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La lutte des chômeurs et des précaires nous concerne tous : manifestation le 4 décembre à Paris

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 novembre 2010

Lu sur : La lutte des chômeurs et des précaires nous concerne tous : manifestation le 4 décembre à Paris dans Chomage dazibaoueb_logo_700

publié par roland (webmaster)- 25 novembre 2010

URL de l’article : http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=18083

Samedi 4 décembre, venez nombreux à la Chômeurs Pride !

Source : Actuchomage

chomeursmanif dans LuttesLes associations AC!, APEIS, MNCP et CGT-Privés d’emploi vous invitent à participer à cette huitième manifestation nationale contre le chômage et les précarités, pour la justice sociale, qui se déroulera samedi prochain à Paris de Stalingrad à la place Clichy.

Il y a eu des milliards pour sauver les banques et leur permettre, une fois renflouées, de continuer à boursicoter et licencier. Mais rien pour les victimes de la crise qui doivent, elles, en payer le prix.

Rendez-vous est donné à 14 heures place Stalingrad.

Pour nos amis de province, comme chaque année, le MNCP (Mouvement national des chômeurs & précaires) prévoit des bus. Si vous voulez tenter l’aventure, contactez-les au 01 40 03 90 66.

Cette manifestation est soutenue par de nombreuses associations (la CIP-IdF, Génération Précaire, Jeudi Noir, le DAL, Stop-Précarité…), par des organisations syndicales (Sud-Solidaires, SNU/TEFI…) et des partis politiques de gauche.

Avec ou sans emploi, la lutte des chômeurs et précaires vous concerne tous !
Salariés, étudiants, retraités, vous êtes aussi invités à vous joindre à notre cortège.

Mais, avant tout, « il faut que les privés d’emploi se bougent », estime Jean-François Kiefer de la CGT-Chômeurs. C’est l’occasion d’exprimer son ras-le-bol et son exaspération dans un contexte de crise caractérisé par une montée sans précédent du chômage et des licenciements, une chute drastique des offres d’emplois disponibles et une explosion des jobs précaires, le fiasco de Pôle Emploi, sa privation rampante et ses sales méthodes, sans oublier une réforme des retraites qui pénalisera en premier les chômeurs, les femmes et les précaires, tandis que se profile une renégociation de la Convention Unedic où le patronat va vouloir rétrécir nos droits au motif qu’il n’y a pas assez d’argent.

Rejoignez-vous ! Montrez-vous !
Non honteux et coupables d’être exclus d’un « marché du travail » qui ne tourne pas rond, soyez fiers de vous afficher en tant qu’êtres humains dans un système qui ne l’est plus et qu’il faudra changer.

Contacts :

MNCP — 17 rue de Lancry 75010 Paris
Tél : 01 40 03 90 66 – Email : mncp.national@free.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

www.mncp.fr

Comité national CGT des Privés d’Emploi — 263 rue de Paris 93100 Montreuil
Tél : 01 48 18 84 45 ou 85 44 – Email : chomeur@cgt.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

www.cgt-chomeurs.fr

AC! — 21ter rue Voltaire 75011 Paris
Tél : 01 42 63 15 33 – Email : contact@ac-chomage.orgCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

www.agirensemblecontrelechomage.org

APEIS — 11, rue des Couronnes 75020 Paris
Tél : 01 71 26 56 78 – Email : apeis.paris@9online.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

www.apeis.org

 

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Retraites : tout l’été on continue !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 juillet 2010

http://pcf-gresivaudan.blogspot.com/


Retraites : tout l’été on continue ! dans Luttes arton37544-bf20c

Retraites : tout l’été on continue !

 

CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Communiqué de l’intersyndicale du 29 juin

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes.

Cette réforme n’apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité.

Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes. Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.

Cette réforme, une des plus dures d’Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l’Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.

Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l’été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.

Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s’ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d’ampleur.

**********************************************

CGT

 

Tour de France : Gagnons l’étape des retraites

Les militants de la CGT seront présents sur la Grande Boucle.

Afficher Tour de France 2010 : gagnons l’étape des retraites !

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Pour un grand 1er mai unitaire

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 avril 2010

Pour un grand 1er mai unitaire dans Luttes arton2748508-50930 22 avril 2010

TOUS ENSEMBLE LE 1ER MAI

Alors que trop d’entre nous vivent une situation dramatique dans cette dans SOCIAL période de crise financière, économique et sociale, le pouvoir en place campe sur ses positions. Maintien envers et contre tout – contre tous ? – du bouclier fiscal, libéralisation à tout va, casse du service public… Quand des milliers de salariés sont menacés de licenciement, quand le nombre de chômeurs explose, avec son triste cortège de personnes arrivant au bout de leurs droits à allocation, quand nombre de travailleurs et de retraités basculent dans la précarité !

Salariés, chômeurs, retraités, public, privé, ensemble, nous devons nous mobiliser pour défendre nos acquis, peut-être menacés demain comme l’est notre système de retraite par la contre réforme réactionnaire que l’on nous prépare, et réclamer de nouvelles mesures allant dans le sens du progrès social.

C’est dans l’unité que nous devons nous mobiliser, c’est dans l’unité que nous pouvons gagner. Cinq organisations syndicales appellent cette année à une grande manifestation commune le 1er mai, pour l’emploi, les retraites, le pouvoir d’achat, répondons massivement à leur appel !

CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA appellent ensemble arton37215-94037

Pour lire l’appel cliquez ici

 

Pour voir la carte des manifestations, cliquez ici

 

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France Télécom : Bilan accablant pour l’entreprise et ses méthodes d’organisation

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 mars 2010

Malgré les engagements nationaux, les conditions de travail chez France Télécom ne semblent guère s’être beaucoup améliorées. Pour preuve les 8 suicides et les 3 tentatives de suicides dénombrés par les syndicats depuis le début de l’année 2010. Deux des huit salariés qui ont mis fin à leurs jours travaillaient sur le site lensois de France Télécom. A l’appel de l’intersyndicale (CGT, SUD et CFDT), leurs collègues du site de Boulogne ont débrayé ce matin en signe de solidarité. Les syndicats dénoncent la suppression de 47 000 emplois en dix ans mais avec la même charge de travail !

 

L’Humanité – OLIVIER MAYER

L’organisation du travail en cause chez France Telecom

Le cabinet Technologia a remis hier un rapport sur la prévention des risques psychosociaux à France Télécom. Le management à l’oeuvre dans les groupes capitalistes et aujourd’hui dans les entreprises publiques est mis en accusation.

La crise est profonde et elle ne pourra « se résoudre sans un travail ambitieux, précis, récurrent et qui mettra l’homme et la qualité de son travail au centre des process  ». C’est ce qu’a voulu signifier le cabinet Technologia, hier, à la direction de France Télécom. Chargé par l’opérateur de remettre en mai un plan de prévention en matière de santé et de sécurité au travail après la vague de plus de 40 suicides en deux ans chez les salariés du groupe, le cabinet d’expertise a souhaité présenter une « note d’étape intermédiaire » dès maintenant en mettant en avant deux raisons. D’une part, entre 7 et 9 suicides, selon les sources, ont eu lieu chez France Télécom depuis le début de l’année 2010. D’autre part, le nouveau directeur général Stéphane Richard n’a, selon le cabinet, « ni passé ni passif France Télécom. Il dispose de quelques semaines pour impulser un changement radical ».

PRESSION SUR LES SALARIÉS

La note de Technologia pointe un certain nombre d’éléments de diagnostic de la crise qui dessinent un bilan accablant pour l’entreprise et ses méthodes d’organisation : « Complexité, voire opacité de l’organisation matricielle », « réorganisations sans raison d’être pour les salariés », « destruction des collectifs de travail et parfois des outils de travail », « mise en concurrence des salariés »… Les « clivages permanents entre les objectifs affichés et les objectifs réels perçus » conduisent au sentiment de « perte d’efficacité », à la « perte de sens du travail ».

 
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L’émeute du 6 février 1934 et la riposte populaire antifasciste

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 février 2010

Les différentes manifestations

Le 6 février, plusieurs manifestations ont lieu simultanément. Les ligues d’extrême-droite, qui jouent un rôle très important dans l’entre-deux-guerres, notamment lorsque la gauche est au pouvoir, ce qui est le cas depuis les élections législatives de 1932, forment plusieurs cortèges.

Parmi les principales ligues fascisantes présentes le 6 février, la plus ancienne est l’Action française. Fondée en 1898/1899 par Maurice Pujo, Henri Vaugeois et Charles Maurras (60 000 membres), elle a pour but de renverser « la gueuse » (la République) afin de restaurer la monarchie. Elle s’appuie sur les Camelots du Roi, qui, malgré des effectifs assez limités, sont très actifs dans la rue. De fondation plus récente (1924), les Jeunesses patriotes, qui revendiquent l’héritage de la Ligue des patriotes, comptent 90 000 membres dont 1500 font partie des « groupes mobiles ». Créées par Pierre Taittinger, député de Paris, elles entretiennent des rapports étroits avec des hommes politiques de droite, et comptent dans leurs rangs plusieurs conseillers municipaux de la capitale. Quant à la Solidarité française, fondée en 1933 par le richissime parfumeur François Coty, elle est dépourvue d’objectif politique précis et ses effectifs sont moins élevés. Mentionnons enfin, bien que ses effectifs soient insignifiants, le francisme de Marcel Bucard.

Les Croix-de-feu, créées en 1926 sous la forme d’une association d’anciens combattants, ont élargi leur recrutement à d’autres catégories sous l’impulsion de leur chef, le colonel de la Rocque. Bien que son caractère fascisant soit discuté, les Croix-de-feu s’apparentent à une ligue, la première en nombre d’adhérents. Elles aussi sont dotées de groupes de combat et de défense, les « dispos ».

La Fédération des contribuables, dont les dirigeants ont des objectifs politiques proches de ceux des ligues, appelle à manifester dès le mois de janvier.

En plus des manifestants de janvier, les très puissantes associations d’anciens combattants appellent aussi à la mobilisation le 6 février. La plus importante d’entre elles, l’Union nationale des combattants (UNC), dont les idées sont proches de la droite et qui est présidée par un conseiller municipal de Paris, compte pas moins de 900 000 membres. Mais l‘Association républicaine des anciens combattants (ARAC), proche du Parti communiste français, appelle également ses troupes à défiler le 6 février, bien que sur des mots d’ordre différents.

L’émeute

L'émeute du 6 février 1934 et la riposte populaire antifasciste dans HISTOIRE Concorde1934

Les ligues de droite et d’anciens combattants appellent donc à manifester le jour même de l’investiture de Daladier, à Paris, place de la Concorde, en face de la Chambre des députés (le Palais Bourbon). Au total 30 000 manifestants dont une bonne majorité d’anciens combattants. Tous se mobilisent sur le thème : « À bas les voleurs ! » et réclament davantage de civisme, d’honnêteté.

À l’appel du colonel de La Rocque, les Croix-de-feu se dispersent rapidement. Bien que proches du Palais-Bourbon, siège de la Chambre des députés, ils se refusent à occuper celui-ci. Leur dispersion rend vaine toute possibilité de renverser le régime par la force.

Mais autour de la place de la Concorde, la manifestation dégénère.

Des milliers de militants en armes tentent de marcher sur le Palais Bourbon. La gendarmerie mobile tire. Les affrontements se prolongent pendant la nuit. Quinze manifestants et un policier sont tués. On compte 1435 blessés.

Source : Wikipédia

La riposte antifasciste

Les forces de gauche ont reconnu dans l’émeute le visage du fascisme et du nazisme. En rangs dispersés, elles ripostent.

Dans la nuit du 6 au 7 février, la gauche socialiste réitère ses propositions d’action commune à la direction de la S.F.I.C., celle-ci répond par une fin de non-recevoir.  Le P.C. invite le 8 « les ouvriers socialistes et communistes » à hâter la réalisation du front unique en manifestant dans la soirée du 9, place de la République.

Le gouvernement interdit la manifestation mais les communistes maintiennent leur mot d’ordre. La gauche socialiste renonce à l’action qu’elle envisageait. Cependant nombre de militants socialistes rejoignent, le 9, les communistes dans la rue. Ample et résolue, cette première riposte de masse au fascisme se heurte à la violente répression policière. Neuf militants ouvriers paient de leur vie d’avoir dit non dès la première heure.

Un mot d’ordre de grève est lancé par la CGT pour le 12 février. Pour mieux asseoir son action, elle s’assure le soutien des principales organisations de gauche dont elle exclut les communistes et les radicaux.

Mais les syndicats unitaires sont un terrain d’expérience où se met en oeuvre une nouvelle pratique du Front unique. Certains d’entre eux proposent dès le 7 une action commune à leurs homologues confédérés, initiative qu’accepte la C.G.T.U. qui lance un appel à « la grève revendicative et politique de masse » pour la satisfaction des revendications immédiates et contre le fascisme. Elle choisit également la date du 12 février.

Le 10 février, des intellectuels s’engagent pour hâter la réalisation de l’union. Alain, Breton, Eluard, Jeanson, Guéhenno, Malraux, Martinet, Léger, Signac, Vigo et bien d’autres proclament leur soutien à la grève générale.

Une de l’Humanité du 11 février 1934

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Le 12, près d’un million de travailleurs sont en grève. Un chiffre énorme pour la première grève politique de masse de la classe ouvrière française.

La manifestation parisienne donne à la journée sa valeur de symbole. Socialistes et sympathisants se sont rassemblés sur le côté sud du cours de Vincennes. Les communistes se regroupent sur le côté nord. Côte à côte pour la première fois, à défaut d’être ensemble, ils sont près de 200 000 à crier leur haine du fascisme. Séparés d’abord, les cortèges bientôt se fondent aux cris d’Unité d’action ! Unité !

Source : Danielle Tartakowsky, Claude Willard in Histoire de la France contemporaine, Tome V.

Sources iconographiques : La Bataille socialiste

 dans HISTOIRE

Place de la Nation, le 12 février

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Images d’archives commentées par Alexandre Addler, historien

http://www.dailymotion.com/video/x1h6di

 

Voir également pour les documents :

http://www.laclasse.com/pls/public/affiche.document?

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2009 : Année noire du chômage

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 novembre 2009

Publié sur : http://Solidarités Chômages Marseille – 26 novembre 2009 –

 

Quatre millions de chômeurs : nous y sommes !

 

Fin octobre 2009, le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) s’élève à 4 019 700 en France ( y compris les Dom). Ce qui représente 43 000  chômeurs de plus au mois d’octobre ( + 1,1 % ). Les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an voient également leur nombre augmenter de 2,5 % au mois d’octobre en France métropolitaine (sources : communiqué Pôle emploi / DARES *)  . Au-delà de l’augmentation du nombre des chômeurs cela signifie une dégradation considérable de leur vie et moins d’espoir de trouver un travail décent.

Le gouvernement refuse pourtant toujours d’envisager les mesures et le plan d’urgence proposés par le MNCP (Mouvement National des Chômeurs et Précaires, ndlr) pour affronter cet aspect de la crise sociale. Il est plus commode de manipuler les chiffres en ne retenant que les seuls chômeurs correspondant à la catégorie A, ce qui est ni plus ni Manifestation des chômeursmoins qu’une escroquerie intellectuelle et politique. Quatre millions de chômeurs, nous y sommes ! L’opinion publique finira bien par le comprendre, malgré la propagande habile mise en place par MM. Sarkozy et Fillon.

