L’Édito de l’Humanité : « Un gouvernement rabougri »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 avril 2014

 

  L’éditorial : « Un gouvernement rabougri »

 

Par Patrick Apel-Muller.

 

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 “Alors que les électeurs ont sanctionné le cap de François

Hollande, il revient à Manuel Valls d’habiller de dynamisme

et d’autorité – et d’autoritarisme, c’est à craindre –

le tournant libéral.”

On nous annonçait une équipe resserrée, nous voilà

avec un gouvernement rabougri.

Son soutien politique s’est restreint avec le départ d’EELV et même

si la crainte qu’une débandade suive la déroute conduit beaucoup

au silence, la confiance n’est pas votée d’avance et unanimement

dans les rangs du groupe socialiste.

 

Alors que les électeurs ont sanctionné le cap de François Hollande, il revient à Manuel Valls d’habiller de dynamisme et d’autorité – et d’autoritarisme, c’est à craindre – le tournant libéral. Pour la crédibilité de l’entreprise, il a dû s’accommoder de Christiane Taubira, malgré leurs dissensions, et d’une escouade de proches de François Hollande, qui ont pour mission de veiller au grain. Il a su rallier Arnaud Montebourg qui, flatté par un grand ministère de l’Économie, devient l’un des principaux promoteurs du pacte de responsabilité et aura en charge la « politique de l’offre ». Qui a donné les gages ? Qui est l’otage ? Toujours est-il que celui qui prétendait refuser l’austérité a accepté le plat de lentilles proposé.

Benoît Hamon a fait le même choix, quitte à décontenancer les membres de son courant. Mais l’opération de communication résiste mal aux rendez-vous : quelques secondes avant que le secrétaire général de l’Élysée égrène les noms des titulaires de portefeuille, François Hollande dévalait le perron pour embarquer dans la limousine qui devait le conduire à Bruxelles où l’on apprécie les vertus du pacte de responsabilité, des 50 milliards de réductions des dépenses publiques et des attaques programmées contre la Sécurité sociale et son financement.

Il n’y a donc aucune bonne surprise dans ce cabinet. L’homme qui voulait liquider l’appellation socialiste du nom de son parti est chargé de mettre en oeuvre une politique qui n’a rien à voir avec la gauche, comme il le confirmera dans sa déclaration de politique générale, mardi prochain. L’UMP Patrick Devedjian ne s’y est pas trompé en saluant dans la nomination de Manuel Valls « un coup de barre à droite ». Nous sommes donc aux antipodes du signal pourtant fort adressé par les électeurs de gauche. La voix de ces derniers se fera-t-elle entendre dans l’Hémicycle au-delà des députés Front de gauche ? Les députés et les sénateurs EELV prendront-ils enfin des distances avec les politiques d’austérité qui maltraitent les milieux populaires et rendent illusoires les politiques de développement durable ? Des députés socialistes se prononceront-ils à l’unisson de beaucoup de leurs adhérents pour refuser cette circulation à contresens ?

Un rendez-vous prend corps pour ne pas laisser cette porte claquée au nez des électeurs les désespérer. Le 12 avril, la marche nationale contre l’austérité à Paris voit confluer des courants divers de la gauche, des militants syndicalistes et associatifs, des personnalités progressistes, pour imposer un grand débat sur les alternatives, donner de l’élan aux revendications jusqu’à des politiques de transformation, permettre un débouché populaire aux sentiments reflétés par les urnes, combattre le sentiment de fatalité qui facilite les entreprises libérales.

 

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Nouveau gouvernement : « Une sidérante fin de non recevoir »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 avril 2014

 

Nouveau gouvernement : « Une sidérante fin de non recevoir »

(Olivier Dartigolles – PCF)

 

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  Alors que la politique gouvernementale a été très fortement

  sanctionnée lors des élections municipales, la composition

  du nouveau gouvernement confirme une sidérante fin

  de non recevoir, symbolisé par le choix de M.Valls à Matignon,

  un véritable acharnement de F.Hollande et des principaux dirigeants

  du PS à ne pas prendre en considération l’état réel du pays,

le niveau des attentes et des souffrances.

