L’ÉDITO DE L’HUMANITÉ

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 avril 2010

edito_huma.jpg 29 avril 2010 – Par Jean-Paul Piérot

Ce qui se joue 
à Athènes

Aujourd’hui le peuple grec est dans la tourmente. Qu’en sera-t-il demain du Portugal, de l’Espagne et de l’Europe centrale ?

« Merci  » ajoutait hier à son nom l’un des signataires, originaire de Grèce, de la pétition citoyenne dont l’Humanité a pris l’initiative.

Les dockers du Pirée, les paysans de Thessalie, tout le monde du travail du Péloponèse à la Macédoine n’ont pas à payer la facture de la faillite à laquelle ont conduit leur pays les dirigeants de Nea Demokratia (droite), auxquels ont succédé les socialistes du Pasok. Ils n’ont pas davantage à faire les frais d’un type de construction européenne dans laquelle la loi du marché et de la concurrence prime sur la souveraineté populaire. Ne nous y trompons pas, pour une part importante, l’avenir de l’Europe se joue actuellement à Athènes. Plus exactement, la possibilité de préserver les chances de construire une véritable union solidaire des peuples d’Europe est en mise en débat concrètement, durement, au cœur de l’épreuve de force qui oppose les principaux dirigeants de l’UE à la Grèce populaire qui résiste.

Qui sont les véritables militants de l’idée européenne  ?

Les dirigeants français, qui se préparent à présenter devant l’Assemblée nationale un plan d’urgence consistant en un prêt de 3,9 milliards d’euros à 5 %, bien supérieur aux taux actuellement pratiqués  ? «  Pas de complaisance avec la Grèce  », a dédaigneusement déclaré Christine Lagarde, fière d’annoncer que les intérêts rapporteront au bas mot 150 millions. Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, qui n’ont pas de mots assez durs contre les Grecs, accusés de ne pas tailler dans les dépenses sociales avec suffisamment d’ardeur  ?

Après avoir renfloué les banques en leur accordant des crédits à 1 % consentis par la BCE, les États les plus riches de l’Union vont donc «  accorder  » à Athènes des prêts d’usuriers, obligeant le gouvernement à des réductions budgétaires qui pourraient être celles d’un État en guerre. Réductions de salaires et de retraites, compressions dans le secteur social, sacrifices mortifères dans l’école et le secteur de santé… l’enfer libéral ouvre ses premiers cercles. Aujourd’hui le peuple grec est dans la tourmente, qu’en sera-t-il demain du Portugal, de l’Espagne et des pays d’Europe centrale et orientale  ?

Les vrais militants de l’idée européenne sont ceux qui avaient mis en garde contre un traité européen qui fait du libéralisme l’alpha et l’oméga, l’unique horizon de la politique de l’UE. L’histoire n’aura pas attendu longtemps pour donner raison à tous ceux qui à gauche ont combattu le projet de constitution européenne, puis le traité de Lisbonne. Ils les dénonçaient, précisément parce qu’ils ne permettent pas une solidarité entre les États, font de la BCE la gardienne d’un temple inexpugnable de l’orthodoxie monétaire alors qu’elle devrait être un outil pour une politique de crédit au service du développement et du progrès social. On nous avait promis la crise en Europe si le traité de Lisbonne n’était pas ratifié. Ses promoteurs ont méprisé les votes des Français, des Néerlandais, des Irlandais, puis ont refusé aux autres peuples, dont le peuple grec, de se prononcer librement sur leur avenir.

Aujourd’hui, nous avons le traité de Lisbonne et l’Europe connaît sa plus grave crise. Les véritables militants de l’Europe demeurent ceux qui pensent toujours qu’une autre Europe est possible, à condition d’avoir le courage d’en changer les règles. Mais pour l’heure, il y a urgence, les consciences doivent s’éveiller. Victime des banques, le peuple grec doit bénéficier, au moins, des mêmes conditions de crédit que celles que la BCE et les États ont accordées au monde 
de la finance. Ce n’est qu’élémentaire justice.

 

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Les marchés financiers en guerre contre les peuples

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 avril 2010

L’Espagne, nouvelle proie des marchés financiers

Après la Grèce et le Portugal, l’agence américaine de notation Standard & Poor’s s’en prend à l’Espagne dont elle abaisse d’un cran la note de la dette à long terme, et qu’elle menace d’une autre baisse possible.

Cette décision risque d’avoir, pour l’Espagne, les mêmes conséquences que pour la Grèce : emprunter à un taux plus élevé.

Rappelons que depuis la création de l’euro, ces taux d’intérêts sont l’un des principaux outils de spéculation. Ainsi, depuis hier mardi, les taux des obligations portugaises se sont envolés ; quant à ceux des obligations à 10 ans de la Grèce, ils ont flambé à plus de 10 %. Par comparaison, le taux de la principale obligation française est actuellement de 3,5 %. Ce taux des obligations, c’est la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir la dette d’un pays.

Ainsi, après s’être gorgés des aides des États lors de la crise des subprimes, les banquiers se retournent contre les plus faibles d’entre eux en ne leur prêtant qu’à des taux prohibitifs et en les obligeant à appliquer des plans d’austérité de plus en plus violents contre les peuples :

dérégulation sociale, libéralisme, privatisations, avec pour conséquences le gel

voire la réduction des salaires, l’augmentation de l’âge de la retraite et la

diminution des pensions…

Ce que confirment les propos de la vice-Premier ministre espagnole Maria Teresa Fernandez de la Vega, (Parti socialiste ouvrier espagnol de Felipe González)  « Nous avons mis en oeuvre un plan d’austérité et nous avons entamé les travaux de réforme du marché du travail, nous mettons en application toutes les mesures permettant d’atteindre nos objectifs. » 

Dans sa déclaration le député européen du Parti communiste grec (KKE), Georges Toussas, parlait de « guerre des monopoles contre le peuple ». Et, en effet, il s’agit bien d’une guerre, d’une guerre contre les peuples, d’une « guerre des classes » comme le disait, en 2006, Warren Buffet. Mais faisons en sorte qu’il ait tort :

« Il y a une guerre des classes, c’est un fait,

mais c’est ma classe, la classe des riches,

qui mène cette guerre

et

nous sommes en train de la gagner »

 

Warren Buffett (première fortune mondiale en 2008 avec 62 milliards de dollars), Interview du New York Times du 26 novembre 2006 (“There’s class warfare, all right,” Mr. Buffett said, “but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.”)

 Et nous le pouvons ! Rappelons-nous qu’aucun des acquis sociaux que la droite remet en cause n’est tombé du ciel. Tous ont été gagnés par les luttes des salariés. Et, c’est par les luttes qu’ils seront préservés.

 

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Les requins de la finance de nouveau en chasse

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 avril 2010

Cathy Ceïbe

Le Portugal, nouvelle cible des marchés

Cédant au chantage de Bruxelles et des agences de notation, Lisbonne répond par la recherche d’un plan d’hyper-austérité.

 

La menace planait, elle est tombée comme un couperet. Mardi, l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé la note du Portugal d’ »A+ » à « A- » au prétexte de finances publiques « structurellement faibles » malgré des mesures de rigueur. Elle a ajouté à cela un tableau pessimiste faisant craindre une future nouvelle décote. Après Athènes, Lisbonne est ainsi dans le collimateur des marchés financiers. Pour le gouvernement socialiste, (en photo, Jose Socrates) obsédé par la réduction de son déficit public (9,4 %), taillant dans les dépenses publiques, le coup est rude. La Bourse a chuté, hier matin, de plus de 6 %, tandis que le taux d’intérêt de la dette portugaise a grimpé à plus de 5,9 %.

« Le pays doit répondre à cette attaque des marchés », avait estimé, mardi, le ministre des Finances, Fernando Teixeira Dos Santos. Et l’exécutif de s’enfermer dans un plan de sortie de crise au goût de déjà-vu « pour promouvoir la compétitivité de l’économie portugaise ». Une sainte alliance économique entre le Parti socialiste, dépourvu de majorité au Parlement, et le Parti social-démocrate (centre droit) pourrait voir le jour à l’issue d’une réunion au sommet des deux formations. Ces dernières devraient s’entendre sur de nouvelles recettes d’austérité à appliquer afin d’assainir la dette actuelle de 126 milliards d’euros dans l’espoir de ramener le déficit public en dessous des 3 % du PIB d’ici à 2013.