Aujourd’hui il nous semble nécessaire de lancer un appel. Ne laissez pas le gouvernement manipuler les chiffres du chômage ! Médias, journalistes, syndicats, responsables politiques, associatifs et simples citoyens concernés par les retombées sociales de la crise vous connaissez la réalité du terrain, aidez-nous à rétablir la vérité. Ne laissez pas les chômeurs et précaires seuls face à l’indifférence et leur désespoir. La récente étude de l’INSEE, publiée hier, mercredi 25 novembre, le confirme s’il en était besoin : la pauvreté est là, ce n’est pas un mythe misérabiliste et gauchisant.

Samedi 5 décembre prochain aura lieu à Paris une manifestation à l’appel de quatre organisations de chômeurs : le MNCP, AC!, APEIS, CGT-chômeurs. Aidez-nous à dénoncer la manipulation des chiffres du chômage. Aidez-nous à faire savoir : le chômage n’est pas une fatalité. Dites avec nous : le chômage ça me concerne. Aidez les organisations de chômeurs qui ont de faibles moyens financiers et peu de relais sociétaux à faire connaître leurs revendications, leurs luttes, leurs propositions.

Marseille, jeudi 26 novembre 2009.

*  DARES pôle emploi novembre 2009 : Premières synthèses

en page 1 du document : le détail des chiffres cités dans l’article
en page 9 : les demandeurs d’emploi par région (catégories A, B, C)

Notre région :

Variation sur un an : + 16,3 % ; + 25 % pour les moins de 25 ans

+ 36 % pour les inscrits depuis plus d’un an 

 

Quelques heures avant la publication mensuelle des chiffres du chômage pour le mois d’octobre le site de Mediapart a publié un appel : “Ne laissez pas le gouvernement manipuler les chiffres du chômage”.

Sur Mediapart, lire également : Le Théorème Pôle Emploi

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Votation citoyenne sur La Poste : 2 millions de votants !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 octobre 2009

Une mobilisation historique !

Les résultats définitifs seront connus demain mais on peut, d’ores et déjà, affirmer que cette initiative a remporté un immense succès. 

L’ampleur de la participation à cette votation citoyenne, comme la mobilisation d’un collectif de plus de 60 organisations syndicales, politiques ou associatives témoignent de la place que tient La Poste dans le cœur des Français : elle est l’un des fondements du contrat social, un pilier du système à la française. C’est aussi pourquoi elle focalise l’acharnement des libéraux qui convoitent en elle un nouvel espace de profits.

Aujourd’hui, vers 16 h, 10 000 points de vote avaient été recensés et on comptait près de 2 millions de participants. Preuve que les Français, dans leur grande majorité, ne sont pas dupes des discours  mensongers de N. Sarkozy et de son gouvernement.

« La balle est maintenant dans le camp du gouvernement et du Président de la République. D’ores et déjà leur tentative de faire passer en catimini le projet de loi de transformation de La Poste en société anonyme a échoué. Aucune raison ne justifie cela sinon le fait d’entamer un processus de privatisation qui est refusé par nos concitoyens.

Dans cette situation, le gouvernement doit tout d’abord geler son projet de loi et engager un véritable débat public sur l’avenir du service public postal. La votation citoyenne a confirmé que l’avenir des services publics est l’affaire de toutes et de tous. Elle rend encore plus actuelle et nécessaire l’organisation d’un référendum sur le sujet. » (http://www.france.attac.org/)

Cette puissante manifestation démocratique de la semaine montre aussi la voie pour d’autres rassemblements qui mettraient en échec la politique sarkozyste. Des militants d’origines diverses ont œuvré ensemble à ce résultat. Ils ont pris appui sur le réseau des mairies de gauche, essentiellement socialistes et communistes. La leçon peut valoir pour d’autres combats. L’accès à la santé, l’emploi, le pouvoir d’achat, la menace d’imposition des indemnités d’accidents du travail, le sort du fret ferroviaire, la destruction de 34 000 emplois de fonctionnaires, l’enseignement… Les sujets ne manqueront pas dans les prochains mois.

