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Liberté de la presse : Affaire Rue89/France3

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mars 2009

Communiqué de la LDH

Depuis le 1er juillet 2008 le site Rue89 diffuse une vidéo du président Sarkozy quelques minutes avant son interview au journal de France 3. Deux de ses journalistes seront convoqués par la police judiciaire le 1er avril prochain.

Deux journalistes de Rue89 sont convoqués le 1er avril par la police judiciaire. Qu’ont-ils fait ? Le site diffuse depuis le 1er juillet une vidéo du président Sarkozy quelques minutes avant son interview au journal de France 3. On le voit furieux contre un technicien qui ne lui a pas dit bonjour, rappeler à un journaliste qu’il avait protesté contre sa mise au placard, dire que les manifestations en France, ça va changer…

Officiellement, l’Elysée n’a fait aucune démarche, mais dès le lendemain, l’avocat de France 3 écrivait à Rue89 en prétendant que la chaîne du service public avait des droits sur cette vidéo en tant que productrice de l’émission et entreprise de communication audiovisuelle. Il demandait la cessation immédiate de la diffusion de la vidéo, et la révélation des sources. Le site d’information n’ayant pas déféré à cette injonction, une plainte a été déposée, et il s’est trouvé un procureur de la République à Paris pour ne pas la classer sans suite.

La Ligue des droits de l’Homme, qui a lancé depuis un an une réflexion sur les médias, s’inquiète de cette grave dérive : les attaques incessantes du pouvoir et de l’UMP contre la presse, la multiplication des perquisitions, gardes à vue et autres procédés pour obtenir des journalistes qu’ils livrent leurs sources sont intolérables. A cet égard, le projet de loi sur la protection des sources indique dans son dernier état qu’un journaliste ne peut être obligé de révéler ses sources.

Si le président de la République veut faire valoir ses droits, il connaît le chemin des tribunaux. L’instrumentalisation d’un média public contre un média privé, et l’usage de la justice pénale contre la presse, sont inadmissibles. La Ligue des droits de l’Homme rappelle que la France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour ses atteintes à la liberté de la presse.

Paris, le 26 mars 2009

 

Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude

 

« Nous dénonçons l’escalade judiciaire concernant des affaires liées à la notion de protection des sources. Le chef de l’Etat a promis, pendant sa campagne pour l’élection présidentielle en 2007, de renforcer la protection des sources. Or, jusque-là rien n’a été fait. Non seulement, le projet de loi sur cette question est toujours en attente d’une deuxième lecture à l’Assemblée nationale, mais surtout, les procédures engagées contre des journalistes pour leur demander de révéler l’identité de leurs sources ne cessent d’augmenter. »

 

Deux journalistes de France3 ont également été convoqués par la PJ le 1er avril. Ils auraient été « identifiés » par des vidéos de surveillance interne à France Télévisions.

 

Baromètre de la liberté de la presse

16 0 143 9 69

Source :

http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=19

 

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Communiqué de l’intersyndicale de RFI

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mars 2009

 Chez ces gens là, Monsieur, on aime l’argent…

 

En plein scandale sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises qui licencient, où en sommes nous à RFI ?
Notre curiosité aurait dû s’arrêter là où commence le secret d’Etat. Mais nous avons tout de même réussi à apprendre certaines choses :

Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent ont le même salaire :
310 000 € annuels chacun.
C’est plus que Barack Obama, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy. Ces 310 000 € peuvent également être comparés avec les 130 000 € de notre précédent PDG, Antoine Schwarz.
Mais pour nos nouveaux patrons, il ne s’agit là que d’un salaire fixe minimum. Il semble qu’il faille encore au moins lui ajouter environ 70 000 € de part variable faite de primes de résultat et de bonus pour les  responsabilités du binôme à la tête de la holding.
On se souvient que Nicolas Sarkozy avait demandé il y a plus d’un mois aux dirigeants d’entreprises qui licencient de renoncer à leurs bonus. Nos dirigeants, eux, n’ont renoncé à rien. Et pourtant, ils sont payés par l’argent des contribuables…. pour nous licencier.
Il est vrai que donner l’exemple, assumer une part infime des sacrifices qu’ils veulent nous imposer, cela leur reviendrait encore trop cher. Car leurs salaires sont loin de leur suffire.

