tabac et de fish and chips. Ils préféraient ne pas mettre l’accent sur les 30% de chômage

et 38% de foyers sans revenu recensés cette même année dans le quartier.

 

Capturefaujour2

En France, le sujet n’intéresse pas le grand patronat

et ses délégués politiques, de droite ou socialistes,

qui rêvent de reproduire dans l’hexagone les conditions

de la croissance britannique. Ils ont de quoi se réjouir,

car c’est exactement ce vers quoi nous nous orientons.

Le modèle de liberté et d’efficacité économique qu’ils sont

en train de nous imposer, par force réformes structurelles

et coupes budgétaires, est pour le moins singulier.

 

Cet idéal, bientôt réel, sert définitivement plus la liberté pour le gros employeur de ne pas respecter

de « contraintes » de sécurité et d’hygiène trop « strictes », plutôt que la liberté pour le travailleur

moyen de profiter d’une vie en bonne santé. (…)

 

Publié dans ECONOMIE, France, POLITIQUE, SANTE, SOCIAL | Pas de Commentaires »

Fusion Lafarge-Holcim : 2,5 millions pour le PDG de Lafarge, des suppressions de postes pour les salariés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 22 mai 2015

MÉRITOCRATIE

Lafarge : une prime de 2,5 millions pour le PDG,

des suppressions de postes pour les salariés

 

par Ivan du Roy 22 mai 2015 bastamag.net

lafarge

 

  2,5 millions d’euros : c’est la prime que va recevoir

  le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, pour son rôle

  dans la fusion avec le suisse Holcim.

  Les deux plus grandes entreprises de ciment du monde

  pèseront ensemble 35 milliards d’euros de chiffre

  d’affaires et plus de 130 000 salariés.

 

L’ « indemnité exceptionnelle » accordée à Bruno Lafont par le Conseil d’administration de Lafarge

s’ajoutera à sa rémunération de 1,8 million (part fixe et variable) ainsi qu’au 722 860 euros

de stock-options en actions prévus en 2014. Soit plus de 5 millions d’euros en 2015.

Pour le Conseil d’administration de Lafarge, cette prime se justifie pour « tout le travail accompli depuis un an ».

« Il a été l’architecte du projet et il a travaillé pour la défense de son groupe avec un impact limité

pour l’emploi en France », explique, à l’AFP, « une source proche du groupe ». Le cimentier emploie

63 000 personnes dans le monde, dont 5300 en France (8,5% des effectifs).

Les salariés de Lafarge, eux, ne semblent pas à la hauteur des efforts déployés par leur patron. Suite à la fusion,

une première série de 380 postes seront supprimés dans le monde, dont 166 en France (203 postes supprimés

à Paris et Lyon, moins les 37 postes créés en Isère). Ces chiffres peuvent paraître anodins au vu du nombre

d’employés concernés. Mais les effectifs en France de l’entreprise du CAC 40 n’ont cessé de chuter depuis 2012 :

moins 3000 salariés en trois ans (voir notre fiche concernant Lafarge).

Et les syndicats s’inquiètent de futures restructurations d’ampleur au sein des deux groupes fusionnés.

« Des dizaines de milliers de travailleurs seront probablement essaimés ou mis à pied à la suite de cette fusion,

mais la direction refuse toujours de consulter les syndicats », s’inquiétait en janvier Jyrki Raina, secrétaire

général de la Fédération syndicale internationale de l’industrie, IndustriALL. Les syndicats avancent le chiffre

de 15 000 salariés qui pourraient perdre leur emploi (lire ici). Ils n’ont probablement pas été aussi méritants

que Bruno Lafont.

Creative Commons License

Publié dans Basta!, ECONOMIE, Emplois, Liberalisme | Pas de Commentaires »

L’Édito de l’Humanité du 4 mai 2015 : « L’emploi, mais quel emploi ? »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 mai 2015

 

L’éditorial de Paule Masson – l’Humanité – 4 mai 2015

 

« La bataille pour l’emploi ne peut pas être porteuse de perspectives

si elle s’identifie à la destruction des droits sociaux. »

 

Capturehumourpatrons

 

  La Grande-Bretagne est devenue un pays riche

  plein de pauvres. Dans le temple du libéralisme

  européen, les conservateurs se targuent d’avoir

  remis le pays sur pied « grâce » à l’austérité.

  Le chômage est, il est vrai, à son plus bas niveau

  depuis 2008 (5,6 %). L’emploi repart, mais à quel prix ?

 

 

Là est peut-être la seule question qui vaille. Car la croissance britannique repose sur un océan de précarité.

Les contrats à zéro heure ont prospéré sur le dos de la crise. L’employeur ne craint pas d’embaucher

puisqu’il ne garantit aucun travail, aucun horaire stable au travailleur, qui n’est rémunéré qu’en fonction

des missions acceptées et à un taux nettement inférieur aux contrats classiques. Des jobs de la misère,

funeste baume sur les statistiques du chômage qui alimentent comme jamais l’exclusion sociale

alors que Londres s’enorgueillit d’être la capitale des milliardaires.

precaire

  Quand la reprise d’un travail ne permet pas de vivre

  dignement, l’objectif de l’inversion de la courbe

  du chômage devient un indicateur stérile.

  Peu de chômeurs, beaucoup de pauvres…

  La sentence nourrit aussi l’optimisme des libéraux

  en Allemagne, où le taux de sans-emploi a été ramené

sous la barre des 5 %, tandis que la pauvreté est

à son plus haut niveau depuis la réunification.

Les mini-jobs ont contribué à dévaster les garanties entourant le contrat de travail :

15 heures hebdomadaires payées 400 euros… Du sous-emploi à revendre pour ce pays érigé en « modèle »

de compétitivité en Europe.

La bataille pour l’emploi ne peut pas être porteuse de perspectives si elle s’identifie à la destruction

des droits sociaux. Outre-Rhin, les manifestations du 
1er Mai ont porté la défense du salaire minimum.

En France, même sous la pluie, les cortèges ont bruissé d’inquiétudes face à la désocialisation de l’emploi.

La piqûre de rappel est toujours fortifiante pour ceux qui résistent à l’austérité.

 

Publié dans Allemagne, Chomage, Emplois, EUROPE, Grande Bretagne, Liberalisme | Pas de Commentaires »

12345...24
 

ahmed remaoun |
Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGERIE/ PARTIS POLITIQUES/...
| MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy