Nouvelle victoire pour ceux qui luttent : Les Molex obtiennent la nullité de leurs licenciements

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 mars 2014

 

Les Molex obtiennent la nullité de leurs licenciements

 

molex_1

  C’est une nouvelle victoire pour ceux qui luttent

  contre les licenciements boursiers.

  Les prud’hommes de Toulouse ont jugé jeudi

  dénués de fondement le licenciement en 2009

  des 283 salariés de l’usine française du géant

  américain Molex à Villemur-sur-Tarn

(Haute-Garonne), permettant ainsi l’indemnisation pour les 190 qui ont saisi la juridiction.

 

Ces licenciements sont « sans cause réelle et sérieuse », ont écrit les prud’hommes dans leur jugement. En février 2013,

la cour d’appel de Toulouse avait confirmé que la maison mère du groupe américain de connectique était

«co-employeur» au même titre que sa filiale française aujourd’hui liquidée, et donc responsable des 283 licenciements

de 2009.

>>> Lire : Gifle judiciaire pour Molex

Dans un contexte de désindustrialisation française, Molex était devenu un nouveau symbole de ces entreprises jugées

rentables mais sacrifiées sur décision étrangère au nom d’une logique financière globale échappant au personnel

et aux communes frappés.

Sur les 283 salariés de l’ancienne usine de connectique, aujourd’hui fermée, 190 ont engagé une action en indemnisation.

Ils réclamaient un montant global de 22 millions d’euros. Leur avocat, Jean-Marc Denjean, n’a pas pu chiffrer le montant

total des indemnités accordées par les prud’hommes. Mais, dans plusieurs cas, elles dépassent les 100.000 euros,

a-t-il dit. Au-delà de cette indemnisation, Me Denjean a vu dans la décision des prud’hommes une victoire juridique

et la reconnaissance que la fermeture de l’usine, dont les salariés ont toujours clamé la viabilité, était illégitime.

Historique d’un dépeçage

  • Avril 2004. L’équipementier automobile américain Molex, 
basé dans l’Illinois, rachète les sites

de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) et de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) à la Snecma.

  • Octobre 2008. Molex annonce sa décision de fermer le site 
de Villemur-sur-Tarn qui emploie 283 salariés.

Objectif : délocaliser 
en Chine et aux États-Unis.

  • Octobre 2009. Fermeture de l’usine.
  • Octobre 2010. L’ Américain annonce un bond de son chiffre d’affaires de 33 %, à 649 millions d’euros.

Lire aussi :

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Licenciements boursiers chez Renault Trucks France

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 mars 2014

 

Volvo envisage des licenciements boursiers

dans Renault Trucks France

 

licenciementsboursiers  Faujour, dessinateur

  Le groupe automobile suédois Volvo, numéro deux

  mondial des poids lourds, a annoncé ce lundi

  envisager de supprimer 508 emplois sur 8.900 postes

  en France, pour l’essentiel dans sa filiale de véhicules

  industriels Renault Trucks.

  Pour les syndicats, le plan social devrait aussi toucher

  800 consultants.

  A lire le communiqué du constructeur publié à l’issue du comité

  central d’entreprise, la France échapperait au pire.

Ce projet de restructuration, qui entre dans le cadre d’un plan de restructuration globale du constructeur,

prévoit 4.400 réductions d’effectifs à l’échelle mondiale. Il assure « le maintien de tous les sites français »,

le projet ne devant toucher ni les ouvriers ni le réseau commercial et « sera mis en œuvre avec la volonté

de limiter le nombre de départs contraints ».

1300 suppressions de postes

A écouter les syndicats, le tableau est bien plus sombre. Outre ces 508 postes en CDI qui disparaîtraient,

la CFDT note que, 800 consultants vont disparaître, soit 1.300 suppressions de postes au total.

Dans un communiqué, le syndicat « condamne l’attitude du groupe Volvo » alors que celui-ci « prévoit de distribuer

en 2014 le même dividende qu’en 2013″.

« L’entreprise ne doit laisser personne sur le carreau », demande le syndicat en souhaitant que Volvo base

« les départs de salariés uniquement sur le volontariat » et s’engage à « maintenir l’activité sur les sites en France

et dans le groupe ». Le syndicat réclame l’ouverture de négociations à compter du 12 mars pour rechercher

un accord majoritaire sur le futur plan social.

[Lire la suite sur humanite.fr]

A lire aussi :

S.G.

