Renault Maubeuge passe à la caisse

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 février 2011

Renault Maubeuge passe à la caisse  dans ECONOMIE humanite  le 10 Février 2011 - Ghislaine Rivière

 

Renault Maubeuge passe à la caisse 

 

Concurrence interne, cadences, pression… 
Les salariés de MCA Maubeuge, filiale de Renault dans le Nord, payent déjà les conséquences des bons résultats du constructeur automobile.

Ils ne vivent plus, ces ouvriers de MCA (Mécanique Construction Automobile) à Maubeuge. Dans cette filiale du groupe Renault, pas le temps d’aller aux toilettes ou de boire une gorgée d’eau sur la chaîne de montage de la Kangoo. Même les délégués syndicaux préfèrent témoigner dans l’anonymat. « Ils m’ont dit d’enlever mes gants pour travailler plus vite, j’ai refusé, ils m’ont alors dit d’en couper le bout. » « Si tu n’as pas la bonne carte syndicale, pas de rallonge de salaire, moi je suis CGT, je gagne 1 400 euros après dix ans de boîte, pareil pour les camarades de SUD. » « Si tu acceptes qu’un accident de travail dont tu es victime ne soit pas déclaré comme tel, on te trouve une place dans un bureau, on te paye le taxi pour venir travailler : tu es un bon élément. Si tu tiens à ce que l’accident de travail soit déclaré, ton poste, quand tu le reprends, n’est pas forcément adapté aux incapacités liées à cet accident, forcément tu n’atteins pas tes objectifs : tu deviens un mauvais élément. »

organisation de prêts internes de personnel

Le site comptait 6 000 salariés dans les années 1970-80. Effectifs de décembre 2009 : 2 178. De décembre 2010 : 2 096. On n’arrête plus la chute. Ni la chaîne. On mange par groupe de deux ou trois et une équipe assure le remplacement. En 2010, certains ont dû bosser le 11 novembre. Du jamais-vu. Le plan de travail 2011 devrait prévoir la production de 150 000 véhicules au lieu de 140 000 en 2010. Si la demande commerciale se confirme, les congés 2011 seront concentrés sur quatre semaines à cheval sur juillet-août. Plus de fermeture à Noël, des ponts qui vont sauter et dix samedis travaillés minimum (on s’attend au double). Après une période de baisse d’activité qui fixait la cadence à 45 véhicules par jour, il va vraisemblablement falloir à nouveau tendre vers les 60. Pour faire face au surcroît d’activité, le groupe Renault organise des prêts internes de personnel. « La direction comptait sur une centaine de gars du site de Douai, une soixantaine ont accepté de venir, malgré la prime de 900 euros par mois. » Quant aux intérimaires : « certains travaillent aussi chez Toyota à Valenciennes, ils disent qu’à MCA, c’est pire ! Au point de ne plus vouloir y venir ! » témoigne un syndicaliste.

Pourtant, dans le Maubeugeois, avec un taux de chômage qui flirte avec le double de la moyenne nationale, travailler n’est plus vécu comme un droit, mais comme une chance. Qui tourne au cauchemar chez MCA, tandis que le groupe Renault affiche un bilan 2010 de plus de 3 milliards de bénéfices. Le plan stratégique 2011-2013, que le constructeur va rendre public aujourd’hui, porte, quant à lui toujours plus hauts les objectifs de véhicules à produire et de marge bénéficiaire à atteindre. De quoi ouvrir encore plus grand la porte au dumping social interne, à toutes les formes de pression et à la dégradation des conditions de travail.

« 5 %, c’est pratiquement les mêmes objectifs de marge que dans le plan 2006, qui avait conduit à des suicides », se souvient un salarié. « Et attends ! ajoute-t-il, quand les chiffres de productivité vont sortir de la future usine de Tanger au Maroc, tu vas voir la pression sur les sites français ! »

un plan de départ pour les salariés usés

Le revenu moyen par ménage dans la Sambre-Avesnois est inférieur à 12 000 euros par an. « Ils savent que les gens ont besoin d’argent. Même l’augmentation des salaires de 5 % que réclame la CGT ne rattraperait pas le retard sur le coût de la vie, la direction propose 1,8 % », s’insurge un ouvrier. Et le travail ne cesse de s’intensifier avec le non-remplacement des départs en retraite.

