• Accueil
  • > Recherche : 9 février 1962

Résultats de votre recherche

Goodyear : « Rien n’est gagné d’avance, mais les salariés sont toujours là, déterminés et prêts à agir. Et surtout à se battre pour une loi sur les licenciements boursiers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 février 2013

 

RESTRUCTURATION

Goodyear :

l’usine qui résiste encore et toujours aux licenciements boursiers

 

Goodyear : Par Grégoire Souchay (1er février 2013)

Encore une. La multinationale Goodyear, à Amiens,

s’apprête à fermer son usine de pneus et à licencier

les 1 250 ouvriers du site, menaçant 4 000 emplois

indirects.

Une fermeture de plus, avec son lot de résignation ?

Pas tout à fait. Car chez Goodyear, cela fait cinq ans

que la fermeture est annoncée. Malgré les pressions

de la direction et son manque de considération

pour la santé des salariés, pas un licenciement, ni une baisse de salaire. Et ce, grâce à la résistance

collective des ouvriers. Pour combien de temps encore ?

« On entame notre sixième année de lutte, toujours victorieuse », lance Evelyne Becker, membre du Comité

d’entreprise. Dès 2007, cela s’annonçait pourtant plutôt mal pour les Goodyear. Le fabricant états-unien

de pneumatiques promet à l’époque l’investissement de 52 millions d’euros dans ses deux usines d’Amiens.

Un investissement conditionné à une réorganisation du travail et 400 licenciements. Les salariés se divisent :

à l’usine Dunlop, les syndicats et salariés acceptent le passage de cinq à quatre équipes (les « 4X8 »),

tandis qu’à Goodyear, la CGT, majoritaire, refuse de signer. Le bras de fer s’engage avec la direction.

À cinq reprises, elle va tenter des plans de licenciement. Trois seront suspendus par la justice, les deux

autres seront abandonnés suite à la mobilisation ouvrière.

La clef de cette persévérance ? D’abord la CGT, très puissante dans l’usine – 86% aux dernières élections

du personnel – et dont la ligne n’a pas bougé d’un iota depuis six ans. « On ne se bat pas pour obtenir plus

de fric dans le cadre d’un plan social, on se bat pour obtenir l’annulation du plan social et maintenir

nos emplois », explique Mickaël Wamen, l’un des leaders.

Le droit comme arme

Les Goodyear n’hésitent pas à recourir à des actions spectaculaires : occupation et blocage de l’usine, ou de

la zone industrielle, manifestation au Salon de l’Auto. Ils sont désignés comme « violents » ? Ils mettent en

parallèle la violence sociale qui leur est infligée. Et n’hésitent pas à jouer sur les symboles. En 2009,

les « Contis » – de l’usine Continental de Compiègne, aujourd’hui fermée – se joignent à eux pour un défilé

fraternel dans les rues d’Amiens.

Les salariés picards disposent d’un autre atout : le droit. Et en usent avec succès, sur tous les fronts. D’abord

contre les plans sociaux, qui sont successivement suspendus pour vices de forme, de procédure ou pour

absence de motif économique avéré. Mais aussi pour défendre leurs droits de salariés. « Les nouveaux qui

entraient dans l’entreprise n’avaient rien. Ni treizième mois, ni vacances », décrit Igor Maslonka, salarié depuis

1997, aujourd’hui délégué du personnel. La CGT s’attaque au problème et se porte en justice. En 2004,

la direction est condamnée à verser douze millions d’euros de dédommagement.

[Lire la suite sur Basta !]

Publié dans CGT, ECONOMIE, Emplois, France, licenciements, Luttes, SOCIAL | Pas de Commentaires »

Goodyear-Amiens : « Rien ne justifie la disparition de cette entreprise. Ce sont en réalité des choix financiers qui ont été faits »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 février 2013

 

«Rien ne justifie la fin de cette usine Goodyear»

 

Goodyear-Amiens : « Rien ne justifie la disparition de cette entreprise. Ce sont en réalité des choix financiers qui ont été faits » dans CGTYves Housson

Carlos Moreira, dirigeant de la CGT chimie,

voit dans l’annonce de Goodyear de fermer

son usine d’Amiens Nord une volonté d’exercer

un chantage sur les salariés.