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Chez Auchan, promo sur le licenciement !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 février 2014

 

Cactus

Chez Auchan, promo sur le licenciement !

 

CaptureAuchan

  Cactus. La mère d’une caissière a malencontreusement

  utilisé la carte de fidélité réservée à sa fille. Résultat ?

  Trois euros de « préjudice» pour le magasin et mise

   à la porte de l’employée !

Manque de bol, cette dernière ne s’est pas laissé faire…

Ils sont bien embêtés chez Auchan. Depuis une semaine, le mastodonte de la grande distribution se contorsionne pour éteindre l’incendie médiatique autour d’une affaire de licenciement retentissante. Imaginez : une jeune caissière virée illico d’un magasin du groupe pour avoir causé, involontairement, un préjudice de… 3 euros. C’est pourtant la mésaventure arrivée à Adélaïde, une étudiante à la fac d’Amiens qui rentre tous les week-ends chez ses parents et travaillait neuf heures chaque samedi au supermarché de Péronne (Somme) pour payer ses études.

Pendant dix-huit mois, la direction de cet établissement n’a pipé mot. Rien à redire. Jusqu’à ce jour de septembre 2012. Sa mère doit organiser un pot de départ pour l’association dont elle s’occupe. Elle se rend au supermarché où travaille sa fille et réalise une trentaine d’euros d’achats. Au moment de régler, elle donne machinalement la carte de fidélité de sa fille pour créditer les points. Fatale erreur. Car la maman n’aurait jamais dû se trouver en possession de ladite carte. Réservée uniquement aux employés du supermarché, cette « carte collaborateur » leur permet de bénéficier d’un bon d’achat de 10 % sur le montant de ce qu’ils achètent dans le magasin. Et comme écrit dans la charte signée par Adélaïde lors de son embauche, elle ne peut servir qu’à des achats personnels, pour elle et pour les membres de son « foyer fiscal vivant sous le même toit ». Or Adelaïde, pour toucher l’allocation logement et payer son studio à Amiens, s’est déclarée seule. Pour la direction du magasin, l’affaire est donc entendue : la mère de l’étudiante, avec ses 30 euros de facture, a perçu indûment 3 euros de bon d’achat. Et Adélaïde, en la laissant utiliser sa carte, même involontairement, mérite non pas un avertissement mais de prendre la porte ! « Quel que soit le montant, à partir du moment où il y a fraude, à partir du moment où il y a indélicatesse, il y a faute grave », tonne Me Doré, l’avocat d’Auchan interrogé dans le Courrier picard.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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UPM Stracel : Retour sur le lessivage d’une usine rentable

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 février 2014

 

« A Stracel, ils ont jeté le citron après l’avoir pressé » : 

 

5 techniques pour siphonner une usine rentable

 

CaptureStracel   Par Terrains de Luttes et les élus CGT de Stracel

 

  Un cas d’école qui sera demain enseigné    

  aux consultants aux dents longues ?    

  Quand la multinationale finlandaise UPM rachète

  la « Cellulose de Strasbourg » en 1988,  

  les ouvriers de cette usine de production  

  de pâte à papier sont plutôt confiants dans l’avenir.

 

Mais ce rachat ne visait, pour le groupe UPM, qu’à s’implanter sur le territoire français, avec une garantie de pérennité du site de pâte seulement pour 10 ans. La « promesse » prend fin en 1998, avec l’annonce d’un premier plan social massif de 210 salariés, avant l’annonce d’une cession définitive du site en 2012.

Retour sur le lessivage d’une usine rentable.

Le site de production de STRACEL est rentable et l’arrivée d’un grand groupe ne peut qu’être synonyme d’investissements sur le long terme. Et de fait, le site de production va peu à peu s’agrandir, avec notamment la création en 1990 d’une unité de production de papier journal à côté de la vieille chaîne de production de pâte à papier, anciennement nommée Cellulose de Strasbourg. Fin 1999 – début des années 2000, UPM investit même 76 millions d’euros dans un process de fabrication, innovant à l’époque, afin de pouvoir produire le papier couché magazine, un tout nouveau papier brillant et satiné, destiné à la presse écrite.

Mais l’arrivée de ce type de multinationales, hautement capitalistiques, laisse rarement inchangées les logiques comptables qui assuraient jusque-là la rentabilité d’un site de production. Très vite, les représentants du personnel qui siègent au conseil d’établissement, voient défiler devant leurs yeux des comptes de résultats alarmants faisant état de pertes pour leur usine.