 

Quand le peuple impose la démocratie

La Poste . La votation citoyenne sur l’avenir de La Poste mobilise très largement dans toute la France. Une détermination populaire que le gouvernement ne pourra méconnaître.

Nord, correspondance particulière.

Ils ont du coeur à « l’ouvrach’ » les gens du Nord, comme ils disent. Cette semaine de « votation citoyenne » le démontre une fois de plus. C’est une formidable organisation qui s’est mise en place dans tout le département. Les prises de position contre la privatisation de la Poste s’affichent parfois en grand, jusqu’au fronton des mairies. C’est le cas à Raismes, dans le Valenciennois. La municipalité communiste joue à plein cet exercice de la démocratie. Une urne trône devant le grand escalier au tapis rouge de l’hôtel de ville. D’autres ont été réparties sur le marché, à la médiathèque et dans les maisons de quartier. À l’accueil de la mairie, un agent non voyant, relate : « Une dame est arrivée ici pour voter après s’être rendue à La Poste. Là, au guichet, une employée venait de s’excuser de ne pas avoir le droit de la renseigner sur les lieux de vote avant de la remercier discrètement de sa démarche. »

permettre à la population de s’exprimer

La sénatrice Michelle Demessine a écrit à tous les maires du département, les invitant à « faciliter la consultation du 3 octobre »

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France Télécom : Le « J’accuse » de DYDO 5403

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 septembre 2009

Lettre ouverte au PDG de France Télécom

 

Pour France Télécom, il n’a plus de nom. Comme ses collègues, à chaque fois qu’il doit effectuer une transaction, il est identifié par un code comportant quatre lettres et quatre chiffres. Le sien, c’est DYDO 5 403 et c’est donc ainsi qu’il a choisi de signer cette « lettre ouverte » à son PDG. Il y a six ans, déjà, en 2002, il avait tenté de mettre fin à ses jours dans le bureau d’un cadre. Le service dans lequel il officiait comme technicien qualifié à la gestion du réseau était promis à la fermeture. France Télécom lui avait proposé trois postes, tous des emplois de plate-forme téléphonique, n’ayant rien à voir avec son métier. « Je suis un technicien, pas un commercial », répétait-il alors, refusant les offres. Il fut donc « muté d’office ». C’est la procédure. J’avais vingt-six ans de carrière, et deux mois ont suffi pour tout démolir », raconte-t-il. Après dix mois d’arrêt, DYDO 5 403 a dû accepter un poste « bas de gamme », comme il dit.

Il tire des fils toute la journée mais il a choisi « de ne plus se taire ». Dans sa commune de 6 000 habitants où il se fait élire comme conseiller municipal, puis dans son syndicat, la CGT, il retrouve un nom. Et contribue à créer un groupe de travail sur la question. « Il fallait briser le tabou, combattre l’idée que les suicides tiennent à des causes personnelles. c’est le travail qui fait craquer. Depuis que la CGT se préoccupe de la souffrance au travail, certains salariés reprennent nos tracts », témoigne Marie Barot, secrétaire générale de la CGT Fapt du département de Haute-Savoie, qui soutient son initiative. DYDO 5 403 a choisi personnellement de s’adresser à Didier Lombard, PDG de France Télécom, convoqué aujourd’hui par le ministre du Travail, Xavier Darcos. Pour lui, ne plus se taire c’est aussi un moyen de tenir le coup. Son « J’accuse », que vous pouvez lire ci-après, a été transmis, hier, à son chef afin de remonter les échelons hiérarchiques : direction des ressources humaines locale, direction territoriale Centre-Est, puis, direction générale.