Il conteste la justification économique avancée.

 

La fermeture de Goodyear Amiens-Nord est-elle « la seule option possible après cinq années de négociations

infructueuses », comme le prétend la direction ? Pour Carlos Moreira, secrétaire général de la CGT chimie,

la direction de la firme, en s’exprimant ainsi tout en disant « rester à l’écoute des initiatives qui pourraient

être proposées par les parties prenantes », laisse percevoir son but réel :

exercer un « chantage » sur les syndicats, la CGT en tête, pour leur imposer les conditions

qu’ils ont jusqu’ici refusées.

Rentabilité financière

Depuis cinq ans, Goodyear a résolu, pour des raisons de rentabilité financière, de cesser sa production

de pneus tourisme en France et de céder son activité dans la partie pneus agraires, explique le syndicaliste.

Fin 2012, le projet de reprise par le groupe Titan, garantissant 550 à 600 emplois, a échoué

lorsque le repreneur a refusé de s’engager sur un projet d’avenir, en termes de volume de production

notamment, sur une période de cinq ans, comme le demandait la CGT, et non de deux ans, comme le voulait

Titan. Et comme l’avait retenu, aussi, le tribunal de grande instance de Nanterre, souligne Carlos Moreira.

D’où l’interrogation du syndicat : Titan voulait-il vraiment rester sur le long terme à Amiens, ou était-il

intéressé surtout par « l’achat d’un carnet de commandes»?

[Lire la suite sur humanite.fr]

Lire également :

blog.CGT-Goodyear-Nord : Compte-rendu du CCE du 31 janvier 2013

Journée d’action le 12 février 2013 devant le siège à Rueil Malmaison

 

Publié dans CGT, licenciements, Luttes, SOCIAL | Pas de Commentaires »

8 février 2012 : Charonne, on n’oublie pas !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 février 2012

 

8 février 2012 : Charonne, on n'oublie pas ! dans HISTOIRE 8-2-20122-300x147

 

Le 8 février 1962, neuf personnes tombaient au métro Charonne sous les coups de la répression policière

d’une rare férocité, alors que 60 000 manifestants défilaient contre les attentats de l’OAS.

Cinquante ans plus tard, l’Humanité de ce mercredi 8 février 2012 rappelle cette sanglante page

de l’histoire française à travers un cahier de quatre pages de témoignages d’une rescapée, de témoins

et d’un journaliste de l’Humanité présent.

A lire :

  • « Après le massacre, la situation a basculé »: militant communiste du XXe arrondissement de Paris, Henri Malberg, alors âgé de 32 ans,

se trouvait au métro Charonne

  • « La liste des victimes s’allongeait, c’était vraiment affreux. Nous étions en rage » : entretien avec Jean Le Lagadec, journaliste

de la rubrique politique de l’Humanité

  • « Je pensais juste à respirer » : en février 1962, la sociologue Maryse Triper a 16 ans. Rescapée de la manifestation, elle a toujours tu

son histoire, jusqu’à ce que deux auteurs en fasse une bande dessinée

  • « J’étais un jeune étudiant communiste du lycée Buffon »: témoignage de Nicolas Devers-Dreyfus, qui avait quinze ans à l’époque.

 

9-une-lead7-200x300 Charonne dans Hommages10-ont-tue-209x300 l'Humanité dans POLITIQUE

Une non-censurée de la première édition

de l’Humanité du 9 février 1962

 

Pour voir les autres documents, cliquez sur le lien ci-dessous :

Dans l’Humanité : Il y a 50 ans, le massacre de Charonne

 

 

 

 

Source :humanitefr le 7 Février 2012

 

Publié dans HISTOIRE, Hommages, POLITIQUE | Pas de Commentaires »

« Charonne, n’oublions jamais » : 50e anniversaire de la répression de la manifestation de Charonne contre la guerre d’Algérie

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 février 2012

Le 8 février : 50ème anniversaire de Charonne

 

« Charonne, n'oublions jamais » : 50e anniversaire de la répression de la manifestation de Charonne contre la guerre d'Algérie dans HISTOIRE charonne_le_8_fevrier_2_web-205x300

Après avoir semé la terreur en Algérie l’OAS, organisation criminelle

d’extrême droite, va étendre l’insécurité sur le territoire métropolitain.

