Sommet dit « social » : communiqué de la CGT

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 janvier 2012

 

Sommet social

Un scénario écrit d’avance

 

Sommet dit mercredi 18 janvier 2012

La CGT a été reçue avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales par le président de la République

pour évoquer la situation économique et sociale ce mercredi 18 janvier 2012.

Le Président a expliqué la nécessité d’aller vite sur des mesures conjoncturelles et structurelles pour répondre

aux conséquences de la crise.

Le Président est contraint, face à l’augmentation du chômage et de la précarité, d’apparaître volontariste sur la situation de l’emploi dans cette période préélectorale.

Comme cela était prévisible, l’essentiel de la réunion a porté sur un diagnostic contradictoire s’agissant des causes du sous emploi avec les organisations syndicales.

Si la délégation de la CGT* s’est efforcée de démontrer que les origines de la crise portaient sur un mode de développement donnant la priorité à la valorisation du capital, Nicolas Sarkozy reprend à son compte l’analyse patronale selon laquelle le coût du travail trop élevé est le facteur déterminant de perte de compétitivité des entreprises françaises. La CGT a dénoncé cette campagne de culpabilisation des salariés.

Diverses mesures ou intentions ont été annoncées par le Président en fin de Sommet. Aucune d’entre elles n’est susceptible d’avoir un impact réel sur la situation de l’emploi.

Encore une fois, les employeurs obtiennent immédiatement un nouveau cadeau pour un dispositif zéro charge pour l’embauche d’un jeune dans les petites entreprises.

Une mission a été confiée à Gérard Larcher pour remettre à plat l’ensemble de la formation professionnelle dans deux mois.

S’agissant du chômage partiel dont les modalités devraient être simplifiées, la CGT a exigé – et a priori obtenu – qu’une même entreprise ne puisse alterner des périodes de chômage partiel et des périodes avec des heures supplémentaires défiscalisées.

Quant aux mesures structurelles, TVA sociale ou accord de compétitivité, le chef de l’Etat est resté flou et devrait s’exprimer avant la fin du mois sur ces arbitrages.

L’accord de compétitivité consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l’emploi sans que le salarié n’ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail.

La tonalité de la réunion et la confrontation des analyses sur la situation confortent l’appréciation de la CGT sur la volonté du pouvoir de faire de la crise un alibi pour une nouvelle offensive s’attaquant aux règles de financement de la protection sociale et à la législation du travail.

La CGT appelle l’ensemble de ses organisations et militants à amplifier la diffusion et arguments de la CGT dans l’intense bataille idéologique actuelle.

Montreuil, le 18 janvier 2012

* Bernard THIBAULT – Mohammed OUSSEDIK – Maurad RABHI

Vidéos CGT Le-refus du chantage à l’emploi et de la TVA sociale

 

Manifestation du 18 janvier à Lille

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Pas de revalorisation du taux du livret A : un somptueux cadeau pour les banques (environ 400 millions d’euros)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 janvier 2012

Pas de revalorisation du taux du livret A : un somptueux cadeau pour les banques (environ 400 millions d'euros) dans Austerite humanite2010_logo-300x8212 janvier 2012

 

Livret A :

le gouvernement attaque le pouvoir d’achat des Français

 

60814809-196x300 dans ECONOMIE

François Baroin l’a confirmé ce jeudi matin. Le gouvernement laisse le taux

du livret A à 2,25%.

Pas de revalorisation de la rémunération du placement préféré des Français

alors que les prix augmentent.

Leur épargne et leur pouvoir d’achat ne font clairement pas partie

des priorités du gouvernement.

Mais il n’est pas bon d’envoyer un tel message aux épargnants et électeurs, surtout à 101 jours

de la présidentielle. Le ministre de l’Économie a donc pris soin d’envelopper cette décision

politique dans un fatras technique en disant que ce n’est pas la faute du gouvernement,

mais… du gouverneur de la Banque de France.

Dans son communiqué de ce jeudi matin, François Baroin explique ainsi vouloir

« appliquer la recommandation du gouverneur de la Banque de France » Christian Noyer « afin d’éviter une volatilité excessive »

du taux du Livret A. « Conformément à cette recommandation », il « saisira le Comité consultatif de la législation

et de la réglementation financières d’un projet de décision en ce sens ».

De fait, le gouverneur de la Banque de France avait préparé les esprits la semaine dernière en expliquant qu’il allait proposer

au gouvernement de s’asseoir sur la règle plus que centenaire de calcul du taux du Livret A pour ne pas valoriser la rémunération

de ce placement, car il avait vu dans sa boule de voyant que l’inflation serait passagère et qu’il ne servait donc à rien de changer

quoi que ce soit, même pour six mois.

Tant pis pour les Français, qui auraient pu voir le taux de leur Livret A grimper de 2.25% à 2.75%. Ils ne recevront pas de coup

de pouce alors que les prix ont augmenté au second semestre 2011 pour parvenir à 2.4%. De là à voir un coup de pouce

du gouvernement aux banques et aux marchés pour que les épargnants réinvestissent dans des placements financiers

et boursiers aujourd’hui délaissés car moins intéressants que le Livret A, il y a un pas que nous franchirons !

 

 

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