Paule Masson

Lettre ouverte

Devant le désastre humain de ces derniers jours, je me permets de vous interpeller pour apporter ma vision d’agent France Télécom sur ce séisme que vous n’avez pas vu venir, enfermé que vous êtes dans votre tour de Babel. J’estime de mon devoir de vous faire part de mes réflexions pour comprendre comment on en est arrivé là. Je suis convaincu que vous n’avez pas le monopole de la vérité, malgré votre fonction de PDG.

Avec les PDG qui vous ont précédé, MM. Bon et Breton, vous avez planifié, programmé avec des juristes, des experts, des consultants, des organismes de formation pour cadres, une politique de management et organisationnelle pour mettre sur les rails du capitalisme pur et dur notre entreprise. À travers cette politique, vous avez laminé les syndicats, vous avez éloigné inexorablement les centres de décisions en augmentant les territoires des directions régionales, ne laissant sur le terrain au plus près de vos agents que quelques petits chefs issus de leurs rangs pour servir de liens.

La première grosse erreur de cette politique a été de spolier l’identité professionnelle de la majorité de vos agents venant des PTT avec de réelles formations de métiers. Le lien sur le terrain dévolu à ces cadres « N+1 » n’avait plus rien de social. Ce n’était, ce n’est qu’un relais pour mettre en place vos méthodes, vos processus, vos directives, vos aspirations de suppressions d’emplois, pour être crédible auprès des marchés financiers. Beaucoup ne se rendent pas compte du rôle que vous leur avez fait jouer ou qu’ils jouent encore.

Les syndicats, parlons-en… Stratégiquement, là aussi tout était planifié. Par des restructurations incessantes, vous les avez confinés année après année, changement de périmètre après changement de périmètre, dans un travail de réorganisation permanent pour répondre à votre mise en place des institutions représentatives du personnel (lRP). Vous avez voulu des syndicats affaiblis. Vos fiançailles avec les marchés financiers, les actionnaires, vous ont poussé à détruire insidieusement les contre-pouvoirs garants des équilibres sociaux. Certainement au-delà de vos espérances…

Oui, pendant des années, devant le peu de lutte collective d’envergure, vous avez cru gagner. Vous pensiez, comme notre président de la République, que « quand il y a une grève à France Télécom, on ne s’en rend plus compte ». En surfant sur la démagogie et sur l’individualisation à outrance, vous avez mis en place votre politique de restructurations incessantes de vos services.

Après la perte d’identité professionnelle, la perte d’identité géographique : mobilités forcées, imposées. Avec à la clé un travail répétitif, sans autonomie, à la place d’un vrai métier.

Quel projet proposez-vous à ces personnels en errance pour se reconstruire ? Votre projet d’entreprise ? Croyez-vous sincèrement qu’ils puissent y adhérer ? Quel manque de discernement !

Pour casser toute velléité, mise en place d’un management impitoyable, infantilisant, ou dans chaque parole des cadres on entend les mêmes réponses, les mêmes allégations, les mêmes phrases, les mêmes arguments, à la virgule près, pour nous faire accepter l’inacceptable. Sans oublier les chiffres, les indicateurs… Ces années que vous avez planifiées sont d’une violence inouïe. Je suis sûr que l’histoire le jugera un jour ou l’autre. Et voilà que cette violence vous revient en pleine figure, comme un boomerang.

Vous avez cru gagner mais vous avez perdu. Ne laissant que peu d’espace à l’expression démocratique, aux luttes collectives, aux résistances organisées, en méprisant la représentation syndicale (il suffit de lire les réponses faites aux questions des délégués syndicaux et des délégués du personnel où ne transpirent qu’arrogance, suffisance, mépris), vous n’avez pas vu ou pas voulu voir apparaître depuis quelques années une nouvelle forme de lutte insidieuse, souterraine : le suicide… La nature a horreur du vide. Sur les conseils éclairés de certains experts ès communications à la solde des décideurs économiques et politiques, vous avez fanfaronné, dénié ce sujet. Vous avez sali la mémoire des premiers collègues disparus en les méprisant, en cantonnant leur geste désespéré dans des problèmes familiaux, personnels.

