La commission européenne veut museler les peuples en rajoutant de l’austérité à l’austérité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 mai 2010

Pierre Ivorra

Une camisole pour imposer l’austérité aux peuples

 

En réclamant un droit de veto sur les budgets des pays membres, la Commission de Bruxelles met en cause la souveraineté des peuples et entend franchir un nouveau pas vers une politique autoritaire et ruineuse de superaustérité réclamée par Angela Merkel et soutenue par Nicolas Sarkozy.

Lire la suite dans l’Humanité du mardi 14 mai

 

Hier, dans plusieurs pays européens, des « fuites » ont été organisées dans la presse confirmant le durcissement des plans d’austérité des gouvernements. Plusieurs quotidiens italiens ont révélé qu’un gel d’un an des salaires des fonctionnaires serait à l’étude. La presse espagnole a de son côté commenté les mesures d’austérité annoncées mercredi par le gouvernement : baisse des salaires pour les fonctionnaires, gel de la revalorisation de certaines retraites, suppression de projets d’investissement… Au Portugal, les journaux ont annoncé le matin des mesures que le gouvernement a présentées l’après-midi et qui s’illustrent par une hausse généralisée des impôts.

Cette volonté de durcir les politiques publiques est aussi au cœur de la demande, mercredi, de la Commission de Bruxelles de pouvoir exercer un contrôle préalable des budgets des États. Il s’agirait d’imposer que les projets de budgets nationaux soient chaque année d’abord soumis à la Commission, puis examinés par les ministres des Finances de la zone euro qui donneraient leur avis, avant qu’ils soient soumis aux parlements. Pour la chancelière allemande, qui s’est exprimée mercredi, cette proposition constitue « un pas important dans la bonne direction ». La ministre française des Finances, Christine Lagarde, a pour sa part indiqué que la France est ouverte à un débat sur le sujet.

Il y a là beaucoup d’hypocrisie. En effet, la demande de la Commission ne tombe pas du ciel, elle formalise une exigence avancée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans leur lettre datée du 6 mai dernier adressée au président du Conseil européen et au président de la Commission à la veille du dernier sommet des pays de l’Union. Dans ce texte, les deux dirigeants exigent « un renforcement de la surveillance budgétaire dans la zone euro comportant des sanctions plus efficaces pour les procédures de déficit public excessif et renforçant la cohérence entre les procédures budgétaires nationales et le pacte de stabilité et de croissance ». Á l’issue d’ailleurs de ce conseil de l’Union européenne de vendredi dernier, 7 mai, les dirigeants de la zone euro précisaient dans leur déclaration qu’ils demandaient expressément « à la Commission et au Conseil » des ministres de l’économie et des Finances de veiller « à l’application rigoureuse des recommandations adressées aux États membres dans le cadre du pacte de stabilité » impliquant une « accélération » de « l’assainissement des finances publiques ». Il apparaît bien que la Commission n’a fait que mettre en musique les exigences qui lui ont été adressées et qui mettent gravement en cause la souveraineté des peuples.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]


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Union européenne : La démocratie en danger !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 mai 2010

Retraitons juste !

Site national du PCF - mis en ligne le 12 mai 2010

 

« Les Ultra-libéraux ça ose tout,

c’est même à ça qu’on les reconnait ! »

 

Union européenne : La démocratie en danger ! dans Democratie arton4804-47381

En voulant examiner les projets des budgets des pays de la zone euro avant qu’ils ne soient votés par les parlements nationaux, la commission européenne veut imposer la mise sous tutelle de ces parlements.

L’exécutif européen s’était déjà distingué par un laissez-faire généralisé aux marchés financiers pour leur permettre de spéculer en toute impunité, se permettant même de voler à leur secours en pleine tempête financière.

Non-contents d’imposer l’orthodoxie budgétaire, les marchés financiers veulent maintenant cadenasser la démocratie.

Devant un tel scandale et pour paraphraser Michel Audiard, « les Ultra-libéraux ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! ». A l’image de la mobilisation en Grèce et de la riposte qui commence à s’organiser dans notre pays face au plan de rigueur mis en place par le gouvernement, la commission européenne doit savoir que les peuples ne se laisseront pas manipuler de la sorte.

Que Bruxelles arrête de prendre ses désirs pour la réalité. Le pouvoir des actionnaires n’a pas encore remplacé la démocratie !

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Paris, le 12 mai 2010.

