Femmes au travail : Inégalités de salaires et violences sexistes et sexuelles : 3 000 viols au travail chaque année

Posté par communistefeigniesunblogfr le 18 janvier 2012

 

SEXISME

Des inégalités salariales aux violences sexuelles :

le quotidien des femmes au travail

Par Nolwenn Weiler

 

En France, la moitié des salariés sont des femmes. Aux inégalités de salaires et de carrières persistantes,

qui se répercutent au moment de la retraite, s’ajoutent des violences sexistes et sexuelles :

chaque année 3 000 viols sont perpétrés sur le lieu de travail, souvent dans une quasi-impunité.

Des associations et des syndicalistes se mobilisent sur ce sujet encore tabou.

Femmes au travail : Inégalités de salaires et violences sexistes et sexuelles : 3 000 viols au travail chaque année dans Droits des femmes arton2050-d2fd6-300x246 « À travail égal, salaire égal ! » Le slogan date de… 1972. Quarante ans plus tard,

on est évidemment loin du compte. En 2008, les écarts salariaux moyens entre

hommes et femmes sont de 23,6 % dans le secteur privé et de 17 % dans la fonction

publique d’État. Et à l’heure où sonne la retraite, les femmes perçoivent, en moyenne,

40 % de moins que les hommes.

La structure même de l’emploi explique en grande partie ces différences de revenus.

Puisque les messieurs ont des carrières plus complètes – les trois quarts des temps

partiels sont occupés par des femmes – et davantage d’emplois qualifiés, donc mieux payés.

La lutte contre les temps partiels imposés, dont le nombre a explosé depuis les années 1990, apparaît cruciale. Les syndicats doivent aussi faire de la lutte contre les inégalités hommes/femmes une question prioritaire. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. « Il y a des accords de principe, mais peu de bagarres sont menées, souligne Annick Coupé, de l’Union syndicale Solidaires. Il semble que ce soit toujours moins grave pour une femme d’avoir un salaire réduit. »

Des inégalités peu combattues

En 2008, au moment, où débute la crise, des négociations sont menées entre les syndicats et le patronat. Les mesures d’aides au chômage partiel sont activées. « C’est très bien. Il fallait le faire, commente Annick Coupé. Mais qui s’est déjà posé la question des salaires amputés des caissières, par exemple ? Qui s’est demandé comment, elles, bouclent leurs fins de mois ? Il est encore très ancré que les salaires des femmes viennent en appoint. »

Divers textes, arrachés au fil des années, mentionnent l’obligation pour les partenaires sociaux de négocier sur ces questions. En 1983, est imposé le rapport annuel de situation comparée (RSC) [1]] entre les hommes et les femmes, pour les entreprises de plus de 300 salariés du secteur privé. À partir de 2001, direction et syndicats sont tenus de négocier sur l’égalité professionnelle.

Cinq ans plus tard, en 2006, apparaît l’engagement de réduire les écarts salariaux. Des mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération doivent être prises avant le 31 décembre 2010. Et, depuis le 1er janvier dernier, les entreprises d’au moins 50 salariés doivent disposer d’un accord collectif sur l’égalité professionnelle ou, au minimum, d’un plan d’action.

Mais ce dernier impératif n’est, pas plus que les précédents, assorti de mesures réellement coercitives. « Si rien n’a été mise en place au moment où passe l’inspecteur du travail, l’employeur a six mois pour remédier à la situation. Au terme de ce délai, il peut-être condamné à des pénalités financières d’un montant maximum de 1% de la masse salariale… mais cela reste à apprécier par l’inspecteur », regrette Annick Coupé.

Décontamination mentale

L’emploi des femmes pâtit aussi de la très inégale répartition de l’exercice des responsabilités familiales. « Les hommes n’assurent que 35 % des tâches domestiques, et cette proportion n’évolue que très lentement : le ratio n’a augmenté que de 3 % entre 1986 et 1999 ! », rappelle Annick Coupé. Elle souhaiterait que syndicats, patronat et pouvoirs publics encouragent davantage les hommes à prendre leurs congés paternité et parental. « Alors que les hommes en couple restent, pour 90 % d’entre eux, à temps plein quel que soit le nombre de leurs enfants, les femmes ne sont plus que 68 % à travailler à temps complet avec un enfant et seulement 39 % avec plusieurs enfants », détaille l’Observatoire des inégalités.

Selon Dominique Meda, sociologue, interviewée par nos confrères d’Alternatives économiques, il faudrait aussi « soumettre l’ensemble de la société à une grande « décontamination », à une radiographie de tous les stéréotypes de genre qui expliquent, de proche en proche, l’ensemble des inégalités : petites filles moins encouragées dans les petites classes, stéréotypes sur les métiers « féminins » et « masculins » véhiculés par les familles, le corps enseignant et les médias tout au long de la scolarité, préjugés sur les rôles familiaux qui font obstacle à un partage égal des responsabilités professionnelles… »

3 000 viols au travail par an

Très répandues dans le monde du travail, et le plus souvent impunies, les violences sexistes et sexuelles participent elles aussi à une persistance des inégalités, en même temps qu’elles les génèrent. Le seul sondage national sur ce sujet date de 1991 [2]. 19 % des femmes actives déclarent alors avoir été victimes ou témoins de harcèlement sexuel au cours de leur vie. Seize ans plus tard, en 2007, une enquête de l’Insee montre que près de 5 % des viols dont les femmes sont victimes se produisent sur le lieu de travail. Soit environ 3 000 par an.

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Source : basta ! – 17 janvier 2012

URL de l’article : http://www.bastamag.net/article2050.html

Photo : BNCTONY via Flickr


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« Bonne santé au travail en 2012″

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 janvier 2012

Vu sur Moissac au Coeur2 janvier 2012

Bonne santé au travail en 2012.

Signez la pétition (Fondation Copernic)

l’Appel « Travailler tue en toute impunité :
pour combien de temps encore ? »

Le constat est sans appel :

le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues.

Le nombre officiel des maladies professionnelles reconnues a explosé : 13 658 en 1996, 52979 en 2005.

Le nombre d’accidents du travail graves et mortels reste très élevé : 537 décès en 2006, soit 13% de plus

en un an.

Ces chiffres officiels sont – on le sait – grandement sous-estimés en raison

notamment d’une importante sous-déclaration. Les suicides directement liés

au travail sont estimés à 400 par an, pour la plupart non reconnus comme

accidents du travail. Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune

protection, à des produits connus pour être cancérogènes, mutagènes ou

toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités

sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer

avant 65 ans qu’un cadre supérieur.

Cette situation ne tombe pas du ciel : elle est le résultat de politiques d’entreprises, tant privées que publiques,

pour lesquelles les coûts sociaux doivent être toujours plus compressés. Ces politiques ont privilégié et généralisé

la sous-traitance, et intensifié le travail comme jamais depuis de nombreuses décennies. Et l’inspection du travail

comme la médecine du travail n’ont toujours pas les moyens d’assurer leurs missions.

[Lire la suite sur moissacaucoeur.elunet.fr/]

 

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Suicides au travail : les coûts humains de la crise

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 décembre 2011

hq novembre 2011

Illustration ajoutée par PCF Grésivaudan

Souffrance au travail :

la crise pourrait mener à un pic de suicides

 

Suicides au travail : les coûts humains de la crise dans SOCIAL SOUFFRANCE_TRAVAIL

Alors que nos dirigeants n’ont d’yeux que pour les sautes

d’humeur des marchés, la crise frappe durement

les travailleurs.

Le stress et la peur de perdre son emploi font craindre

un pic de suicides à venir.

Souffrance au travail et crise forment un cocktail dangereux :

c’est en substance ce qu’ont souligné des experts lors

d’une journée nationale de l’écoute organisée cette semaine

à Paris par S.O.S Amitié, certains allant jusqu’à redouter un « pic de suicides ».