La production fonctionne pourtant toujours à plein régime car le marché asiatique est un grand consommateur de papier. Mais par une série de jeux d’écritures comptables l’entreprise a été rendue non rentable. Une manière pour le groupe de ne pas payer d’impôts sur les bénéfices pour ce site et de ramener l’argent vers la holding qui trône au sommet du groupe financier que constitue UPM : le groupe est côté en bourse, à Helsinki et à Londres, le groupe ayant pris la précaution de ne pas déclarer ses cotations boursières en France…

Contrairement à ce que le discours libéral peut laisser croire, les fermetures d’usine ou les délocalisations se font souvent sur des sites de production qui dégageaient de l’argent avant qu’entrent en scène une série de stratégies qui finissent par couler l’usine et entraîner la mise au chômage des ouvriers.

Chose rare dans cette usine, les délégués syndicaux ont sollicité très vite un cabinet d’expertise comptable indépendant, pour porter au jour les malversations internes qui ont mis à terre leur usine. Petit passage en revue des diverses façons de couler une boîte.

Stratégie n° 1 : Les investissements du groupe sont en fait des dettes pour l’usine

[Lire la suite sur Terrains de luttes]

Les ex-salariés de Stracel attendent le délibéré des Prud’hommes

 

La lutte des papetiers de Corbehem doit continuer

 

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« Ohé, du château, écoutez-nous ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 février 2014

 

GAUCHE

« Ohé, du château, écoutez-nous ! »

 

CapturemanifToulouse0602  Capture d’écran – manif de Toulouse

  C’est l’appel lancé hier,

  à l’invitation de la CGT,

  par des dizaines de milliers

  de salariés à l’hôte de l’Élysée,

  jusqu’ici surtout sensible

  aux demandes du Medef.

  Reportages à Toulouse, Marseille

  et à Paris.

 

  • À Paris, le « coût du capital » au cœur du cortège

 

manifparis0602  Source photo

  « Qu’est-ce que vous êtes seul quand même,

  Monsieur Lepaon ! » Micro tendu, en tête du cortège,

  un reporter de la radio de service public veut chatouiller

  le secrétaire général de la CGT. Il est 14 h 15, et il pointe

  la cohorte de camionnettes derrière le carré de tête.

  « On n’est jamais seul quand on est à la CGT », rigole-t-il

  avant de promettre :

  « On aura l’occasion de se rassembler avec d’autres

organisations dans les prochaines semaines.

Les salariés sont très attachés à l’unité syndicale, ils vont sans doute se mobiliser pour la faire avancer. »

Quelques minutes plus tard, c’est Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui vient au nom du Front de gauche

saluer « ses amis de la CGT ». « On est dans le mouvement, glisse-t-il, au moment où les plans de licenciement

se multiplient. Mory Ducros, c’est l’exemple même du chantage que le patronat exerce sur les salariés sous couvert

de pacte de responsabilité. Il faut être présents sur tous les fronts pour réveiller la gauche. »

Dans toutes les portions du cortège, le procès des orientations gouvernementales est cinglant.

« Pacte de responsabilité, la Sécu en danger, c’est le patronat qui doit payer », scandent les Parisiens.

« C’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital qu’il faut réduire », articulent les militants de Seine-Saint-
Denis.

Peu à peu, la manif en solo de la CGT commence à faire du bruit… « Mais vous avez remarqué ? Il n’y a que nous

qui gueulons », se désole un salarié de Mory Ducros, derrière une banderole dénonçant le « hold-up du siècle »

de leur actionnaire, à la fois repreneur et liquidateur… Pour tous, ça n’est qu’un début : à la suite de la décision de FO

de partir sur une mobilisation, la date du 18 mars commence à circuler.

 

  • Avec les cheminots de Paris-Austerlitz

 

Dans les locaux du restaurant d’entreprise, les cheminots ont choisi le meeting pour réaffirmer hier leur opposition

au projet de loi de réforme ferroviaire porté par le gouvernement et la direction de la SNCF. Responsables locaux

de la CGT, du PCF, du NPA et d’Ensemble se sont succédé pour dénoncer la libéralisation à marche forcée du service

public de transport ferroviaire. Une réforme qui « éclate le rail », sans régler le problème de la dette du système,

et « détruit la réglementation sociale qui encadre le travail des cheminots ».