Une fracture sociale, culturelle et morale

Christine Ockrent continue imperturbablement ses « ménages ». En décembre, elle avait vendu à Paris-Match « en exclusivité » une interview d’Ingrid Bétancourt pour 10 000 €. Le 5 mars, elle a animé une remise de prix pour la Fondation L’Oréal. C’est illégal ? Non, mais c’est indécent. Car selon le code de déontologie, « un journaliste digne de ce nom » s’interdit d’utiliser sa notoriété à des fins commerciales.
Alain de Pouzilhac, lui, n’est pas journaliste, mais à la tête de l’AEF, il est censé défendre les valeurs de la France. Cela ne l’empêche pas d’avoir des responsabilités au Conseil d’administration de Joagroupe, une société de casinos. C’est interdit ? Non, mais c’est indécent.
Notre couple dirigeant s’estime dans son bon droit, ne voit là rien de choquant. À l’évidence, il prend le mot « valeurs » au premier degré. À nous cela coûte cher en réputation et en crédibilité.
Pour parler comme eux, en terme d’image : cela n’est pas bon pour la « marque RFI ».

« Je suis pour interdire d’interdire », déclare Alain de Pouzilhac à VSD. C’est vrai que ces gens là ne s’interdisent rien.
Entre eux et nous, il y a désormais une fracture sociale, culturelle et morale.

FO    -    SNJ    -    SNJ-CGT    -    SNRT-CGT

manifestation du 19 mars

http://www.dailymotion.com/video/x8qpj8_manif-rfi-19-mars_news

 

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Des lois républicaines pour organiser la sous-traitance !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 mars 2009

En kiosque

Des lois républicaines pour organiser la sous-traitance ! dans Politique nationale une-sine-hebdo-29

Pour son 29 ème numéro UNE PHOTO en Une de Siné Hebdo !

Lu dans Siné Hebdo – mercredi 25 mars 

MA PETITE ENTREPRISE…

Quand les « gros » patrons manipulent les « petits » ce sont les salariés qui trinquent. Il est temps que de nouvelles lois du travail mettent fin à ce procédé.

Je vais donner dans l’hommage à Bashung et prendre ici la défense des petits patrons sur l’air de Ma petite entreprise… Ils sont 1 million qui font travailler de 1 à 10 salariés. Et encore plus de 100 000 qui font travailler de 11 à 50 salariés. Soit 8 millions de salariés, un sur deux, qui bossent dans une petite boîte de moins de 50 personnes.

C’est là qu’il y a le plus de turn over, le plus de temps partiels, les plus longues durées du travail, les salaires les plus bas, les conventions collectives les plus faibles, le plus fort taux d’accidents du travail et de maladies professionnelles, la flexibilité et la précarité les plus développées, le travail dissimulé le plus fréquent, le nombre d’heures supplémentaires impayées le plus élevé, le moins de droit, pas de syndicat e pas d’institutions représentatives du personnel… Ouf.

Ce million de patrons, c’est la marge de manoeuvre du Medef : car les « gros » manipulent les « petits » comme ils le veulent. Quand ils réclament des aides à l’État, ce sont les gros qui encaissent. Quand c’est le salarié qui exige du salaire ou les 35 heures, ce sont les « petits » qui répondent : « Pas possible ».

Les « gros » encaissent les aides de l’État, pendant que les « petits » disent non aux revendications des salariés.

Exemple : pour les « 200 euros pour tous ! » C’est une revendication centrale pour la relance et donc pour l’emploi, en Guadeloupe comme en métropole.

Deux cents euros, c’est facile pour les gros patrons, ils ont tellement de marges ! Mais ils font dire que ça va supprimer l’emploi chez les petits… Ce qui est faux puisque les « petits » dépendent des « gros » : une petite entreprise sur deux n’a qu’un seul donneur d’ordre ou est le fruit d’une externalisation. Elle a été créée par le « gros » pour baisser les coûts, éviter les bons salaires ou une bonne convention. Mais on peut ne pas se laisser avoir ! De nouvelles lois républicaines du travail devraient se mêler d’organiser la sous-traitance. Elles sont au moins trois :

 

  1. Rendre le donneur d’ordre pénalement, légalement, économiquement, financièrement responsable de tout ce qui se passe sous ses ordres, y compris avec ses sous-traitants.
  2. L’entreprise sous-traitante doit être alignée, le temps de la mission sur la convention collective du donneur d’ordre. C’est un principe qui existe dans le code du travail pour les CDD et intérims, et, transposé à la sous-traitance, il cassera l’intérêt des marchés à moins-disant social.
  3. Faciliter la reconnaissance par l’inspection du travail des « unités économiques et sociales », des « groupes », écartant les « essaimages », les franchises et autres entités artificielles.

