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Attentats : entre le marteau et l’enclume (Ivan du Roy – Basta !)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 novembre 2015

RÉSISTANCE

Attentats : entre le marteau et l’enclume

par Ivan du Roy 15 novembre 2015

Extraits

 

Captureattentatsparisjeanjulien

  Le marteau s’est abattu. Un coup assourdissant,

  encore plus terrifiant que le précédent, il y a dix mois.

  Ensanglantant une fois de plus Paris et sa banlieue :

  au moins 129 morts, une centaine de blessés dans un état

  très grave. L’attaque contre des quartiers multiculturels

  parisiens et le Stade de France en Seine-Saint-Denis a

  été revendiquée par l’État islamique.

  Les évènements n’étaient même pas encore terminés

  que les droites extrêmes ont commencé leurs basses œuvres

  de récupération politique.

 

Le marteau s’est abattu. Un coup assourdissant, encore plus terrifiant que le précédent, il y a dix mois. Ensanglantant une fois de plus Paris : au moins 129 morts, une centaine de blessés dans un état très grave. Ce vendredi 13 novembre, entre 21h20 et 21h50, la capitale française et sa banlieue nord ont été attaquées en six endroits différents. Au moins sept personnes ont tué méthodiquement (écouter ce témoignage sur le Bataclan).

Les cibles étaient des hommes et des femmes attablés à des terrasses de cafés et de restaurants des quartiers du multiculturel Est parisien, des spectateurs et spectatrices d’un concert de rock californien du Bataclan – proche de la place de la République où se tient traditionnellement nombre de rassemblements de solidarité – et d’une rencontre amicale de football au Stade de France, en Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France. Vu de l’étranger, c’est « le cœur du Paris progressiste, pas les Champs-Élysées ou Notre-Dame, fréquentés par les touristes, ni la rive Gauche, bourgeoise et conservatrice » qui a été visé (lire ici en anglais).

[...]

Récupération politique

Et c’est là qu’est l’enclume sur laquelle nous risquons d’être fracassés. Elle a déjà vibré à l’écho du marteau. L’enclume, ce sont ceux qui veulent faire avancer le pays sur le chemin de l’arbitraire, de la répression aveugle, de la stigmatisation et suspicion généralisée. Plusieurs leaders de la droite extrême n’ont même pas attendu que l’ensemble des victimes soient identifiées. « Immense drame à Paris, voilà où nous a conduit le laxisme et la mosqueïsation de la France », a clamé le revenant Philippe de Villiers. « Derrière les auteurs de ces tueries, il faudra pointer les vrais responsables qui, eux, sont politiques ! », a renchérit Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN et candidat du parti en Ile-de-France.

Les évènements étaient encore en cours que la récupération politique commençait : « Identité nationale, Marine au pouvoir vite ! », s’exclamait le député du Rassemblement bleu marine Gilbert Collard, accusant « ceux qui gouvernent directement ou par leurs idées aujourd’hui en France » d’être « des traîtres à notre nation, et à désormais nos vies ». Alors que la stupeur et l’effarement envahissaient les rues de la capitale ce soir du 13 novembre, les charognards s’en donnaient déjà à cœur joie, sans aucune pudeur (lire ici et ).

Les droites extrêmes font le jeu de l’État islamique

[...]

Ces droites extrêmes font le jeu de l’État islamique : amplifier la peur et la suspicion, pointer l’Islam comme ennemi mortel. Pour l’EI, la France est « une nation qui opprimerait délibérément son importante communauté musulmane. Ce dernier argument est un axe de propagande essentiel pour l’EI », soulignait le juge Marc Trévidic. Néo-conservateurs et extrême droite relaient, de fait, allègrement cette propagande. « Ceux qui partent faire le jihad agissent ainsi à 90 % pour des motifs personnels : pour en découdre, pour l’aventure, pour se venger, parce qu’ils ne trouvent pas leur place dans la société… Et à 10 % seulement pour des convictions religieuses : l’islam radical. La religion n’est pas le moteur de ce mouvement et c’est ce qui en fait sa force », expliquait encore le magistrat.