Le groupe vient par ailleurs de proposer un plan de départ pour les salariés usés. Au moins 150 salariés de MCA doivent entrer, sur la base du volontariat, dans ce dispositif de trois ans de dispense d’activité avant la retraite prévu pour 3 000 salariés en France, avec perte de salaire. Quelqu’un payé 2 500 euros brut aura 1 400 euros net. Mais pourra toujours être appelé à travailler en cas de besoin.

À Maubeuge, il est question de fabriquer des véhicules Mercedes, dans le cadre d’une alliance avec Daimler. « Il faut que les châssis soient les mêmes que ceux de la Kangoo, sinon comment c’est possible sans investir pour adapter la chaîne ? On verra… » En attendant, 150 premiers véhicules électriques sont sortis des chaînes maubeugeoises. L’espionnage industriel dont la marque au losange prétend être victime n’a pas l’air d’émouvoir. « Le moteur électrique a été inventé il y a près d’un siècle ! Alors, qu’y aurait-il de vraiment secret ? La nouvelle Kangoo est restée bâchée pendant des semaines. On nous interdisait les téléphones portables… Mais toutes les infos et les photos étaient déjà publiées dans Auto Plus ! », raille un salarié.

Fin janvier, Annick Mattighello, conseillère régionale (PCF), a rappelé qu’en octobre 2007 la région a alloué à MCA une subvention de 1 million d’euros, sous réserve de la création de 800 CDI sur trois ans. Idem pour la communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre et pour l’Europe. L’État a apporté 3,2 millions d’euros au titre de l’aménagement du territoire. MCA a ainsi perçu au total 6,2 millions de fonds publics. Aujourd’hui, l’outil de travail vieillit et les effectifs présentent un déficit de 933 par rapport aux objectifs contractualisés. L’élue communiste a demandé que la direction de MCA soit rappelée au respect de la convention, que Renault s’engage sur un projet industriel « à la hauteur », et « qu’en dernier ressort », la région et la communauté d’agglomération exigent le remboursement des subventions.

 

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Pas-de-Calais : 11,3 % des plus de 60 ans ont recours à l’Allocation personnalisée d’autonomie contre 8,1 % au plan national

Posté par communistefeigniesunblogfr le 31 janvier 2011

Pas-de-Calais : 11,3 % des plus de 60 ans ont recours à l'Allocation personnalisée d'autonomie contre 8,1 % au plan national dans ECONOMIE humanite le 24 Janvier 2011Laurence Mauriaucourt

Le travail dans tous ses états

À travail pénible, retraite souvent invivable

 

Rencontre avec Dominique Watrin, conseiller général PCF du Pas-de-Calais, et vice-président chargé des personnes âgées.

Les chiffres officiels de l’Igas l’attestent : bien que la population globale du Pas-de-Calais soit relativement jeune, le recours à l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) y est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale. Dans ce département, 11,3 % des plus de soixante ans ont recours à cette aide, contre 8,1 % au niveau national. Un fait que Dominique Watrin, conseiller général PCF du Pas-de-Calais, relie aux conditions de vie et d’emploi dans une région où les mines et la sidérurgie ont abîmé les hommes et les femmes avant l’âge. « Ce fait se traduit dans le budget du département, qui est amené à financer des plans d’aide à des personnes très lourds pour des sexagénaires, alors que la Caisse nationale de solidarité (CNSA), qui abonde les fonds, a adopté comme critère de calcul les dépendances qui frappent les plus de soixante-quinze ans. »

Les dépendances précoces induisent des difficultés pour les personnes dont l’espérance de vie à partir de soixante ans est ici inférieure de plus de deux ans à la moyenne nationale. Elles provoquent aussi des coûts supplémentaires pour le département, qui ne sont pas pris en compte dans le cadre du transfert de charges. « Voilà pourquoi je me bats, avec le groupe communiste auprès du président du conseil général depuis plus d’un an et demi pour qu’une plainte soit déposée auprès du tribunal administratif et de la Halde, d’autant que les revenus des retraités ne progressent pas et que leur part de frais pour financer une aide ménagère, par exemple, ne cesse d’augmenter », poursuit Dominique Watrin, qui souligne que ces questions seront au cœur d’un rassemblement régional de protestation à l’initiative du PCF et de la CGT, le 4 février à 17 h 30 devant la préfecture de Lille.

 

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Seniors, génération sacrifiée

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 novembre 2010

Seniors, génération sacrifiée   dans ECONOMIE 8 novembre 2010 – Alexandra Chaignon

Le travail dans tous ses états

Seniors, génération sacrifiée
senior dans Emplois

Campagne de communication et plans gouvernementaux se succèdent pour enrayer la tendance française à écarter les salariés de l’emploi à partir de cinquante ans. En vain. Les plans de suppressions d’emplois continuent de toucher en priorité cette classe d’âge. Le chômage des seniors explose.

«Le report de l’âge légal de départ à la retraite permettra d’augmenter le taux d’activité des seniors. » Le ministre du Travail, Éric Woerth, n’a cessé de marteler cet argument durant le débat sur la réforme des retraites. Parlons-en, justement, de l’emploi des seniors… ou plutôt du chômage des seniors. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. En un an, le chômage des quinquas a progressé de 16,3 %, atteignant 6,6 % au premier trimestre 2010. Et début 2008, il n’était que de 4,9 %. Un chiffre d’autant plus préoccupant que les seniors sont plus exposés au chômage de longue durée.

Pourquoi les travailleurs de cette classe d’âge deviennent-ils inemployables ? Usure due aux conditions de travail, formations inadaptées ? Le fond du problème est autrement plus terre à terre : dans notre société, le chômage des « vieux » est simplement plus acceptable. « Cela tient à l’existence à ces âges (plus de cinquante-cinq ans) de conditions d’indemnisation du chômage qui permettent d’attendre l’âge de la retraite du taux plein en situation d’inactivité », expose Jean-Olivier Hairault, professeur d’économie à l’université Paris-I. Les chiffres concordent avec ce raisonnement : cinquante-huit ans, c’est l’âge médian de sortie d’activité en France. Et 40 % des personnes qui font valoir leur droit à la retraite ne sont déjà plus en activité.

« L’âge est devenu un critère légal pour dispenser les seniors d’emploi, analyse la sociologue Anne-Marie Guillemard, spécialiste de l’emploi des seniors. Les politiques RH des entreprises se sont calquées sur des dispositifs politiques de segmentation par l’âge, appliquant le système des préretraites comme la panacée. Le résultat a été un jugement négatif, qui a accru la vulnérabilité des plus âgés face à l’emploi. De plus, les seniors sont considérés comme non reclassables, et les entreprises hésitent à les former, à les promouvoir, bien souvent dès quarante-cinq ans. Leur seule issue est alors la marche vers la sortie, laquelle commence de plus en plus tôt. Dès quarante-cinq ans, vous êtes un demi-vieux car les signaux négatifs se font déjà sentir. »

Et les choses ne vont pas en s’améliorant. Avec la suppression des préretraites (loi Fillon) et l’abaissement à quarante-cinq ans de l’âge de protection dans l’emploi, liée à l’amendement Delalande, les entreprises contournent la loi, par des licenciements pour faute professionnelle grave, par des congés de maladie longue durée ou encore par des ruptures conventionnelles. Ce mode de séparation « à l’amiable » entre salarié et employeur a d’ailleurs connu une montée en charge spectaculaire en deux ans, avec 400 000 ruptures conclues. Une procédure largement utilisée par les entreprises pour alléger leurs effectifs de seniors, dans un cas sur cinq, reconnaît le gouvernement.