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« Plan d’aide à l’euro »: Le PCF appelle à un rendez-vous de lutte et de colère le 19 mai à Paris

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mai 2010

Parti communiste français – 11 mai 2010

« Plan d’aide à l’euro » :

l’UE cède aux exigences des marchés financiers !

 

Le plan adopté par l’UE ce week-end envoie un signal catastrophique : ce serait aux peuples européens de payer la crise, pas aux marchés financiers. Il témoigne de l’échec des réponses mises en œuvre depuis le début de la crise qui ont mobilisé des centaines de milliards d’euros pour les banques sans rien résoudre. Il est aussi l’aveu que le traité constitutionnel européen qui a été imposé aux peuples est devenu inapplicable. Et nombre de ses dispositions s’apparentent à un coup de force contre la démocratie, contre les souverainetés nationales.

C’est un tournant historique qui constitue une fuite en avant très grave vers de nouvelles crises. Cela conforte la mobilisation de celles et ceux qui, comme le PCF, demandent depuis 2005 que soit refondée la construction européenne.

Le plan vise à renforcer encore plus le carcan du pacte de stabilité et le Fonds de stabilisation créé serait assorti de conditions d’éligibilité draconiennes qui tendront à miner le « modèle social européen » et à briser les ressorts de la croissance réelle. De la même façon, l’achat direct par la BCE de titres d’État ne viserait qu’à sauver les profits bancaires et les capitaux financiers sur-accumulés. Ces dispositions vont peut-être calmer temporairement la spéculation, mais elles vont s’avérer très vite contradictoires car elles tendent à écraser l’emploi, la formation, les salaires, les services publics, la relance de l’activité.

Le PCF condamne ces dispositions et les plans de rigueur qui les accompagnent et demande à ce que le pacte de stabilité soit mis en cause pour une relance concertée des services publics en Europe. La politique monétaire de la BCE doit être réorientée et placée sous contrôle démocratique : l’achat de titres de dettes publiques comme nous l’avions proposé doit servir une croissance utile socialement. Dans ce même but, nous proposons la mise en place d’un fonds européen, non pour soutenir la finance comme cela vient d’être décidé, mais pour le développement social et écologique.

Face à la dictature des marchés financiers et au coup de force des gouvernements de l’Union européenne, le PCF appelle à un rendez-vous de lutte et de colère le 19 mai à la rotonde au métro Jaurès. Ce rassemblement sera marqué par le témoignage de salariés en lutte contre le plan de rigueur et par la présence de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et députée, Pierre Laurent, coordinateur national du PCF et Patrick Le Hyaric, rédacteur en chef du journal l’Humanité et député européen. A cette occasion, le PCF présentera ses propositions pour favoriser un rassemblement populaire autour de solutions réellement anti-crise.

 

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PCF : Solidarité avec le peuple grec victime des marchés financiers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mai 2010

alternatv.fr

 

A la une !

Avec le peuple grec, debout contre la finance

 

Avec le peuple grec, debout contre la finance

 

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo

 

Les communistes grecs ont déployé cette semaine une banderole sur l’Acropole où nous pouvions lire :

« Peuples d’Europe, soulevez-vous ».

A l’occasion de la fête de l’Europe et en soutien au peuple grec, les communistes français déploient à leur tour, une grande banderole devant les marches du Trocadero à Paris, dimanche 9 mai 2010 :

« Avec le peuple grec, debout contre la finance ».

 

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Solidarité avec le peuple grec : « Arrêter le bras des saigneurs »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 mai 2010

Solidarité avec le peuple grec : 8 mai 2010 – par Patrick Le Hyaric

Arrêter le bras des saigneurs

La main sur le cœur, ils  veulent nous fait croire qu’ils vont « sauver » la Grèce. En fait les États, la commission, le conseil européen, épaulés de la sangsue du Fonds Monétaire International s’acharnent à sauver les marchés financiers. Le peuple grec, qui ces dernières décennies était déjà bien loin de vivre dans l’opulence, va maintenant subir la terrible et horrible loi du sang et des larmes. Il doit payer une crise dont il n’est en rien responsable. Son entrée dans l’Europe des traités de Maastricht et de Lisbonne lui a été imposée. Et aujourd’hui, si on laisse faire, il va devoir subir le long et dur calvaire de la super austérité, de la démolition de ses droits sociaux, de certains services publics, pour continuer d’alimenter les caisses des institutions bancaires et financières.