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder ce qui se passe en Grèce, pays qui subit la crise de plein fouet,

et où le nombre de suicides a augmenté de 40% au premier semestre 2011 comparé aux six premiers mois

de 2010, selon une étude du Lancet. Étude qui note une augmentation des suicides dans l’ensemble des pays

d’Europe depuis 2008. (voir à ce sujet : Une étude dénonce les ravages de la crise sur la santé des Grecs)

L’ex-médecin urgentiste Philippe Rodet, aujourd’hui reconverti dans le conseil aux entreprises, s’est dit

« assez inquiet, parce qu’on va avoir une intersection entre deux phénomènes pour la première fois

à ma connaissance dans notre Histoire : deux crises qui vont se superposer ». Selon ce spécialiste du stress,

une crise entraîne « une véritable souffrance » dont l’expression « est maximale trois ans après », ce qui a

notamment été observé après la crise de 1929, avec des « pics de suicides en 1932″.

« En 2011, trois ans après 2008, on traverse une phase très difficile et il y a de nouveau une crise qui apparaît,

et j’ai très peur de l’intersection de ces deux phénomènes » s’inquiète-t-il.

« Le point culminant, je pense qu’il est devant nous, qu’il est proche, et qu’il va demander une vigilance

particulière », a-t-il insisté. Philippe Rodet précise par ailleurs que les suicides ne sont que

« la partie émergée de l’iceberg » des problèmes de souffrance au travail.

« Si on compte le nombre d’infarctus dans les entreprises où il y a beaucoup de suicides,

ces entreprises sont mal parties ».

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Éducation nationale : Message des enseignants du Lycée Jean Moulin de Béziers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 18 octobre 2011

Reçu par courriel

Bonjour,


Notre collègue du lycée Jean-Moulins à Béziers qui s’est immolée est décédée. Nous sommes tous

bouleversés voire traumatisés. Nous sommes en AG depuis 2 jours et avons refusé d’accueillir

les élèves en classe, et décidé une grève illimitée jusqu’à ce que les responsabilités soient établies.

Voici notre programme :

Lundi 17, matin 8h AG, après-midi marche blanche silencieuse avec un bandeau noir à Béziers

Mardi matin AG, 14H départ pour une manifestation académique au rectorat de Montpellier

Mercredi : obsèques ?

Jeudi 10h débrayage, commémoration de ce drame dans tous les établissements de France.

Nous souhaitons une mobilisation générale pour que la souffrance au travail cesse et que de tels drames

ne se renouvellent plus.

Lise a dit en s’enflammant : « je le fais pour Vous »

Luc  Chatel a menti, elle n’était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente,

aimant son travail et courageuse.

Nous comptons sur vous tous.

Merci de diffuser l’information à toutes vos connaissances afin d’alerter l’opinion, pour que l’Éducation nationale

ne devienne pas France-telecom…

Merci

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Apple : derrière la com’, les suicides

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 octobre 2011

Accueil 7 octobre 2011 - Pierric Marissal

 

Apple : derrière la com’, les suicides.

 

Apple : derrière la com', les suicides dans ECONOMIE Img3

 

Nouvelle grand messe d’Apple autour de ses futurs

systèmes d’exploitation, des dizaines de papiers

dithyrambiques dans la presse et un mot qui revient

tout le temps : révolutionnaire. Ce qui l’est beaucoup

moins, ce sont les conditions de travail que la marque

impose à ses sous-traitants.

 


Les produits phares d’Apple, l’iPhone comme l’iPad, sont assemblés par une entreprise chinoise nommée Foxconn.

Et derrière ces jolis appareils high-tech vendus à prix d’or se cache une réalité bien sordide. Osons quelques

chiffres, avant de rentrer dans les détails. Depuis début 2010, 17 suicides, 3 morts et 15 blessés lourds suite

à un « accident du travail » et 3 employés spécifiquement faits arrêtés par les forces de l’ordre.

Ajoutons à cette hécatombe les 137 ouvriers empoisonnés de l’usine Wintek Corp qui fabrique les écrans de

l’iPhone.