[...]

Repères

Le taux d’emploi des seniors est resté quasi stable ces dernières années. Il est passé de 37 % en 2003 à 38,9 % en 2009.

  • Dans le Nord-Pas-de-Calais, le chômage des plus de cinquante ans a augmenté de 15 % en un an.
  • En Aquitaine, fin 2007, 25 500 seniors recherchaient un emploi après un licenciement. En moyenne, ils restaient inscrits vingt mois à l’ANPE.
  • En Franche-Comté, 36,2 % des personnes âgées de cinquante-cinq à soixante-quatre ans ont un emploi. Et un licenciement sur deux touche un senior.
  • En Côte-d’Or, le chômage des seniors a augmenté de 22,5 % en quinze mois (de janvier 2009 à mars 2010).

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

 

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France Télécom : Un ancien directeur régional témoigne

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 octobre 2010

Source : lesinrocks.com/

Humiliation, dépression, démission :

l’offre triple play de France Télécom

 

Un ancien directeur régional raconte le plan machiavélique de l’entreprise pour

faire partir 22 000 personnes du groupe sans avoir à les licencier.

C’était en 2006. La femme, cadre supérieure chez France Télécom, entre comme une fusée dans le bureau de son supérieur hiérarchique :

“Je te préviens, ici, il n’y a ni micros ni caméras. Je suis mandatée au plus haut niveau pour te dire que tu n’as plus rien à attendre de l’entreprise. On fera tout pour que tu partes, sinon, on te détruira !”

Puis elle sort du bureau, laissant son chef, Christian, halluciné. (…)

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Surveiller mon salarié – Tout un programme !!!

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 octobre 2010

Lu sur Surveiller mon salarié - Tout un programme !!! dans SOCIAL dazibaoueb_logo_700

publié par roland (webmaster)- 1er octobre 2010

Surveiller mon salarié 

Une idée formidable pour surveiller ses esclaves

Auteur : Korben - Source : Korben

 Surveiller mon salarié – Une idée formidable pour surveiller ses esclaves

Je vais encore vous parler d’un truc qui m’a fait bondir ! Il s’agit d’un nouveau logiciel « mouchard » à destination des patrons afin de surveiller au plus près les employés et leur mettre encore plus de pression au boulot.

SURVEILLER MON SALARIE . COM

Rien que le nom, tout un programme… Alors au début, j’ai cru à une grosse connerie, un pastiche, une blague, pour faire rugir de plaisir les gens comme moi… Puis en fait non :

Ce soft est édité par la société Planète Informatique à Montargis et propose simplement des fonctions de keylogger, de captures écran en continue, de blacklist…etc

[Lire la suite sur : dazibaoueb.fr/]

 

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« Mise à mort » de la médecine du travail par le gouvernement

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 septembre 2010

27 septembre 2010 – Alexandra Chaignon

Le travail dans tous ses états

En catimini, le gouvernement démantèle la médecine du travail

 

Le Medef en rêvait, le gouvernement l’a fait : un amendement à la réforme des retraites abandonne la médecine du travail au patronat. En effaçant la loi de 1946 qui avait institué la protection des salariés, la majorité parlementaire confond la santé au travail avec le service aux entreprises.

«Depuis quelque temps, les employeurs nous demandent de traiter de sujets non gênants, comme la lutte contre l’alcoolisme, ou de mener des campagnes de sécurité sur le port du casque, alors qu’on assiste à la montée des risques psychosociaux et des maladies professionnelles. » Ce témoignage du docteur Yusuf Ghanti, membre du collectif des médecins du travail de Bourg-en-Bresse, illustre l’altération que subit actuellement la médecine du travail, un secteur que le gouvernement s’apprête à démanteler en catimini.