Que l’on défende ces trois lois et l’on se mettra les petits patrons dans la poche contre les gros… « Ma petite entreprise » se portera mieux. Deux cents euros partout !

Et donner deux cents milliards aux banquiers, c’est arroser le sable ; donner 200 milliards aux salariés, c’est relacner consommation et économie…

Gérard Filoche

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NON A LA GUERRE – NON A L’OTAN !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 mars 2009

No NATO

NON-OTAN  NO-NATO

- Un drapeau anti-Otan. -le drapeau que la police ne veut pas voir aux fenêtres des Strasbourgeois

Voir la vidéo sur :

http://www.france3.fr/STATIC/video/index-fr.php?titre=Drapeaux%20anti-Otan%20malvenus&url=mms://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/sgv/diff/videotheque/regions/alsace/info/videos/33E51_drapeau.wmv&section=regions_alsace&rubrique=video

Sommet de l’OTAN : Marie-George Buffet appelle à pavoiser

A quelques jours du sommet de l’Otan, la police a demandé à plusieurs habitants de Strasbourg de décrocher des fenêtres et des balcons les drapeaux « Pace » et « non à l’Otan », aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Notre camarade Christian Grosse, dirigeant départemental du PCF, a ainsi eu droit à la visite des forces de l’ordre.

A l’évidence, le Gouvernement aimerait transformer la capitale alsacienne en un véritable bunker, en une ville forteresse ou il serait interdit de pavoiser…

Ce soir, nous lançons un appel : partout dans le pays accrochons notre drapeau à nos fenêtres, à nos balcons, nous pourrions ainsi dessiner ensemble un gigantesque arc en ciel pour la Paix et inviter à la grande la manifestation du 4 avril.

Marie-George Buffet

Secrétaire nationale du Parti communiste français

Paris, le 24 mars 2009



NON A LA GUERRE - NON A L'OTAN ! dans PCF pacebandiera

Liberté d’expression

La paix sur tous les balcons !

NON à la guerre – Non à l’OTAN !

 

Avec le collectif anti-Otan de Strasbourg nous* organisons une riposte démocratique et pacifique avec entre autres une campagne d’accrochage de drapeaux. Cette campagne est mise à mal par des patrouilles de police qui demandent aux habitants de les retirer.

Existe-t-il deux poids, deux mesures : accrocher à son balcon un drapeau « PACE »(PAIX) est-il un nouveau délit ou la manifestation d’un droit d’expression ?

Lire la lettre de la fédération du PCF du Bas-Rhin aux autorités municipales et préfectorales:

 ICI

* PCF – Fédération du Bas-Rhin

Voir l’histoire du drapeau arc-en-ciel sur :

http://paxhumana.info/article.php3?id_article=127

 

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Italie : Déferlement de haine et de violence contre les Roms

Posté par communistefeigniesunblogfr le 22 mars 2009

Depuis de nombreux mois, les Roms sont victimes de la montée du racisme en Italie.

(mai 2008)De véritables pogroms anti-Roms ont enflammé Ponticelli, à l’est de Naples où des campements de tziganes ont été incendiés ces derniers jours dans le quartier surnommé le « Bronx de Naples ». Un article de Marco Imarisio pour le Corriere della Sera témoigne de ce déferlement de haine et de violence.

Lire l’article sur : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2691

Les nouveaux pogroms

[Courrier international, 16 mai 2008]

Italie : Déferlement de haine et de violence contre les Roms dans EUROPEsource Wikipédia

« Vous qui vivez en toute quiétude, bien au chaud dans vos maisons. Vous autres téléspectateurs, lecteurs de journaux, regardez et demandez-vous si cette femme, cet homme et cet enfant qu’une terrible photo nous montre assis à l’arrière d’un triporteur avec leurs pauvres affaires, fuyant une population assoiffée de sang, sont des êtres humains. » Au lendemain de deux jours de violences anti-Roms à Ponticelli, La Repubblica évoque les déportés juifs de Si c’est un homme de Primo Levi pour décrire l’ambiance qui règne dans cette banlieue de Naples, et en Italie en général. L’arrestation d’une jeune Rom qui avait tenté d’enlever un bébé de 6 mois a déclenché une vague de violences contre les campements nomades de la ville, dont deux ont été incendiés, et a provoqué la fuite de leurs occupants.

la Ligue italienne des droits de l’Homme condamne les mesures d’expulsion visant des Roumains

rubon164-ee581 dans Racisme - Xenophobie

 

Elle condamne les mesures d’expulsion collective prises à l’encontre d’une communauté.