Rien ne change ? Pas exactement puisque ce gouvernement « resserré » sera celui d’une accentuation de la cure d’austérité avec, comme première conséquence, une aggravation de la crise politique.

Symbole saisissant, a peine quelques minutes avant l’annonce du nouveau gouvernement, F.Hollande partait pour Bruxelles avec, sous le bras, le pacte de responsabilité, les 50 milliards d’euros d’économies et une nouvelle attaque contre le financement de la sécurité sociale déguisée en « pacte de solidarité ».

Nous proposons de prendre une tout autre direction avec la marche du 12 avril, celle du sursaut citoyen et populaire, d’une remobilisation de l’ensemble de la gauche, avec des socialistes et des écologistes qui ne veulent pas de l’austérité comme seul horizon.

Aujourd’hui, ce gouvernement dont le combat consiste à abandonner notre pays aux marchés financiers ne dispose pas d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale. Les prochains jours peuvent ouvrir une nouvelle séquence politique avec un grand débat sur les alternatives, les solutions, les grands chantiers à engager pour un changement de gauche.

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Pourquoi le PS de Hollande a cassé (provisoirement?) la gauche

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 avril 2014

 

Pourquoi le PS de Hollande a cassé (provisoirement?) la gauche

 

PS5   par Y. Quiniou

  La gauche a une longue histoire tumultueuse qui,

  après la scission de Tours, a cependant réuni le PS et le PC

  à plusieurs reprises, permettant des avancées sociales

  importantes : en 1936, à la Libération, en 1981-1983 et,

  pour une part, avec le gouvernement Jospin.

 

 

Ces conquêtes communes ont contribué à remodeler le capitalisme dans un sens plus humain et, on peut le dire, social-démocrate au sens vrai de ce terme. Mais elles n’ont été possibles qu’en raison d’un même fond idéologique basé sur le marxisme et sa critique du capitalisme, en tout cas jusqu’à la chute du système soviétique: la rupture du Congrès de Tours ne portait pas sur ce fond doctrinal mais sur le rapport à l’URSS et à la 3ème Internationale. Or tout cela, qui aurait pu continuer, est en train de s’écrouler depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir et les élections municipales nous montrent sans conteste l’échec total qui en résulte. Pourquoi?

La première raison tient évidemment au tournant non social-démocrate mais social-libéral auquel le PS a procédé (voir mon article précédent), qui revient à faire du capitalisme l’horizon définitif de la politique, quitte à l’aménager à la marge dans un sens plus social.

[...]

La deuxième raison est la conséquence concrète de cette vision politique : le PS depuis des années n’a cessé de s’intégrer pratiquement à l’ordre capitaliste, sans le moindre recul critique. Faisant du marché et de la libre concurrence son dogme de base, il a créé le piège dans lequel il est enfermé, c’est-à-dire dans lequel il s’est enfermé lui-même: l’Europe actuelle avec son traité constitutionnel, pourtant refusé par les français et qu’on leur a imposé à  initiative de la droite et avec elle par un artifice juridique. Or celle-ci n’est guère démocratique et, surtout, elle n’a d’autre finalité que de créer un vaste marché économique permettant de valoriser le Capital par sa libre circulation et son investissement dans les pays où le « coût du travail » est bas, quitte à produire du malheur social dans les pays plus développés où les travailleurs étaient jusqu’à présent plus protégés.

Source : PCF-Grésivaudan

Article original

 

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Valls Premier Ministre : François Hollande tourne le dos à la gauche.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 avril 2014

 

M.Valls Premier Ministre :

« François Hollande n’entend que de l’oreille droite »

(Pierre Laurent – 31 mars 2014)

 

Capturevalls

  François Hollande n’a pas écouté le message des Français.

  A part le Premier Ministre, rien ne change. La nomination de

  Manuel Valls à la tête du gouvernement est précipitée.

  C’est est une fuite avant, un choc pour les électeurs de gauche

  qui ont manifesté leur mécontentement et leur désarroi

  lors du scrutin municipal.

  Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche.

  Le Président maintient le cap de l’austérité.

  Le pacte de responsabilité reste la priorité.