Le dernier pacte de stabilité de l’économie prévu par le gouvernement impose le gel des salaires dans la fonction publique, l’allongement de l’âge du départ à la retraite et des privatisations (poste, aéronautique, ferroviaire, énergie. Des recettes que le PSD et le PS ont déjà successivement appliquées par le passé. Avec des résultats dramatiques pour le pouvoir d’achat et l’économie du pays.

 

Rappel :

Signez en ligne la pétition de soutien au peuple grec

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Grèce : Les Grecs ne veulent pas de la potion FMI ni pour eux, ni pour l’Europe

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 avril 2010

Fabien Perrier

 

Les Grecs ne veulent pas de la potion FMI ni pour eux,

ni pour l’Europe 

 

La Grèce, dont l’économie continue de s’effondrer alors que les mesures d’austérité étaient censées redonner confiance aux investisseurs, s’insurge. Le FMI ne doit pas débarquer chez eux. Les citoyens ne veulent pas que cette institution impose ses règles dans la zone euro.

Entretien avec Yannis Dragassakis, économiste grec, ancien député européen.

Vendredi 23 avril, 18 heures.

Ils arrivent un par un ou en petit groupe. La foule grandit peu à peu. Au total, ils seront 6000 à se retrouver, à l’appel de différents partis de gauche. Une manifestation presque spontanée pour contester la décision du gouvernement : recourir au « plan de soutien européen », décidé le 25 mars à Bruxelles, et qui légitime l’arrivée du FMI dans la zone euro (cf. entretien avec Yannis Dragassakis).

Les visages sont inquiets, les cœurs lourds. « C’est un moment historique, le FMI débarque dans la zone euro », explique Dimitris, 28 ans, au chômage. « Comment voulez-vous que je trouve un boulot ? Déjà, le chômage est très élevé. Maintenant, il n’y aura même plus de création de postes dans la fonction publique. Avec le FMI, le gouvernement va sans doute décider de licencier des fonctionnaires ». Ce sentiment, ces inquiétudes dominent parmi les manifestants. « Ils ont raison », explique un dame d’une cinquantaine d’années dans un anglais hésitant. Elle applaudit mais ne rejoint pas les rangs : « de toute façon, la décision est prise ».

Faut-il, alors, arrêter de se battre ? Ces manifestants sont convaincus que non, que la rue peut encore faire bouger les lignes. Lundi, une autre manifestation est prévue, à l’appel du PAME, branche syndicale proche du KKE (parti communiste grec). Leur déclaration est claire (cf. encadré) : « cette décision était depuis longtemps préméditée ».

A gauche comme à droite, des résistances émergent. Certains députés proposent même un référendum pour mesurer l’état de l’opinion sur le recours au FMI. La crise grecque prend une ampleur politique, et divise jusque dans les rangs du Pasok, le parti socialiste au pouvoir. « C’est l’avenir de l’Europe qui se joue » explique Dimitris. Pour lui, une seule solution : « la solidarité des peuples ».

 
[Lire l’Entretien avec Yannis Dragassakis, économiste grec, ancien député européen sur : humanite.fr/]

 

Rappel :

SIGNEZ EN LIGNE L’APPEL EN SOUTIEN AU PEUPLE GREC

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Grèce : C’est la population qui paie le prix fort

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 avril 2010

Fabien Perrier

Les voix grecques tonnent calmement avant la tempête


Une majorité de Grecs estime que le recours au FMI pour sortir de la crise est néfaste au pays, indique un sondage publié vendredi. Les discussions à huis clos entre autorités grecques et des équipes du FMI, de la Commission européenne et de la BCE devraient durer une dizaine de jours. Reportage.

Athènes, envoyé spécial.