Les attentats se développent et prennent de l’ampleur en novembre,

décembre 1961, en janvier 1962.

Le 7 février 1962, dix attentats au plastic sont commis par l’OAS suscitant

une profonde réprobation dans l’opinion publique.

Le 8 février 1962, à l’appel des UD CGT Seine et Seine et Oise, de l’Union

Régionale CFTC, de l’UNEF, du SGEN, de la FEN de Seine et Oise,

une manifestation est organisée avec le soutien du PCF, du PSU,

des Jeunesses Communistes, des Jeunesses Socialistes Unifiées

de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et du Mouvement de la Paix.

Cette manifestation pacifi que contre les attentats de l’OAS, la complicité du gouvernement et la poursuite de la guerre en Algérie

est réprimée avec une violence terrible et meurtrière.

Neuf syndicalistes tombent sous les coups des forces de police placées sous l’autorité de Papon, Préfet de police et Frey,

Ministre de l’intérieur ; des centaines d’autres sont gravement blessés.

Ainsi, Anne-Claude Godeau, Fanny Dewerpe, Suzanne Martorell, Daniel Fery, Jean-Pierre Bernard, Edouard

Lemarchand, Hyppolite Pina, Maurice Pochard et Raymond Wintgens sont lâchement assassinés.

Le 13 février, un million de Parisiens leur rendant hommage au cours d’obsèques grandioses, de la République au Père

Lachaise, élevait une protestation solennelle : paix en Algérie, droit du peuple algérien à son indépendance.

Le massacre de Charonne s’inscrit dans une période plus large de brutalités policières et de luttes contre la colonisation.

La plus sauvage des répressions est marquée par des dates :

Le 14 juillet 1953, sept manifestants dont 6 algériens sont tués par la police.

Le 17 octobre 1961, des milliers de manifestants algériens défilent pacifiquement à Paris, plusieurs centaines seront

assassinés par la police de Papon.

Derrière les auteurs, n’y a-t-il pas des responsables à ce moment là aux plus hauts niveaux de l’Etat ?

Charonne va constituer un tournant, un basculement de l’opinion publique française qui va aboutir le 19 mars 1962 à la

fin de la guerre et au 1er juillet 1962 à la proclamation de l’indépendance de l’Algérie.

En donnant leurs vies pour la justice, la liberté et la paix ces militants ont oeuvré pour que vivent toutes les valeurs du progrès

social d’antiracisme, de solidarité.

Celles-ci sont pleinement d’actualité au moment où tant de peuples se révoltent et cherchent des voies nouvelles pour

la démocratie et la coopération internationale, au moment où l’extrême droite en France et en Europe relève la tête de façon

inquiétante.

En une période où le besoin d’histoire est si prégnant dans la société française, où est revendiquée une exigence de vérité,

il n’est pas inutile de se souvenir, de s’indigner et d’agir.

Se souvenir pour honorer la mémoire de ses hommes et femmes, faisant le choix de surmonter leur peur pour refuser

le colonialisme et proclamer leur attachement à la démocratie.

Agir pour exiger justice et vérité, reconnaissance par les plus hautes autorités de la France de ces crimes commis

par l’État que furent le 17 octobre 1961 et Charonne le 8 février 1962.

 

Organisations signataires

Comité Vérité et Justice pour Charonne – Union Régionale CGT Île-de-France – Fédération Syndicale Unitaire – Parti Communiste Français – ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui) ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) – FNACA Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie – Paris) – UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide) – AACCE ( Association des Amis de la Commission Centrale de l’Enfance) – ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS) – Institut d’Histoire Sociale CGT Île-de-France – Mouvement Jeunes Communistes de France – CGT RATP – UNEF (Union Nationale des Étudiants de France) – Les amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons ….