En effet, c’est par un amendement bâclé, sorti au dernier moment lors des discussions parlementaires sur la réforme des retraites, sous prétexte d’une adaptation du rôle des services de santé au travail au volet « pénibilité », que va se régler le sort de l’un des acquis de la Libération. Avec cette réforme, il ne s’agit plus d’« éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail », comme le définissait la loi de 1946, mais de « diminuer les risques professionnels ». Une formulation qui supprime la référence au lien causal entre travail et santé. Le rêve du patronat.

[Lire la suite sur : humanite.fr/)

A lire également sur le blog de Gérard Filoche (http://www.filoche.net/) : 

Compte-rendu de la rencontre du 24 septembre 2010 avec Jean-Denis Combrexelle. Directeur général du travail

 

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Professeur stagiaire : un métier qui va s’apprendre dans la douleur

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 septembre 2010

Professeur stagiaire : un métier qui va s'apprendre dans la douleur dans Education nationale humanite 2 septembre 2010

École : la rentrée des précaires

 

ecole-en-colere-0608 dans SOCIETE

Formation zéro pour charge horaire accrue : les profs stagiaires, comme Romuald, jeune agrégé de géographie, s’apprêtent à payer les pots cassés de la réforme Chatel. Témoignages.

«On ne lâche pas les professeurs comme ça sans aucune formation », affirmait hier Luc Chatel sur les ondes, faisant valoir que les stagiaires avaient pu bénéficier de « journées d’accueil » et qu’ils allaient être « encadrés tout au long de l’année » par un tuteur.

Pourtant, à la veille de la rentrée, sur le terrain, les principaux concernés n’ont que faire de ces assertions peu crédibles. C’est panique à bord : « Certains sont tellement désemparés qu’ils ont déjà demandé comment faire pour démissionner », témoigne Romuald, abasourdi. À tout juste vingt-quatre ans, cet agrégé de géographie s’apprête à vivre ses premières heures de cours dans un climat « où la peur naturelle de la première rentrée cède le pas à l’angoisse du contexte social ».

Nommé à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), il n’a pris connaissance de son affectation que dix jours plus tôt et vit chez des amis en attendant de trouver un logement. Une situation bien précaire pour préparer ses quinze heures de cours hebdomadaires. Et encore, Romuald s’en tire à bon compte : pour les professeurs certifiés, la charge horaire s’élève à 18 heures. « Le statut de stagiaire n’est plus qu’une appellation », résume le jeune homme. Conscient de compter parmi les chanceux, il a découvert vendredi les cinq classes auxquelles il va devoir faire face ainsi que leur emploi du temps. « Ça peut sembler aberrant mais c’est presque un privilège, beaucoup ne sont même pas en mesure de commencer à préparer leur cours, incapables de savoir à qui ils vont avoir affaire. »

En revanche, point de tuteur si cher au ministre de l’Éducation pour épauler Romuald. Dans l’académie de Créteil, les professeurs expérimentés ont visiblement répondu présent à l’appel des syndicats, refusant de se porter volontaire pour former leurs jeunes collègues. Et la prime de 2 000 euros n’y changera rien. « Ce n’est pas qu’on leur en veut, mais c’est malheureusement notre dernier recours pour mettre en échec ce compagnonnage insensé », explique Philippe Martinais, délégué syndical Sud au lycée Renoir de Bondy.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

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Les effets du travail de nuit

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 août 2010

Publié sur : http://www.syndicat-infirmier.com/ – 19 août 2010 – par François Édouard

Travail de nuit : les effets sur la santé

Le simple fait de veiller quelques nuits par an ne présente pas de risques particuliers et certaines personnes supportent même assez longtemps des horaires atypiques. Si l’adaptation du travailleur à ces contraintes horaires est possible, le travail prolongé de nuit présente, toutefois, des risques pour la santé des salariés et entraîne des perturbations de la vie sociale et familiale.