L’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne et la migration vers l’Ouest de nombreux Roms en raison de la discrimination dont ils sont victimes en Roumanie suscitent des inquiétudes en Europe occidentale. Mais tous les Etats de l’UE doivent se conformer aux règles de droit des conventions internationales et du droit européen.


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Lire le communiqué de la Ligue italienne des droits de l’Homme sur :

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2351

Vidéos :

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Brésil : la Cour suprême donne raison aux Indiens

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 mars 2009

Les Indiens ont remporté, jeudi 19 mars, une victoire historique. La Cour suprême a tranché en leur faveur un conflit qui dure depuis trente ans. Par dix voix contre une, elle a décidé de maintenir en l’état la vaste réserve indienne Raposa SerraEtat de Roraima, en Amazonie. Elle a confirmé, du même coup, l’expulsion immédiate des fermiers blancs qui y possèdent des exploitations.Plus grande que la moitié de la Belgique (17 000 km2), la réserve Raposa Serra do Sol est un territoire d’un seul tenant, adossé aux frontières du Venezuela et de la Guyana. C’est un monde de savanes et de forêts, dominé par la montagne sacrée Roraima, où vivent 19 000 Indiens. do Sol, dans l’

La Constitution brésilienne de 1988 reconnaît sans équivoque les droits originels des Indiens sur leurs terres ancestrales. Elle leur attribue « l’usufruit exclusif » des richesses naturelles qui s’y trouvent, excepté celles du sous-sol. La délimitation de la réserve, effectuée en 1998, a été confirmée en 2005 par un décret du président Luiz Inacio Lula da Silva.
Lire la suite sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/03/20/au-bresil-la-cour-supreme-donne-raison-aux-indiens_1170529_3222.html

 

Cependant cette victoire risque d’aggraver les tensions entre Blancs et Indiens. En effet, la Cour suprême a assorti son jugement de 19 conditions sur l’usage des terres indigènes qui inquiètent les Indiens. Elle interdit notamment l’agrandissement d’une terre indigène déjà délimitée. Or les réserves délimitées avant 1988 sont devenues trop petites et elles sont  « asphyxiées » grandes exploitations qui les entourent.

(source Romandie News,
http://www.romandie.com/ats/news/090320173650.flo5nqpa.asp )

 

La décision rendue hier offre cependant le droit aux Etats brésiliens de s’impliquer dans les futures démarcations de terres indiennes, ce qui rendra leur protection plus difficile à l’avenir.

Les Indiens de Raposa-Serra do Sol (‘Terre du renard et de la montagne du soleil’) dans l’Etat amazonien du Roraima ont subi une suite de violents assauts de la part des fermiers qui ont résisté à toutes les tentatives pour leur faire quitter la réserve. En 2008, Survival a diffusé une vidéo exclusive*  révélant l’une des ces attaques.

Survival mène une campagne depuis plus de vingt ans pour la protection de cette réserve, qui est le territoire des Makuxi et d’autres communautés indigènes.

*  Première vidéo : revendication des Indiens (en anglais) ; 2e vidéo : l’attaque des fermiers

source :
http://www.survivalfrance.org/actu/4358

 

Indiens de Raposa-Serra do Sol

Brésil : la Cour suprême donne raison aux Indiens dans Monde 53_map

 

Ce territoire d’environ 1,8 millions d’hectares est situé dans une magnifique région montagneuse composée de forêts, de savanes, de rivières et de chutes d’eau. Entre 18 000 et 20 000 Indiens y vivent.

Bien que les Indiens soient en contact avec le monde extérieur depuis plus de deux siècles, ils ont réussi à maintenir leur langues et leur mode de vie.

Plusieurs communautés gèrent leurs propres programmes d‘éducation et de santé et ont créé des associations pour défendre leurs droits et conduire leurs propres projets.

Mode de vie

Les Makuxi, le plus grand peuple du territoire de Raposa-Serra do Sol, croient, comme leurs voisins, les Ingarikó, qu’ils descendent des enfants du soleil qui leur ont fait le don du feu mais aussi des maladies et des disgrâces de la nature.

Les Indiens de ce territoire pratiquent la chasse, l’agriculture et la pêche. Certains élèvent de petits troupeaux dans la savane et d’autres animaux domestiques.

Pendant les longs mois de la saison sèche, ils chassent et pêchent dans toutes les rivières qui ne sont pas asséchées et rendent visite aux villages voisins. C’est aussi le temps où ils construisent ou réparent leurs maisons construites en bois, palmes et argile. L’hiver, de mai à septembre, est une période de pluies abondantes qui rendent impossibles la plupart de leurs activités d‘été.