Source :  humanitefr dans Hommages le 3 Février 2012

À midi, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF prononcera une allocution lors du rassemblement organisé par le comité Charonne sur les lieux du massacre au métro Charonne – Paris XI

La cérémonie sera suivie d’une manifestation jusqu’au cimetière du Père Lachaise.

 

Publié dans HISTOIRE, Hommages, POLITIQUE | Pas de Commentaires »

« Dans l’ombre de Charonne » de Désirée et Alain Frappier – Préface de Benjamin Stora

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 janvier 2012

Vu sur : PCF Grésivaudan - 16 janvier 2012

 

Charonne, 50 ans après

 

 

 

Les éditions Mauconduit viennent de publier un album de bande dessinée,

d’une grande qualité graphique, pour évoquer le drame de «Charonne»

de février 1962, au moment de la fin de la guerre d’Algérie.

Voici la préface que j’ai rédigée pour ce travail qui porte pour titre :

« Dans l’ombre de Charonne ». B.S. 

 

 

« Charonne », ou l’oubli impossible.

Le nom de la station du métro parisien « Charonne » est entré dans le Panthéon des mémoires douloureuses françaises le 8 février 1962, comme un symbole de la résistance à la guerre d’Algérie. Ce soir-là, une manifestation est organisé
contre l’OAS . Cette organisation rassemble les partisans de l’Algérie française qui pratiquent une politique de « la terre brûlée » contre les militants, algériens ou français, favorables à une solution négociée en Algérie  (la guerre d’Algérie dure depuis novembre 1954…..).
Au début de l’année 1962, en France, l’OAS multiplie ses actions violentes qui soulèvent l’indignation d’une opinion française excédée. La gauche dénonce « le danger fasciste » et appelle, ce 8 février 1962 à une manifestation de « défense républicaine ». La manifestation est organisée par les syndicats, CFTC, CGT, UNEF, SGEN, SNI, auxquelles se sont associées les organisations de gauche, dont le PCF et le PSU. Selon Alain Dewerpe, il s’agit « d’une manifestation de militants et, toutes obédiences confondues, de militants souvent durablement engagés dans la lutte anticolonialiste ». Il relate aussi, d’après témoignages, que « l’UNEF et le PSU sont majoritaires en tête et au sein du cortège. »[1]
Plusieurs cortèges tentent de se rejoindre dans le XIe arrondissement., deux des principaux cortèges fusionnent sur le boulevard Beaumarchais. La foule devient excessivement dense, interdisant tout repli au moment d’une possible charge. Les manifestants se heurtent à un important dispositif policier. Maurice Papon est le Préfet de police de Paris qui coordonnera l’action des forces de l’ordre. Ce sera un véritable carnage. Prise de panique, la foule s’engouffre dans la bouche de métro Charonne. Dans la panique et la bousculade, des personnes trébuchent et sont piétinées. Sur cet amas humain qui obstrue complètement l’entrée de la station de métro, des témoins voient un groupe de gardiens casqués « entrer en action ». Les policiers tapent les manifestants à coup de  « bidule ». Au milieu des cris, des gémissements, des couches de blessés enchevêtrés, on retire six cadavres de « Charonne » plus le blessé qui décèdera le lendemain. Deux autres manifestants sont tués à l’extérieur de la bouche de métro avec la même sauvagerie meurtrière. Tous sont à la CGT et huit d’entre eux appartiennent au Parti communiste français.

Voir également :

http://anticolonial.net/spip.php?article2422

humanite.fr/fil-rouge/le-2301.-50eme-anniversaire-de-charonne-initiative-de-la-cgt-a-montreuil

Vidéo ina.fr/les-obseques-des-victimes-de-la-manifestation-du-8-fevrier

 Leny Escudero – Je t’attends à Charonne (à visionner sur youtube)

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans BD, Culture, HISTOIRE, Hommages | Pas de Commentaires »

11 février 1990 : Nelson Mandéla est enfin libre

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 février 2010

À la une dans l\'Humanité

11 février 1990 : Nelson Mandéla est enfin libre dans HISTOIRE arton849939-ae33c

11 février 2010


Mandela, le long combat contre l’apartheid


Pierre Barbancey

 

mande dans HISTOIRE

Le 11 février 1990, Nelson Mandela, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, était enfin libre au terme de 27 années de prison.