Les effets sur la santé

Il existe une abondante littérature épidémiologique qui démontre l’impact négatif à plus ou moins long terme du travail de nuit sur la santé. À court terme, les principaux effets sur la santé du travail de nuit ou en horaires alternants sont les troubles du sommeil liés à des facteurs chronobiologiques, et une dette chronique de sommeil. Le sommeil diurne est moins réparateur car plus court, perturbé par les éléments extérieurs, morcelé et caractérisé par l’absence de sommeil paradoxal. La consommation de médicaments pour aider au sommeil ou rester éveillé est plus élevée chez les salariés de nuit, variant en fonction de l’âge et de l’ancienneté dans l’entreprise.

Le travail de nuit entraîne également un déséquilibre nutritionnel des salariés de nuit et des troubles digestifs, résultant non seulement d’un facteur comportemental alimentaire (alimentation pauvre en fibres, plats industriels, consommation excessive de thé et de café notamment), mais aussi de facteurs chronobiologiques. Le travail de nuit posté est par ailleurs communément admis comme pourvoyeur de stress, de fatigue chronique et serait aussi responsable d’un risque accru de pathologie dépressive.

Les effets à long terme du travail de nuit et/ou en horaires alternants sont plus difficiles à prouver que ceux à court terme, du fait de biais dans les études épidémiologiques, en particulier de « l’effet travailleur sain ». Outre le volontariat, l’auto-sélection par la santé est en effet importante pour l’accès à un poste de nuit, puis pour le maintien sur ce poste. À terme, ces conditions de travail produisent néanmoins des effets indéniables sur la santé, sans qu’il soit possible de fixer avec précision un seuil limite d’exposition (5, 10 ou 15 ans) au-delà duquel les effets nocifs apparaissent de manière certaine, de nombreux paramètres (conditions de travail, tâche effectuée, mode de vie, âge, ancienneté) venant aggraver ou atténuer les conséquences de l’exposition aux horaires de nuit.

Les risques cardiovasculaires sont accrus, le travail de nuit favorisant certains facteurs néfastes, directement (stress secondaire à la dette de sommeil ou au sentiment d’isolement, par exemple) ou indirectement (hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque, surpoids, tabagisme).

Enfin, diverses études, dont celle du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dépendant de l’OMS, font un lien entre le travail de nuit posté et la probabilité de cancers (…)

[Lire la suite sur : syndicat-infirmier.com/]

 

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Souffrance au travail : les recommandations de la mission d’information du Sénat

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 juillet 2010

Souffrance au travail : les recommandations de la mission d'information du Sénat dans Senat 9 juillet 2010 – Yves Housson

Le mal-être en progression

 

mal_au_travail dans Souffrance au travail

Médecine du travail, CHSCT, Code du travail, managers : une mission d’information du Sénat fait une série de recommandations pour agir sur les risques psychosociaux.

Six mois durant, une mission d’information du Sénat, constituée sur proposition de l’élue communiste Annie David, à la suite de la vague de suicides chez France Télécom, vient de plancher sur le mal-être au travail.

Après avoir mené 36 auditions de syndicalistes, patrons, DRH, spécialistes de domaines divers (médecins, psychologues, inspecteurs du travail, sociologues, etc.), et deux visites sur le terrain, au Technocentre Renault de Guyancourt et dans un centre d’appels de France Télécom, les dix-neuf membres de la mission ont adopté à l’unanimité un rapport qui pourrait favoriser l’intervention des acteurs sociaux tant dans les entreprises que dans le débat politique national sur le travail.

Leur diagnostic ? « Le mal-être au travail progresse dans notre pays », « touche tous les secteurs d’activité », les employés comme les cadres, les jeunes comme les seniors, résume Gérard Dériot, le rapporteur (UMP). En cause : la « recherche de la performance à tout prix », mais aussi « l’affaiblissement des collectifs de travail » et la « perte de sens du travail ». Forte de ce constat, la mission formule des recommandations qui, certes, « ne touchent pas aux causes » profondes du mal, « le libéralisme, la recherche du profit sans limites », mais n’en constituent pas moins « un pas intéressant » dans la bonne direction, juge Annie David. C’est le cas, en particulier, du chapitre concernant la médecine du travail, institution en crise, en raison à la fois de la pénurie de professionnels et d’un manque d’indépendance vis-à-vis des employeurs.