En ce 22 avril, au cœur d’Athènes, deux longs cortèges défilent sous un éclatant soleil. L’un est mené par le PAME, la branche syndicale proche du parti communiste grec, l’autre par l’Adedy (le syndicat du secteur public) et par le syndicat des employés territoriaux. Plusieurs milliers de personnes les composent. Mais plus aucune ne croit à un avenir rose, promis par Georges Papandreou lors de sa campagne électorale. Aujourd’hui Premier ministre, ce dirigeant du Pasok (le parti social-démocrate grec) affronte la crise, la colère des 27 car les comptes de son pays sont hors des clous du pacte de stabilité, et la défiance des marchés.

La recette appliquée ? La dérégulation sociale, le libéralisme, les privatisations. Le gouvernement, mis sous la tutelle de l’Union Européenne, s’apprête à faire appel au « plan de soutien » développé par les 27 le 25 mars. Les mesures qu’il contient (gel voire réduction des salaires, augmentation de l’âge de la retraite et diminution des pensions, hausse de la TVA…) contribueront à freiner la demande alors que l’inflation persiste. La population est enfoncée dans une inquiétante précarité. En témoignent les chiffres du chômage pour janvier 2010 que le gouvernement a divulgués le 21 avril alors qu’arrivaient à Athènes les experts de la Commission européenne, de la BCE et du FMI. La hausse est vertigineuse : en janvier, 11,3% de la population active était sans emploi, contre 9,4% un an plus tôt, et 10,2% en décembre 2009. Le 22, les chiffres du déficit public étaient revus à la hausse et l’agence de notation Moody’s baissait la note attribuée à la Grèce… au risque de provoquer plus encore des augmentations des taux d’intérêt.

C’est pourtant la population qui paie le prix cher. La crise qui sévit touche plus particulièrement les plus précaires et les classes moyennes.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

 

Signez en ligne notre pétition de soutien au peuple grec

 

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Réforme de la Politique Agricole Commune : n’oublions pas la détresse des agriculteurs !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2010

 

 

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Mobilisons-nous pour Leyla Zana, condamnée pour délit d’opinion !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2010

Mobilisons-nous pour Leyla Zana, condamnée pour délit d’opinion ! dans LIBERTES arton2748508-50930 16 avril 2010

Mobilisons-nous pour Leyla Zana, condamnée pour délit d’opinion !

Posté sur par Patrick Le Hyaric

Le 8 avril dernier, Madame Leyla Zana, ancienne Députée au Parlement Turc,  a été condamnée par les autorités de ce pays à trois ans de prison pour avoir prononcé un discours politique en faveur des droits démocratiques et de la liberté d’expression du peuple kurde. Cette condamnation constitue une atteinte inacceptable aux droits de l’homme et aux libertés individuelles.

 dans Monde

Avec plusieurs élus du Parlement Européen, nous l’avons reçue il y a quelques semaines dans le cadre de la 6e Conférence annuelle sur la question kurde.

Madame Leyla Zana a toujours fait preuve d’une grande responsabilité,  d’un grand esprit d’ouver-ture vis-à-vis des autorités turques – malgré les menaces qui pèsent sur elle depuis des années –  et d’un engagement constant pour trouver une issue pacifique au conflit et réconcilier les peuples Turc et Kurde. D’ailleurs, Madame Leyla Zana s’est  vue décerner, à juste titre, le Prix Sakharov pour la liberté de pensée par le Parlement Européen en 1995. Nous devons la considérer comme étant sous la protection de tous les Etats européens, et donc des autorités françaises.

Les Droits de l’Homme et le respect de la liberté d’expression sont des valeurs fondamentales pour la France comme pour l’Union Européenne, j’ai  donc interpelé M. Buzek, Président du Parlement Européen, et M. Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, afin qu’ils interviennent  auprès des autorités turques pour qu’elles reviennent sur leur décision.