Nous voilà donc pris entre le marteau et l’enclume. Mais nous ne sommes pas encore écrasés, loin de là : en témoignent les mouvements spontanés de solidarité, locaux ou internationaux, qui se sont propagés le soir même des attaques. Le combat contre la peur, l’obscurantisme, l’égoïsme et le repli sur soi s’annonce quotidien.

Ivan du Roy

Illustration : Jean Julien

[Article complet sur bastamag.net]

 

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6 février 1934 : Quand la gauche sut réagir

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 février 2014

 

Dans l’Humanité ce jeudi :

     6 février 1934, quand la gauche reprit le dessus

 

huma0602

Il y a 80 ans, le coup de force de l’extrême droite échouait.

La riposte de la gauche s’organise, dépassant dans la rue

ses divisions, le 12 février.

Le Front populaire allait pouvoir naître. Quatre-vingts ans

après, un nouvel élan de gauche est-il possible ?

A lire dans notre événement :

   ♦ Quand la gauche reprit le dessus. Extrait :

Quand les droites factieuses désertent la rue, au soir du 6 février 1934,

elles ne savent pas encore que leur coup de force manqué va précipiter

« un événement impensable peu de temps auparavant ».

 

« La fusion enthousiaste, ardente d’unité, à Paris », le 12 février, « du cortège de la CGT et du Parti socialiste

avec celui de la CGTU et du Parti communiste », selon l’historien et économiste Jean Magniadas.

Échouant à renverser le régime en place, la tentative manquée des ligues fascistes va ainsi avoir pour effet

« d’engager le processus » qui mènera au Front populaire, explique l’historienne Danielle Tartakowsky.

Quatre-vingts ans plus tard, ce bref épisode (de 1934 pour ses prémices, à la chute du cabinet Blum en 1937,

en passant par la victoire électorale du 3 mai 1936), sans exemple dans l’histoire de France,

« d’innovation politique permettant le rassemblement le plus large sur un contenu de transformation sociale »,

rappelle l’historien Frédérick Genevée, responsable des archives nationales du PCF, continue d’être un point

de référence à gauche, pour les conquêtes sociales dont il a accouché (congés payés, semaine de quarante

heures de travail…). Mais aussi comme un moment où « la nécessité de l’unité à gauche, tradition

en France, (a) été redécouverte », commentait l’historien britannique Eric Hobsbawm, interviewé par l’Humanité

en 2006. Et qui continue de faire réfléchir historiens et militants sur les ingrédients qui ont rendu possible

cette expérience, à l’heure où l’exercice du pouvoir par François Hollande tend à morceler et à affaiblir

la gauche comme jamais.

[Lire la suite]

 

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« La rue rapproche l’UMP de l’extrême droite » (Danielle Tartakowsky)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 janvier 2014

 

DROITE

Danielle Tartakowsky « La rue rapproche l’UMP de l’extrême droite »

 

D.Tartakowsky

 

  Rassemblés autour du collectif « Jour de colère », plusieurs milliers

  d’identitaires, de membres du « Printemps français », d’intégristes

  comme de Civitas, des opposants au mariage pour Tous et même

  des soutiens à Dieudonné ont manifesté à Paris.

  A cette occasion, Danielle Tartakowsky, historienne spécialiste

  de la droite et présidente de l’université Paris-VIII,

  répond aux questions de l’Humanité.

 

 

 

Dans votre ouvrage les Droites et la rue (1), vous revenez sur l’histoire des manifestations

des droites françaises. Celles qui fleurissent depuis l’élection de François Hollande ont-elles

un caractère inédit ?

Danielle Tartakowsky. On a tendance à l’oublier mais la manifestation fait partie de la culture de certaines

composantes de la droite : les maurrassiens, puis les ligues, jusqu’à l’extrême droite d’aujourd’hui, mais aussi

ces mouvements socioprofessionnels, type médecins ou petits patrons, qui resurgissent régulièrement.

La Manif pour tous mais aussi les premières mobilisations des « bonnets rouges » s’inscrivent totalement

dans les mobilisations antérieures des droites françaises, qui ont souvent été d’une ampleur exceptionnelle

et ont réussi à peser sur le pouvoir. À ceci près que les manifestations organisées par les droites à partir de

1983-1984 s’opposaient à un aspect particulier de la politique de la gauche plutôt qu’au gouvernement.

