La Poste / France Télécom Orange : « Des laboratoires de « l’antipathie » au travail »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 novembre 2009

Publié sur : bastamag.net/

L’antipathie comme méthode de management

par Julien Brygo – 12 novembre 2009

25 suicides à France Télécom. Bientôt La Poste ? Le politologue Gildas Renou vient de passer les dix dernières années à travailler avec les salariés de France Télécom et de La Poste. Les deux anciennes entreprises publiques sont devenues, selon lui, des laboratoires de « l’antipathie » au travail.

[Article complet : Basta !]

 

A lire sur journaldumauss.net/, l’article de Gildas Renou :

« Les laboratoires de l’antipathie. A propos des suicides de France Télécom »

http://www.journaldumauss.net/spip.php?article553

 

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France Télécom Orange : Paroles de salariés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 novembre 2009

À la une dans l\'Humanité

Depuis la série de suicides, la direction a promis de modifier le « management ». Quelle est la réalité ?

Vérification auprès des salariés de quatre métiers du groupe.

Ce qui a changé à France Télécom (ou pas…)

Alors que les dirigeants de l’entreprise multiplient les promesses, L’humanité est partie à la rencontre de salariés de quatre métiers du groupe, vérifier sur le terrain la confiance accordée à la direction.

Orléans, centre-ville, rue du Grenier-à-Sel. Derrière la poste centrale, dans le même ensemble de bâtiments gris béton d’après-guerre, un immeuble tout en longueur abrite l’énorme central téléphonique de la ville. Il y a deux ans, la direction a réaménagé trois étages vacants en plateaux d’appels.

(…)

Au premier étage, c’est le 39 00, le service d’assistance technique pour les clients d’Orange Internet. Toute la journée, une trentaine d’agents répondent aux appels pour assurer un dépannage de premier niveau. Ils sont tous fonctionnaires, avec une moyenne d’âge et une ancienneté élevées. Le boulot est « stressant et usant », explique Yves. « C’est très répétitif, surtout depuis que la direction nous impose un script à suivre au cours de l’appel. On ne nous demande plus de réfléchir… »

(…)

Sous surveillance de la « vigie »

Chez les fonctionnaires, la mayonnaise prend moins, mais la course au chiffre pèse sur les conditions de travail. « Ici, on n’a pas la pause réglementaire de dix minutes toutes les deux heures », déplore Corinne, qui se présente comme un « dinosaure » avec ses vingt-huit ans de maison. Depuis « tout ce qui s’est passé » (les suicides), elle estime que rien n’a changé, « sauf peut-être dans le discours, mais à dose homéopathique ». (…)

Pour son collègue Pierre, le traumatisme remonte à 2006, quand un énième regroupement a abouti à la fermeture du site de Blois pour regrouper l’activité à Orléans. « Depuis, on est une trentaine à se taper chaque jour trois heures de transport », explique-t-il dans une colère froide. « Ces mobilités forcées, c’est violent, ça a des conséquences sur toute la vie personnelle. » Dans son service, le chef a organisé récemment une réunion où les agents ont pu dire ce qu’ils avaient sur le cœur. « C’est un peu une psychanalyse. Allez-y, videz votre sac, comme ça vous ne passerez pas à l’acte », décrit Pierre.

(…)

Article complet ICI

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Souffrance au travail

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 novembre 2009

Lundi 26 octobre, France 3 a diffusé deux documentaires sur l’organisation actuelle du travail salarié et le management par le stress qu’elle produit : les drames humains et la catastrophe économique que cette recherche du rentable à court terme génèrent. La troisième partie du documentaire a été diffusée, sur la même chaîne, le mercredi 28 octobre.

Une série documentaire de Jean-Robert Viallet sur une idée originale de Christophe Nick.

