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La dernière lettre de Kader Ortakaya, une jeune combattante kurde assassinée par l’armée turque.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 novembre 2014

 

    La lettre d’une Kurde assassinée par l’armée d’Erdogan

 

Ce lundi dans l’Humanité, la lettre de Kader Ortakaya, une jeune combattante kurde

près de Kobané, assassinée par l’armée turque.

 

Suruç (frontière turco-syrienne), envoyé spécial.

lettreKaderOrtakaya 

  Elle avait vingt-huit ans. Elle s’appelait Kader

  Ortakaya. Elle rêvait d’un monde de paix,

  de liberté, de justice sociale. Kurde de Turquie,

  elle n’a jamais accepté l’injustice faite

  à son peuple, la répression policière,

  les arrestations, les tortures.

 

 

Jeune femme engagée, elle se démenait sans compter pour soutenir la résistance de Kobané face

aux obscurantistes, aux barbares de l’organisation de l’« État islamique ». Depuis près d’un mois,

avec d’autres membres de son mouvement, le Parti de l’initiative pour la liberté sociale (TÖPG),

elle se trouvait dans le village de Mahser, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, à une portée

de pierres de Kobané. Une veille active qui visait à empêcher toute tentative de passage des éléments

de l’« État islamique » dans cette zone et à développer la solidarité avec ses sœurs et ses frères kurdes

de l’autre côté de cette ligne de partage tracée par les colonisateurs français et britanniques

il y a un siècle et qui a divisé les populations. Jeudi, sa vie s’est arrêtée. Avec un groupe de jeunes

elle a tenté de franchir pacifiquement cette frontière. L’armée turque, qui n’a pas un geste pour arrêter

l’afflux de djihadistes, a ouvert le feu. Ortakaya est tombée, le crâne transpercé par une balle

alors que son regard était tourné vers Kobané.

 

La dernière lettre de Kader Ortakaya

Quelques semaines avant d’être abattue par les gendarmes d’Erdogan, Kader Ortakaya, vingt-huit ans,

avait écrit une lettre poignante à ses parents expliquant les enjeux de son engagement.

« Ma chère famille, Je suis à Kobané. Cette guerre n’est pas seulement la guerre du peuple

de Kobané mais une guerre qui nous concerne tous. Je rejoins ce combat pour ma famille

bien-aimée et pour l’humanité. Si nous ne saisissons pas aujourd’hui que cette guerre est

aussi la nôtre, alors, demain, nous serons seuls quand les bombes frapperont nos maisons.

Gagner cette guerre signifie la victoire des pauvres et des exploités. »

Lire l’intégralité de la lettre de Kader Ortakaya dans l’Humanité lundi 10 novembre 2014

Publié dans l'Humanité, Monde | Pas de Commentaires »

 

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