Retour sur l’une des figures les plus marquantes du XXe siècle

Le 15 octobre 1989, sept compagnons de Nelson Mandela emprisonnés avec lui dans le sinistre bagne de Robben Islands, au large de la ville du Cap, sont libérés par le pouvoir de l’apartheid. « Je savais que je n’aurai plus longtemps à attendre », écrit Mandela dans son autobiographie, Un long chemin vers la liberté. De fait, le 11 février 2010, il y a vingt ans jour pour jour, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, sort de sa prison. Une libération fêtée dans le monde entier par tous ceux qui se sont mobilisés depuis des années parce que c’est la première grande victoire contre ce régime honni, soutenu presque jusqu’au bout par les « démocraties occidentales ».

Lui dont on ne connaissait que quelques photos réalisées dans les années cinquante, alors qu’il n’avait que la quarantaine, stupéfait le monde entier, ému, avec sa chevelure grisonnante. Mais avec le recul, ce qui a sans doute le plus surpris lorsqu’on l’a vu avec, à ses côtés, celle qui était encore son épouse, Winnie, c’est la dignité de cet homme que le pouvoir blanc ne voulait pas seulement faire plier : il voulait le briser. Il n’y parviendra pas. En avril 1964, déjà emprisonné (il a été arrêté le 5 août 1962), devant ses juges qui le condamneront à la perpétuité, Mandela déclare : « J’ai combattu la domination blanche, j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et atteindre. Mais s’il en était besoin, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

[Lire la suite]

Publié dans HISTOIRE | Pas de Commentaires »

Charonne 8 février 1962 : Un crime d’État

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 février 2010

GIF - 66.5 ko

http://www.ugff.cgt.fr/

Cliquez sur l’image

Se souvenir de Charonne , lundi 8 février 2010.

En une période où le besoin d’histoire est si fort dans la société française, et où est légitimement revendiquée une exigence de vérité, en particulier sur les deux moments clefs de notre histoire nationale récente que sont l’Occupation et les guerres coloniales, il n’est pas inutile de se souvenir de Charonne.

 

l’Humanite.fr/ - 8 février 2002 – Bernard Frederick

Dans le Monde, Maurice Duverger s’étonna :  » C’est la première fois qu’un gouvernement fait tuer ceux qui soutiennent son action.  » Dans l’Humanité Dimanche, Jérôme Favard rectifia :  » Ce qui devrait être son action.  » C’est au moment où de Gaulle négociait avec le gouvernement provisoire algérien (GPRA) et provoquait ainsi remous et ruptures dans l’armée et la droite que sa police massacra les manifestants au métro Charonne, le soir du jeudi 8 février 1962. Avec la même fureur dont elle avait fait preuve, quelques mois plus tôt, en octobre 1961, à l’encontre des Algériens de la région parisienne qui défilaient pacifiquement sur les boulevards.

[...]

Le 19 décembre 1961, une manifestation parisienne contre l’OAS et pour la paix avait été sévèrement réprimée. Le gouvernement de Michel Debré avait interdit tout défilé. Roger Frey, place Beauvau, veillait au respect des ordres. Maurice Papon, à la préfecture de police, était dans son élément.  (…) Aux obsèques d’un policier, il avait invité  » ses  » hommes  » à rendre coup pour coup « . C’est ce qu’ils avaient fait, sous sa houlette, le 17 octobre 1961, massacrant, torturant, noyant dans la Seine des centaines d’Algériens. Papon n’a jamais d’état d’âme. Il n’en eut pas, naturellement, le 8 février 1962.                                Source photo : La Riposte

Le 8 février 1962, métro Charonne : la police tue des manifestants anti-OAS

[...]