Vous pouvez (re)voir ce documentaire sur Dailymotion :

En playlist : http://www.dailymotion.com/playlist/x14n3g_khalem-session_souffrances-au-travail

A (re)voir également :

http://www.dailymotion.com/video/x3dc8k_csoj-management-par-la-peur-et-suic_news (extraits de l’émission « Ce soir ou jamais »)

Pour une meilleure compréhension de ce qui, dans l’organisation du travail, provoque le stress et toutes les pathologies mentales liées au travail :

Christophe Dejours : stress au travail (1) (Conférence en 2008)

Christophe Dejours : stress au travail (2) (très intéressante et peut-être plus accessible)

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Feignies : Ce n’est pas aux salariés de Lear Corporation de payer leurs jours de chômage !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 novembre 2009

Située sur la zone de Grévau-les-Guide, l’entreprise « Lear Corporation » fabrique les sièges de la Kangoo. Face à une direction intransigeante, les salariés de ce sous-traitant de MCA ont fait grève vendredi dernier.

Grève traduisant la colère et le ras-le-bol des salariés qui voulaient ainsi dénoncer des conditions de travail particulièrement pénibles, des salaires insuffisants et le chômage partiel. En effet, suite aux journées de chômage partiel, les salariés perdront 35 % de leur salaire. Or le salaire moyen est de 1200 €.  1 200 € pour un travail éprouvant entraînant arrêts de maladie et accidents de travail que la direction tentent de camoufler. Une direction et un encadrement agressifs, qui utilisent le management par la peur et l’insécurisation pour faire pression sur les salariés : sanctions, lettres d’avertissement, entretiens… Une direction figée qui refuse toute négociation et ose dire aux salariés qu’ils n’ont qu’à travailler plus pour compenser le chômage !

Mais, tandis que des salariés sont obligés de se mettre en grève pour réclamer leur dû, le gouvernement ose affirmer que la relance est en marche.

Mais la relance pour qui ?

D’un côté, le bouclier fiscal, la protection des profits, les parachutes dorés, les exonérations de cotisations sociales, la suppression de la taxe professionnelle.
De l’autre, le travail du dimanche, l’augmentation du forfait hospitalier, la taxation des accidentés du travail, le blocage des salaires, la suppression de bonification aux mères de familles pour leurs retraites.

ça suffit ! Ce n’est pas au peuple de payer leur crise !

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PJJ : « une administration en pleine crise d’identité, une administration en détresse »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 5 novembre 2009

« J’ai failli mourir de ne plus pouvoir penser »

Le 15 septembre 2009, Catherine Kokoszka, directrice départementale de la protection judiciaire de la jeunesse se jetait par la fenêtre du 3e étage de la direction départementale de Paris.

Le Monde publie ce jour un long article sur les causes ayant entraîné le geste dramatique de cette « fonctionnaire d’État, serviteur mais pas servile, loyale mais pas courtisane », profondément attachée aux valeurs du service public de la République. L’article fait référence au témoignage écrit de Mme Kokoszka publié sur le site du syndicat SPJJ UNSA

 

Publié par : http://www.lemonde.fr/ – 5 novembre 2009 – Alain Salles

 

« Tout allait trop vite « 

 

« Le 15 septembre 2009, 8 h 55, moi, Catherine Kokoszka, directrice départementale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de Paris, enfermée que j’étais dans le travail comme en huis clos, me jette par la fenêtre de la direction départementale, du troisième étage sur cour. »

Ce matin-là, ses collaborateurs l’attendaient dans une salle de réunion. Ne la voyant pas arriver, ils se dirigent vers son bureau. En chemin, ils voient une fenêtre ouverte, avec une chaise placée devant. En se penchant, ils aperçoivent le corps de leur directrice gisant une dizaine de mètres plus bas. Celle qui se définit comme « une miraculée, parce qu’encore vivante » est tombée sur un buisson qui a amorti sa chute. Elle est restée consciente. Elle prononce alors ces paroles : « La RGPP (révision générale des politiques publiques) m’a tuée.« 

Un mois après son geste, Catherine Kokoszka, en convalescence dans une maison de santé de la région parisienne, en explique les raisons dans un long texte diffusé par son syndicat, le Syndicat de la protection judiciaire de la jeunesse-Union nationale des syndicats autonomes (SPJJ-UNSA).