Ce plan est inspiré de la loi du talion qu’impose le Fonds Monétaire International aux pays en voie de développement. Rappelons que ce sont les États-Unis qui disposent de la majorité des votes au FMI. C’est la saignée contre le peuple. Après cette dernière, ce sera  encore la saignée pour rembourser le service de la dette sans cesse grossie de taux d’intérêt exorbitants.

Ainsi ce programme de régression générale peut durer un quart de siècle ! Voilà ce que permet l’Europe actuelle bâtie sur « la liberté totale de circulation des capitaux » avec une monnaie unique rigide dont la seule possibilité d’ajustement en cas de difficulté s’opère par la réduction des dépenses sociales et publiques utiles. Avec une Banque centrale européenne dont la vocation n’est pas d’aider les populations, l’emploi, le progrès social, le développement durable mais les marchés financiers.

Autant de questions qui nous n’avions cessé de souligner lors des débats sur l’acte unique européen, les traités de Maastricht et de Lisbonne. Il faut d’ailleurs noter que seul le monde du travail et de la création trinque. Les puissances financières ne sont pas mises à contribution et les crédits de dépenses militaires ne sont pas réduits.

Comme nous aurions préféré avoir tort ! Nous appelons à la solidarité active avec le peuple grec qui se rassemble et agit contre le violent plan de souffrances qui lui est imposé. C’est d’autant plus indispensable que la cure d’austérité n’est pas un mal nécessaire pour rétablir la situation en Grèce. Elle est comme un médicament qui va achever le malade. En réduisant les salaires, la croissance sera encore ralentie et le chômage en augmentation. Il est curieux que l’Union européenne soit la seule zone économique qui fasse le choix de la compression de la demande. Les États-Unis et la Chine font exactement l’inverse. Comment peut-on parler de solidarité européenne quand les États vont prêter à la Grèce à des taux d’intérêts dépassant 5% ? Des ministres français vont jusqu’à s’en réjouir! Pensez donc, les souffrances de nos amis grecs appelées à la rescousse  des caisses de l’État, sans doute pour de nouveaux cadeaux à leurs amis privilégiés de la fortune !

D’autres solutions existent en Grèce comme dans les autres pays : l’augmentation de la fiscalité sur le capital et la spéculation, l’amélioration des salaires et des pensions, le crédit public sélectif,  seraient autant de facteurs de relance.

Tous les peuples européens ont maintenant besoin d’un changement de cap de la construction européenne, d’une modification des statuts de la Banque centrale européenne, d’une fiscalité commune sur le capital, d’une stratégie de moyen terme d’harmonisation par le haut pour des avancées sociales partout et le développement de vrais services publics nationaux et européens, d’un nouveau développement écologique.

De même, la question des déficits et dettes bancaires des pays comme des départements et des communes doit être réexaminée. Car une partie des dettes n’a aucune justification sinon celle d’un pillage des ressources.

Cette solidarité avec les populations grecques est d’autant plus indispensable que la situation de ce pays est désormais utilisée pour accélérer les projets de recul sociaux et les plans d’austérité dans tous les autres pays.

Ainsi, M. Minc, qui conseille les milieux d’affaires et souvent le Président de la République, a déclaré il y a quelques jours que la réforme des retraites doit être « un signe envoyé aux marchés financiers ». Et M. Fillon a plaidé, pour une accélération de l’harmonisation sociale, mais… vers le bas, déclarant : « Participer à l’Euro suppose d’harmoniser progressivement les systèmes économiques et sociaux des pays membres ». (…)  « On ne peut pas avoir la même monnaie et travailler 42 heures dans un pays et 35 ou 37 dans l’autre. On ne peut pas avoir la même monnaie et partir en retraite à 67 ans dans un pays et à 55 ou 56 ans dans un autre ». Cela éclaire d’un jour cru la cause et la nature des contre-réformes réactionnaires du pouvoir de droite.

L’action unie contre le recul de l’âge de départ à la retraite, la casse des services publics, le blocage des salaires et des pensions, la réduction des crédits publics, la solidarité avec le peuple grec et le mouvement qui doit reprendre pour changer les traités européens, ne sont qu’un seul et même combat à mener dans l’unité la plus large.