Une nouvelle fois, la CGT a remis sur la table son propre projet de réforme : la voix du service public, « l’occasion

pour ce gouvernement de faire une loi de gauche en appliquant la proposition de la CGT », a ironisé Éric Ferreres,

dirigeant de la CGT cheminots.

 

  • À Marseille, 
les partis 
dans le défilé

 

CapturemanifMarseille0602capture d’écran – Marseille 6 février 2014

À Marseille, les salariés ont battu le pavé du Vieux-Port

jusqu’à la préfecture. Des partis politiques, tous ceux

du Front de gauche plus le NPA et Rouges vifs, font

partie des organisations qui appelaient à la manifestation.

« Face à l’attaque que subissent les salariés

des Bouches-du-Rhône, notamment dans l’industrie,

nous avions invité toutes les composantes du mouvement

social, explique Olivier Mateu, le secrétaire départemental

de la CGT. Nous respectons la charte d’Amiens, mais face

à un gouvernement qui fait des choix libéraux, nous avons

besoin de toutes les forces. »

Alors que, de LFoundry à Ascométal, toutes les entreprises

liquidées ou en difficulté du département étaient représentées,

les responsables politiques assumaient leur présence

dans la manifestation. « Même si nos rôles sont différents,

nous avons des choses en commun et nous joignons

nos forces dans le respect de chacun », commente Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF.

Jean-Marc Coppola, candidat Front de gauche à la mairie de Marseille, va plus loin :

« Cette mobilisation devra se traduire jusque dans les urnes, il faut qu’il y ait des élus qui restituent le pouvoir

aux salariés et au peuple. »

 

Image de prévisualisation YouTube

CGTTELECOM13

 

Lire également : 

Marseille : Une vague de colère qui va en s’amplifiant

Marseille : manifestation pour le progrès social (photos)

 

  • Sanofi : 
« Et pour nous, toujours zéro ! »

 

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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Nouvelle action des salariés de La Redoute pour dénoncer les licenciements et demander des garanties sociales

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 février 2014

 

http://www.dailymotion.com/video/x1b147z

sur dailymotion

par NordEclair

 

Les salariés de La Redoute ne lâchent rien

 

Capturelaredoute1  capture d’écran

  Des salariés de La Redoute,

  où près de 1 200 emplois doivent

  être supprimés, bloquaient lundi

  matin les accès au site industriel

  de La Martinoire, à Wattrelos (Nord),

près de Lille pour dénoncer les licenciements et demander des garanties sociales.

« Les trois accès de La Martinoire sont bloqués depuis ce matin par une centaine de salariés pour avoir

de vraies propositions » de la part des futurs repreneurs du vépéciste, a déclaré Fabrice Peeters, délégué CGT.

Selon la direction, « une dizaine de salariés bloquent la sortie des camions » depuis environ 8 heures

à La Martinoire.

« Pour l’instant, les propositions faites par la direction sont insuffisantes, voire ridicules. (…) On estime

que les repreneurs font traîner les choses, on ne sait pas dans quelles conditions on est amené à partir,

dans quelles conditions on est amené à rester », a ajouté le syndicaliste de la CGT. « On en a marre

des discussions qui n’en finissent pas, qui n’ont ni queue ni tête. Ça n’avance à rien », a déploré Véronique

Duhem, 47 ans, employée de La Redoute depuis 27 ans. « (Mme Balla) a soi-disant un projet, mais elle ne sait

pas le définir. On est à deux mois de la cession, si elle avait un projet, on le saurait. C’est fictif, elle fait

du nettoyage », a-t-elle estimé. « Ça fait trois mois que ça dure. Tout est flou, au début on parlait d’acheter

un nouveau bâtiment, maintenant de le louer. On attend des réponses », a insisté Pascal Maeselle, 53 ans,

à La Redoute depuis 1978, venu « pour mettre la pression » sur la direction et sur le groupe Kering, l’actionnaire

principal du vépéciste.

« Être licencié aujourd’hui, c’est 9 chances sur 10 de ne pas retrouver un CDI »

Les futurs repreneurs, Nathalie Balla et Eric Courteille, ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178

des 3.437 postes sur quatre ans.

La_Redoute_280114

Les salariés de La Redoute ont multiplié ces dernières

semaines les débrayages sur les différents sites de l’entreprise,

le 28 janvier dernier plusieurs centaines de personnes ont

manifesté à Lille pour dénoncer les licenciements et demander

des garanties sociales.

 

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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Loi de sécurisation de l’emploi : loi qui envoie toujours plus de salariés à Pôle emploi

Posté par communistefeigniesunblogfr le 31 janvier 2014

 

Sécurisation de l’emploi

            La loi qui envoie plus de salariés à Pôle emploi

 

ani_2  par Cécile Rousseau

 

  Lors d’une table ronde à l’Assemblée

  nationale, des juristes et salariés ont

  dressé un premier bilan négatif de la loi

  sur la sécurisation de l’emploi adoptée

  en juin dernier. 

 

La loi de sécurisation de l’emploi à l’heure du premier bilan. Mercredi, lors d’une table ronde organisée

par le groupe gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale, des experts ont décortiqué

les effets négatifs de la loi du 14 juin 2013.

Présentée par le gouvernement à la fois comme un instrument de souplesse pour les entreprises

et de sécurisation pour les salariés, elle a au contraire facilité les licenciements, le chantage

à l’emploi via les accords de maintien dans l’emploi, ainsi que les mobilités forcées.

Hervé Tourniquet, avocat spécialisé en droit du travail, cite un exemple concret de ces dérives.

  « Chez Mahle Behr, équipementier automobile en Alsace, 162 salariés ont refusé un accord

   de maintien dans l’emploi (cinq jours de RTT en moins et le gel des salaires jusqu’en 2015,

   en contrepartie de zéro suppression de postes pour deux ans – NDLR) ; du coup, ils seront

   licenciés individuellement pour motif économique. Cette loi a permis d’éviter de payer

   un plan social au lieu de conserver des postes ! »

L’entreprise Air liquide a aussi sauté sur l’occasion pour dégraisser plus vite. Christian Granday, délégué

syndical central CGT, égrène :

   « 110 emplois sont supprimés dans le soudage, 191 chez Alfi, la plus grande filiale du groupe…

   Nous craignons que les réorganisations ne se banalisent. Par exemple, dans la filiale France industrie,

   après des échanges bien encadrés d’une durée de trois mois, la direction a appliqué unilatéralement

   son plan social. »

De fait, les entreprises se sont jetées sur la nouvelle procédure simplifiée de plan de sauvegarde

de l’emploi (PSE). Deux tiers des PSE sont aujourd’hui « négociés » avec les syndicats et ensuite validés

par l’administration, ce qui rend plus difficile leur contestation en justice. La négociation collective, censée

être un facteur de progrès social, est ici détournée de sa fonction.

 [Lire la suite sur humanite.fr]

 

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PSA Poissy : « ce sont les intérimaires qui vont être jetés à la rue »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 janvier 2014

 

PSA Poissy :

       « ce sont les intérimaires qui vont être jetés à la rue »

 

psa_6

  La direction du site PSA de Poissy a confirmé

  la suppression d’une équipe de 684 personnes

  sur une ligne de montage.

  « Sans licenciement » assure la direction,

  mais la CGT affirme que cela se traduira

par le départ d’au moins autant d’intérimaires.

 

capturepsapoissy1capture d’écran

La direction du site supprimera

dès le 24 mars une des deux équipes

dédiées à la 208, sur la ligne 2,

sur laquelle travaillent 1.382 salariés.

 

Cette réorganisation a été confirmée ce jeudi matin lors d’un comité d’entreprise. Au total, 684 personnes sont

concernées, « mais ce ne sont pas des suppressions de postes, il n’y aura pas de licenciement », assure

un porte-parole du site. Au contraire, pour le syndicat CGT qui a tenu une conférence de presse sur le parking

des salariés, cette annonce représente bien « 700 suppressions d’emplois »: « ce sont les intérimaires qui vont en pâtir

et qui vont être jetés à la rue », a dénoncé Farid Borsali, secrétaire général du syndicat du site,

redoutant « des similitudes avec Aulnay », l’usine de PSA qui a fermé en Seine-Saint-Denis.

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Goodyear Amiens Nord : la solidarité jusqu’au bout !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 janvier 2014

 

Goodyear Amiens Nord :

les salariés choisissent la solidarité jusqu’au bout

 

goodyear2

  « L’accord de fin de conflit » arraché mercredi

  par la CGT à la direction de Goodyear Amiens Nord

  « permet à tout le monde de partir (au chômage)

  avec des primes », y compris les salariés avec peu

  d’ancienneté

 

Cet accord, qui a mis fin à un conflit de près de sept ans et ouvert la voie à la fermeture de l’usine qui employait

1.173 personnes, prévoit un « triplement de l’enveloppe » consacrés aux primes et indemnités de licenciement,

a expliqué ce jeudi à l’AFP Mickaël Wamen, leader du syndicat CGT d’Amiens-Nord.

Rééquilibrage

Les salariés ont décidé que cette enveloppe majorée servirait aux « gens qui partent avec le moins possible ».

Ainsi, les salariés avec peu d’ancienneté, pour lesquels aucune indemnité n’était prévue dans le plan de licenciement

initial, ne partiront pas au chômage sans rien. « Si on prend l’indemnité globale, soit l’indemnité de fin de conflit

plus le congé de reclassement, personne ne part avec moins de 60.000 euros, même avec un an d’ancienneté

et au maximum les gens partent avec 120 à 130.000 euros », a indiqué Mickaël Wamen. « Pour certains qui ont un,

deux, trois, quatre, cinq ans d’ancienneté, on a même multiplié (les indemnités) par dix, par vingt, par trente »,

a-t-il expliqué. Ce « rééquilibrage » a entraîné un nivellement des primes pour les plus anciens au profit des ouvriers

les plus jeunes, selon le syndicaliste.

Ces précisions tordent le cou aux premières polémiques sur l’accord trouvé mercredi, qui sous-entendaient

des salariés licenciés mais nantis. Un comble ! Il s’agit d’un « triplement de l’enveloppe et non pas

des indemnités à titre personnel des gens. Les gens qui avaient droit à 120.000 euros dans le PDV ne partent

pas avec 360.000 euros aujourd’hui, c’est une évidence. »

Vers une reprise par Titan

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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Goodyear Amiens-Nord : « Nos enfants ne valent pas moins que les enfants des actionnaires. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 janvier 2014

 

Les Goodyear, têtes hautes, à Amiens en famille

 

gg2

 

  Plusieurs centaines de salariés de l’usine Goodyear

  d’Amiens-Nord, accompagnés de leurs familles

  et soutiens, se sont rassemblés ce samedi après-midi

  devant l’hôtel de ville d’Amiens.

 

« Nos enfants ne valent pas moins que les enfants des actionnaires. Notre histoire n’est pas terminée »

sont-ils venus dire.

Deux grandes banderoles avaient été déployées devant la mairie : « Nos familles ont le droit de vivre dignement »

et « Détruire un emploi, c’est détruire une famille« . Et c’est en famille que se sont rassemblés un bon millier

de salariés de Goodyear, avec leurs proches, compagne et enfants. « Rien qu’au regard du nombre de personnes

qu’il y a, on s’aperçoit du dégât que Goodyear va causer », a lancé Mickaël Wamen, secrétaire de la CGT, syndicat

qui a porté le combat à l’usine d’Amiens-Nord pendant toutes ces années. « Nos enfants ne valent pas moins

que les enfants des actionnaires. Notre histoire n’est pas terminée… » « Après bientôt sept ans de combat, on va

vendre notre peau du mieux que l’on peut ». Et exiger que Goodyear paye les indemnités en une fois… Il explique

pourtant que le coût du plan social, c’est le double de ce qu’il fallait pour relancer l’activité. Devant la mairie,

des enfants portaient des t-shirts rouges « Non aux licenciements. Plan anti-social ».

Les négociations ont repris vendredi matin entre des représentants de la CGT et la direction de Goodyear,

en présence de Jean-François Cordet, préfet de la région Picardie et nommé médiateur par le ministre

du Redressement productif. Les Goodyear ne veulent plus que des conditions de départs dignes, pour tourner

la page, faire le deuil. « On nous parle de reclassement, mais on nous propose des postes à Montluçon alors que

dans le même temps, à Montluçon, il y a des fermetures d’équipes et du chômage partiel » explique Mickaël Wamen.

Il y a une urgence de lutte dans notre pays, parce que là les seuls qui se battent aujourd’hui, c’est le Medef

qui obtient des milliards du gouvernement. [...] Plus il y a d’allègements de charges, plus il y a de plans sociaux

et de délocalisations…  La prochaine étape, c’est la fermeture de Dunlop Amiens Sud » dit-il amer.

Mickaël Wamen a également annoncé la création d’un « Collectif des anciens salariés de Goodyear » pour « aider

ceux qui seront dans la plus grande détresse ». Il évoque les larmes des collègues, le désespoir et parfois l’alcool

comme substitut. « Mais il ne faut pas juger, il faut aider ! »

(Lire les témoignages : Goodyear La violence au quotidien).

 

Pi.M. – humanite.fr

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