  La réduction de 50 milliards d’euros de dépenses publiques

et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé,

de l’éducation et de la jeunesse.

D’ailleurs le Président est resté très flou. Aucune mesure concrète. Le pacte de solidarité c’est du vent !

Si François Hollande avait vraiment écouté les français, il aurait annoncé un grand plan de justice fiscale

et sociale, des investissements pour les services publics, la hausse du SMIC, un soutien aux collectivités

locales, l’interdiction des licenciements boursiers…..bref, une politique de gauche! A un mois et demi

des européennes il aurait du engager le bras de fer avec Bruxelles pour libérer le pays du pacte budgétaire.

Décidément le Président de la République n’entend que de l’oreille droite.

J’appelle solennellement l’ensemble des forces et des militants de gauche qui ne se reconnaissent pas

dans les choix de François Hollande, à se rassembler et à travailler ensemble à l’émergence d’une alternative

à gauche. Ne laissons pas le champ libre à un retour de la droite. Je donne rendez-vous à tous ces femmes

et hommes de gauche le 12 avril prochain pour un grand rassemblement populaire et citoyen pour un sursaut

politique plus que jamais nécessaire.

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Censure de la loi Florange : « une décision politique en faveur du patronat »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 mars 2014

 

Censure de la loi Florange :

      « une décision politique en faveur du patronat »

 

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  Le Conseil constitutionnel a censuré au nom

  de la liberté d’entreprendre et de propriété

  une importante partie de la loi dite « Florange »,

  qui était pourtant déjà bien amputée

  de sa substance.

 

Ce texte visait à obliger les propriétaires d’entreprises à céder leur site plutôt que de le fermer,

sous peine de sanction.

« La loi votée en février dernier, n’oblige en réalité, le propriétaire qu’à démontrer ses bonnes intentions

en matière de recherche de reprises » explique la CGT. La loi, promesse de campagne du candidat Hollande,

avait été ainsi déjà vidée de sa substance lors du vote à l’Assemblée.

Alors que François Hollande sur le site ArcelorMittal en Moselle avait promis une « obligation » de cession,

le texte se limitait déjà à une obligation de recherche d’un repreneur. Mais ce n’était pas assez

pour les parlementaires UMP (108 sénateurs et 80 députés) qui, avec le soutien plein et entier du patronat,

a déposé un recours devant le conseil constitutionnel. 

Les « Sages » ont ainsi partiellement donné raison aux parlementaires de l’opposition, en jugeant que l’obligation

pour un employeur d’accepter une offre de reprise sérieuse, ainsi que la compétence confiée au tribunal

de commerce pour l’apprécier, avec des sanctions à la clé, constituaient une atteinte au droit de propriété

et à la liberté d’entreprendre. Le conseil constitutionnel a «également jugé les sanctions financières

trop contraignantes. Les employeurs refusant une offre sérieuse de cession ou ne respectant pas l’obligation

de recherche d’un repreneur étaient ainsi passible de devoir payer jusqu’à vingt fois la valeur mensuelle

du Smic par emploi supprimé, soit 28.000 euros par salarié.

 Une décision politique

« C’est une décision politique en faveur du patronat et du capital contre le travail et les travailleurs » estime

la CGT qui appelle «  le gouvernement et les parlementaires à légiférer à nouveau en proposant une loi

qui donne des droits d’intervention aux salariés sur les stratégies des entreprises ».

« La CGT propose que le comité d’entreprise ait le droit de suspendre les licenciements et les aides publiques

ainsi que l’obligation pour l’employeur de céder le site lorsque des repreneurs se font connaître. »

Édouard Martin, ancien délégué CFDT de l’aciérie ArcelorMittal de Florange, devenu candidat PS aux élections

européennes dans l’Est, a également laissé éclaté sa « colère » envers l’UMP : « En quoi ont-ils défendu l’intérêt

général? »

[Lire la suite sur humanite.fr]

CGT : Le Conseil constitutionnel choisit le droit de propriété face au droit de travailler !

