« Vers une explosion de la pauvreté » Jacques Rigaudiat

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2009

Économiste de formation, Jacques Rigaudiat, magistrat à la Cour des comptes, fut le conseiller social de Michel Rocard à Matignon et l’un des inspirateurs du RMI. Il a publié, en 2008, aux éditions Autrement, Le Nouvel Ordre prolétaire dans lequel il dénonce la paupérisation massive de notre société.


D’une certaine manière, nous vivons la fin du fordisme : les salaires ne sont plus indexés sur la productivité. Rappelons que nous avon connu avant la crise, des transformations profondes avec la montée de la précarité laborieuse – sans parler du chômage – due au développement du temps partiel contraint, des CDD et de l’interim. Nous avons en fait assisté à la dégradation de la norme d’emploi qui a fait exploser le compromis de 1945. Pour le coup, on peut prédire une réduction du nombre de travailleurs pauvres car ils vont perdre leur emploi et devenir des pauvres sans emploi.

Il faut s’attendre à une très forte remontée du chômage. La crise va être durable, les plus optimistes prévoient du mieux pour le second semestre de 2010 : personnellement, je n’y crois pas. Nous allons plutôt vers une explosion de la pauvreté et ce ne sont pas les mesures comme le RSA qui vont arranger les choses : ce dispositif, en aidant financièrement davantage les jobs les plus précaires -plutôt que ceux proches du Smic – ne soutiendra pas le retour à l’emploi.

Quelles perspectives alors ? [...] il ne s’agit plus de simplement réguler, il faut changer les règles du jeu et affirmer la prééminence des normes sociales

Extrait d’un article publié dans CONVERGENCE (Secours Populaire Français) – février 2009

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Inégalités de budget

Source : CONVERGENCE

La crise sera sélective. La chute du pouvoir d’achat pourrait atteindre jusqu’à 35 % pour les foyers qui cumulent tous les handicaps. L’érosion serait, proportionnellement, trois fois moins importante, pour les cadres supérieurs. Autrement dit, les ouvriers d’origine étrangère, les familles monoparentales, les travailleurs précaires et les retraités  sont les plus exposés. Principale explication : leurs dépenses incompressibles, qui absorbent jusqu’à 65 % de leur budget – contre 30 % en moyenne pour l’ensemble des Français -, devraient encore s’alourdir, alors que leurs revenus n’augmentent guère. En ce qui concerne l’alimentation – qui représente 20 % du budget des plus pauvres -, il est de plus en plus difficile de faire des économies. Avec le dérapage des prix observé au cours des derniers mois qui touche des produits de base comme le pain, les oeufs, les pâtes ou la viande, ce budget engloutit aujourd’hui 20 % des ressources des ménages les plus pauvres, contre 6 % chez les mieux lotis.

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Les pâtes et le riz de plus en plus chers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 février 2009

publié sur Libération.fr – 11 février 2009

Les produits de base ont augmenté d’environ 10 % en janvier,

alors que les matières agricoles baissent.

 (Source AFP)

Les prix des produits de grande consommation ont continué d’augmenter en France en janvier, atteignant des augmentations de plus de 10 % pour les pâtes et le riz, selon une étude du cabinet Nielsen publiée dans l’hebdomadaire LSA à paraître jeudi.

Ces augmentations se poursuivent alors que les matières premières agricoles baissent depuis l’été 2008 et que le contexte, avec la réforme du cadre législatif en vigueur depuis janvier, est censé entraîner une baisse des prix à la consommation.

En janvier, les prix des produits de grande consommation ont augmenté de 2 % par rapport à janvier 2008 où ils avaient déjà grimpé de 2,5 % par rapport à janvier 2007, selon Nielsen.

Les produits de grandes marques affichent l’augmentation la plus faible (+0,45%). Ceux à marques de distributeurs (MDD) ont augmenté de 2,6% et les produits dits de «premiers prix», vendus par les distributeurs classiques pour concurrencer le maxidiscompte, de 5,2%.

