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Sécurité ferroviaire : ces questions qui dérangent la SNCF

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 septembre 2013

 

Après Brétigny

Sécurité ferroviaire : ces questions qui dérangent la SNCF

 

Sécurité ferroviaire : ces questions qui dérangent la SNCF dans Transports - SNCF sncf-300x189Par Sophie Chapelle

L’accident de Brétigny a révélé le malaise qui règne

chez une partie des cheminots. Organisation du travail

bouleversée, productivité accrue aux dépens de la qualité,

recours à une sous-traitance pas suffisamment formée,

explosion du travail de nuit…

 

Sur fond d’ouverture à la concurrence et de « compétitivité ». Plusieurs syndicats dénoncent

une « logique purement financière » et l’entrée dans « l’ère du risque calculé », où la sécurité

des voyageurs ne serait qu’un objectif parmi d’autres. Enquête parmi les cheminots.

12 juillet 2013, 17h14. Le train Paris-Limoges déraille en gare de Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne entrainant

la mort de 7 personnes. Alors que la sécurité ferroviaire, pilier de l’entreprise SNCF, est ébranlée, plusieurs cellules

de crise sont immédiatement mises en place. D’emblée, la SNCF, en charge de l’entretien du réseau, organise

des conférences de presse communes avec Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire du réseau.

Dans les 24h qui suivent la catastrophe, les deux établissements publics pointent la défaillance d’une « éclisse »,

pièce d’acier reliant deux rails, et lancent une grande campagne de vérification sur l’ensemble du réseau national.

« La SNCF et RFF sont responsables et nous assumerons la totalité de nos responsabilités » confirme le président

de RFF, Jacques Rapoport, le 15 juillet [1]. Deux mois après les faits, une information judiciaire est toujours en cours

pour déterminer les causes de cette défaillance.

En 30 ans, la SNCF a été confrontée à une quinzaine de déraillements ou de collisions graves, dont huit ayant

causé des morts. « Notre instructeur nous disait à l’époque que nous avions le meilleur système de sécurité du monde,

se souvient un aiguilleur, entré en 1984 au sein de l’entreprise publique. Un an après, je travaillais sur la ligne où a eu

lieu la collision mortelle de Flaujac (Lot) faisant 32 morts ». Depuis 2000, la SNCF n’avait plus connu de déraillements

mortels.

Dans ce contexte, le drame de Brétigny relève-t-il d’une défaillance tragique mais isolée ? Ce n’est pas l’avis

d’une partie des cheminots. « La sécurité ferroviaire c’est une chaîne, et si l’on commence à affaiblir un maillon,

la chaîne casse. Aujourd’hui, cette chaîne est fragilisée à plusieurs endroits », alerte David Gobé, responsable

du secteur fédéral Europe et International à la fédération des cheminots CGT. Derrière un guichet, dans un atelier,

ou le long des voies de chemin de fer, le travail des agents SNCF s’est considérablement transformé en quelques

années. En cause : le vaste mouvement de libéralisation progressive du transport ferroviaire. Avec l’ouverture

à la concurrence du fret (en 2003) puis du transport international de voyageurs (en 2009), tout en restant publique,

la SNCF a dû « s’adapter » aux nouvelles règles de marché [2]. « Un référentiel marchand a alors vu le jour, fondé

sur la poursuite de la rentabilité et sur la recherche continue de gains de productivité », soulignent les auteurs

d’une étude de 2012 réalisée par le cabinet Emergences, sur les risques psychosociaux à la SNCF [3].

« Maintenant, c’est devenu chacun pour soi »

[Lire la suite sur Basta!]

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Publié dans Transports - SNCF | Pas de Commentaires »

Privatisation ferroviaire : voilà ce qui risque d’arriver chez nous !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 janvier 2011

Lu sur : Privatisation ferroviaire : voilà ce qui risque d'arriver chez nous ! dans EUROPE dazibaoueb_logo_700

publié par roland (webmaster) – 30 janvier 2010

 

La hantise des cheminots vient de se produire en Allemagne.

