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Ikéa France : 52 millions de bénéfices nets en 2009 mais 0 % d’augmentation pour les salaires !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 février 2010

Cécile Rousseau

La grève s’étend chez Ikéa

Le conflit social lancé la semaine dernière sur la question des salaires met au jour la lente dégradation des conditions de travail chez le géant de l’ameublement suédois. Le système de travail collectif est remis en cause.

 

« Ce mouvement de grève est historique chez Ikea », répète l’intersyndicale CFDT, CGT, FO. Depuis vendredi dernier, un bras de fer est engagé entre la direction et les syndicats. Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, le groupe refuse d’accorder une augmentation collective des salaires. Mais table sur des hausses au mérite à hauteur de 1,2 %. Une conception individualiste du travail qui ne cadre pas avec les valeurs de la marque d’ameublement. Ikea est née dans le Smaland, une contrée suédoise où « la simplicité, l’humilité, l’économie et la responsabilité sont des évidences dans le mode de vie », si l’on en croit le site Internet. Des valeurs que son créateur, Ingvar Kamprad, a distillées au sein d’Ikea. Semble-t-il avec succès. Le rapport annuel sur le développement durable de 2009, publié par les Échos, démontre que 79 % des salariés de l’enseigne seraient satisfaits de leur travail.

le management s’est durci

Schtroumpf-21 dans Luttes

Une information pourtant nuancée par le mouvement social de ces derniers jours. Insidieusement, le système du travail collectif Ikea est remis en cause dans les 26 magasins français. Le processus s’est accéléré en 2009. D’après les syndicats  : les conditions de travail se sont dégradées et le management s’est durci. Renée, employée à la plate-forme téléphonique dans le magasin d’Évry (Essonne), constate que « les lows-performers (c’est comme cela qu’Ikea appelle les moins productifs) ont été débarqués. Maintenant le travail individuel prend le pas sur les résultats collectifs. La direction exige beaucoup de nous, mais nous ne récoltons aucune reconnaissance ». Elle soupire  : « Ils ont osé nous proposer 0 % d’augmentation pour les salaires. On nous dit qu’Ikea fait déjà beaucoup pour nous, des déjeuners pas chers, un climat de travail agréable une bonne mutuelle… »

Pour Marylène Laure-Douilly, déléguée syndicale centrale CGT, « la direction a mis ces mesures sur le compte de la crise, qui a bon dos ». Serge Fernandes, délégué syndical FO à Ikea Montpellier, vit aussi au quotidien la fissure du modèle social. Le magasin de Montpellier tourne bien. Mais cette année, 40 postes y ont été supprimés. « Du coup, on se retrouve à faire des heures supplémentaires. Même les cadres viennent travailler quotidiennement en rayon  ! » explique-t-il. Pour lui, « les dirigeants ne regardent que le chiffre d’affaires », qui a bondi de 6,3 %, à 2,24 milliards d’euros, pour l’exercice 2008-2009. « Il y a dix ans, Ikea était progressiste. Aujourd’hui, lors des entretiens d’évaluation, les mots “travail d’équipe” et “humilité” ont disparu des critères », observe Serge. La fin d’une époque pour le numéro un de l’ameublement en France  ?

 

Publié dans ECONOMIE, Luttes, SOCIAL | Pas de Commentaires »

 

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