  • Steve Jobs, chez Foxconn « pour une usine, c’est plutôt chouette »

Après la première vague de suicides, en décembre 2010, les universités de Pékin, de Taipei et l’ONG

China Labor Watch se sont penchés sur les conditions de travail dans les chaines de production. Premièrement,

les méthodes de management proche d’une organisation militaire, avec violences physiques et brimades ont été

dénoncées. Selon l’étude, la violence de l’encadrement dépend du client (Apple ou HP, Dell, Nokia principalement)

certains ouvriers ont plus de « chance » que d’autres, selon la chaîne de montage à laquelle ils sont affectés.

Ajoutons à cela de multiples entorses au droit du travail chinois, qui n’est pourtant pas le plus contraignant.

Le témoignage d’un ancien manager de Foxconn, fourni par China Labor Watch, est édifiant. Depuis 2008, les

heures supplémentaires n’ont pas été payées. 80 % des employés, les petits ouvriers, n’ont pas de couverture

sociale (ni médicale, ni aide au logement) puisque Foxconn ne paye pas les charges normalement dues.

Les visites médicales sont bâclées. Pas d’analyse de sang ni d’urine, alors que de très nombreux employés sont

en contact quotidien avec des produits dangereux (métaux lourds, nickel, cyanure…). 137 employés qui

travaillaient dans l’usine de Wintek Corp sur les écrans tactiles d’Apple ont été victimes d’empoisonnement

grave en février dernier.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

 

Lire également : Steve Jobs, le gourou d’Apple est mort

 

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Police : 3 nouveaux suicides

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 septembre 2011

Site national du PCFIan Brossat, le 23 septembre 2011

 

Suicides dans la police : n’attendons pas qu’il soit trop tard !

 

n’attendons pas qu’il soit trop tard !

Jeudi matin, trois fonctionnaires de police ont mis fin à leur jour à Paris

et dans le Val de Marne. Depuis plusieurs années, les statistiques

des suicides de policiers sont très inquiétantes. Et il est particulièrement

hypocrite de s’en tenir aux seules motivations personnelles – comme le

fait le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.

Le métier de policier est en grand danger.

 

Conditions de travail dégradées, éparpillement des missions, logique du chiffre et suppressions de postes.

Alors que Claude Guéant avait annoncé une baisse de 3000 policiers et gendarmes à l’horizon 2012,

le gouvernement balaie d’un revers de main l’exigence de sécurité et par la même, les conditions de travail

des fonctionnaires de police. N’en jetez plus, la coupe est pleine. N’attendons pas qu’il soit trop tard.

Le PCF souhaite au contraire mettre un terme à la chute des effectifs de sécurité et propose l’embauche

de 10 000 personnels afin de reconstituer une police de proximité.

 

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Thierry Breton, l’ex-PDG de France Télécom impose ses méthodes de « cost-killer » chez Atos Origin

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 mai 2011

Lu sur : Actuchomage - 25 mai 2011

Thierry Breton, cost-killer et chantre du néo-management

 

Après France Télécom, l’ex-ministre a importé ses méthodes chez Atos Origin. Premiers dégâts.

Thierry Breton, l'ex-PDG de France Télécom impose ses méthodes de L’ex-PDG de France Télécom, ex-ministre de l’Économie sous Jacques Chirac et ancien patron de Bull et Thomson, prend la tête en 2008 d’une société discrète, Atos Origin, 50.000 employés. Deuxième société de service en ingénierie informatique (SSII) française, il veut en faire le leader européen du service informatique.

Son atout : le «cost killing» (réduction drastique des coûts). Pour ce faire, Thierry Breton a une technique qui tient en trois lettres : le TOP, pour «Total Operational Performance». C’est ce programme que l’ancien professeur de mathématiques met en place partout où il passe : chez Thomson, chez France Télécom et, depuis novembre 2008, chez Atos Origin. 

[Lire la suite sur : actuchomage.org/]

 

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Amiante : Pour que la lumière soit faite sur les responsabilités des employeurs

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 mai 2011

Lu sur : PCF Grésivaudan17 mai 2011

URL article original : http://www.bastamag.net/article1487.html

Scandale de l’amiante : des vies réduites en poussière

 

Amiante : Pour que la lumière soit faite sur les responsabilités des employeurs dans Luttes amiante-chronique-d-un-crime-social-bd-volume-1-simple-24444

Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy

 

Un quart des retraités actuels sont concernés par une exposition à l’amiante.