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Gérard Filoche invité de Jean-Jacques Bourdin

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 mars 2014

 

Capturermcfiloche   Cliquer sur l’image (capture d’écran) pour voir la vidéo

  Invité de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi,

  le socialiste Gérard Filoche a poussé un coup

  de gueule contre la politique du président

  et du gouvernement.

  Membre de la direction du PS, il a réclamé

  « une vraie politique de gauche ».

 

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L’édito de l’Humanité : La « percée » ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mars 2014

 

L’édito : La « percée » ?

 

Par Jean-Emmanuel Ducoin.

« La vraie question serait plutôt la suivante désormais : à force de poser ses pas sur le tapis rouge, Marine Le Pen et ses affidés parviendront-ils, à terme, à briser le plafond de verre politique et sociologique sur lequel ils buttent depuis le milieu des années 1990 ? »

La réalité, oui. Mais juste la réalité alors… Depuis dimanche, toute la médiacratie réunie pour le pire a décidé d’agiter le « chiffon rouge » du Front national, comme si « la percée » réalisée dans de nombreuses villes était le seul tremblement de terre électoral vécu par la France ce 23 mars. La prétendue « percée » est non seulement à relativiser, mais elle n’existe pas, à l’exception notable de quelques endroits. Les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur sont têtus. Au total, le FN n’a pu présenter des listes que dans 596 communes, souvent au prix de tripatouillages que la République réprouve. Le résultat national s’avère très faible : 4,65 % (et non 7 % comme annoncés), soit 1,2 million 
de votants. Comment parler de poussée irrépressible ?

Nous ne nierons pas – surtout ici dans ces colonnes – le danger que constitue le poison lepéniste, bien au contraire. Mais la paresse des éditocrates, la soumission à la communication politique à la merci du poujadisme ambiant et, plus profondément encore, l’effacement concerté de la « question sociale » nous lassent et nous navrent, car ils braquent les projecteurs uniquement sur les conséquences d’une situation de crise, jamais sur ses causes. Cette manipulation à grande échelle ne date pas d’hier. Depuis quelques mois, la promotion des leaders frontistes dans les médias a atteint un tel degré de démesure que nous pouvons parler d’une forme de harcèlement contre l’idée que nous nous faisons de la démocratie. Le FN a bénéficié de 26 % du temps de parole sur l’ensemble des huit chaînes de télévision comptabilisées par le CSA. Un véritable scandale qui contredit la loi et toutes les règles dites d’égalités représentatives. À climat pourri, méthodes pourries.

La vraie question serait plutôt la suivante désormais : à force de poser ses pas sur le tapis rouge, Marine Le Pen et ses affidés parviendront-ils, à terme, à briser le plafond de verre politique et sociologique sur lequel ils buttent depuis le milieu des années 1990 ? Posée autrement : sommes-nous réellement sortis du diagnostic brutalement verbalisé un certain soir du 21 avril 2002, quand un pan entier de la Ve République et de son cœur social s’est effondré ? L’interrogation se pose avec d’autant plus d’intérêt – donc d’inquiétudes – qu’il ne faudrait pas oublier que nous ne sommes plus dans l’avant-2012, quand la France était encore atteinte dans ses fondements les plus nobles par le sarkozysme, qui conjuguait les confusions idéologiques ultradroitières à tous les temps en flirtant 
avec les syllogismes maurrassiens et vichystes, au plus grand bonheur de la famille Le Pen, qui pouvait ainsi, en toute impunité, revendiquer la paternité de dérives accréditées par la droite « traditionnelle ». Comme à Villeneuve-Saint-Georges, la porosité FN-UMP n’est plus à démontrer…

 

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  Depuis 2012, donc, la France a vécu une alternance.

  Et c’est bien le problème. Dans un contexte de crise sociale

  et de mondialisation aveugle, qui écrase les souverainetés

  nationales, ce changement ne s’est soldé pour l’instant

  que par des promesses trahies, des espoirs déçus à gauche

  et une atomisation sociale encore plus forte au fil 
des mois,

  qui poussent au dégoût et à l’abstention.

 

Pour toute réponse, on nous propose encore le « front républicain », mêlant droite et gauche dans un magma informe,

sans principe et sans perspective politique. L’histoire nous a enseigné un invariant :

quand l’extrême droite se met à parler de social, le danger lui aussi devient extrême.