[Article complet : Le Monde.fr]

A lire absolument :

[Témoignage de Mme Kokozska sur unsa.spjj]

A lire également sur : SNPESPJJ FSU :

RENTRÉE 2009 : Maltraitance, autoritarisme, régression…

Que ce soit au ministère de la Justice ou à la PJJ, les objectifs sont clairs : réduire les coûts, le nombre de personnels et limiter l’intervention de l’Etat ! A la PJJ, la réorganisation administrative vise à diminuer les emplois et à transformer les missions éducatives. Pour cela, l’AC ferme des structures et mutualise les services : toute la PJJ est touchée. Ces fermetures se font brutalement et mettent les personnels devant le fait accompli générant une inquiétude profonde, une maltraitance généralisée et un déni de reconnaissance des personnels.

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Pour que les salariés de La Poste ne connaissent pas le sort de leurs collègues de France Télécom…

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 novembre 2009

Accueil du site Alternatives Economiques 2 novembre 2009 – Philippe Frémeaux

Pour que les salariés de La Poste ne connaissent pas le sort de leurs collègues de France Télécom... dans ECONOMIE 1256650926_AE285

alternatives-economiques-special-web dans Politique nationale

Après France Télécom, La Poste ?

Dans le débat actuel sur l’avenir de La Poste, l’histoire de France Télécom mérite d’être rappelée. Sa transformation s’est faite au prix d’une grande souffrance pour ses salariés. Afin d’éviter le même sort à ceux de La Poste, il faut développer une vraie gestion des emplois et des compétences, et demander à l’État d’en assumer le coût.

Le Sénat entame cette semaine l’examen du projet de loi qui prévoit la transformation de La Poste en société anonyme. Pour rassurer les syndicats et la gauche, qui y voient un premier pas vers la privatisation, le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, promet d’introduire une disposition rendant l’entreprise publique « imprivatisable ». Mais ce qu’il faut surtout, c’est donner à La Poste les moyens de se développer sur un marché de plus en plus concurrentiel. A défaut, le choix entre privatisation et marginalisation s’imposera tôt ou tard, quelles que soient les garanties données aujourd’hui.

L’expérience de France Télécom est à cet égard riche d’enseignements. Sa transformation s’est faite au prix d’une grande souffrance pour ses salariés. Afin d’éviter le même sort à ceux de la Poste, il faut développer une vraie gestion des emplois et des compétences, et demander à l’État d’en assumer le coût.

[Article complet : Alternatives économiques]

 

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France Télécom-Orange : une « politique d’économies forcées sur les coûts humains »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 novembre 2009

PIERRE IVORRA

À la une dans l\'Humanité

France Télécom-Orange : une

Le roman noir des killers de France Télécom

Depuis 2000, le groupe a liquidé le tiers de ses effectifs français mais, pour la seule année 2008, il a versé 3,4 milliards d’euros à ses actionnaires. L’entreprise a été déstabilisée et le personnel traumatisé par la nouvelle religion du chiffre.
Comment en est-on arrivé à un tel désastre humain ?

 

Un jour d’octobre 2009 dans une agence France Télécom du centre de la France. D’un coup de feutre impérieux, devant son personnel réuni peu avant l’ouverture des locaux, le responsable de l’agence inscrit sur un tableau blanc les résultats commerciaux de la veille. Il exulte : « On est les meilleurs, on est des killers, les concurrents, on va les tuer, et les gens de l’agence de Limoges, on va les b… »
Pierre Vars, un dirigeant national du syndicat Unsa-CGC de France Télécom assiste à la scène incognito. Il ne pipe pas mot, enregistre. Il était venu pour discuter avec un collègue qui, depuis quelque temps, rencontre des difficultés faute de réaliser ses objectifs, il a droit à une leçon de choses. « On est des killers », certes, mais qui tue-t-on au bout du compte ? Pas seulement les concurrents. Les coûts d’abord, mais quels coûts ?
Les coûts humains, surtout. En 2008, le total des dépenses de personnel du groupe en France et à l’étranger est à peine supérieur à ce qu’il était en 2000 alors que le chiffre d’affaires a augmenté de près de 60 % ! En neuf ans, de 2000 à 2008, 17 000 emplois ont été supprimés dans le monde, près de 50 000 en France. Il s’agit de la plus importante restructuration dans une entreprise de l’Hexagone après celle de la sidérurgie, dans les années soixante-dix et quatre-vingt !