Par familles de produits, le riz a connu la plus forte augmentation en janvier (+11,2 %), les pâtes alimentaires (+10,8 %) et l’huile alimentaire (+8,4 %). Le vin de table a augmenté de 8,1 %, la farine de 5,7 % et le lait en poudre de 5 %.

Le prix du riz «premier prix» a explosé de 36,3 % et celui en MDD de 14,6 %. Quant à l’huile moteur, Nielsen a noté une hausse de 11 %.

L’ampleur des baisses est plus faible: les produits surgelés sucrés ont reculé de seulement 1,8 %, les yaourts de 1,5 % et les produits capillaires de 0,5 %.

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Après le passage de la tempête Klaus

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 février 2009

 

Solidarité avec les victimes de la tempête – Déclaration du Conseil National

Petit reportage tourné en interne pour continuer de mobiliser les pouvoirs publics et aider la population  

http://www.dailymotion.com/swf/k2FFHIs5DgvtqBWy8i&related=1

Après le passage de la tempête Klaus, les départements du Sud, et plus particulièremejt du Sud-Ouest pansent leurs plaies. On ne compte plus les arbres couchés : plus e 60 % de la forêt de pins des Landes est à terre. C’est une véritable catastrophe économique et écologique qui met durablement en danger la filière bois. L’agriculture est aussi durement touchée : arboriculteurs, serristes, viticulteurs, éleveurs, aucune production n’est épargnée. L’ostréiculture est également concernée.

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Secours catholique : La pauvreté gagne du terrain

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 janvier 2009

publié dans L’Elu d’aujourd’hui, janvier 2009

Le Secours catholique compte sept millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. L’association, qui fixe le seuil de pauvreté à 910 euros nets par mois pour une personne seule, estime aussi que deux millions d’enfants sont concernés*. En 2007, le Secours catholique a aidé 1,4 million de personnes soit 629 500 situations familiales de précarité. Le plus souvent, il s’agit de mères seules avec leurs enfants. Les chômeurs restent la catégorie la plus importante parmi les personnes accueillies, soit 42,6 % en 2007.

Autre enseignement du rapport : le travail ne suffit pas pour faire vivre l »ensemble de la famille, il n’assure plus un niveau de vie correct. « Cette situation dévalorise la notion du travail puisque travailler ne protège pas de la pauvreté« , selon le Secours catholique. Concernant l’âge des personnes accueillies, « l’étude 2007 confirme que les plus de 50 ans sont de plus en plus nombreux« . Entre 2006 et 2007, l’association a accueilli 1 % de personnes en plus dans la tranche 50-59 ans et 0,8 % parmi les 60 ans et plus alors que toutes les autres catégories d’âges sont en baisse.

* Revoir l’article : « Enfance et précarité »

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ENFANCE ET PRECARITE

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 janvier 2009

Parce qu’elle frappe de plein fouet les adultes, la précarité concerne les enfants : dans notre pays, 16 % d’entre eux sont des enfants « pauvres ».

La France compte deux millions d’enfants pauvres. Cela signifie que ces enfants vivent dans des familles qui gagnent moins de 60 % du revenu médian, selon le critère européen retenu en la matière.

« On note que dans les pays où la pauvreté enfantine est réduite, la distance entre les revenus est assez faible. La France est une terre de grandes inégalités et l’écart se creuse de plus en plus. La pauvreté des enfants est plus forte en pourcentage que celle des adultes. Ceci est dû à l’impact des familles nombreuses et est renforcé par le fait que les enfants ne peuvent compenser leur pauvreté parce qu’elle leur est « imposée », indique Monique Vézinet, présidente de l’Union des familles laïques, l’Ufal.

Les causes de la pauvreté des enfants ne sont pas nouvelles mais elles sont multiples :

  • fragilisation sociale des parents dont les conditions de vie se dégradent,
  • accroissement du nombre de travailleurs pauvres,
  • chômage,
  • délitement des protections sociales,
  • précarisation des structures familiales,
  • augmentation du nombre de familles monoparentales,
  • développement des CDD

Toutes ces causes créent des situations qui ne permettent plus de prendre soin des enfants. Ceux-ci sont comme aspirés par les bouches de précarité qui se multiplient dans nos sociétés.