 

A lire également :

AGISSONS ENSEMBLE POUR UNE INITIATIVE POLITIQUE EUROPÉENNE

 

 

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Union européenne : Imposer l’austérité aux peuples pour sauver les banques !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 mai 2010

 

À la une dans l\'Humanité

Bruno Odent

Euro : le plan qui vise à sauver les preneurs d’otages

 

Union européenne : Imposer l'austérité aux peuples pour sauver les banques ! dans EUROPE drapeau_europe_bruxelles2-thumb-550x275

 

Les dirigeants de l’UE cherchent à imposer l’austérité et à maintenir la capacité des États à rembourser leurs créanciers, mais la montée des résistances partout en Europe jusqu’en Allemagne renforce les alternatives fondées sur la solidarité.

Il régnait hier comme un parfum de panique à Bruxelles et dans les grandes capitales européennes. Les attaques spéculatives et les risques de contagion de la crise grecque font craindre le pire pour la monnaie unique européenne. Dans un climat lourd, les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) se sont mis d’accord sur le lancement d’un fonds européen dit de stabilisation destiné à voler au secours des États membres en graves difficultés financières qui, comme la Grèce, risqueraient de ne plus parvenir à boucler leurs fins de mois. Il s’agissait coûte que coûte de pouvoir faire bonne figure «  avant l’ouverture des marchés financiers  » ce matin. Et empêcher qu’ils ne craquent à nouveau comme la semaine dernière (Paris a chuté de plus de 11 %). Nicolas Sarkozy a annulé in extremis un voyage à Moscou et convoqué précipitamment une réunion interministérielle de crise hier soir à l’Élysée.
Face à l’urgence, le besoin d’une révision drastique des règles inscrites dans les traités se fait ainsi jour. Les réponses avancées – création d’une sorte de fonds monétaire européen pour voler au secours des pays en difficulté, mise en place d’un «  gouvernement économique  » ou encore financement direct des États auprès de la Banque centrale européenne (BCE) – étaient encore considérées, il y a peu de temps, comme autant de transgressions des dogmes fondateurs de l’euro. Dans cette sorte de sauve-qui-peut-l’euro, plus aucun tabou ne résiste donc.

Pour autant, si la nécessité de transformer la monnaie unique apparaît désormais incontournable, il n’est toujours pas question à Bruxelles, Paris ou Berlin de se libérer de l’emprise des marchés financiers. Tout au contraire. Les prêts du fonds de sauvetage européen qu’une majorité d’États membres ont décidé de lancer hier sont assortis de conditions au moins aussi drastiques que celles de l’institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn depuis Washington. Le gouvernement économique européen qu’envisagent les chefs d’État de la zone euro est conçu comme un super-organe de coercition, destiné à faire accepter partout un durcissement sans précédent de la discipline budgétaire commune, fixée par le pacte de stabilité. Sur la proposition d’Angela Merkel, un arsenal de sanctions est envisagé. Celles-ci pourraient aller jusqu’à la suspension des droits de vote des pays trop «  laxistes  » lors des réunions de l’UE ou la privation de certaines subventions européennes.

 

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Grèce : Les mesures antisociales, « une aubaine pour les marchés financiers et le capital ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 mai 2010

Publié sur : http://www.plumedepresse.net/ – 7 mai 2010 – par Olivier Bonnet

 

Nous sommes tous grecs !

grèce« Le nouveau plan d’austérité annoncé dimanche 2 mai est une véritable catastrophe pour la population grecque, les salariés du privé comme du public, les retraités et les privés d’emplois, proteste le ComitéCADTM), qui énumère ses mesures antisociales :

Gel des salaires et des retraites de la fonction publique pendant 5 ans ;

Suppression de l’équivalent de 2 mois de salaires pour les fonctionnaires ;

Diminution de 8% de leurs indemnités déjà amputées de 12% par le précédent plan d’austérité du gouvernement dirigé par le PASOK  ;

Le taux principal de la TVA qui, après être passé de 19 à 21%, est porté à 23% (les autres taux augmentent aussi (de 5 à 5.5% et de 10 à 11%) ;

Les taxes sur le carburant, l’alcool et le tabac augmentent pour la 2e fois en un mois de 10% ;

Les départs anticipés (liés à la pénibilité du travail) sont interdits avant l’âge de 60 ans ;

L’âge légal de départ à la retraite des femmes est porté de 60 à 65 ans d’ici 2013.