À Dunkerque, 140 veuves se sont mobilisées pour que la mort de leurs maris,

qui ont travaillé au contact de l’amiante, soit reconnue comme les suites

d’une maladie professionnelle. Une lutte éprouvante qui a permis l’instauration

d’un fonds d’indemnisation des victimes. Mais un procès pénal pour faire la

lumière sur les responsabilités des employeurs se fait toujours attendre.

Reportage en images.

 


 
Elles sont quatre. Chantal, Colette, Ginette et Marjorie. Habitant à Dunkerque ou dans ses environs, elles ne se

connaissaient pas. Aujourd’hui, une particule minuscule, microscopique les réunit. Une particule qui a fait basculer

leur vie : celle des « poussières », des poussières d’amiante, des poussières tueuses. La mort blanche s’est

invitée chez elle. Le mari de Chantal est mort à 54 ans d’un mésothéliome fulgurant, une forme de cancer.

Il travaillait comme mécanicien dans une usine sidérurgique d’Arcelor Mittal. Le mari de Colette est mort à 66 ans

d’un mésothéliome. Il était douanier rattaché au port de Dunkerque.

Le mari de Ginette est mort à 58 ans d’un carcinome bronchique. Il travaillait à l’usine sidérurgique Ascométal.

Le mari de Marjorie est mort à 53 ans d’un mésothéliome fulgurant. Il travaillait comme électricien dans la

construction navale… La liste est longue… Seulement à Dunkerque, 140 veuves se sont mobilisées pour que

la mort de leurs époux soit reconnue comme le résultat d’une maladie professionnelle. Car tous ont été en

contact régulier, voire permanent, avec l’amiante.

Lire et voir la suite

 A lire également sur bastamag.net/Cancers professionnels : quand le travail tue

 

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Entretien avec Brigitte Font Le Bret, médecin du travail, psychiatre, auprès des salariés de France Télécom

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 avril 2011

Accueil 28 avril 2011 - Entretien réalisé par  YVES HOUSSON

 

France Télécom.

« Des scénarios d’une violence presque guerrière »

 

BRIGITTE FONT LE BRET,MÉDECIN DU TRAVAIL, PSYCHIATRE, AUPRÈS DES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉCOM.

Dans la longue liste des suicides de salariés de France Télécom, l’immolation par le feu,  mardi,

d’un employé de Bordeaux, revêt un sens particulier.

BRIGITTE FONT LE BRET. Le suicide par immolation par le feu est très rare. Il répond souvent à une volonté de révolte contre l’injustice,

et de visibilité. La modalité du suicide, sur un parking de l’entreprise, c’est vraiment quelque chose de symbolique. Et qui s’adresse à la

direction de France Télécom, pas à la famille. Sinon, il aurait choisi un lieu symbolique de sa famille. Je suis bouleversée. Avoir travaillé

31 ans dans une entreprise, et finir en poussières à 57 ans…Ce n’est pas possible qu’une solution n’ait pu être trouvée pour ce monsieur !

A 57 ans, on n’est pas très loin de l’âge légal de la retraite. J’avais signalé, en son temps, que j’avais énormément peur pour les agents

venant de la fonction publique, se trouvant dans  les zones de plus de 50 ans. Avec eux, le temps de la consultation, on tient un

calendrier, on dit, voilà : il reste 6 mois, on barre les jours… Mais vous vous rendez compte, quand il faut encore tenir 2 ou 3 ans ?!

En 2010, des changements ont été annoncés dans le management. Que constatez-vous?

BRIGITTE FONT LE BRET. Il y a des avancées, dans la gestion des dossiers médicaux : on peut plus facilement parler avec la direction

de dossiers qui nous préoccupent. Mais de plus en plus, j’ai de nouveau des personnes anxieuses, qui me disent : « On est en train de

reparler de changements, de petites mobilités ». France Télécom doit vraiment montrer qu’ils vont s’attaquer au coeur du

problème : la rentabilité et les profits. Les actionnaires en demandent toujours plus, ça, ça ne s’est pas arrêté.¹ Que font-ils

pour diminuer le rythme du travail, les objectifs qu’on impose auxsalariés ? Cette immolation a fait écho chez moi : dans mes entretiens,

j’ai de plus en plus de violences exprimées. Au début, c’était : « Je vais rendre des médicaments », « j’ai envie de dormir »

Maintenant : « S’il le faut, j’achèterai une arme », « avec la voiture, on peut très bien rater un virage »

Les scénarios sont d’une intensité, d’une violence presque guerrière.