François Hollande et ses ministres, qui se comportent avec une arrogance mortifère contre le peuple

de gauche, ont-ils oublié que ce qui ne sort pas socialement sort politiquement, un jour ou l’autre ?

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Pas de changement de cap malgré la « déculottée » du 1er tour des municipales

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 mars 2014

 

Dans l’Humanité ce mardi :

Les conséquences d’un aveuglement

 

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François Hollande, comme les dirigeants du PS, reste dans le déni

des véritables raisons de la gifle au 1er tour des municipales.

Trop de promesses trahies et d’espoirs déçus à gauche poussent

à l’abstention ou au vote antirépublicain.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, appelle à

« la fusion des listes de gauche » pour « barrer la route à toute

élection de maire FN ».

Retrouvez nos décryptages, analyses, reportages…

 

 

  • Dans l’Humanité également,un cahier central de 12 pages spécial élections, avec les résultats département par département
  • Au PS, l’heure des mécomptes a sonné
    La droite a pris un net avantage, dimanche, remportant 50 à 60 villes importantes de plus que le PS dès le premier tour des municipales.
  • Le PCF appelle toute la gauche à se rassembler
    Pour barrer la route au FN et à la droite, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, appelle les forces de gauche à s’unir pour le second tour des élections et à un changement de cap politique à gauche.
  • À Marseille, toute la gauche frappée par l’abstention
    Les secteurs les plus favorables à la gauche sont les plus frappés. Mince filet d’espoir : le total de toutes les listes de gauche (35 %) atteint presque celui des listes Gaudin.
  • La Seine-Saint-Denis rejette l’hégémonie du PS
    Les municipalités à direction communiste résistent, au premier tour, aux offensives socialistes. Mais, du fait des jeux d’alliances, le second tour demeure incertain.
  • Le maillage très lâche du FN n’entame pas sa progression
    La présence annoncée dans « la moitié des villes de plus de 10 000 habitants » n’est pas au rendez-vous. Mais dans les villes où il se maintient, le parti d’extrême droite pourrait encore affermir son emprise
  • Abstention. Au Havre, la gauche victime de ses propres électeurs
    Dans le grand port industriel de Seine- Maritime, le maire sortant UMP a été élu, dimanche, dès le premier tour. Ici, la « vague bleue » tient d’abord au manque de participation dans les quartiers populaires, où les électeurs, traditionnellement favorables au PS et surtout au PCF, ont traîné les pieds.

[Lire la suite]

 

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Les assistés du CAC 40 peuvent dormir tranquille

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 mars 2014

 

Aides publiques

Un pacte de rentabilité pour le CAC 40

 

L’HUMANITÉ – 18 mars 2014 – Clotilde Mathieu

Malgré l’opacité sur les crédits d’impôt recherche et compétitivité emploi, l’Humanité a obtenu leurs montants pour 16 multinationales du CAC. En 2013, malgré leurs 28 milliards d’euros de bénéfices, ces dernières ont gagné 1,72 milliard d’euros sur leur impôt.

Une véritable gabegie d’aides publiques.

Pour l’un 20 milliards d’euros, 5,8 milliards pour l’autre. A eux deux, le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et le crédit d’impôt recherche (CIR) pompent plus de 25,8 milliards d’euros dans les caisses de l’état. Une cagnotte qui devrait s’amplifier dans les prochaines semaines.

Car le patronat presse. Il lui faut toujours plus. Et pourquoi pas 100 milliards d’euros, comme l’a suggéré Pierre Gattaz au mois de janvier  ? La compétitivité et l’emploi seraient en jeu. La ficelle est énorme.

Mais pas pour François Hollande, séduit par l’argument d’un « coût » du travail jugé trop élevé, qui n’hésite pas à reprendre également l’argument des marges historiquement basses, quitte à distribuer les deniers publics sans émettre le moindre critère d’attribution, ni d’évaluation.

Le comité de suivi ne dévoilera qu’une première estimation en 2017. En attendant, le gaspillage se poursuit et le chômage grimpe et les coupes budgétaires s’accentuent. Dans quelques semaines, les entreprises pourront se gaver de 10 milliards d’euros de crédit en plus, avec la mise en application du pacte de responsabilité.

