Le gouvernement s’est laissé dicter une réforme de la médecine du travail par le patronat !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 novembre 2014

 

Révélation :

Comment le patronat a prescrit à Valls la suppression

de la médecine du travail

 

Capturecisme

Dans son choc de simplification, le gouvernement s’est laissé dicter une réforme

de la médecine du travail par le Cisme, lobby patronal des services de santé au travail.

L’Humanité publie l’intégralité du document qui a servi à la dictée.

Un projet, une réforme, une politique du gouvernement « dictés par le patronat » : le propos peut

parfois paraître caricatural. Las, 
la réalité confirme, jour après jour, que la caricature est bien du côté

d’un gouvernement « de gauche » qui s’est engagé, bras dessus, bras dessous avec les employeurs,

dans une campagne de destruction des acquis sociaux. 
La preuve, cette fois, avec le projet de 
réforme,

en forme de laminage, des services de médecine du travail, annoncé dans 
le cadre du « choc de

simplification » la semaine dernière .

Jeudi 30 octobre, très précisément, les médecins du travail ont découvert de manière totalement brutale,

dans le chapeau des 50 mesures de simplification, deux items les concernant.

L’un prévoyant de mettre fin à la visite périodique obligatoire pour chaque salarié

chez le médecin du travail. L’autre suggérant de supprimer la possibilité pour ce médecin

de demander l’aménagement d’un poste de travail pour un salarié ayant des problèmes

de santé (voir notre édition du 4 novembre).

Or, le contenu et la formulation de ces mesures s’avèrent directement inspirés d’un document patronal

rédigé le 23 octobre, soit sept jours plus tôt, revendiquant cette réforme et appelant les employeurs

à la « mobilisation », afin de saisir « l’opportunité » du choc de simplification pour obtenir satisfaction.

Pari réussi.

[Lire la suite sur humanite.fr]

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Nouvelle provocation du Medef : Pouvoir licencier sans motif !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 novembre 2014

 

Pierre Gattaz en appelant la France à sortir de la  convention

de l’OIT, s’attaque à tous les droits des  salariés

 

BeurreargentMedef

  Le président du Medef, Pierre Gattaz, a proposé jeudi

  30 octobre que la France sorte de

  la convention 158 sur le licenciement de

  l’Organisation internationale du travail (OIT),

  sous prétexte de « lever » la crainte de l’embauche

  chez les chefs d’entreprise.

  Or cette convention est très importante pour les travailleurs;

  elle énumère les droits qui sont développés

  dans le Code du Travail français.

 

Sur le fond, elle reprend et explicite des principes qui sont inscrit dans la déclaration des droits de l’homme,

ainsi que dans le préambule de la constitution française. 

Que dit  la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ?

Dans son article 4, cette convention dit qu’ « Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe

un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé

sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service. » 

 

        ♦ Dans son article 5 elle dit que « ne constituent pas des motifs valables de licenciement,

notamment : 

  • (a) l’affiliation syndicale ou la participation à des activités syndicales en dehors des heures de travail ou, avec le consentement de l’employeur, durant les heures de travail;
  • (b) le fait de solliciter, d’exercer ou d’avoir exercé un mandat de représentation des travailleurs;
  • (c) le fait d’avoir déposé une plainte ou participé à des procédures engagées contre un employeur en raison de violations alléguées de la législation, ou présenté un recours devant les autorités administratives compétentes;
  • (d) la race, la couleur, le sexe, l’état matrimonial, les responsabilités familiales, la grossesse, la religion, l’opinion politique, l’ascendance nationale ou l’origine sociale;
  • (e) l’absence du travail pendant le congé de maternité. 

 

        ♦ Dans son article 6 elle précise aussi :

« L’absence temporaire du travail en raison d’une maladie ou d’un accident ne devra pas constituer une raison valable de licenciement. » (…)

        ♦ Dans son article article 8 (PROCÉDURE DE RECOURS CONTRE LE LICENCIEMENT) il est dit :

« Un travailleur qui estime avoir fait l’objet d’une mesure de licenciement injustifiée aura le droit de recourir contre cette mesure devant un organisme impartial tel qu’un tribunal, un tribunal du travail, une commission d’arbitrage ou un arbitre. » 

 

        ♦ Enfin dans son article 11 (PRÉAVIS), la convention dit : 

« Un travailleur qui va faire l’objet d’une mesure de licenciement aura droit à un préavis d’une durée raisonnable ou à une indemnité en tenant lieu, à moins qu’il ne se soit rendu coupable d’une faute grave, c’est-à-dire une faute de nature telle que l’on ne peut raisonnablement exiger de l’employeur qu’il continue à occuper ce travailleur pendant la période du préavis. » 

 

On voit bien que ce sont tous les conquis sociaux de deux siècles de luttes,

qui sont dans le collimateur du patron des patrons, sous prétexte de « lever »

la crainte de l’embauche chez les chefs d’entreprise.

Ce sont toutes protections des travailleurs qui sont visées par le président du Medef,

sous prétexte de permettre d’embaucher.

Source : CGT-Dieppe.fr

 

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Répression syndicale : comment les directions d’entreprises entravent l’action collective des salariés (Basta !)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 juin 2014

 

DROIT DU TRAVAIL

Répression syndicale : comment les directions d’entreprises

entravent l’action collective des salariés

 

par Ivan du Roy  - Basta ! – 2 juin 2014

baillon

En matière de respect des droits des travailleurs, la France est plutôt

bien placée, comparé aux États-Unis ou à d’autres pays européens,

comme la Grèce ou le Royaume-Uni. Mais l’exercice du droit syndical

y semble de plus en plus compliqué : discriminations salariales à l’encontre

de syndicalistes, licenciements abusifs de grévistes, pressions ou censures

se multiplient.

Un salarié sur cinq ne dispose pas de représentant du personnel, alors que le gouvernement envisage

de remettre en cause les seuils de représentativité. Et plus de 40% des salariés estiment que le fait

d’être syndiqué est un inconvénient. Décryptage avec le chercheur Étienne Pénissat.

Basta !  : Qu’entend-on par répression ou discrimination syndicales ?

Etienne Pénissat [1] : La discrimination consiste à pénaliser un salarié par rapport aux autres,

par un salaire inférieur, l’absence de promotion ou un licenciement, parce qu’il est syndiqué. Elle fait partie

d’un répertoire d’actions patronales qui vise à dissuader l’engagement syndical. On peut parler

de répression lorsque les directions d’entreprises entravent l’action collective des salariés : restreindre,

voire empêcher, l’exercice du droit de grève, ne pas organiser d’élections professionnelles, ne pas réunir

les différentes instances de représentation du personnel, interdire la diffusion de l’information syndicale

ou refuser d’accorder les moyens requis par la loi (heures de délégations, panneau d’affichage syndical…).

Cette répression peut aussi prendre la forme de pressions, voire de menaces, à l’encontre

de syndicalistes ou de personnes sollicitées pour se présenter sur une liste. Ce type de pressions

se développe en particulier depuis la loi de 2008 sur la représentativité syndicale.

Comment mesurer ces entraves à l’action syndicale ?

Ces pratiques, souvent illégales, sont difficiles à mesurer. Et malheureusement, l’appareil statistique

est assez lacunaire. Il n’y a aucun rapport officiel en France sur ce type de discrimination.

Avant, nous connaissions le nombre de salariés protégés [délégué du personnel, délégué syndical, ndlr]

qui faisaient l’objet d’une demande de licenciement, ainsi que le nombre de recours des employeurs

auprès de l’inspection du travail et les arbitrages du ministère. Depuis 2003, nous ne disposons plus

de ces données. Excepté pour les condamnations pénales, nous n’avons pas de chiffres sur l’activité

des tribunaux en matière de traitement des infractions aux droits syndicaux et de représentation

des salariés. Toutefois, on sait, par exemple, que 25% des établissements de plus de 20 salariés

ne disposent pas d’instances représentatives du personnel (IRP). Cela signifie qu’en France,

près d’un salarié sur cinq – 17% exactement – n’est pas représenté dans son entreprise ! C’est encore

le cas dans 10% des établissements de 50 à 100 salariés.

[Lire la suite sur Basta !]

Illustration ajoutée par nous

Lire également :  Valls  et Rebsamen oseront-ils suspendre le droit d’expression des salariés ?

Creative Commons License

 

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Les dangers du Traité transatlantique (l’Humanité)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 mai 2014

 

L’Humanité révèle les dangers du Traité transatlantique

 

Un numéro exceptionnel de l’Humanité ce mercredi 14 mai

 

huma1405

 

En ce moment même, alors que les aspirants députés européens

battent campagne, se négocie un partenariat transatlantique

sur le commerce et l’investissement (TTIP), plus connu

sous le vocable de grand marché transatlantique. Il peut encore

être stoppé.

L’Humanité dévoile ce qui se trame contre les peuples

et l’économie des pays.

Un cahier exceptionnel de huit pages à lire dans l’Humanité

de ce mercredi 14 mai.

 

Si l’on n’y prend garde, la main invisible du marché qui a fait tant de dégâts dans l’Union européenne (UE)

pourrait exécuter ses basses œuvres à une échelle bien plus grande encore.

En ce moment même, alors que les aspirants députés européens battent campagne, se négocie un partenariat

transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP), plus connu sous le vocable de grand marché transatlantique.

Il peut encore être stoppé.

Les parlementaires issus du scrutin du 25 mai auront à valider ou à repousser ce projet, une fois les négociations

conclues. Les 28 États auront aussi à se prononcer. S’il entrait en vigueur, le TTIP aurait des effets néfastes

sur l’économie, mais aussi sur les droits des travailleurs européens et états-uniens, ballottés au gré du vent

de la concurrence libre et non faussée.

Côté européen, les promoteurs du projet ne cherchent rien d’autre qu’à tester, à plus grande échelle,

ce qui a déjà échoué.

Les négociations se tiennent à huis clos entre les équipes du commissaire Karel De Gucht pour l’UE et

du représentant au Commerce Michael Froman, pour les États-Unis. La prochaine réunion se tiendra le 19 mai,

à six jours des élections européennes, sans que les citoyens ne soient informés de l’état d’avancement des pourparlers.

L’objectif de la Commission est de fonder la plus grande zone de libre-échange au monde, qui pèserait 30 %

du commerce mondial. Celle-ci aurait deux avantages : donner un coup de pouce de 0,5 % du PIB à l’économie

européenne d’ici à 2027 et faire baisser les prix. C’est ce que défend une étude officielle, publiée par la Commission

en septembre. D’autres évaluations sont moins laudatrices, telle celle de la Fondation autrichienne pour la recherche

et le développement, qui estime que ces gains sont limités et pèseront sur les comptes publics : la diminution

des droits de douane entraînerait une perte de 20 milliards d’euros pour le budget européen au cours

des dix prochaines années, et les États devront trouver 1,4 milliard d’euros par an pour faire face

aux dépenses de chômage. En effet, entre 430 000 et 1,1 million de personnes devraient changer d’emploi

du fait des restructurations nécessaires.

Mais le pire n’est pas là.

Lire notre cahier spécial de huit pages de décryptage du projet de traité transatlantique dans l’Humanité de ce mercredi

14 mai.

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Traité de libre-échange transatlantique : protection sociale et droits syndicaux, des obstacles au commerce ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 mai 2014

 

ACCORD-EUROPE-ÉTATS-UNIS

Pourquoi le traité de libre-échange constitue une menace

pour le droit du travail et l’action syndicale

 

tafta1  par Rachel Knaebel 12 mai 2014

  La zone de libre échange, en cours de négociation

  entre l’Union européenne et les États-Unis, risque

  de mettre à mal les normes environnementales et

  sanitaires européennes, et de permettre

  aux multinationales de porter plainte contre les États

  européens.

 

Le futur traité constitue aussi une menace pour l’exercice du droit syndical et plusieurs protections

sociales, comme le salaire minimum. Car les États-Unis ne reconnaissent pas la plupart

des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail.

La protection des travailleurs sera-t-elle bientôt considérée comme une entrave au commerce,

passible de poursuites ?

 

tafta3

  Les droits des travailleurs, l’exercice de la liberté syndicale et la prévention

  de la santé au travail sont-ils menacés par l’accord commercial en cours

  de négociation entre l’Europe et les États-Unis ? C’est ce que craignent

  les syndicats européens.

  Le traité commercial transatlantique, appelé PTCI pour « Partenariat

  transatlantique de commerce et d’investissement » – mais aussi TTIP

ou Tafta – est négocié dans l’opacité depuis juillet 2013 (Voir notre enquête). Les électeurs ne savent pas

grand chose des discussions. Les gouvernements et les députés européens en sont tenus éloignés.

C’est la Commission européenne qui négocie le traité directement avec l’exécutif états-unien.

Le traité vise à instaurer une vaste zone de libre échange : 29 États, 820 millions d’habitants, séparés

par l’Atlantique nord. Élimination des droits de douanes, suppression des « obstacles non-tarifaires » au commerce

(licence d’exportation, contrôle qualité des importations…), harmonisation des normes et des réglementations,

tels sont les sujets sur la table des négociations. Les normes européennes en matière sociale ou environnementale

pourraient ainsi être jugées trop contraignantes. Un tel traité pourra par exemple ouvrir les ports européens

à l’arrivé du bœuf aux hormones américain.

Les États-Unis, mauvais élève des droits des travailleurs

Autre point sensible : les mécanismes de « protection des investissements ». Ceux-ci permettent aux multinationales

états-unienne et européennes qui s’estimeraient « discriminées » par une réglementation de réclamer des indemnités

aux États, devant des tribunaux d’arbitrage privés, si elles jugent leur investissements mis à mal. De tels tribunaux

d’arbitrage existent déjà. Et leurs « arbitrages » se font le plus souvent en faveur des intérêts privés (voir notre article).

Grâce à eux, des entreprises européennes ont par exemple engagé des poursuites contre l’augmentation

du salaire minimum en Égypte ou contre la sortie du nucléaire décidée par l’Allemagne en 2011. La seule menace

d’une plainte, contre l’interdiction d’un produit jugé toxique, d’une technique d’extraction ou du travail le dimanche

par exemple, peut parfois suffire pour faire tomber les décisions d’États au profit des entreprises.

[Lire la suite sur Basta !]

Photo1 : Photothèque du mouvement social

TAFTA : un projet de verrouillage de la gouvernance mondiale au seul profit des grandes entreprises

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« Ce qu’ils veulent, c’est la suppression pure et simple des Prud’hommes ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 avril 2014

 

Gérard Filoche :

« Ce qu’ils veulent,

c’est la suppression pure et simple des Prud’hommes ! »

 

Capturermcfiloche *

*

  L’ancien inspecteur du travail dénonce un déni

  de démocratie sociale

*
*
*

Le projet de réforme dont le vote à marche forcée aura lieu fin mai, prévoit la désignation des conseillers Prud’hommes, non plus sur une élection, mais sur la mesure de l’audience des organisations syndicales. Un grave recul démocratique dénoncé, entre autres, par la CGT.

Élus tous les 5 ans au suffrage universel, les conseillers Prud’hommes sont une force inestimable pour les salariés qui veulent obtenir réparation d’un préjudice subi de la part de leur employeur, qu’ils soient précaires, privés d’emploi ou retraités. Cela représente 200 000 affaires par ans, dont 80% sont jugées en première instance et confirmées en appel. Malgré le fait que les employeurs aient généralement tendance à « jouer la montre » en multipliant les recours et en tardant indemniser les salariés lésés, cette juridiction constitue un contre-pouvoir important et un élément majeur de la démocratie sociale.

D’ailleurs, quand elle était encore à la tête du MEDEF, Laurence Parisot avait déclaré que les Prud’hommes étaient « générateurs d’insécurité pour les patrons », preuve s’il en fallait de leur utilité pour les salariés !

L’actuel projet de réforme des élections prud’homales initialement abordée dans le projet de loi sur la formation professionnelle, puis retirée, est finalement de retour devant le Parlement. Un nouveau projet de texte a été déposé fin mars par le gouvernement. Le projet de loi sera soumis aux sénateurs le 14 mai et examiné par l’Assemblée Nationale dans la foulée en procédure accélérée, pour une adoption définitive fin mai. S’il est adopté la loi fondera désormais la désignation des conseillers prud’hommes, non plus sur une élection, mais sur la mesure de l’audience des organisations syndicales de salariés et d’employeurs (reposant sur les résultats du premier cycle de mesure de l’audience syndicale, disponible depuis 2013). Pire, dans un deuxième temps (à l’horizon 2017), les sièges de conseillers employeurs seraient attribués aux organisations patronales via la mesure de la représentativité patronale, qui vient tout juste d’être introduite par la loi sur la formation professionnelle.

« Il s’agit d’un énorme recul de la démocratie sociale», dénonce à l’unisson les représentants de Force Ouvrière, de la CGC, la FSU, de Solidaires, et bien sûr de la CGT, à l’initiative d’une pétition, pour défendre cette juridiction unique en Europe.

« Cette suppression de l’élection des conseillers prud’hommes au suffrage universel est une attaque à la citoyenneté et un déni de démocratie car 5 millions de chômeurs, ainsi que les travailleurs précaires, se verraient privés de toute expression vis-à-vis de leurs juridictions prud’homales, ne participant pas aux élections des représentants du personnel au sein des entreprises, scrutin sur lequel la représentativité syndicale est désormais mesurée … De même, 5,4 millions de salariés ne pourraient pas faire entendre leur voix en 2015 n’ayant pas été pris en compte dans la mesure de la représentativité actuelle », explique l’organisation syndicale(CGT) sur son site.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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STEF veut couper des têtes syndicales

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 avril 2014

 

STEF veut couper des têtes syndicales

 

La direction de STEF, spécialiste européen de la logistique du froid, a envoyé une dizaine de lettres de licenciements aux salariés grévistes de son site de Saint-Ouen-l’Aumône dans le Val d’Oise. La CGT se mobilise.

Ambiance glaciale chez le transporteur de produits surgelés STEF. En grève depuis le 31 janvier, les salariés du site de Saint-Ouen-l’Aumône (Val d’Oise) – spécialisé dans la logistique des produits surgelés pour le compte des magasins Picard – ont payé le prix fort pour avoir réclamé à leur direction des négociations portant aussi bien sur les conditions de travail que les salaires : plusieurs licenciements punitifs ont été envoyés le 3 mars à une partie des salariés en grève qui enregistrent de 2 ans à 22 ans d’ancienneté.  « Non seulement on a eu aucune réponse favorable à nos attentes mais on a reçu un coup de bâton antisyndical très répressif ! » fulmine Sibi Berthe, délégué syndical CGT de l’entreprise.

Des températures de travail près des – 30 degrés

Des attentes qui étaient censées mieux tenir compte de la précarité des personnels du site (68 CDI pour 99 intérimaires) et de leur cadre de travail spécifique et contraignant. Ces « salariés sont exposés à des conditions de travail particulièrement pénibles puisque la température de travail se situe à -28 degrés (…) le corps humain est mise à rude épreuve et la sélection physique est impitoyable » faisait remarquer en février dernier la CGT. Après une série de blocages d’entrepôts – qui n’ont pas empêché la direction de détourner la marchandise vers des sites voisins – le site de Saint-Ouen-l’Aumône a retrouvé son activité normale depuis début avril.

Tentatives vaines de la direction pour ne pas ébruiter le conflit

Le sort des salariés licenciés est désormais entre les mains de la justice et de l’Inspection du travail. « 11 licenciements pour faute lourde de salariés non protégés ont été décidés, auxquels il faut ajouter quatre procédures en cours contre les élus CGT dont je fais parti » précise Sibi Berthe. Outre le silence dans lequel elle s’enferre depuis le début du conflit, la direction ne veut plus entendre parler des récalcitrants et manœuvre pour ne pas ébruiter l’affaire. « Avec les salariés concernés par un licenciement, on est parti sur la réintégration mais la direction a proposé une transaction financière que l’ensemble des salariés ont refusée » atteste le syndicaliste.

Confiants dans le fait que le droit de grève ne saurait être remis en cause, les onze salariés licenciés sont cependant suspendus à la décision du tribunal de Prud’hommes de Cergy-Pontoise (prévue à la mi-mai) qu’ils ont saisi en référé afin de réintégrer leurs postes. L’inspection du travail est pour sa part chargée de statuer sur le sort des quatre élus syndicaux.

Thierry Lepaon en soutien

 

STEF

 

  Pour médiatiser ce conflit et soutenir les salariés convoqués

  tôt ce matin en audience, l’Union départementale CGT du Val

  d’Oise a organisé un rassemblement devant le Conseil

  de prud’hommes de Cergy-Pontoise.

 

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, a fait le déplacement, entouré par plusieurs dizaines de salariés d’entreprises viosinnes venus témoigner leur soutien et dénoncer l’attitude de la direction qui « mise sur la fatigue des salariés grévistes, exigeant par ailleurs la tête des leaders syndicaux et le retrait de leurs mandats avant toute négociation ». Une conception du dialogue social « au marteau ».

Nicolas Dutenthumanite.fr  7 avril 2014

Lire l’article de la CGT

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12 avril : Marchons contre l’austérité pour l’égalité, et le partage des richesses.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 mars 2014

 

Une marche contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

Marche du 12 avril contre l’austérité : « Maintenant ça suffit ! »

 

austerite4

Texte collectif.

Syndicalistes en grand nombre, animateurs

de mouvements associatifs, acteurs très divers

du monde de la culture, universitaires,

responsables et élus de formations politiques

de gauche, ce sont 200 personnalités qui,

ensemble, ont signé cet appel et organisent

une marche nationale le 12 avril prochain à Paris,

de République à Nation.

 

 

Une marche qui portera la colère contre l’austérité et exigera l’abandon du pacte de responsabilité,

et qui portera aussi l’espoir d’un rassemblement nouveau pour des alternatives.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignation, colère et désespoir. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans-papiers, les Roms, les plus précaires et celles et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du pacte de responsabilité le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allégement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la Sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du pacte de responsabilité, pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Voir la liste complète des signataires  

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La lutte au bout des ongles

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 février 2014

 

Sans papiers

La lutte au bout des ongles

 

CaptureVimeo1  par Fanny Doumayrou

  Sans salaire depuis deux mois, les cinq manucures

  chinoises d’une onglerie du 10e arrondissement

  de Paris sont
 en grève avec occupation.

  Elles exigent leur paye, et des papiers !

  Boulevard de Strasbourg, dans le 10e arrondissement

  de Paris, le microquartier de la beauté africaine.

Des boutiques de perruques, de cosmétiques, des salons de coiffure, des ongleries, des rabatteurs qui hèlent

les passantes… Et tout à coup, un drapeau CGT et des tracts en vitrine ! Au numéro 50, depuis dix jours le va-et-vient

des clientes de la boutique Supply Beauty a été remplacé par les allées et venues, d’un autre style, des militants

syndicaux et politiques. Avec le soutien de la CGT et du PCF, cinq Chinoises (quatre femmes et un jeune homme,

en fait), employées à la pose de faux ongles, sont en grève et occupent nuit et jour leur lieu de travail, pour réclamer

leur salaire, et des papiers.

Six jours sur sept et même le dimanche

Au rez-de-chaussée minuscule de la boutique – 15 m2 environ – six postes de travail tout aussi étriqués ont été

installés. Des petits bureaux encombrés de boîtes de faux ongles, d’instruments et de produits chimiques,

où les travailleuses s’activent de 9 h 30 le matin, à… 20, 21, voire 22 heures le soir, six jours sur sept et même

le dimanche en décembre, pour les fêtes. La paye, c’est 50/50 avec le patron, ce qui leur laisse entre 800 et 1 500 euros

chaque mois, précise Lin Mei, quarante-sept ans, la gréviste qui parle le mieux le français. Sachant qu’elles achètent

elles-mêmes le matériel, pour 100 à 200 euros par mois. Au fond de la boutique, un escalier branlant en colimaçon

mène à l’étage : trois pièces transformées en salon de coiffure, où travaillent neuf employées d’origine africaine.

Se faire payer n’a jamais été facile, raconte Lin Mei, qui travaille ici depuis deux ans. Le patron, d’origine ivoirienne,

donne l’argent en plusieurs fois, il faut toujours réclamer. Mais, en décembre, l’homme a carrément disparu.

Depuis, les manucures ont travaillé, un « chef » a continué à encaisser les clientes, mais aucun salaire n’a été versé.

Le lundi 3 février, la coupe est pleine, les Chinoises arrêtent le travail. « Elles sont parties en grève toutes seules !

raconte, admirative, Pascale, secrétaire générale de l’union locale CGT du 10e. Au bout de trois jours, elles ont vu

que ça ne donnait rien, elles sont entrées en contact avec la CGT. On a organisé l’occupation. Maintenant, l’objectif

est de récupérer les salaires dus, et d’obtenir une régularisation pour qu’elles aient les mêmes droits que n’importe

quel salarié français. »

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

Capturevimeo

 

Lire aussi :

Ian Brossat auprès des grévistes de l’onglerie du 10e arrondissement de Paris

 

 

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Tefal, la souffrance sous le couvercle

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 février 2014

 

Ce lundi dans l’Humanité :

    Tefal, la souffrance sous le couvercle

 

huma1702

  Reportage à Rumilly (Haute-Savoie).

  Dans cette usine de production d’articles culinaires,

  l’intensification du travail par l’introduction de méthodes

  du lean Management¹, sur fond de mise en concurrence

  avec la Chine, provoque une explosion du mal-être

  chez les salariés.

  Il n’y a pas de fumée sans feu. Quand la société Tefal s’organise

  pour écarter une inspectrice du travail devenue gênante,

  comme nous le révélions dans nos colonnes le 12 décembre dernier

  (voir, en page suivante, les suites de l’affaire), c’est qu’elle souhaite

garder les mains libres pour exploiter sa main-d’oeuvre. Et on peut se douter que la situation de ses salariés

n’est pas des meilleures. Pas de fumée sans feu également, car l’affaire n’aurait pas éclaté si un mystérieux

informateur, vraisemblablement salarié de Tefal, n’avait fait parvenir à l’inspectrice les documents internes

révélant ces pressions… Lire la suite dans notre édition de ce lundi.

  • Ouverture d’une enquête

Les sages de l’inspection du travail doivent encore se prononcer sur l’atteinte à l’indépendance de l’agent,

dans l’affaire Tefal.

[Lire la suite]

¹   La méthode « lean », le retour du pire du travail à la chaîne

Publié dans droit du travail, ECONOMIE, France, l'Humanité, SOCIAL, Souffrance au travail | Pas de Commentaire »

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