La manifestation du 8 était organisée à l’appel des syndicats CGT, CFTC, FEN, SNI, UNEF. Le PCF et la Jeunesse communiste en étaient partie prenante. Le rendez-vous est donné à 18 h 30 à la Bastille. Il n’y a ni pancartes ni banderoles. Des petits calicots, qu’on plie dans la poche et qu’on ressort pour porter à bout de bras :  » OAS assassin ! « ,  » Union sans exclusive contre le fascisme « ,  » Paix en Algérie « . La police armée de longs bâtons, les  » bidules « , casquée et enveloppée dans des cirés noirs, barre l’accès de la place. Hommes, femmes arpentent les trottoirs. Des cris fusent :  » OAS assassin ! « . La chaussée est envahie…

On estimera les manifestants à soixante mille. En plusieurs cortèges : boulevard Voltaire, boulevard Beaumarchais, dans les rues avoisinantes. Tous essuieront des charges. On matraque sans mesure.

Boulevard Voltaire, la manifestation se regroupe au métro Charonne. Les consignes des organisateurs sont strictes : éviter tout contact avec les forces de l’ordre. Des responsables syndicaux CGT et CFTC, hissés sur des épaules, lisent une déclaration commune. Paul Laurent et Léo Figuère, dirigeants nationaux du PCF, appellent à la dislocation. «  Pendant ce temps, témoigne Jean Faucher, futur président de Tourisme et Travail, dans le Réveil du 16 février, une masse noire venant de la Nation se dirige vers nous. Des élus, ceints de leur écharpe, vont au devant. Les policiers avancent plus vite, puis chargent avec leurs longues matraques noires…« ·  A ce moment précis, André Dupont, secrétaire de la section communiste d’Issy-les-Moulineaux, se trouve à proximité des flics face aux élus. Il raconte (le Travailleur du 17 février) :  » C’est alors que j’ai vu et entendu un homme en civil, vêtu d’un pardessus genre  » tweed  » (peut-être marron clair, il m’a semblé) hurler aux forces de police qui l’accompagnaient :  » Ça ne fait rien. On s’en fout, cognez ! « . « 

Vidéo INA : http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAF89023029/charonne-manifestation-a-la-bastille.fr.html

Source Photos : http://groupemanouchian.oldiblog.com/

Metro Charonne 8 fevrier 1962

Et ils cognent. Jean Faucher s’est réfugié dans l’escalier d’un immeuble. D’une fenêtre, il assiste à la tuerie, impuissant :  » Je vois un policier tenir un homme pendant qu’une autre brute tape avec sa longue matraque qu’il tient à deux mains. L’homme s’effondre. Un policier en civile le relève et lui assène plusieurs autres coups de matraque, puis le pousse dans l’escalier du métro. Je vois plusieurs policiers ivres de rage, lancer tous les projectiles qu’ils trouvent dans les mêmes escaliers du métro. Cet acharnement brutal nous remplit d’horreur… « *

On relèvera huit morts, tués sur le coup ou décédés quelques heures après à l’hôpital. L’agonie de la neuvième victime durera trois mois. L’histoire est terrible. L’une de ces victimes, Fanny Dewerpe, de son nom de jeune fille Kapciuch, avait échappé aux rafles du temps où Papon s’y adonnait volontiers, son beau-frère avait été fusillé en 1944, son mari, René, avait été matraqué à mort le 28 mai 1952 au cours d’une manifestation pour la paix laissant une veuve de vingt-trois ans et un fils de deux, Alain, désormais totalement orphelin. Daniel Fery, lui, était le benjamin. Il ne devait jamais fêter ses seize ans.

[...]

Une amnistie couvrit en 1966 le crime d’État de Charonne, comme elle couvrit celui du 17 octobre 1961, comme elle couvrit la torture et les exécutions sommaires en Algérie. L’histoire officielle ne retint ni la tuerie ni les obsèques historiques des victimes : un million de personnes dans un long cortège de la place de la République au cimetière du Père-Lachaise, sous le mur contre lequel, en mai 1871, d’autres bouchers avaient plaqué d’autres prolétaires.