Pour les hommes, l’âge légal dépendra de l’espérance de vie ; Il faudra 40 ans de travail (et non plus 37, hors études et chômage) pour avoir une retraite à taux plein ;

Cette retraite sera calculée, non plus en fonction du dernier salaire mais selon le salaire moyen de la totalité des années travaillées (soit l’équivalent d’une baisse du montant net de la retraite de 45 à 60%) ;

L’État réduira ses dépenses de fonctionnement (santé, éducation) d’1,5 milliard d’euros ;

Les investissements publics seront réduits aussi d’1,5 milliard d’euros ;

Un nouveau salaire minimum pour les jeunes et les chômeurs longue durée est créé (soit l’équivalent du CPE rejeté en France par la jeunesse et les syndicats). »

A qui profite le crime ?

Réponse du CADTM  : « C’est une aubaine pour les marchés financiers et le capital  !

Les transports, l’énergie et certaines professions réservées à l’État seront libéralisés et ouverts au privé (privatisations) ; Le secteur financier (banques principalement) bénéficiera d’un fonds d’aide mis en place avec l’aide du FMI et l’UE ; La flexibilité du travail sera renforcée ; Les licenciements seront facilités ; (…)

[Lire la suite sur : plumedepresse.net/]

 

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Grèce : La démocratie bafouée

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 mai 2010

Fabien Perrier

Grèce :

un coup de force par voie parlementaire

 

 

Georges  Papandréou, le Premier ministre grec

 

Exclusif. Désormais, toutes les mesures prises dans le cadre du plan pour la Grèce de l’UE et du FMI seront signées par le ministre grec des Finances, sans vote au Parlement.

Athènes, de notre envoyé spécial en Grèce.

C’est dans l’après midi que la nouvelle est tombée. « Un coup d’État », ont dénoncé, en substance, les partis de gauche (KKE et coalition Syriza). Quant à Nouvelle Démocratie (ND, droite) et à Laos (extrême-droite), ils ont dit que la procédure n’est pas légale. Le gouvernement Pasok (social-démocrate) mené par Georges Papandreou vient de faire passer en Grèce une grave modification de loi qui remet fondamentalement en cause la démocratie :

désormais, toutes les lois et tous les accords pris dans le cadre du « plan de soutien à l’économie grecque » défini par le gouvernement grec, l’UE et le FMI seront signés par le ministre des Finances, sans vote au Parlement qui ne sera plus qu’informé.

Grave pour la démocratie, cette décision l’est à plus d’un titre. Tout d’abord, elle refuse de prendre en compte les observations des députés qui, le 6 mai, s’étaient opposés au projet de loi sur « les mesures pour la mise en œuvre du mécanisme de soutien à l’économie grecque par les États-membres de la zone euro et le FMI ». En effet, seuls les députés Pasok dans leur quasi-totalité et ceux du Laos (extrême-droite) avaient approuvé, dans une alliance pour le moins douteuse, ce plan d’austérité. Quant aux trois députés Pasok qui se sont abstenus, ils ont été exclus du parti.

Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret

Les députés du KKE (PC grec) et de Syriza (gauche radicale dont la principale composante est Synaspismos) et ceux de ND ont dénoncé ce projet de loi. A leurs yeux, il ne s’agissait pas d’une loi classique mais bien de la ratification d’un accord international qui délègue des compétences nationales aux institutions internationales. De ce fait, la majorité nécessaire au Parlement n’était pas de 151 députés mais de 180. Le gouvernement leur a répondu que, non, aucune compétence étatique n’était dévolue aux institutions internationales.

Pourtant, aujourd’hui, dans une assemblée vide, le ministre des Finances a introduit une modification d’un des articles de ce projet de loi, l’article 3. Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret, sans consultation des élus du peuple. Cette modification fait fi d’une règle minimale dans tout système parlementaire : le Parlement vote pour ou contre des lois que le gouvernement lui soumet ou qu’il propose au gouvernement. L’assemblée populaire, élue en octobre 2009, est ainsi niée.

C’est donc désormais le ministre des Finances qui a les pleins pouvoirs sur les mesures d’austérité, sujet qui constitue aujourd’hui le principal enjeu politique du pays et qui touche à la souveraineté grecque (cf. L’Humanité du 7 mai, notamment page 5).

Nombreux sont les députés, de gauche mais aussi de ND et de Laos,

qui affirment que l’acte est anticonstitutionnel

Comment le ministre s’y est-il pris ? Sans prévenir les présidents des groupes de la tenue du vote, il a fait la proposition d’une modification de l’article 3, votée par le chef du groupe Pasok. Et le vice-président du Parlement a considéré que la loi était votée, car le parti majoritaire venait d’approuver cette modification. Nombreux sont les députés, de gauche mais aussi de ND et de Laos, qui affirment que l’acte est illégal, voire anticonstitutionnel, au regard du contexte dans lequel il a été effectué. A l’heure où ces lignes sont écrites, il semble toutefois qu’aucun recours juridique ne soit possible.