Une étude réalisée pour l’Union des familles en Europe (UFE), en 2005, révèle que sur deux millions d’enfants pauvres, 1,6 million sont concernés directement par les quatre minima sociaux : le RMI qui « bénéficie » à 750 000 enfants, l’allocation de solidarité spécifique (ASS) à 410 000 enfants, l’allocation de parent isolé (API) à 295 000 enfants et l’allocation pour adulte handicapé (AAH) à 175 000 enfants.

On y apprend surtout que l’Etat économise sur le dos des enfants pauvres ! Les prestations familiales qu’il verse aux parents bénéficiaires des minima sociaux sont inférieures à ce qu’il verserait si ces parents gagnaient le Smic. L’UFE évalue à 1,5 milliard la somme mise de côté par l’Etat.

Les pays riches entretiennent les inégalités

La proportion d’enfants vivant dans la pauvreté a augmenté dans 17 des 24 pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) au cours de la dernière décennie, selon un rapport  publié par l’UNICEF, en 2005. La conviction répandue que la pauvreté des enfants dans les pays riches diminue régulièrement ne correspond nullement à la réalité. L’enquête révèle que dans tous les pays, les niveaux de pauvreté sont déterminés par la combinaison des trois mêmes forces : les tendances sociales, les conditions du marché du travail et les politiques gouvernementales.

Dans de nombreux pays de l’OCDE, dont la France, le taux d’enfants pauvres pourrait être ramené au-dessous de 10 % si les gouvernements faisaient le choix de donner la priorité à des dépenses publiques majeures dans le domaine familial et social.

d’après CONVERGENCE, mensuel de la solidarité édité par le Secours Populaire Français, janvier 2009

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ENERGIE : se chauffer coûtera plus cher en 2009 !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 janvier 2009

Selon l’INC (Institut national de la consommation), la facture annuelle augmentera de 37 euros si elle est chauffée à l’électricité, de 479 euros s’il s’agit du gaz et de 558 euros  s’il s’agit du fuel !

« Certains consommateurs croient trouver une échappatoire en changeant d’offre au sein de Gaz de France, note 60 Millions de consommateurs. A côté du tarif réglementé, l’entreprise vante son offre de marché, à prix fixe sur deux ans. Les démarcheurs oublient juste de préciser que cette garantie de stabilité se paie d’une augmentation immédiate par rapport aux tarifs réglementés en vigueur lors de la signature« .

Précarité énergétique

De son côté, le Comité de liaison pour les énergies renouvelables (CLER) précise que « cinq millions de foyers devront consacrer plus de 10% de leur revenu disponible au règlement de leur facture d’énergie, ce qui entraînera impayés ou retards de paiement, restrictions de chauffage… bref, des difficultés multiples à se chauffer correctement. » « Les inégalités des ménages français face au poids des dépenses d’énergie se sont creusées » constate le CLER pour qui ce phénomène correspond à la définition anglaise de la pauvreté ou précarité énergétique.

La Fonfation Abbé Pierre estime à 300 000 le nombre de ménages sollicitant une aide sociale pour le réglement de factures d’énergie impayées.

De fortes inégalités selon les revenus

Une étude de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie)  révèle que la part des dépenses d’énergie dans le revenu des ménages les plus pauvres est passée de 10 à 15 % entre 2001 et 2006 tandis que cette part a diminué dans le revenu de la population la plus aisée, qui a augmenté plus vite que le prix des combustibles. « Les inégalités sont fortes selon les revenus : la part des dépenses énergétiques des 20% les plus pauvres est 2,5 fois plus élevée que celle des 20% les plus riches », selon l’Ademe.

Les mesures pour économies d’énergie ne bénéficient pas aux plus pauvres

Les ménages les plus modestes étant non imposables, ils ne peuvent bénéficier des crédits d’impôts et autres incitations fiscales pour la réalisation de travaux d’économie d’énergie.

d’après Liberté Hebdo, du 16 au 22 janvier

 

 

 

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