Comment ce « joyau » de la République, fer de lance français de la future société de la connaissance, comment l’entreprise qui a réussi à numériser 100 % du réseau téléphonique français dès 1980, donnant ainsi à la France une avance considérable sur de nombreux pays européens, en est-elle arrivée là ?

[Lire la suite sur l’Humanité.fr]

 France Télécom histoire d’une privatisation

• Sous le gouvernement Rocard, la loi du 2 juillet 1990 met fin à l’administration des PTT et crée deux établissements publics autonomes, La Poste et France Télécom (FT).

• La loi du 29 décembre 1990 réduit le monopole de FT à la téléphonie fixe et aux cabines publiques.

• Sous le gouvernement Chirac, deux lois du 26 juillet 1996 sont adoptées. L’une transforme FT en SA de droit privé, dotée d’un capital majoritairement détenu par l’État. L’autre supprime le monopole de FT. • En octobre 1997, le gouvernement Jospin décide d’ouvrir le capital de FT, la part de l’État dans le capital du groupe est alors de 76,8 %. Elle va progressivement diminuer. En juin 2007, elle n’est plus que de 27,41%.

• 1er janvier 1998, ouverture du marché européen à la concurrence. • En 2003, FT déclare ne pas pouvoir faire face aux échéances de remboursement de ses dettes. 
Le gouvernement Raffarin décide d’une recapitalisation du groupe, l’État apporte 9,2 milliards d’euros.

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Pôle Emploi : « On ne veut pas connaître la même situation que France Télécom »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 octobre 2009

Forte mobilisation hier à Pôle Emploi.

« Le mouvement, d’une rare ampleur, en dit long sur le ras-le-bol des employés, syndiqués ou non » (Michel Riou – CGT).

Plus d’un tiers des salariés étaient en grève à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, Snpa, SNU, Unsa, Sud) pour dénoncer « une situation de plus en plus difficile et intolérable » et des « services dégradés pour les usagers » alors que la fusion ANPE-Assedic était censée améliorer leur accueil.

L’intersyndicale dénonce « les convocations systématiques » de chômeurs « inadaptées à leurs besoins réels », « le management par objectif » et la quantité « insupportable » de chômeurs suivis par conseiller. La montée du stress s’est traduite par 63 agressions physiques et 2.093 verbales envers les agents en huit mois, selon la direction, voire plus, selon les syndicats.

 

PHILIPPE JÉRÔME

Pôle emploi, un système qui menace d’imploser

À Pôle emploi, les retards dans l’indemnisation des chômeurs s’accumulent et la souffrance au travail explose. Journée de grève nationale aujourd’hui, à l’appel de tous les syndicats. Reportage en Provence-Côte d’Azur.

Depuis le 5 janvier 2009, l’accueil des privés d’emploi à l’ANPE et la liquidation de leurs allocations chômage à l’Assedic ont été remplacés par des front-offices (bases avant) et des back-offices (bases arrière), où travaillent des agents polyvalents de Pôle emploi, cet hybride dont le statut juridique est des plus flous puisque né de la fusion d’un service public et d’une association de droit privé. L’idée gouvernementale de créer un guichet unique pour les chômeurs était approuvée par plusieurs syndicats. Dix mois après, les mêmes dressent, avec la CGT, un bilan catastrophique de cette fusion, autant pour les usagers que pour les employés de Pôle emploi, et sonnent le tocsin : plusieurs agents se sont suicidés, au travail ou à la maison, depuis le début de l’année.

[Lire la suite]

 

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France 3 : « La mise à mort du travail »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 octobre 2009

Lundi 26 octobre, France 3 diffusera deux documentaires sur l’organisation actuelle du travail salarié et le management par le stress qu’elle produit : les drames humains et la catastrophe économique que cette recherche du rentable à court terme génèrent. La troisième partie du documentaire sera diffusée, sur la même chaîne, le mercredi 28 octobre.