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Agriculture : « Prix du lait : une nouvelle arnaque ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 avril 2010

 Agriculture : 6 avril 2010 – Patrick Le Hyaric

Prix du lait : une nouvelle arnaque !

 dans Politique nationaleFace aux résultats des élections régionales et à la pression populaire, même des députés de L’UMP se sont sentis obligés de demander au gouvernement un peu plus de justice. Pour cela ils avaient considéré qu’il était possible de faire un geste sur le bouclier fiscal, symbole de l’injustice de cette république tant il constitue un énorme cadeau aux plus fortunés. De retour des Etats-Unis, le président de la république leur a demandé de se taire. Il manifeste ainsi, de la manière la plus autoritaire, la façon dont il compte continuer à diriger le pays : au seul service de la classe des privilégiés de la fortune. Cette morgue du pouvoir est proprement insupportable et scandaleuse. Les principes de notre république sont sans cesse bafoués, et sans vergogne. Deux faits supplémentaires l’ont encore montré ces derniers jours. On n’a pu qu’être révolté la semaine dernière quand, le même jour, on apprenait d’un côté qu’un ministre avait loué un avion privé pour 116000 euros et, de l’autre, que la direction de l’entreprise Continental  propose un reclassement en Tunisie pour 137 euros aux salariés qu’elle a jetés à la rue. Quel symbole ! Quelle insulte faite au monde du travail !

 dans Union europeenne

Cette même semaine, le ministre de l’Agriculture a été contraint de réunir les industries laitières et la fédération des producteurs de lait parce que le prix du lait à la production continue de baisser. L’accord au rabais signé au mois de juin  dernier n’est même pas respecté. Ceci en dit long sur les projets de «contractualisation » prônés par le gouvernement et la Commission de Bruxelles.

Le prétexte invoqué par les industriels laitiers est un niveau de prix du lait plus bas en Allemagne. Ainsi la «  liberté de concurrence »  pousse sans cesse à l’abaissement des prix à la production et à l’élimination des petits et moyens paysans.

 

L’accord conclu au ministère de l’Agriculture est très mauvais. Il entérine la possibilité d’abaisser les prix en France pour les aligner sur les prix allemands puisqu’il veut instaurer un indice qui «  prendra en compte l’écart de prix entre le lait Français et Allemand». Un autre  indice devrait «  mieux tenir compte des prix mondiaux». Ainsi le pouvoir et les industries laitières, dont les profits augmentent pendant que les paysans sont acculés à la misère, ont décidé d’exploiter encore plus les agriculteurs. Face à de telles décisions, les agriculteurs comme les consommateurs doivent se mobiliser, dans l’unité la plus large. On ne peut laisser ainsi supprimer une profession, une grande filière française de production indispensable pour la souveraineté alimentaire, l’emploi, la vie des territoires, la gastronomie avec la diversité des fromages, des beurres et autres aliments issus du lait.

La bataille doit porter sur le maintien des quotas de production par pays et la mise en place de prix minimums intra-européens. La création d’un office européen du lait pourrait être un outil pour avancer en ce sens. Mais il y a urgence à se faire  entendre avec encore plus de force dans l’unité. Il y a urgence  à changer les logiques européennes au service  de la loi de l’argent. Mettons enfin l’Europe et la politique agricole commune au service de  l’intérêt général.

 

A lire également sur le site de la confédération paysanne : Quel_avenir_pour_le_lait ?

 

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Parlementaires – Juste une mise au point

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 avril 2010

Texte publié sur :    PCF Maubeuge

Mise au point (à laquelle s’associe pleinement pcfmaubeuge)

Alain Groisne, secrétaire de la section de Maubeuge du PCF :

Que l’on dénonce et combatte avec vigueur des parlementaires qui votent sans complexe des contre-réformes ultra-libérales et particulièrement nocives pour le monde du travail, quoi de plus normal !

Que l’on critique sévèrement des parlementaires de la gauche molle qui se soumettent au sirènes libérales, c’est positif !

Mais, depuis quelques semaines, une énième campagne consistant à dénigrer la fonction d’élu ou de parlementaire, parfois sur un ton prétendument humoristique, parfois sur un ton violent et haineux, surfe sur internet.

Une telle campagne développée dans une période d’élections devrait nous mettre la puce à l’oreille. Elle peut être impulsée par des groupuscules anarchistes ou d’extrême gauche mais souvent cela émane de l’extrême droite, celle-ci n’hésitant pas à qualifier la classe politique de “tous pourris” pour gagner des électeurs mécontents.

