Nouveau drame à La Poste : assez de discours, des actes !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 novembre 2012

 

SUICIDE A LA POSTE : ASSEZ DE DISCOURS, DES ACTES !

 

Nouveau drame à La Poste : assez de discours, des actes ! dans CGT suicide_postePar Bernard Dupin, administrateur CGT du groupe La Poste

Un nouveau drame vient de se dérouler au sein même de La Poste

de La Fère dans l’Aisne où un postier âgé de 55 ans a mis fin

à ses jours en allant se pendre dans son bureau le mercredi

31 octobre après midi.

Il est intolérable qu’un agent, quel que soit son grade, sa catégorie

ou  son service n’ait d’autres recours pour se faire entendre

que d’attenter à ses jours.

Combien de drames faudra-t-il encore supporter pour que le processus

destructeur qui génère un épuisement physique et psychique des postiers soit

enfin stoppé.

 

La Poste traverse une grave crise sociale et managériale.

Humiliations et burn-out, désorganisation de l’activité, injonctions paradoxales, pathologies de surcharge :

la décision de supprimer massivement les emplois et de réorganiser sans contrôle la conduite de l’entreprise

est à l’origine d’une conduite du changement pathogène et de la dégradation de l’état de santé physique

et psychique des postiers.

D’autre part, en guise de dialogue social, La Poste connait le flicage des consignes et des activités quotidiennes,

les sanctions disciplinaires ou l’exclusion des agents qui ne peuvent suivre le rythme, la chasse aux syndicalistes

qui défendent une autre politique, l’humiliation des cadres qui refusent de faire de l’abattage.

Parallèlement, des « réorganisations » successives désorganisent l’activité et font baisser au total la qualité

de service de 50 %.

Il y a aujourd’hui plus qu’une situation d’urgence à prendre en compte à La Poste et qui nécessite des mesures

concrètes alors que les postiers sont confrontés à des discours de bonnes intentions de la part des dirigeants

de La Poste ou a un mutisme complet du ministère de tutelle qui est pourtant le premier actionnaire du Groupe.

La Direction de La Poste et les deux actionnaires que sont l’État et la Caisse des dépôts et Consignations 

doivent prendre toutes leurs responsabilités au niveau social et humain en changeant de politique et de mise

en œuvre de leur  stratégie.

[Lire la suite sur le blog de Bernard Dupin]

 

Lire également :

Nouveau suicide à La Poste : les syndicats appellent le gouvernement à intervenir

La Poste : Le Grand Dialogue a échoué (Sud PTT)

 

Publié dans CGT, France, La Poste, Souffrance au travail, Sud, Syndicats | Pas de Commentaire »

La mise en concurrence des salariés nuit gravement à leur santé

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 septembre 2012

 

La mise en concurrence des salariés nuit gravement à leur santé dans Justice Affiche_stress-2C’est ce qu’a estimé ce mardi le tribunal de grande instance de Lyon.

Celui-ci a interdit à la Caisse d’Epargne Rhône Alpes Sud (CERA) de

conserver son organisation du travail fondée sur le « benchmark »,

ou mise en concurrence permanente de ses salariés, qui compromet

« gravement » leur santé.

La Caisse d’Epargne Rhône-Alpes a fait appel de cette décision, la qualifiant

dans une déclaration à l’AFP de « particulièrement injuste et disproportionnée ».

Contrairement au tribunal, elle ne trouve rien à redire à ce type de fonctionnement

conforme au  »principe constitutionnel de liberté d’entreprendre », et explique

que « l’objectif d’un benchmark est d’identifier les processus les plus efficaces

et professionnels pour aider l’organisation à atteindre ses objectifs ».

La direction affirme au contraire  »qu’il n’y a pas de lien de causalité

entre le benchmark et les risques psychosociaux ».

« Stress permanent »

Le TGI de Lyon estime lui au contraire qu’avec ce système, « le seul objectif qui existe est de faire mieux que les autres »

et « tout est remis en question chaque jour ce qui crée un stress permanent ». Des médecins du travail, des assistantes sociales

et l’inspection du travail avaient alerté la direction sur ces risques.

« Véritable terreur »

Fin 2007, la direction de la CERA avait mis en place ce système de gestion des performances des salariés, consistant en

une évaluation permanente des uns par rapport aux autres au sein de chaque agence, et aussi des agences entre elles. La part

variable de la rémunération de chaque salarié dépend directement des résultats du « benchmark » puisqu’elle est fonction

des résultats de son agence.

Le syndicat SUD du groupe Banque populaire-Caisse d’Epargne (BPCE), dénonçant la « véritable terreur » que fait régner

le « benchmark », avait saisi la justice en mars 2011 et une audience a eu lieu le 30 mai dernier.

D’autres recours à venir ailleurs ?

La justice interdit aux Caisses d’Epargne de la région Rhône-Alpes Sud de recourir à ce système, sans toutefois fixer d’astreinte,

et condamne la société à payer à SUD 10.000 euros de dommages et intérêts. Dans un communiqué, le syndicat s’est félicité

de cette décision, qui s’impose aussi selon lui aux autres Caisses d’Epargne sur le territoire, et au-delà peut inciter d’autres

salariés à engager des recours.

« Ce jugement ne concerne en aucune façon les autres Caisses d’Epargne, qui sont totalement autonomes les unes par rapport

aux autres pour définir notamment leur système de management de la performance commerciale », a contredit la caisse d’Epargne

Rhône-Alpes.

Source : humanite.fr  5 septembre 2012

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Amazon va créer des emplois en Saône-et-Loire. Mais à quel prix ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 juin 2012

 

CRÉATION D’EMPLOIS

Le « redressement productif », version Montebourg ou Amazon ?

 

Amazon va créer des emplois en Saône-et-Loire. Mais à quel prix ? dans ECONOMIE arton2510-65e3a-300x207Par Ivan du Roy et Nolwenn Weiler

Le site de vente en ligne Amazon pourrait percevoir en théorie

entre 4,5 et 12,5 millions d’euros de subventions en échange

de la création de 300 à 500 emplois sur sa nouvelle plateforme

de Chalon-sur-Saône.

Problème : l’entreprise est pointée du doigt pour ses mauvaises

conditions de travail et pour sa fiscalité très « évasive ».

Créer des emplois, oui, mais à quel prix ? Une question à laquelle devra répondre le ministre

du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Le site de vente en ligne états-unien Amazon a annoncé la création d’une troisième plateforme logistique en France.

Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) a été préféré à Beaune (Côte-d’Or). Installé dans un entrepôt de 40 000 m2, le site

d’Amazon devrait créer entre 300 et 500 emplois directs. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg,

longtemps député de Saône-et-Loire et ancien président du conseil général, s’est défendu d’être intervenu

dans le dossier pour favoriser Chalon. Il devrait cependant s’intéresser de près aux types d’emplois créés, aux conditions

de travail qui y seront en vigueur et à « l’optimisation fiscale » pratiquée par l’entreprise accueillie à bras ouverts.

Avec sa nouvelle plateforme, Amazon percevra les « aides légales » prévues en échange de créations d’emplois :

« La prime d’aménagement du territoire, les aides en matière de service de ramassage des salariés du Grand-Chalon

et des investissements dans des crèches pour les enfants des femmes qui travailleront chez Amazon. Ce dernier devrait

employer 60 % de femmes, c’est important, l’essentiel des chômeurs en France sont des femmes », détaille le ministre.

La prime d’aménagement du territoire représente quand même une aide de 15 000 à 25 000 euros par emploi créé [1].

Soit entre 4,5 et 12,5 millions d’euros de subventions théoriques dans le cas d’Amazon à Chalon, ville où les entreprises

sont éligibles aux aides publiques en vertu de la « Carte des aides à finalité régionale » [2]. Par comparaison, les revenus

mondiaux de la société s’élèvent à 42 milliards de dollars en 2011.

Cadences infernales

Problème : aucune condition n’est a priori demandée en échange à partir du moment où le territoire qui bénéficie des créations

d’emplois est éligible à ces aides publiques, car socialement en difficulté. Un emploi et un revenu sont toujours bons à prendre

en ces temps d’austérité dans des villes moyennes sinistrées. Reste que la vie des salariés d’Amazon ne fait pas vraiment

rêver. Dans la plus grande plateforme logistique française, à Saran, en périphérie d’Orléans, les employés du site de vente en

ligne sont payés au Smic, quand ils ne sont pas intérimaires, et malgré des cadences souvent épuisantes (Lire notre article).

Ils sont soumis à des fouilles corporelles, sont obligés de vider leur casier à heure fixe, sous le regard d’une vidéosurveillance.

Certaines dispositions inscrites dans leur contrat de travail sont rédigées en anglais. Le travail de nuit s’y pratique sans aucune

prévention en matière de sécurité des conditions de travail. Et l’exercice de la liberté syndicale y est difficile. « Amazon recherche

dès à présent 34 managers et spécialistes, et des centaines de personnes passionnées pour rejoindre les équipes de ce nouveau

centre », a indiqué la société. Vu les conditions de travail, mieux vaut, effectivement, être « passionné ».

Côté fiscalité, Amazon est aussi loin d’être exemplaire. « Tout en créant des emplois, Amazon rapatrie en effet l’essentiel

des revenus engrangés en France… au Luxembourg, où il a installé son siège européen », rappelle un article de Rue 89.

Amazon y bénéficie d’un impôt sur les sociétés allégé (21,8 % contre 33,3 % en théorie en France). Et fait d’ailleurs l’objet

d’une enquête du fisc français, l’entreprise ne s’acquittant pas de la TVA sur plusieurs biens. Une éventuelle prime d’aménagement

du territoire sera-t-elle accordée dans ces conditions ? Ce sera à la commission interministérielle ad hoc [3] d’en décider,

commission présidée par la ministre à l’Égalité des territoires, Cécile Duflot. Le redressement productif, d’accord, mais à quel prix ?

Ivan du Roy et Nolwenn Weiler

Photo : Arnaud Montebourg en visite aux salariées de Lejaby (source)

Notes

[1] Source. Selon le Projet de loi des finances 2012, le budget global de la prime d’aménagement du territoire est de 70 millions d’euros. Le maintien d’emplois existants est moins aidé que la création nette de nouveaux emplois. Nous disposons de la moyenne d’aides par emploi créé ou maintenu en 2010 ( 6 200 euros) mais pas du détail par emploi créé.

[2] Cette carte est définie selon différents critères comme le taux de chômage, la vulnérabilité du tissu économique, le revenu moyen par ménage, etc. Sur ce plan, Chalon-sur-Saône est davantage sinistré que Beaune.

[3] Selon l’arrêté du 30 mars 2010.

Creative Commons License

Lire également :

Les petits lutins de Noël sont… des intérimaires chez Amazon.fr

Amazon, de l’autre côté de l’écran

Amazon : entre l’emploi et le fisc, Montebourg a choisi

 

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Amiante/Eternit : un nouvel espoir d’un procès au pénal

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 juin 2012

 

Amiante/Eternit : un nouvel espoir d'un procès au pénal dans SANTE amiantevictime-300x150La Cour de cassation a donné tort mardi à la cour d’appel de Paris

qui avait annulé en décembre 2011 six mises en examen

dans l’enquête sur la mort d’anciens salariés du groupe d’amiante

Eternit.

Satisfaction des victimes qui entrevoient un procès au pénal.

 

Le 16 décembre 2011, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris avait annulé les mises en examen d’Eternit et de

cinq de ses responsables pour « homicides et blessures involontaires », en invoquant des problèmes juridiques. Mais la Cour

de cassation a estimé que ces arguments n’étaient pas recevables. Elle « casse et annule » l’arrêt du 16 décembre 2011 et

« renvoie la cause et les parties devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris autrement composée ».

>>> Lire : A Paris, enlisement de première classe dans le dossier Eternit

« C’est une décision très satisfaisante pour les victimes« , a aussitôt réagi l’une des avocates des parties civiles, Me Sylvie

Topaloff, devant la presse, au palais de justice de Paris. « La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait donné

un grand coup de frein à la procédure. Là, on a de nouveau l’espoir d’avoir un procès au pénal ».

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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Souffrance au travail : enquête « Sumer » ((Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 avril 2012

 

TRAVAIL

Surmenés, surveillés, surchargés :

le quotidien de 8 millions de salariés

 

Souffrance au travail : enquête Par Ivan du Roy 

Intensification du travail, surveillance accrue des salariés par leur hiérarchie, pénibilités

physiques toujours très présentes… Tels sont les enseignements de la nouvelle étude

sur l’exposition aux risques professionnels que vient de publier le ministère du Travail.

Elle révèle un accroissement des situations de « tension au travail » dans un contexte

où le Medef, au nom de la compétitivité, cherche à remettre en cause nombre

de dispositions du droit du travail.

Les conditions de travail se dégradent-elles ? Quelles sont les contraintes et pénibilités

qui pèsent sur les salariés ? Et les risques encourus ? L’enquête « Sumer » (Surveillance

médicale des expositions aux risques professionnels) nous livre une photographie, bien

plus étayée qu’un vulgaire sondage, de la situation des 22 millions de salariés français.

Cette étude lancée par la direction générale du travail (DGT) et la Dares [1] est réalisée tous les 9 ans par 2 400 médecins du travail

auprès de 48 000 salariés du privé et du public.

Une fois n’est pas coutume, commençons par quelques aspects positifs. Il y a vingt ans, près d’un salarié sur trois travaillait plus

de 40 heures par semaine. Ils ne sont plus que 18 % aujourd’hui, grâce notamment aux 35 heures. Cette diminution du temps de

travail demeure cependant virtuelle pour un cadre sur deux, au bureau plus de 40 heures par semaine (48 % aujourd’hui contre

63 % il y a vingt ans). Dans les ateliers ou sur les chantiers, les contraintes physiques intenses baissent légèrement. Elles

concernent les personnes obligées de travailler debout, de porter des charges lourdes, d’effectuer des gestes répétitifs (le travail

à la chaîne, par exemple) ou soumis à des vibrations. En 1994, près de 46 % des salariés étaient ainsi régulièrement confrontés à

au moins une de ces contraintes [2]. Cette proportion descend en dessous de 40 % en 2010. Soit près de 9 millions de personnes.

Sans surprise, ce sont principalement les ouvriers, les employés de commerce et de service, le secteur de la construction et le monde

agricole qui sont les plus exposés, avec comme possible conséquence des problèmes de dos, des douleurs aux articulations et

des troubles musculaires. Seule l’exposition au bruit progresse : un salarié sur cinq travail dans un environnement sonore supérieur

à 85 décibels, soit le bruit d’un camion roulant à 50 km/h.

Intensification du travail

Malgré un recours de plus en plus grand aux molécules chimiques dans l’industrie, l’exposition globale aux produits chimiques

diminue depuis 2003. Un salarié sur trois est exposé à au moins un produit dangereux dans le cadre de son travail avec, en cas

de contact, des risques immédiats – brûlure irritation, réactions allergiques – ou différés dans le cas des cancérogènes. Ce qui

concerne quand même plus de 7 millions de salariés, là encore principalement des ouvriers qualifiés et non qualifiés.

Une « décrue » liée au « renforcement de la réglementation » depuis 2001, conséquence, entre autres, des grandes mobilisations

sur l’amiante.

Ces légères améliorations se font cependant dans un contexte d’intensification du travail. Contraintes de rythme, quantité de

travail excessive, polyvalence, objectifs irréalistes ou flous, ou instructions contradictoires se multiplient au sein des entreprises.

Le nombre de salariés soumis à au moins trois contraintes de rythme – lié à la cadence automatique d’une machine, à la

dépendance immédiate vis-à-vis du travail de ses collègues, aux normes et délais de production à respecter en moins d’une

journée, ou au contrôle permanent de la hiérarchie… – passe de 28 % à 35,5 %.

« L’intensité du travail est l’une des principales dimensions des facteurs psychosociaux de risque au travail », rappelle l’étude.

Et ce risque concerne 7,7 millions de personnes, aussi bien les ouvriers, les employés et les cadres. Travailler plus en moins

de temps, voilà un nouveau slogan…

Des salariés davantage surveillés

[Lire la suite]

Source : Basta !  26 mars 2012

Illustration ajoutée par nous

 

Pour consulter l’enquête Sumer sur le site du ministère du Travail.

Lire aussi :

 

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Suicide à la Poste : L’entreprise mise en cause

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 mars 2012

 

 Suicide à la Poste : des documents accablants

 

Suicide à la Poste : L'entreprise mise en cause dans CGT poste2-300x150Le cadre de la Poste qui s’est suicidé dimanche dans le Finistère avait préparé

son geste, laissant une série d’écrits bouleversants dans lesquels il accusait

l’entreprise d’être à l’origine de sa « perte de repères » et faisait part

de ses dernières volontés.

 

Dans ces documents, transmis par le syndicat SUD à l’AFP, le cadre quadragénaire, marié et père de deux enfants, explique

notamment qu’il « considère la hiérarchie de la Poste (à tous niveaux) à l’origine de (s)a perte de repères ».

« Depuis plus de trois ans, j’ai l’impression d’un acharnement, d’une volonté hiérarchique de m’acculer. Laissez-moi partir, c’est

mon choix », explique-t-il dans une note baptisée « Mes demandes », dans laquelle il dit refuser toute réanimation, être prêt à

donner ses organes et réclame une inhumation « dans l’intimité familiale » sans « aucun représentant de la hiérarchie de

l’entreprise, ni aucun message de cette même hiérarchie ».

Dans une autre note baptisée « Annexe », il demande si une pension pour sa famille est « envisageable », « en obtenant que

(s)on geste désespéré soit requalifié en accident de travail ».

Parmi les documents, figure également un courriel adressé au PDG de la Poste Jean-Paul Bailly et daté du 11 mars, soit le jour

de sa mort mais non envoyé. Dans ce mail, dont l’objet est « SOS », le cadre se dit « dos au mur » et considère que sa « carrière

à la Poste est terminée », disant redouter, « dans le meilleur des cas », une mise au placard. « Cela fait deux fois en moins de six

mois que je prépare mon suicide », écrit-il.

Patrice Campion, délégué SUD dans le Finistère, a expliqué à l’AFP que dans le courriel adressé le jour de sa mort aux

organisations syndicales, il indiquait avoir « laissé d’autres documents chez lui » pour la CGC, la CFDT, SUD et la CGT. Il a

expliqué avoir récupéré ces documents mardi.

Pour Régis Blanchot (SUD), ces documents, dans lesquels le cadre « explique comment la Poste l’a détruit » prouvent le lien

entre le drame et le travail. Une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) devait se tenir

localement mercredi. Selon M. Campion, les syndicats vont notamment demander que le suicide de ce cadre soit reconnu

comme un accident du travail.¹

Hervé Tellier, responsable CGT, premier syndicat du groupe devant SUD, a réaffirmé mercredi que le syndicat réclamait

« l’arrêt des réorganisations, un bilan de leurs effets sur la santé des agents et l’ouverture d’un chantier de négociations pour

remettre l’humain au coeur de l’entreprise ».

Lire à ce sujet

Source : humanite2010_logo6-300x82 accident du travail dans SANTE 14 mars 2012 

 

¹ ladepeche.fr/Tregunc Le suicide à la Poste déclaré « accident de service »

 

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La Poste – Bretagne : deuxième suicide en dix jours

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 mars 2012

 

 

La Poste - Bretagne : deuxième suicide en dix jours dans SOCIETE poste_1-300x150 Nouveau suicide d’un cadre de La Poste

en Bretagne

Un cadre de La Poste a été retrouvé pendu dimanche

à la plate-forme courrier de Trégunc (Finistère),

dix jours après qu’un autre cadre se soit suicidé

à Rennes en se défenestrant.

 

Selon un communiqué du syndicat des cadres CGC, le postier, « ancien directeur d’établissement à la direction du courrier

Ouest Bretagne, était en arrêt longue maladie depuis le mois de novembre dernier mais est revenu spécialement

dans un établissement de La Poste pour se donner la mort. Le syndicat s’alarme «une nouvelle fois de la situation de « mal être »

qui existe dans l’entreprise et appelle la direction de La Poste à prendre en toute urgence toutes les mesures nécessaires

pour empêcher que de nouveaux drames se produisent».

C’est le deuxième suicide d’un cadre en Bretagne en dix jours. Le 29 février Jérémy Buan, cadre supérieur, s’était jeté du dernier

étage de La Poste à Rennes. Dans une lettre de désespoir, il exprimait son « anxiété professionnelle » et son incapacité à vivre

dans un « tel contexte opprimant ». Trois enquêtes sont en cours, une de la police judiciaire, une de l’inspection du travail et une

du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

Le 15 septembre 2011, une salariée de 52 ans s’était suicidée à Paris après un congé longue maladie pour dépression.

L’inspection du travail avait conclu à « une faute caractérisée » de l’entreprise et mis en cause pour « homicide involontaire »

le PDG de La Poste, Jean-Paul Bailly, et le chef d’établissement du Centre financier.

La Poste s’est engagée le 6 mars à ouvrir le dialogue sur le bien-être au travail, une mesure jugée inadaptée par les syndicats,

qui attendent des solutions concrètes.


Source : humanite2010_logo4-300x82 La Poste dans Souffrance au travail12 mars 2012

 

Lire également :

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xp8b1u

dailymotion.com/video/xp8b1u

« C’est un assassinat » par Europe1fr
« C’est un assassinat ». Le père d’un cadre de la Poste confie sa colère après le suicide de son fils.
Plus d’informations sur www.europe1.fr

 

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Ikéa : « la chasse aux syndicats officiellement ouverte » ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mars 2012

 

Ikéa : Thiais riposte en menaçant de licencier deux syndicalistes 

 

Tariq et Benamar sont des militants syndicaux FO et CGT actifs au sein du magasin Ikea de Thiais (Val de Marne).

Ils ont notamment témoigné dans l’Humanité vendredi, suite à l’affaire nationale d’espionnage.  La direction les

menace de licenciement. Retrouvez un dossier complet dans l’Humanité de ce lundi 12 mars.

Aujourd’hui, Tariq, trente et un ans, délégué syndical FO, employé à l’espace « bonnes affaires », trésorier de l’

« association de défense des victimes d’Ikea » et Benamar Mokkedem, quarante neuf ans, délégué syndical et du personnel,

élu CGT au CE, employé au restaurant, ont été convoqués respectivement les 9 et 10 mars par la direction du magasin franchisé

IKEA de Thiais (Val de Marne). Ils ont dû y répondre d’absences injustifiées  et d’abus d’heures de délégation syndicale, ce que

les deux délégués syndicaux contestent vivement, preuves à l’appui. Tariq est également accusé d’« insubordination. »

La direction les menace de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement.

Harcèlement et espionnage

Ces convocations surviennent curieusement après qu’ils ont témoigné dans notre édition du vendredi 9 mars. Ils y

dénonçaient les licenciements, les démissions douteuses et la pression constante de la hiérarchie visant clairement à

empêcher toute organisation collective des employés et établissaient un lien entre ce harcèlement et le récent scandale

d’espionnage – le Canard enchainé (éditions du 29/02 et du 7/03) a en effet révélé  comment l’enseigne suédoise,

par l’intermédiaire d’officines de sécurité privées, a espionné ses employés et ses clients, accédant illégalement à des fichiers

normalement  réservés aux forces de l’ordre, tels que le STIC (Système de Traitement des Infraction Constatées) ou la base de

données des cartes grises.

Chasse aux syndicats

La coïncidence entre ces prétendues fautes et les témoignages des deux délégués dans nos colonnes est pour le moins

troublante. Il semble que chez Ikea, pour reprendre les mots de Tariq, « la chasse aux syndicats [soit] officiellement ouverte. » 

Tariq et Benamar ont annoncé leur intention d’informer la presse et de contacter l’Inspection du Travail.

 

Ikéa : - le FO dans SOCIAL le 10 Mars 2012 – Louise et Rémi ZANNI

Lire également :

« L’image d’Ikéa est fissurée »

Ikea, accusé de « violations des droits syndicaux » dans de nombreux pays  (section locale FO chez Ikéa)

« Chez Ikea, on vit dans la paranoia » (leParisien.fr – 2 mars 2012)

 

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Les victimes cachées de la crise sociale

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 février 2012

 

Les victimes cachées de la crise sociale

Sous l’effet du chômage et de la dégradation des conditions de vie, les idées noires

ne cessent de gagner du terrain en France.

Des associations réclament en vain un observatoire du suicide.

«En trois ans, avec 648 500 chômeurs de plus, on estime à 10 780 le nombre de suicidants supplémentaires et à 750 celui des morts. Tel est le prix humain de la crise. » Avec cette entrée en matière sans fioritures, l’association France prévention suicide a déjà donné le ton de la 16e journée nationale de prévention du suicide qui se déroule aujourd’hui : brutal.

Un sentiment de délaissement

Brutal comme tous ces deuils passés sous silence. Car c’est un fait, la première cause de mortalité chez les 25-34 ans préoccupe moins l’État que la sécurité routière, qui dispose actuellement de budgets 30 fois supérieurs. Un sentiment de délaissement que vient renforcer le plan d’action contre le suicide, pondu pour l’occasion avec cinq ans de retard par le ministère de la Santé, et dont les 49 mesures n’évoquent ni la crise ni le chômage. La création d’un Observatoire du suicide et des pratiques suicidaires, réclamée avec force par le collectif associatif et syndical, auteur de l’Appel des 44 en mai dernier, ne figure pas non plus à l’ordre du jour.
Surprenant, ce silence ? Pas franchement, tant cette hausse des suicides fait écho à la politique d’austérité menée par le gouvernement depuis 2008. À l’Inpes, François Beck estime en effet qu’entre 2005 et 2010 le taux annuel des tentatives de suicide a crû de 0,3 % à 0,5 %. « C’est minime, mais c’est une tendance. » Pour le professeur Michel Debout, président de France prévention suicide, continuer à faire l’autruche sur les conséquences humaines et sanitaires de la crise est une forme de « non-assistance à personne en danger ». Il défend, au contraire, l’idée d’une prévention active et solidaire, dont l’observatoire serait la pierre angulaire. D’après Jean-Claude Delgenes, du cabinet Technologia, spécialisé en gestion de crises, un tel outil permettrait en effet de recenser « les données sur les parcours des suicidants afin de mettre en place une prévention efficace et adaptée ».
Lire la suite

 

Source :  Les victimes cachées de la crise sociale dans Austerite humanite le 7 Février 2012

 

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Grève des inspecteurs du travail : « Au ministère du travail, on se tue au travail ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 février 2012

 

 

Grève des inspecteurs du travail après le suicide de deux collègues

 


Grève des inspecteurs du travail :
Des inspecteurs du travail étaient en grève mardi dans tout le pays,

pour réclamer « la reconnaissance immédiate » du suicide

de deux de leurs collègues en accident de travail, et l’arrêt

des suppressions de postes, et des objectifs chiffrés.

A Paris, plusieurs centaines d’inspecteurs du travail se sont rassemblés devant

le ministère du Travail à l’appel de six organisations syndicales (CFDT, CGT, FP,

SNUTEFE-FSU, SUD et Unsa). Ils ont ensuite manifesté jusqu’aux locaux

de la direction de l’Administration Générale et de la Modernisation des services,

où se déroulait un Comité d’hygiène et de sécurité ministériel (CHSM).

La réunion qui s’y tenant était consacrée au suicide d’un inspecteur du travail de 32 ans, qui s’est donné la mort

le 18 janvier à Arras. Était également à l’ordre du jour le suicide en mai dernier d’un autre inspecteur de 52 ans

qui s’était donné la mort en se jetant dans la cage d’escalier du bâtiment même où se tenait la réunion cet après midi.

Pour les inspecteurs du travail, ces deux suicides doivent être reconnus comme accidents de service, liés aux conditions

de travail. En cause : le stress croissant auquel ils sont soumis. Entre suppressions de postes et objectifs chiffrés.

Les inspecteurs doivent en effet atteindre un objectif moyen de 200 interventions par an, ce qui ne leur laisse globalement

pas d’autre possibilité que de faire des contrôles rapides des registres du personnel et des toilettes de l’entreprise…

Impossible dans ces conditions de faire respecter le droit du travail dans les entreprises. Les inspecteurs dénoncent

également des relations de plus en plus tendues avec leur hiérarchie : les directeurs sont notés sur les résultats de leurs

employés et leur imposent donc toujours plus de pression. En projet, augmenter la part de variable dans les salaires

des agents selon les objectifs chiffrés, comme si un inspecteur du travail était un commercial.

Selon les dernières données disponibles, la France compte 2190 agents de contrôle dont 767 inspecteurs,

soit un agent pour 8345 salariés.

Lire aussi

 

Source :  humanitefr dans SOCIAL le 7 Février 2012

 

Photos de la manifestation sur citizenside.com/fr/

 

Publié dans POLITIQUE, SOCIAL, Souffrance au travail, Syndicats | Pas de Commentaire »

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