 

Auteur : Canaille le Rouge - Source : Le blog de Canaille le Rouge

http://s1.lemde.fr/image/2011/01/30/540x270/1472702_3_f28d_un-train-de-voyageurs-et-un-train-de.jpg

Deux compagnies privées en cause, une ligne à voie unique, un face à face, des morts des blessés.

« Les causes de l’accident sont pour l’instant inconnues », a déclaré le porte-parole pour la région Nord-Est du groupe Veolia, qui exploite la ligne HEX.

Le tronçon entre Magdebourg et Halberstadt, où a eu lieu l’accident, est une voie unique et des travaux y étaient prévus dans la nuit de samedi à dimanche. Le trafic ferroviaire y a été entièrement interrompu et des bus ont pris le relais. Le porte-parole de Veolia ignorait le nombre exact de personnes se trouvant à bord au moment de la collision. Le train de marchandises appartiendrait lui aussi à une entreprise privée. (La Presse)

Des premières informations parcellaires qui arrivent, on sait déjà que cela s’est produit sur une de ces lignes souffrant de sous-investissements aussi chroniques que dramatiques sur un réseau livré aux appétits des grands groupes lors de la réunification allemande, une ligne sur laquelle roulent de multiples opérateurs (Ici au moins 3 compagnies sont concernées).

Un transport ferroviaire organisé en fonction de la directive Européenne 91440 et de ses suites : bienfaits de la privatisation prônée par l’Union Européenne et son dogme imbécile de la concurrence libre et non faussée pour mettre fin aux monopoles publics (pas fin du branchement de l’argent public pour les monopoles privés : c’est Veolia qui est en cause). La DB publique, comme la SNCF en France, n’était pas à l’abri d’accident (souvenons-nous de Flaujac et le sous investissement en matière de sécurité et le manque de personnel sur ces lignes à voie unique qui avaient conduit à la catastrophe).

L’alibi idéologique libéral de considérer qu’une voie ferrée est comme une route nationale où chacun accède comme il le veut, du point de vue de la sécurité circulation, n’est pas tenable. Il porte structurellement ce genre de catastrophe. Surtout quand de plus formation, absence de contrôle par les IRP (Prérogatives des CHSCT), pressions sur des personnels polyvalents isolés, moins qualifiés parce que formés…, démultiplient les risques. La menace de sanctions judiciaires pour une éventuelle faute humaine qui n’est pas relevée  en l’état de l’enquête : les autorités ont de suite affiché une grande prudence lors d’une conférence de presse. « Nous serions tous bien inspirés » de ne rien conclure trop vite », a lancé le ministre de l’Intérieur Holger Hövelmann. », ne remplacera jamais une bonne formation initiale et des garanties statutaires qui permettent de s’affranchir de la pression des « manageurs » : un train de container ça doit arriver où l’attend le client, sinon il y a des pénalités etc.

L’Allemagne qui a été en pointe dans la course à la privatisation ferroviaire en Europe, les nouveaux entrants qui se gavent des financements et n’entretiennent que peu conduisent à cela. C’est ce modèle qu’on veut nous faire avaler de force et que les cheminots contestent en permanence. Pourtant l’expérience anglaise devrait ouvrir les yeux de ceux qui ne les abritent pas derrières les coffres forts. Cela ne servira pas de leçons aux doctrinaires du démantèlement des services publics. C’est bien en terme de luttes sociales et politiques que la question est posée.

Au plan social, les cheminots ne sont pas les derniers à agir.

Au plan politique quel organisation ou parti propose la suppression de RFF, la réunification du système ferroviaire et toutes ses activités nationale, régionale et locale, voyageurs et marchandises avec un opérateur unique d’un système intégré de transport, la mise sous maitrise publique totale avec une réappropriation collective intégrant le statut des personnels et les droits des usagers ?

 

Publié dans EUROPE, INFOS, Transports - SNCF, Union europeenne | Pas de Commentaires »

 

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