Une série documentaire de Jean-Robert Viallet sur une idée originale de Christophe Nick

Au terme de deux ans et demi d’enquête, Jean-Robert Viallet dresse un tableau inquiétant des conditions de travail des employés français, qui travaillent pour trois quarts d’entre eux dans des entreprises de services. Deux notions constituent aujourd’hui le socle de la gestion des personnels: une croissance continue de la productivité et la satisfaction du client. Soumis à une tension constante et à la pression d’une hiérarchie préoccupée par la réalisation des objectifs, les salariés sont poussés à leurs limites. Jamais accidents de travail, souffrance physiques et psychologiques n’ont atteint un tel niveau.  (Source : france3.fr/)

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France Télécom-Orange : 161 questions pour dire ce que l’on sait déjà !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 octobre 2009

 

PAULE MASSON

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France Télécom sous pression

Les 102 000 salariés reçoivent ce matin un questionnaire sur leurs conditions de travail. L’intersyndicale appelle à une journée d’action demain, jour de négociations sur le stress.

Didier Lombard ne peut plus taire le problème. Mais s’il se résout à intervenir sur les conséquences du mal-être au travail, il s’obstine à refuser d’en entendre les causes. Samedi, dans un entretien au Figaro, le PDG de France Télécom, pourtant confronté à un 25e suicide dans son entreprise, a de nouveau servi le même plat. Les salariés « ont tort de penser qu’on ne les aime plus : tout ce qu’on fait vise justement à permettre de les garder tous », a-t-il expliqué, reprenant l’argument phare développé depuis des années : dans l’univers hyperconcurrentiel que sont les Télécoms, l’entreprise doit se restructurer pour rester compétitive.

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La veille, à travers des dizaines de rassemblements qui ont eu lieu dans toute la France, les salariés avaient pourtant une nouvelle fois réclamé des « actes ». Considérant que « les personnels de France Télécom sont toujours en danger  », l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC/Unsa, Sud) exige des mesures « susceptibles de modifier durablement et en profondeur l’organisation, le contenu et les conditions de travail ».

[Lire la suite]

Au centre d’appel de Toulouse Soupetard, Stéphane Richard a été accueilli froidement

par les syndicats.

Pour la CGT, le management a conduit unhumeurnoire6.jpge entreprise fleuron dans un système de société de service. Le management se fait sur la productivité des individus avec des points de rencontre quotidiens où chacun est opposé aux autres. Sur les centres d’appel, il y a un manque cruel d’effectif : un départ à la retraite n’est pas remplacé par une embauche, au contraire, ils emploient des CDD ou des contrats de professionnalisation ce qui amène à former en permanence de nouvelles embauches précaires.

A l’intention des clients qui souhaitent quitter Orange, il rappelle que la situation est identique chez les autres opérateurs: le passage à la sous-traitance a conduit aux mêmes problèmes mais moins visibles.

Pour Sud, la visite de S. Richard est un coup de communication qui « ne sert a rien » . Le syndicat demande l’arrêt des restructurations, des mobilités forcées, du flicage (chronométrage des temps de communication et leur quantification) et des challenges (où les employés peuvent obtenir un Carambar, des bons d’achats ou du thé écolo en échange de vente de certains produits). Il réclame l’embauche de 5000 CDI.

A l’intention des clients, ils ont la volonté de bien vous servir mais n’en ont pas les moyens. Ils veulent bien ne pas suivre les scripts imposés par les managers.

Le syndicat FO demande des mesures pour lutter contre le suicide, en particulier, la possibilité de poser des congés quand les salariés le veulent, la reconnaissance comme étant un centre d’appel téléphonique, la fin des pénalités en cas de rappels et la suppression des objectifs
inatteignables ( par exemple, la souscription de trente forfaits haut-débit en plus des objectifs de fidélisation et de déménagements). Pour eux, la visite de Stéphane Richard n’a servi a rien et, au contraire, a été orchestre avec uniquement les « bons  élèves » du plateau. Le syndicat voudrait la fin de la politique du chiffre qui a lieu chez Orange. Par exemple, un employé d’un centre d’appel doit répondre à 6 appels par heure ce qui représente 10 minutes par appel pour résoudre les problèmes des clients.

Source : livebox-news.com

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