Leurs communautés, de tailles variables, rassemblent des parents par mariage et par consanguinité. Les membres d’une famille étendue chassent ensemble mais chaque ménage cultive sa propre parcelle.

Histoire récente

Depuis le XVIIIe siècle, les Indiens de Raposa-Serra do Sol luttent pour le respect de leurs droits territoriaux contre les vagues successives d’invasions violentes, de colonisation et de tentatives d’expulsion. Ils ont malgré tout réussi à rester sur leur territoire ancestral.

Au XXe siècle, des éleveurs se sont installés sur leur territoire dans de grands ranchs gardés par des hommes armés qui ont usé d’une extrême violence à l’égard des Indiens – au moins 20 d’entre eux ont été assassinés dans les années 1980 et 1990.

Des mineurs ont également envahi le territoire à la recherche de diamants et d’or, ce qui a entraîné la pollution des rivières et des conflits avec les communautés.

Plus récemment, et malgré les protestations des Indiens, plusieurs petites villes ont été construites dans la région par des colons et l’armée a construit une caserne près de la communauté d’Uiramutã.

En 1996, un important groupe de fermiers a envahi Raposa-Serra do Sol pour y cultiver du riz. De grandes quantités de pesticides ont été déversées dans les rivières et les affluents utilisés par les Indiens pour se baigner, cuisiner et boire.

Ces dernières années, les riziculteurs ont usé de méthodes que l’on peut qualifier de terroristes, détruisant les biens des Indiens, menaçant leurs leaders et incendiant des écoles indigènes.

Les Indiens de Raposa-Serra do Sol en images »

Audiovisuel

Makuxi_thumb dans Monde

Les Makuxi

source : 

http://www.survivalfrance.org/peuples/raposa

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Fin de grève victorieuse en Martinique

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 mars 2009

greve-generale-Martinique-midiJBB.jpgSamedi 14 mars, près de 20 000 personnes ont défilé dans
l’île pour fêter la fin de la grève générale au 38e jour de mobilisation
menée par le « Collectif du 5 février ».

Le protocole de sortie de crise acte en la vingtaine d’accords déjà aboutis (salaires, prix, banques, assurances, etc.) mais liste aussi les sujets encore en négociation (agriculture, environnement, minimas sociaux, matériaux de construction, etc.).

Le Collectif « se réserve le droit de repartir en grève si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueur« , a indiqué Michel Monrose, son président.

Outre les différentes composantes du Collectif, les organisations patronales et socio-professionnelles, les collectivités territoriales (région, département, communes), les parlementaires et les représentants de l’Etat ont signé ce document inédit.

Manifestation le 2 mars 2009 en Martinique ...

 

Les principaux points du protocole de sortie de crise en Martinique

Sur les 323 revendications du Collectif, on dénombre « 236 points d’accord » (130 faisant l’objet d’un accord immédiat, 106 faisant l’objet d’un accord à court terme nécessitant des modifications réglementaires et législatives) et « 87 points faisant l’objet d’un examen complémentaire », selon les termes du document.

L’ensemble des points fera l’objet d’un suivi dans le cadre de comités thématiques. Les conclusions de ces comités de suivi seront rendues publiques tous les trimestres dans le cadre des réunions du comité de suivi général.

Principaux accords :

- salaires : une prime de 200 euros nets pour les salariés du privé gagnant jusqu’à 1,4 smic (47.000 personnes soit plus de 60% des salariés du privé), et des augmentations de salaires pour ceux entre 1,4 et 1,6 smic (+4%, 8.400 salariés), et ceux au-delà de 1,6 smic (+2%, 22.000 salariés). Cet accord est applicable à compter du 1er mars.

- prix : baisse de 20% des prix de 400 articles de première nécessité (riz, pâtes, beurre, couches pour bébé, etc) pour les magasins de la grande distribution classique et de 102 produits pour les magasins Leader Price.

- santé-social : investissement, création de places pour personnes âgées et handicapées, échéancier de titularisations dans les hôpitaux, plan de création de places dans l’hébergement d’urgence et extension des 200 euros aux agents non titulaires.

- agents territoriaux : extension de l’accord sur les salaires aux agents non titulaires et disposant d’un contrat de droit privé.

- banques : nouvelles tarifications des services bancaires, avec des offres en direction de la clientèle à faibles ressources, des consolidations de crédits à taux préférentiels.