Ce qui était le cas de la Manif pour tous. Or là, avec le collectif Jour de colère, la cible est clairement l’ensemble

du pouvoir socialiste. Chaque fois que la droite a choisi la rue, elle a produit en chaîne des tournants forts

dans l’histoire politique.

Pourquoi l’Église occupe-t-elle une place si décisive dans la structuration de ces mouvements ?

Danielle Tartakowsky. Il y a chez les catholiques une tradition d’occupation de l’espace public comme avec

la procession. Les seuls mouvements de masse nés à droite ont été organiquement initiés et animés par eux.

Ce fut le cas avec le rôle des paroisses contre le Cartel des gauches en 1924-1925, ou celui des organisations

de parents d’élèves d’écoles privées en 1984 pour l’école libre, ou encore le Pacs en 1999. À ce titre, les Manifs

pour tous de 2013 ont été beaucoup moins transparentes, même si c’est bien la logistique catholique qui était

à l’œuvre. Ce qui me frappe à chaque fois, c’est qu’on ne retrouve pas ces catholiques mobilisés sur des questions

d’ordre « sociétal » dans d’autres mouvements directement politiques à droite. Le 6 février 1934, qui entraînera

quand même la chute du cabinet Daladier, les catholiques ne bougent pas.

Depuis les ligues factieuses des années 1930, la droite parlementaire était devenue réticente

aux manifestations. Aujourd’hui Jean-François Copé soutient les mobilisations de la nébuleuse

Jour de colère. Peut-on y voir l’expression d’« une rupture républicaine » au sein de la droite actuelle ?

Danielle Tartakowsky. La manifestation du 6 février 1934 a eu pour effet pervers d’engager le processus

du Front populaire. Du coup, les droites ne sont plus descendues dans la rue jusqu’au 30 mai 1968. Ce qui explique

encore certaines réticences à droite, souvent issue du mouvement gaulliste, à faire usage de la rue,

défendant encore la légitimité républicaine. S’engager dans un mouvement de rue pour une partie de l’UMP

aujourd’hui, c’est emprunter une voie qui pose le rapprochement avec l’extrême droite.

(1) Les Droites et la rue, de Danielle Tartakowsky. Éditions la Découverte, 220 pages.

Entretien réalisé par Maud Vergnol

Lire également :  « Jour de colère » : la manifestation des extrêmes

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5 mai : « Dans l’unité, marchons ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 mai 2013

 

Dans l’unité, marchons !

L’éditorial de Patrick Le Hyaric

 

5 mai :

Quand, semaine après semaine, remonte à la surface

du terreau politique et médiatique le mauvais fumet

de la putréfaction avancée, avec une multitude d’affaires

politico-financières, dans lesquelles apparaît au grand

jour un système où les puissants profitent, pendant que

le peuple trime sous l’effet de politiques décidées

par les premiers, il est de salut public de se lever et

d’appeler à sortir de ce système.

Quand on découvre que, dans de curieuses combinaisons,

des responsables politiques, comme ici avec l’autorisation

donnée à des médicaments qui tuent, là à des prothèses

qui handicapent, ailleurs à des pesticides qui polluent

et infusent le mal, permettent à quelques oligopoles

d’amasser le pactole, il convient d’appeler les citoyens

à reprendre leur destin en main.

La finance au pas, 
l’humain 
d’abord.

Quand l’élection d’un président de la République portée par l’espérance du changement se transforme

à ce point en tant de désillusions, parce qu’il choisit de servir prioritairement et continûment depuis

des mois les puissances industrielles et financières, le peuple de gauche, le salariat, les retraités

comme les jeunes, dans leur diversité, ne peuvent plus rester sans réaction face au déluge du chômage

et de la mal-vie provoquée.

Quand les droites, tenant la main de l’extrême droite, occupent la rue, la gauche unie, les progressistes

doivent se manifester. Se taire reviendrait à ouvrir encore plus la diabolique porte dans laquelle s’engouffre

une extrême droite, curieusement promotionnée le jour du 1er Mai, par tous les médias de la bien-pensance

en contrepoint de l’affaire Guéant. Qui a décidé de jouer ainsi avec le feu ?

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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