« Ouvrir le débat dans les entreprises »

Le rapport, pour « conforter l’indépendance (des médecins) », recommande « une gestion paritaire des services de santé au travail », lesquels pourraient, à cet effet, « être rattachés aux caisses régionales d’assurance maladie ».

Les sénateurs innovent également en prônant un renforcement du rôle des comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) : ils suggèrent de faire élire directement leurs membres par les salariés afin « d’ouvrir le débat dans l’entreprise » et d’augmenter leurs délégations horaires.

Le rapport propose de renforcer le rôle protecteur du Code du travail : à l’obligation existante pour l’employeur d’« assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs », il suggère d’ajouter une disposition spécifique concernant l’organisation du travail et les méthodes de gestion, qui « ne doivent pas mettre en danger la sécurité des travailleurs, porter une atteinte sérieuse à leur santé, ni compromettre leurs droits et leur dignité ». Le patronat devrait, dans l’évaluation des risques, « prendre en compte la charge psychosociale du poste de travail ».

Enfin, la mission s’intéresse au management, pour le ramener à ses « fondamentaux », en proposant qu’une part de la rémunération variable des managers dépende « d’indicateurs sociaux et de santé au travail ». Manière de leur rappeler, dit Jean-Pierre Godefroy, président (PS) de la mission, que « la performance, ce n’est pas seulement le rendement ».

 

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Centres d’appels : La souffrance en ligne

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 juillet 2010

Centres d'appels : La souffrance en ligne dans ECONOMIE humanite 2 juillet 2010 – Mehdi Fikri

Centres d’appels, la politique du pire

 

callcenter_site dans SOCIAL

Contrôle permanent des flux, cahiers des charges ultrarestrictifs, dépersonnalisation et flicage des salariés : dans ce secteur en proie àun violent dumping social et aux délocalisations, les conditions de travail sont déplorables.

C’est l’envers du décor. Celui des grands opérateurs comme France Télécom, SFR, Bouygues, Canal Plus ou EDF-GDF, qui délèguent les services clientèles ou le dépannage pour tirer sur les prix. Les centres d’appels sont devenus, en quelques années, un modèle de dumping social et de déshumanisation du travail (voir notre  témoignage : Centres d’appels, télévente : chronique d’un stress annoncé ).

« Avec l’industrialisation du secteur tertiaire, on retrouve à présent dans les centres d’appels les mêmes méthodes de management que dans les usines », résume Frédéric Madelin, responsable des centres d’appels chez SUD-PTT. Et à bien y regarder, c’est presque pire que dans l’industrie d’antan, car la combinaison des outils informatiques et de la téléphonie permet à présent « un management panoptique ». C’est-à-dire un contrôle total des flux, assorti d’un flicage permanent des actions des salariés.

Travail à la chaîne

Résultat : sur les plates-formes d’appels, des ouvriers version high-tech travaillent à la chaîne. Leurs conditions de travail sont délirantes, kafkaïennes. Casques sur les oreilles, ils doivent changer de postes tous les jours – ce que les directions appellent le « free sitting » – pour ne pas lier d’amitié avec leur voisin. À l’autre bout du fil, des « appels mystères » et des « clients cachés », qui sont autant de sources de pression. Et sur les serveurs, la durée et le nombre d’appels traités sont comptabilisés en temps réel, tandis que les communications sont parfois enregistrées, pour mesurer la performance de chacun. « Le mal-être des employés ne vient pas d’un cumul d’éléments négatifs. C’est tout un système, rationalisé à l’extrême, de taylorisation et de dépersonnalisation qui est à l’œuvre », confirme Alice Roupy, responsable des centres d’appels pour la FAPT CGT. La perte d’identité de l’opérateur est telle que l’appel du client peu atterrir, sans qu’il s’en rende compte, au Maghreb (voir encadré) ou même à la prison des femmes de Rennes, où B2S a installé un centre d’appels en 2009.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

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