De quoi ravir celles du CAC, puisque le pactole de crédits est déjà quasi équivalant aux 36 milliards d’euros que rapporte l’impôt sur les sociétés. Avec l’opacité qui règne sur le montant alloué à chaque dispositif, l’Humanité, avec l’aide de la CGT, n’a pu se pencher que sur 16 entreprises de l’indice vedette.

Les assistés du CAC

Le résultat donne la nausée. Malgré de bons résultats 28 milliards d’euros , pour une année de crise, les 16 se sont partagé 1,72 milliard de CIR et CICE, soit en moyenne 108 millions d’euros par groupe. Ce sont surtout les actionnaires qui ont ramassé la mise, avec 20 milliards d’euros.

En tête des assistés du CAC :

- Renault,

- Sanofi,

- Safran

- et Carrefour

- et, plus loin,Total, qui touche 90 millions d’euros d’aides publiques, dont 70 millions d’euros au titre du CICE. Avec 8,6 milliards d’euros de bénéfices, dont 49 % 1,3 milliard d’euros vont directement dans les poches des actionnaires, ce groupe a les moyens de ses investissements. Pourtant, en août, son PDG, Christophe de Margerie, annonçait qu’« un certain nombre de restructurations » auraient lieu en France.

Les rapports pleuvent pour dénoncer le CIR, la plus grande niche fiscale jamais créée dans le pays.

Car les multiples réformes réalisées sous Sarkozy ont fait de la France le plus grand paradis fiscal, sous prétexte de recherche. Les entreprises se sont ruées sur le dispositif. Le nombre de déclarants au CIR a été multiplié par 2 entre 2008 et 2012, alors que les effectifs de la recherche et du développement en France ont fondu dans la même période de 11 %.

L’exemple de Sanofi est éloquent.

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Les collectivités locales privées de 10 milliards par l’Etat ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 mars 2014

 

Les collectivités locales privées de 10 milliards par l’État ?

 

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  Ce chiffre de 10 milliards d’euros de baisse

  des dotations de l’État aux collectivités,

  lancé ce mardi par Le Parisien, « serait aberrant

  dans sa mise en œuvre sur le territoire », a

  estimé André Laignel, secrétaire général

de l’Association des maires de France.

 

Pour le Parti de gauche, il s’agirait d’une « course aux économies sur le dos du peuple ».

 

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  Le gouvernement est à la recherche d’au moins 50 milliards

  d’euros d’économies d’ici 2017 pour réduire les déficits publics

  et pour financer 10 milliards de baisses supplémentaires

  de charges sociales et fiscales en faveur des entreprises.

  Le président François Hollande et le Premier ministre,

  Jean-Marc Ayrault, ont prévenu que les organismes

de la protection sociale et les collectivités locales seraient mis à contribution de la même façon que l’État.

« Entre le début et la fin du quinquennat, on nous parle d’une baisse des dotations versées par l’État aux collectivités

 locales d’une dizaine de milliards d’euros par an », assure le maire socialiste du Mans, Jean-Claude Boulard,

dans Le Parisien, ce mardi matin. Dans le détail, les dotations de l’État aux régions, départements et communes

sont déjà réduites de 1,5 milliard d’euros en 2014 et une réduction supplémentaire de 1,5 milliard a été annoncée

pour l’année prochaine. A cela s’ajouterait donc un nouveau tour de vis de 7,5 milliards entre 2015 et 2017.

 

ca-suffit

  Coup de rabot

  « Le chiffre de 10 milliards qui est avancé n’a été annoncé à aucune

  association d’élus et n’est avéré en aucune façon », a dit cependant à Reuters

  André Laignel, secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF)

  et président du Comité des finances locales, qui a été reçu à ce titre jeudi

  dernier par Jean-Marc Ayrault.

Ce chiffre de 10 milliards d’euros de baisse des dotations de l’État

« serait aberrant dans sa mise en œuvre sur le territoire », a-t-il ajouté.

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A lire aussi :

 

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