Quelle erreur, quel dédain, quelle suffisance ! À force de ne côtoyer que les arcanes des pouvoirs politiques, économiques, médiatiques, on en devient aveugle… Les travailleurs, les gens de peu, les millions de personnes n’ayant pas de Rolex à cinquante-cinq ans n’existent plus…

Et pourtant, la médecine du travail, malgré son peu de moyens, vous alertait. Les comités d’entreprises (CE), les comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) aussi. Mais la victoire est une drogue douce, elle enivre, elle isole, elle grise. Votre rouleau compresseur écrasait tout sur son passage. Les bénéfices année après année justifiaient vos choix auprès des marchés. Vos actionnaires vous remerciaient…

Devant ce no man’s land de luttes dignes de ce nom, ces signaux puérils de détresse ne vous inquiétaient pas. La puissance de votre communication étouffera à travers les médias ces résidus de gêne d’image de la marque, pensiez-vous. La voie royale du libéralisme était dégagée. On a gagné ! on a gagné ! Et puis le grain de sable. Vos agents hommes, femmes qui veulent vivre debout, dignes, devant votre mutisme, osent symboliquement perpétrer leur suicide sur leur lieu de travail. Crime de lèse-majesté…

En réponse, toujours votre mépris. Pour calmer les médias, vous faites dire par un de vos directeurs : « À France Télécom, on ne se suicide pas plus qu’ailleurs. » Quelle gaffe ! Quel camouflet pour ces hommes et ces femmes ! Vous rendez-vous compte où vous a mené votre aveuglement ? Obliger vos agents avant leur dernier geste à bien préciser qu’ils n’avaient pas de problèmes familiaux, financiers ou autres. Leur problème, c’est bien France Télécom, c’est bien la politique managériale que vous avez mise en place. C’est une violence supplémentaire à laquelle je ne trouve pas de nom. C’est une insulte à la dignité de ces personnes et à leur famille. Ce que j’ai écrit et affiché sur mon lieu de travail avant les événements du 10 septembre 2009 (un collègue qui se poignarde) et du 11 septembre (une collègue qui se défenestre), malheureusement me donne raison : « Le pire est à venir. »

Votre réunion du 10 septembre dernier n’apporte qu’une partie des réponses aux attentes de ces centaines d’agents en stand-by. La mise en place d’un audit extérieur, quelle désillusion, quel manque de respect pour vos équipes de médecine du travail, des élus du CE et du CHSCT qui n’ont eu de cesse de vous alerter, signaler les dérives, les ravages de votre politique à travers des rapports. Peut-être étaient-ils rédigés en chinois et vous n’avez pas daigné les traduire ?

Il est encore temps de les lire…

À l’heure où nous en sommes, que vous reste-t-il pour demeurer crédible auprès de vos agents ?

Soit vous reconnaissez publiquement votre responsabilité dans la souffrance de vos agents, avec en parallèle de véritables négociations avec les syndicats pour infléchir cette politique.

Cette décision serait un geste fort, à même de calmer cette spirale infernale. Elle demande du courage et du coeur… Soit vous restez droit dans vos bottes en niant les relations de cause à effet de votre politique et là, effectivement, je redoute le pire…

Je n’accepterai pas, pour ma part, la troisième solution qui se dessine. C’est-à-dire la mise en place du repérage des agents potentiellement à risque pour un traitement individualisé pour les éradiquer, les gommer, les culpabiliser, les stigmatiser et recommencer comme si rien n’était arrivé.

Veuillez accepter cette humble contribution à votre réflexion ; humainement, pour tous mes collègues, je ne pouvais plus me taire.

Malgré la souffrance qui m’écorche, recevez mes respects.

Ceci est mon « code alliance » à France Télécom, car en tant qu’être humain, je n’existe plus depuis 2002 dans votre entreprise.

DYDO 5403

 

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