Alors que le 5 mai, des centaines de milliers de manifestants défilaient en Grèce pour dénoncer les mesures d’austérité, leurs voix sont ainsi bâillonnées, d’un seul coup. Un coup qui ressemble fort à un « coup d’Etat », selon le KKE et Syriza, terme qui n’est pas sans évoquer des heures sombres en Grèce. Un coup qui survient au moment où les Grecs songeaient à la pause du week-end. Quelle sera leur réaction ?

 

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Fillon veut sacrifier le modèle social français pour « inspirer de la confiance aux marchés »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 mai 2010

Site national du PCF – mis en ligne le 6 mai 2010


Fillon met en scène sur TF1 un scénario à la Grecque

Fillon veut sacrifier le modèle social français pour

Le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi sur TF1 la tenue d’un séminaire gouvernemental jeudi sur les budgets 2011 et 2012.

L’objectif de son intervention est de préparer l’opinion publique à un gigantesque plan de baisse des dépenses publiques de l’État et des collectivités locales. Un scénario grec est donc en préparation. Le gouvernement va s’attaquer aux services publics.

Il veut mettre fin au modèle social français. Au profit de qui ? Le Premier ministre a lâché le morceau lors son intervention : il s’agit de continuer « d’inspirer de la confiance aux marchés ». A l’image du peuple grec qui se bat et qui lutte, nous ne laisserons pas faire ! En France comme en Grèce, il faut faire reculer le pouvoir indécent des marchés financiers.

arton4763-09b12 dans POLITIQUE

 

Pierre Laurent
-
 Coordinateur national du PCF

Mercredi 5 mai 2010

Retraitons juste !

 

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Grèce / Europe : Déclaration de Marie-George Buffet

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 avril 2010

PCFmis en ligne le 29 avril

Déclaration de Marie-George Buffet :

Grèce/Europe :

austérité et régression sociale ne sont pas la solution !

 

Les choix d’austérité draconiens et les reculs sociaux dramatiques que le gouvernement d’Athènes cherche à imposer au peuple grec sous la dictée de l’Union européenne et du FMI suscitent des résistances légitimes et des manifestations populaires qui expriment, avec force, colère et inquiétude.

Ce n’est pas au peuple grec de payer l’addition exorbitante de la spéculation financière et d’une gestion économique néo-libérale qui ont conduit à une crise aussi violente.

C’est parce que la Grèce, depuis des années, a mis en œuvre ces orientations néfastes qu’elle est aujourd’hui plongée dans une situation aussi difficile et dangereuse. Voilà le résultat de la recherche permanente de la convergence des politiques mises en œuvre dans chaque pays européen sur les règles de la BCE, sur les critères de Maastricht et du Pacte de stabilité : la régression sociale la plus drastique et des déséquilibres qui permettent aux spéculateurs de mettre des pays comme la Grèce au bord d’une situation de faillite.

Face à cette situation d’une gravité exceptionnelle, il faut d’urgence apporter un secours au peuple grec et faire plier la BCE dont la responsabilité et l’action doivent être directement mises en cause. Aider le peuple grec c’est nous aider nous-mêmes contre toutes ces politiques de régression sociale dans l’Union européenne.

Au sortir de la grande récession qu’ils ont contribué eux-mêmes à provoquer, les banques et les acteurs des marchés financiers, y compris les fonds spéculatifs, repus des centaines de milliards d’euros injectés par la BCE et les États européens, spéculent depuis plusieurs semaines contre les pays dont les finances sont les plus vulnérables. Avec la Grèce, qui est sous un feu roulant, c’est aussi le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie qui sont touchés.

Les dirigeants européens ont laissé trainer, tout en sollicitant l’aide du FMI, institution sous domination du dollar. Et, pendant que les attaques spéculatives redoublent contre la Grèce, Paris s’aligne derrière Berlin pour conditionner tout éventuel soutien à Athènes à des exigences anti-sociales insupportables.

Dans le même temps, les gouvernements de droite ou social-libéral, tentent de faire passer en force, notamment en France, des réformes réactionnaires contre les retraites, les services publics, l’emploi et les salaires en agitant la menace du sur-endettement et de la banqueroute.

 

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