 

¹Christian Mathorel, délégué syndical central CGT, estime que rien n’est réglé. « Il y a toujours une pression sur les objectifs. Ça s’était un peu calmé après

le tourbillon médiatique. Mais les méthodes de management retournent à ce qu’elles étaient avant la crise… Un peu facile de tout mettre sur le dos de Lombard,

que ce soit lui ou Richard, ce n’est pas une question de personne mais de stratégie. C’est toujours la rentabilité financière qui prime et les salariés servent

d’ajustement. » La stratégie du groupe est tournée vers la conquête internationale et le développement des réseaux de communication. Mais hors de question

de rogner sur 3,65 milliards annuels de dividendes aux actionnaires.

 

À lire également :

 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=xB3aZXuNI9U

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Harcèlement moral, ou soumission librement consentie ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 février 2011

Lu sur : Harcèlement moral, ou soumission librement consentie ?  dans SOCIAL dazibaoueb_logo_700publié par roland (webmaster) – 19 février 2011

 

Harcèlement moral, ou soumission librement consentie ?

 

Auteur : SH - Source : Actuchomage

 

Mon premier est passible de sanctions judiciaires. Mon second fait en sorte d’y échapper.

Dans les deux cas, on se débrouille pour que les responsables ne soient pas coupables.

Dans un arrêt, la Cour de cassation vient d’estimer que l’existence d’un harcèlement moral dépend de celui qui le ressent et non de la volonté de celui qui le commet.

Soit. Mais la Chambre sociale de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français ne s’arrête pas là. Selon elle, un patron ou un supérieur hiérarchique peuvent

commettre des faits de harcèlement moral sans en avoir l’intention et, peut-être, sans le savoir. Un patron risque donc de devoir payer des dommages-intérêts à son 

employé pour des faits commis inconsciemment… Un «risque quasi mortel», dirait Laurence Parisot (on se demande bien pour qui) quand il s’agit d’assumer ses


responsabilités, qu’elles soient morales ou financières.


Une interprétation choquante

Il est vrai que, si l’on vous tape dessus, mieux vaut réagir. Avertir l’autre qu’il vous fait mal (au cas où il ne s’en rendrait pas compte…) et le sommer d’arrêter. Ensuite,

si votre agresseur s’obstine, il faut sévir. Il est vrai que si une victime ne porte pas plainte contre son assaillant, le délit ne peut être acté. Peut-être est-elle, tout bêtement,

consentante. Sauf que, par exemple, dans un contexte domestique, une femme qui subit sans moufter les actes de violence répétés de son compagnon continuera à se

prendre des coups jusqu’à ce que mort s’ensuive, et ce n’est qu’à cette terrible issue que le conjoint brutal sera mis sous les verrous. Après l’enterrement, il ne restera plus

qu’à qualifier l’homicide : Était-il volontaire ? Involontaire ? Accidentel ? Pour se défendre, l’accusé prétendra toujours qu’il n’a pas voulu tuer…


En ce qui concerne le harcèlement moral dans un contexte professionnel où la violence est larvée, insidieuse et peut aboutir au suicide de la victime, ce qui est dérangeant,

c’est supposer d’emblée que l’agresseur — qui prétendra toujours qu’il n’avait pas l’intention de nuire… — n’est pas nécessairement responsable de ses actes.

Ici, la «présomption d’innocence» est donc réaffirmée de manière souveraine par la Cour de cassation, quand bien même pourrait-il s’agir de «mise en danger de la vie d’autrui».

Dura lex, merde in France…


Négation de l’autre, et banalisation du mal

 

[Lire la suite sur : dazibaoueb.fr/]

 

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