La ficelle n’est pas nouvelle : l’extrême droite française, encouragée par une grande bourgeoisie soucieuse de préserver ses privilèges, l’utilise sans vergogne depuis la fin du 19ème siècle pour diviser et tromper les travailleurs, les citoyens. Cette idéologie nauséabonde – que l’on peut qualifier de fasciste – véhicule le racisme, le rejet de l’étranger mais aussi la haine des ouvriers, des intellectuels, des syndicats, la négation des libertés et de la démocratie, le mépris de la culture et de l’école laïque, l’abaissement de la femme (1) …

Il faut donc éviter ce piège qui nous est tendu en permanence.

Après la raclée que nous avons infligé à une droite aux relents pétainistes, travaillons au rassemblement d’une gauche populaire et citoyenne, combative et antilibérale. Rassemblons-nous aussi pour inventer une alternative au capitalisme, pour construire avec et pour les citoyens un projet répondant aux exigences et aux besoins du peuple.

Pour conclure, n’oublions pas que des parlementaires se battent aux côtés des travailleurs : de la sidérurgie à la construction navale ou de la lutte des LU à Calais à celle des salariés de TOTAL à Dunkerque. Dans une période moins récente mais douloureuse, certains d’entre-eux ont même payé de leur vie leur refus de la collaboration et de la trahison : Charles Michel, Gabriel Péri, Jean Catelas, députés communistes. Livrés aux nazis par Pétain et Pucheu (ministre de l’intérieur et dirigeant du patronat de la métallurgie), ils ont été assassinés comme l’ont été de remarquables dirigeants de la CGT : Jean-Pierre Timbaud, secrétaire de la métallurgie en région parisienne, Jean Poulmarch, secrétaire du syndicat des produits chimiques, Vercruysse Jules, secrétaire de la fédération du textile (2).

Oui, soyons vigilants car le ventre de la bête immonde est encore fécond.

_______________

1 – Pour mieux tromper, l’emballage peut être populiste, nationaliste ou démagogique (les Le Pen père et fille sont des spécialistes de cette comédie)

2 – Ces syndicalistes et Charles Michel, député, ont été fusillés le 22 octobre 1941 à la carrière de Chateaubriand par représailles parce qu’ils étaient communistes.

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Europe : « On ne fait pas d’homme aisé sans casser des gueux » (Seb Musset)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 avril 2010

Leçon d’économie par l’absurde – A lire absolument 

Publié par : Seb Musset – 31 mars 2010

Récréer les conditions du K.O économique

Europe :
L’équipe de « E = aime Fric » vous livre son enquête exclusive au cœur des secrets de fabrication de ceux qui vont faire de votre vie un « paradis fiscal’….

ban_emfric dans Union europeenne
En ce début de printemps 2010 règne un stress positif au TINA, centre européen de recherche scientifique « There Is No Alternative ».

Nous pénétrons dans le sanctuaire de l’avidité fondamentale. Ici, depuis quarante ans, les experts en sciences de l’accumulation et de l’exploitation des masses réfléchissent aux diverses possibilités d’enrichissement : Casino boursier, défiscalisations, produits dérivés, spéculations sauvages, ventes à découvert et prix de transfert

Grâce au CIP (Centrifugeuse Idéologique de Populace), nos chercheurs sont à l’aube d’une révolution scientifique d’envergure continentale appelée « choc d’austérité« . Il s’agit de faire entrer en collision 27 pays (au moral enfoui à 100 m sous terre) avec le mur de la rigueur budgétaire.

« - C’est un défi social européen des plus complexes. Il va falloir que les peuples se fassent à l’idée d’une baisse brusque de leurs standards de vie. Pour certains pays qui se la pètent un peu trop, ça va faire mal. Mais on ne leur laissera pas le choix, c’est toute la philosophie du « choc d’austérité » » déclare un gouvernant que, pour d’évidentes raisons d’anonymat, nous désignerons par ses initiales, DSK.

[Article complet : sebmusset.blogspot.com/]

 

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