- logement social : baisse de 50 euros du forfait des charges dû par les locataires

- éducation : blocage des postes de remplaçants pour les réserver à des personnels locaux

Quelques sujets en discussion ou qui vont être discutés dans le cadre d’un calendrier de réunions prévues initialement jusqu’au 27 mars :

- baisse des prix des pièces détachées automobiles

- baisse des prix des matériaux de construction

-  »intrants en agriculture » : engrais, produits phytosanitaires, semences, aliments pour animaux, matériels de conditionnement, etc.

- minimas sociaux et retraites

- prix et services de la téléphonie

- prix de l’eau

A voir sur : http://www.lemonde.fr/web/module_chrono/0,11-0@2-3224,32-1155802@51-1146113,0.html

chronologie : six semaines de crise dans les DOM 

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18 mars 1871 : début de la Commune de Paris

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 mars 2009

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La Commune de Paris

Une œuvre toujours au cœur de l’actualité

18 mars 1871 : début de la Commune de Paris dans HISTOIRE carte2009

« J’envisage le sublime avenir qui s’ouvrira pour nos enfants », Charles Delescluze (1809-1871)

Quelques extraits du texte de Claude Willard, président de l’association « Les Amis de la Commune de Paris »

La Commune demeure ensevelie sous une chape de silence, bien qu’elle soit ou plutôt parce qu’elle est porteuse de valeurs, valeurs battues en brèche par les héritiers de ceux qui massacrèrent les Communards.

Une œuvre très novatrice

Bien que bornée par le temps et absorbée par les impératifs militaires, l’œuvre de la Commune est d’une richesse foisonnante.
La Commune entend réaliser l’aspiration du mouvement ouvrier français du XIXe siècle :  » l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes « . Fidèle à la Constitution de 1793, qui assignait à la société politique l’objectif d’établir  » le bonheur commun « , la Commune se veut  » la Sociale « . Répondant aux aspirations populaires, elle abolit le travail de nuit, interdit les amendes et retenues sur les salaires, combat le chômage, interdit l’expulsion des locataires (par ailleurs exonérés des termes encore dus), exerce un droit de réquisition sur les logements vacants.

L’armée est remplacée par la Garde nationale, c’est-à-dire le peuple en armes, élisant ses officiers et sous-officiers.

La Commune établit la gratuité de la justice, la liberté de la défense, supprime le serment politique des fonctionnaires et magistrats, eux aussi élus et révocables.

Les Églises séparées de l’État, la Commune instaure l’école laïque, gratuite et obligatoire, crée un enseignement professionnel, y compris pour les filles, et entame une réforme de l’enseignement. Pour en débattre démocratiquement, se réunissent dans plusieurs écoles instituteurs, parents d’élèves et membres de la Société pour l’Education nouvelle (soucieuse de rénover l’enseignement).

La Commune est aussi pionnière de l’éducation populaire. Elle instaure des cours publics, que Louise Michel évoquera avec enthousiasme :  » Partout les cours étaient ouverts, répondant à l’ardeur de la jeunesse. On y voulait tout à la fois, arts, sciences, littérature, découvertes, la vie flamboyait. On avait hâte de s’échapper du vieux monde.  » La Commune rouvre bibliothèques, musées, théâtres. Les concerts donnés aux Tuileries sont très prisés. Dans cet épanouissement de la culture populaire, un rôle important est dévolu à la Fédération des Artistes (avec Courbet, Daumier, Manet, Dalou, Pottier…), qui place en tête de son programme  » la libre expansion de l’art, dégagé de toute tutelle gouvernementale et de tous privilèges « .
Tout, certes, n’est point réalisé. Mais que d’anticipations !

La Commune n’est pas morte !

La répression est féroce, à la mesure de la peur et de la haine des classes dirigeantes : 25 000 à 30 000 massacrés (dont femmes et enfants), 36 000 prisonniers, 4586 déportés en Nouvelle-Calédonie.
Et pourtant, comme le chante Eugène Pottier,
 » Tout ça n’empêch’pas, Nicolas,
qu’la Commune n’est pas morte
 »
Victor Hugo exprime la même pensée :  » Le cadavre est à terre, mais l’idée est debout.  »
Dans le court terme, le spectre de la Commune hante les  » réalistes  » (tel le Versaillais en chef, Thiers) et, par là, contribue à faire échouer les tentatives de restauration monarchique. Comme le prévoyait Jules Vallès :  » Avec nos fusils d’insurgés, nous avons calé la République.  » Sans parler des futures réalisations de la IIIe République, en premier lieu, la laïcité de l’école, longtemps propre à la France.