Vidéo INA : http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/AFE85009405/les-obseques-des-victimes-de-la-manifestation-du-8-fevrier.fr.html

La justice, par trois fois, évoqua les événements du 8 février. En 1969, les victimes qui demandaient réparation furent à demi éconduites en correctionnel. Le tribunal partagea les responsabilités arguant du fait qu’elles étaient conscientes de ce que la manifestation était interdite. En 1972, un flic du nom de Bisserbes, dont l’Express avait révélé qu’il dirigeait une section boulevard Voltaire le 8 février et avait participé à la répression le 17 octobre contre les Algériens, déposa plainte contre Jacques Derogy, un journaliste du magazine et sa directrice, Françoise Giroud. On entendit à la barre le témoignage d’un syndicaliste de la police, Gérard Monate, qui dénonça l’état d’esprit à la préfecture où l’on affirmait :  » Tant qu’il n’y aura pas quatre Charonne par an, nous n’aurons pas la paix.  » La cour se réfugia derrière la loi d’amnistie de De Gaulle. Nos confrères furent condamnés pour diffamation !

* Voir sur La riposte.com/ le témoignage d’un manifestant (commentaire sous l’article)

 

A lire également sur le site de  Vacarme :

le massacre contre le putsch

métro Charonne, 8 février 1962 : entretien avec Alain Dewerpe 

8 février 1962. Après une série d’attentats perpétrée par l’OAS, une manifestation est organisée à Paris malgré l’arrêté préfectoral qui l’interdit. La police charge les manifestants alors qu’ils se dispersent à la station de métro Charonne. Huit sont tués sur le coup. Quelques mois après la répression meurtrière de la manifestation du FLN le 17 octobre, ce nouveau drame conduit à s’interroger sur les conditions de possibilité d’un massacre dans un État démocratique.

[Article complet : vacarme.org/]

Publié dans HISTOIRE | Pas de Commentaires »

Irradiés : une loi d’idemnisation à minima

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 octobre 2009

PIERRE-HENRI LAB

Irradiés : l’État veut indemniser au minimum

Le projet de loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires devrait être adopté mercredi par le Sénat. Les associations le jugent insatisfaisant.

« Une brèche dans le négationnisme des retombées des essais nucléaires ». C’est par ces mots que le président de l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven), Michel Verger, a commenté le projet de loi d’indemnisation qui doit être examiné et adopté aujourd’hui par le Sénat. (…)

Mais le projet de loi du ministre de la Défense, Hervé Morin, laisse en effet aux victimes un goût d’amer. (…)

Au total « ce projet de loi crée un dispositif inférieur à celui, lui-même encore imparfait, qui encadre l’indemnisation des victimes de l’amiante. Il refuse d’accorder des droits aux victimes et aux ayants droit que les tribunaux administratifs leur reconnaissent pourtant », assène Jean-Paul Teissonnière, avocat de l’Aven. Autant d’« insuffisances » et de « manquements » qui font dire à Michel Verger comme au président de l’association polynésienne Moruroa e tatou, Bruno Barrillot, que « leur combat est loin d’être terminé ». (…)

 

La France a procédé à 210 essais nucléaires entre 1960 et 1996. Le premier, baptisé Gerboise bleue s’est déroulé sur la base de Reggane, dans le Sahara algérien, le 13 février 1960. À partir de 1966, les essais se poursuivront dans le Pacifi que sur l’atoll de Mururoa, en Polynésie française, et ce jusqu’en 1996, date à laquelle la France a ratifi é le traité international interdisant les essais nucléaires. Plusieurs incidents ont émaillé ces opérations. Le plus important d’entre eux s’est produit le 1er mai 1962, lorsqu’un nuage de poussière radioactive s’est échappé du souterrain dans lequel il venait d’être procédé à un tir.

[Article complet : l’ Humanité]

Publié dans Politique nationale | Pas de Commentaires »

 

ahmed remaoun |
Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGERIE/ PARTIS POLITIQUES/...
| MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy