Philips EGP Dreux : salariés contre patron voyou

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 février 2010

Dreux : salariés contre patron voyou

Les salariés de l’entreprise Philips EGP de Dreux (Eure-et-Loir), réunis en assemblée générale lundi matin, ont voté en faveur d’une action judiciaire contre la direction de Philips qui empêche les salariés de rentrer dans l’entreprise.

« Nous allons assigner l’entreprise en référé parce qu’elle empêche les salariés de se rendre sur leur poste de travail », a annoncé lundi Manuel Georget, délégué CGT.

« Un huissier est actuellement sur place pour constater l’obstruction de l’entrée de l’usine par des vigiles », a précisé M. Georget. « La totalité des salariés menacés de licenciements étaient présents lundi matin pour prendre leur travail normalement », a-t-il ajouté.

Les salariés ont pu accéder au restaurant d’entreprise pour tenir l’assemblée générale, a-t-il dit.

La direction de Philips EGP a annoncé samedi soir la suppression de 212 emplois avec la fermeture définitive de son usine. Depuis janvier, les salariés avaient tenté d’assurer la gestion sous forme de coopérative ouvrière.

La fermeture programmée du site de Dreux avait été annoncée pour la première fois le 8 octobre dernier. L’entreprise spécialisée dans la fabrication de téléviseurs à écran plasma avait déjà supprimé 350 emplois en 2005 et 279 l’an passé.

En janvier, les salariés avaient décidé de prendre le contrôle de leur usine, sous forme de SCOP (Société Coopérative de Production), placée sous le contrôle des ouvriers.

« Pour justifier la fermeture, Philips s’appuie sur une division « télévision » censée perdre de l’argent. Mais cette division n’existe pas puisque l’usine de Dreux fait partie de l’ensemble Électronique Grand Public, qui produit d’autres produits. Cette division a dégagé l’an passé des bénéfices records », selon les syndicats.

Ces observations avaient d’ailleurs été reprises par la direction départementale du travail et de l’emploi d’Eure-et-Loir dans un courrier datant du 24 décembre 2009, envoyé à la direction du groupe Philips.

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a indiqué dimanche que l’usine de Dreux serait notamment remplacée par un centre d’appels qui créerait 300 emplois. Dans un communiqué publié lundi, le ministre annonce qu’il recevra « cette semaine les syndicats puis la direction de Philips ».

Pour le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, l’important est de donner des perspectives aux salariés.

« La façon dont les choses ont été annoncées est sans doute brutale », a-t-il reconnu sur France Info. « Ce qui est important maintenant c’est que Philips assume ses responsabilités et que le gouvernement aide les partenaires sociaux à trouver des perspectives pour les salariés de Philips à Dreux ».

450 € par mois… en Hongrie

Selon la CGT, un autre courrier adressé aux salariés proposait un reclassement en Hongrie, payé 450 euros par mois, à la condition de pratiquer la langue hongroise !

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a regretté que le droit du travail oblige les entreprises à faire des propositions parfois incongrues telles qu’un emploi à l’étranger.

« Bien sûr que ça ressemble à une provocation, mais c’est surtout, me semble-t-il, la conséquence de l’absurdité de notre droit du travail qui oblige l’employeur à formuler ce type de proposition », a-t-elle dit sur France 2.

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Total Dunkerque : « Les actionnaires sont en train de semer de la folie »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 février 2010

PCF Nord

Actualité économique et sociale

Laurent Cordonnier analyse la situation régionale créée par Total

Article La Voix du Nord – 15 février 2010 – Y. B.

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Chômage – Fin de droits : Journée d’action le 26 février

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 février 2010

Chômage - Fin de droits : Journée d'action le 26 février dans Chomage chom
15 février 2010
AUJOURD’HUI DANS L’HUMANITE

À la une dans l\'Humanité

 

« Est-ce qu’on peut vivre avec 460 euros par mois ? » 

 

Les quatre organisations de chômeurs AC !, Apeis, MNCP, CGT chômeurs, dans un communiqué commun, appellent à une journée d’action le 26 février, date d’une possible rencontre entre Medef et syndicats sur la question des fins de droits. Les organisations rappellent leur revendication d’un revenu décent pour tous, du retrait de l’indemnisation liée aux ressources du ménage.

Huit ans après la fermeture de l’usine Moulinex de Caen, au moins 200 anciens salariés sont dans une situation critique, explique Maguy Lalizel, de l’association Apic-Mx. Reportage.

« On dit que pour les chômeurs en fin de droits qui vont toucher le RSA ou l’ASS, il n’y a pas de problème, ils continuent à être indemnisés. Mais est-ce qu’on peut vivre avec 460 euros par mois ? Quel homme politique a essayé de vivre avec ça, alors que le seuil de pauvreté est à plus de 800 euros ? » Maguy Lalizel est une femme en colère. Ancienne ouvrière et syndicaliste chez Moulinex à Cormelles-le-Royal, près de Caen (Calvados), elle anime aujourd’hui l’association Apic-MX [1], qui maintient le lien entre les ex-salariés de l’usine, fermée en novembre 2001. À ce titre, elle a suivi le destin d’une partie des 1 300 salariés du site — dont 66 % de femmes — jetés à la rue après des années de travail. Huit ans après, le bilan est lourd : sur les 700 adhérents de l’association, 180 sont dans une situation critique, sur le point de basculer dans les minima sociaux. Et encore, une bonne partie des anciens ont été « sauvés par l’amiante », comme ils disent amèrement : l’exposition au poison a permis à la moitié de l’effectif, comme Maguy, de partir en retraite anticipée, leur épargnant quelques années de galère.

 

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