Mais surtout, comme la Révolution française, la Commune constitue un événement fondateur. Elle inspire le mouvement ouvrier international, de la Commune de Carthagène en 1873 à la Révolution russe de 1917, à la Révolution spartakiste, à la Commune de Canton de 1927 et à la révolte du Chiapas aujourd’hui. Elle marque en profondeur tout le mouvement ouvrier français de la fin du XIXe et du XXe siècle, élément de ses spécificités. Elle hante encore la genèse du Front populaire, la Résistance et mai 1968, nos combats d’aujourd’hui et demain.

L’œuvre de la Commune demeure d’une extraordinaire actualité parce que, viscéralement démocratique, elle a su, dans les termes de son époque, poser et essayer de résoudre des problèmes qui nous tenaillent toujours. Certes, à temps nouveaux, solutions neuves. Si jamais l’histoire ne se répète, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.
Dans notre univers inégalitaire, inhumain, dominé par le pouvoir de l’argent, prônant le culte de la réussite individuelle, et où le ventre de la  » bête immonde  » engendre toujours racisme, xénophobie, fanatisme, redonnons chair et vie au triptyque gravé de façon très formaliste au fronton de nos édifices publics : Liberté, Égalité, Fraternité.
L’association des Amis de la Commune de Paris, héritière de La Fraternelle créée par les Communards à leur retour d’exil, a pour but de faire fleurir son héritage, si fécond pour nos combats d’aujourd’hui et de demain.

Lire le texte intégral sur :

http://lacomune.club.fr/pages/parent.html

Vidéos

http://www.dailymotion.com/video/x1myck

 

http://www.dailymotion.com/video/x1oh2e

 

http://www.dailymotion.com/video/x1oh2e


De nombreux textes sur :

 

http://hypo.ge.ch/www/cliotexte//html/france.commune.html

 

 

La répression.

« La tuerie a été atroce. Nos soldats ont promené dans les rues une implacable justice. Tout homme pris les armes à la main a été fusillé. Les cadavres sont restés semés de Ici sorte un peu partout, jetés dans les coins, se décomposant avec une rapidité étonnante, due sans doute à l’état d’ivresse dans lequel ces hommes ont été frappés.

Paris depuis six jours n’est qu’un vaste cimetière. »

in É. Zola, dans Le Sémaphore de Marseille du 29 mai 1871.

Un soldat versaillais a raconté à Maxime Vuillaume comment fonctionnait  » l’abattoir du Luxembourg « .

« Depuis l’entrée des troupes, on fusillait sans relâche. On fusillait derrière ces bosquets, dont le vert feuillage m’était apparu et que je revoyais criblé de gouttes de sang. Là, c’était un simple peloton. Quatre par quatre. Contre un mur, contre un banc. Et les soldats s’en allaient, rechargeant tranquillement leurs fusils, passant la paume de la main sur le canon poussiéreux, laissant là les morts.

On fusillait aussi autour du grand bassin, près du lion de pierre qui surmonte les escaliers menant à la grande allée de l’Observatoire.

- Et tous ces morts, qu’en fait-on ?

- Tous ceux qu’on a fusillés jeudi, le jour où vous y étiez, on les a enlevés la nuit suivante. De grandes tapissières ont été amenées. Je crois qu’on a tout emporté à Montparnasse (…)

- Et, lui demandai-je, on fusille toujours ?

Le sergent fixa sur moi ses yeux étonnés. Nous étions, autant qu’il m’en souvienne, à la matinée de dimanche, à la dernière agonie de la bataille.

- Certainement, me répondit-il. On n’a pas cessé depuis que nous sommes entrés à Paris. Ah! vous n’avez rien vu. Moi, j’ai commencé à voir cela à la Croix-Rouge On en a fusillé là un paquet, surtout des officiers.

Brusquement des cris éclatèrent en bas, au-dessous de nous. Le sergent se mit à la fenêtre.

- Voilà une bande de prisonniers, dit-il sans se retourner. On les conduit certainement au Luxembourg.

Les prisonniers, qui venaient du Collège de France, étaient bien une cinquantaine (…). Une foule hurlante suivait. Et j’entendis distinctement le cri féroce :

A mort ! A mort ! Au Luxembourg !

On en amène comme ça tous les quarts d’heure, dit le sergent. »

in Maxime Vuillaume, Mes cahiers rouges au temps de la Commune

Marc Ogeret : La semaine sanglante

Image de prévisualisation YouTube
La Commune de Paris en images sur :

http://www.parisenimages.fr/fr/un-evenement-en-photo.html?sujet=commune

 

« Le cadavre est à terre,

mais l’idée est toujours debout. »

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Gisèle Halimi ne se résignera jamais

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 mars 2009

 
 
HALIMI 

L’invitation est forte: Gisèle Halimi entreprend la rédaction de l’ ouvrage,

le 27 juillet 2007, jour de ses 80 ans. Ce jour-là, avec une « tête intacte,

nickel, et peut-être plus.(…) pleine à craquer de livres lus et d’expériences

uniques. D’audace et de sagesse (acquise par la force des choses).

De logique et de fantaisie » , la célèbre avocate décide de faire le point

sur son action, sur l’engagement de sa vie au service de la cause féminine.

 

 

Source: Lire est un plaisir

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/post/6718608/ne-vous-resignez-jamais-mesdames

 

Gisèle Halimi ne se résignera jamais dans Culture Petite_couv_ClausePrendre le meilleur de ce qui se fait en Europe pour la condition des femmes et en faire un « bouquet législatif » qui concernerait 250 millions d’Européennes : la « clause de l’Européenne la plus favorisée » est le nouveau combat de Gisèle Halimi. C’est un ambitieux travail qui a été mené par les membres de Choisir-La Cause des femmes. Travail, prostitution, violence etc… : tous les domaines de la vie sont concernés. Pour Gisèle Halimi,  » de l’avenir des femmes peut naître l’avenir de l’Europe ».

Lu sur : choisirlacausedesfemmes.org

FEMMES ET PRÉCARITÉ

Selon le rapport d’activité de la Délégation aux droits des femmes (octobre 2005 – février 2007), les femmes sont de plus en plus exposées à la pauvreté et à la précarité.
On y apprend notamment que les femmes vivent plus souvent que les hommes sous le seuil de pauvreté en France – le taux de pauvreté des plus de 75 ans est deux fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes -. De ce fait, la majorité des allocataires de minima sociaux sont des femmes.
Fin juin 2004, elles représentaient 51,8 % des bénéficiaires du Revenu Minimum d’Insertion (RMI), 51 % de ceux de l’allocation de solidarité spécifique, 61,6 % de ceux de l’allocation de solidarité aux personnes âgées et 98,5 % de ceux de l’allocation de parent isolé.

Lire le rapport de la Délégation aux droits des femmes

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Au NPA : « Pourquoi refuser de gouverner avec la gauche antilibérale ? »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 mars 2009

lu dans Siné Hebdo n°26 :

Au NPA :

L’article de Michel Onfray

Michel Onfray

Michel Onfray, philosophe écrivain, a fondé l’Université populaire de Caen.

L’anticapitalisme révolutionnaire de droite

La droite est unanime : la constitution du Nouveau Parti anticapitaliste est une aubaine ; la faveur grandissante d’Olivier Besancenot dan l’opinion publique est une bonne nouvelle ; les très bons sondages dont on crédite le NPA font jubiler Nicolas Sarkozy ; et signe qui ne trompe pas, les commentateurs politiques, chroniqueurs et autres pythies télévisées, toutes vendues au libéralisme et aux pouvoirs se partageant l’alternance, dissimulent mal le plaisir qu’elles ont à voir le NPA camper sur des positions non unitaires qui feront incontestablement le jeu de la droite en place.

De sorte que les termes de l’alternative sont simples : ou bien le NPA fédère la gauche antilibérale sur de bonnes idées, mais, se refusant à la prise de pouvoirs possibles de la commune à la nation via la région, il persiste dans le ministère de la parole revendicative où les choses sont faciles : « y a qu’à », « y faudrait », « faut qu’on », « y a pu qu’à »… et dans ce cas de figure, Sarkozy est assuré de pouvoir nuire pendant dix ans ; ou bien le NPA arrête ses génuflexions devant Platon, il redescend sur terre et se soucie moins de pureté révolutionnaire que de vie quotidienne de millions de victimes du capitalisme libéral. Dès lors, il va au charbon pour gérer des villages, des cités, des villes moyennes et grandes, des départements et des régions avec d’autres forces de gauche car le NPA ne sera jamais majoritaire seul. S’il joue la logique du tout ou rien, il n’aura rien car jamais il n’aura tout.

Lire la suite… »

Publié dans Elections europeennes, Front de Gauche, POLITIQUE, Politique nationale | Pas de Commentaires »

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