Quelle attitude vis-à-vis du PS ? Réponse à Gérard Mordillat

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 novembre 2013

 

Tribune

Quelle attitude vis-à-vis du PS ? Réponse à Gérard Mordillat

 

Quelle attitude vis-à-vis du PS ? Réponse à Gérard Mordillat dans Elections municipales malberg-231x300

Par Henri Malberg, militant communiste parisien.

Inutile de te rappeler, mais j’y tiens, le respect que je porte à ton œuvre,

à tes livres, à tes films, et au compagnonnage politique qui nous a

si souvent rapprochés. J’ai lu ton article dans l’Humanité du 6 novembre

« la gauche de droite est au pouvoir ». Je partage ta colère

contre la politique de ce pouvoir.

 

Ce que fait l’équipe Hollande, Ayrault, Valls, est révoltant et dangereux pour le peuple qui, en votant

Hollande, avait espéré le changement. Et dangereux pour l’avenir de la démocratie. Ton cri, Gérard,

est le mien. Mais je ne partage pas tes conclusions.

Je ne suis pas d’accord avec l’idée que le Parti socialiste est maintenant de droite. Si c’était le cas,

il n’y aurait pas d’autres perspectives qu’un long tunnel ou une droite alliée au Front national. Ça voudrait

dire pas d’espoir, encore pire qu’aujourd’hui.

Je pense, et j’en ai tous les jours des preuves, que la grande masse de l’électorat socialiste, la majorité

des militants socialistes et même de ses dirigeants n’en peuvent plus. Mon pari, c’est, comme à d’autres

moments de l’histoire, que le basculement se fera et que des forces beaucoup plus larges que celles

du Parti communiste et du Front de gauche peuvent être engagées dans le combat pour changer de cap.

Notre combat politique est donc essentiel.

Et, en même temps, je suis pour que le Parti communiste donne des signes politiques précis chaque fois

qu’un pas en avant est possible. Je ne suis pas pour la politique de la table rase,

de la Berezina comme tu dis.

C’est d’ailleurs ce que le Parti communiste a fait tout au long de son histoire, même dans des moments

aussi difficiles qu’aujourd’hui.

Appliqué à l’élection municipale, cela veut dire que le choix communiste, qu’il soit l’entente avec le Parti

socialiste ou sans lui, ne doit pas se traduire par une campagne antisocialiste.

Dans des municipalités de gauche sortantes, que celles-ci soient à direction socialiste ou communiste,

je suis pour que notre ligne soit fondée par un jugement sur le bilan de ces municipalités

et sur un projet conforme aux intérêts de la population.

En général, d’ailleurs, les municipalités de gauche sont et seront forcément encore plus des lieux

de résistance aux politiques d’austérité et des éléments de construction du changement politique

que nous voulons.

Pour terminer mon raisonnement, je ne crois pas qu’une campagne antisocialiste, même argumentée,

mais sans tenir compte des contradictions qui montent dans le peuple de gauche, soit le bon choix.

Elle satisferait la rage qui est en nous, mais ne contribuerait pas au basculement politique devenu

indispensable.

Quant au nombre d’élus communistes et Front de gauche, oui il m’importe. Pour l’avenir. S’il fallait

perdre tout ou presque et que je pensais cela favorable à l’avenir, je n’hésiterais pas. Mais je pense

qu’avoir des élus communistes et Front de gauche nombreux est un atout pour la suite.

En clair, mon cher Gérard, en l’occurrence, je ne fais pas « la danse du ventre », comme Jean-Luc

Mélenchon, pour qui j’ai voté au premier tour de l’élection présidentielle, en a accusé les communistes

parisiens.

Henri Malberg

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Immigration : Entretien avec François Gemenne, spécialiste des flux migratoires (Rue89)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 novembre 2013

 

On a soumis les idées reçues sur l’immigration à celui qui a mouché le FN

 

Immigration : Entretien avec François Gemenne, spécialiste des flux migratoires (Rue89) dans IDEES - DEBATS - PHILO racisme-300x300

 

A grand renfort de chiffres, François Gemenne, spécialiste

des flux migratoires, considère l’immigration indispensable

et vertueuse. Entretien.

On l’a découvert sur un plateau télé, assis pas loin d’un vainqueur

de « La Nouvelle Star » et d’un journaliste à moustache,

en face d’un dirigeant du Front national et d’une animatrice tendance.

 

 

Dans « Salut les Terriens », l’émission mélange des genres de Canal+, son discours a visé juste. En opposant à

Florian Philippot, vice-président du FN, des chiffres et des affirmations pro-immigration, François Gemenne

l’a rendu silencieux.

capturesalutlesterriens-300x98 François Gemenne dans Presse - Mediascapture d’écran

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo

Voir à partir de 6mn44

 

Nous avons voulu entendre ce chercheur en sciences politiques plus en profondeur. Un Belge qui enseigne

à l’Université de Liège, de Versailles et Sciences-Po Paris, spécialiste de la gouvernance globale des migrations

environnementales, ces réfugiés climatiques qu’il voit comme un enjeu majeur d’ici le milieu du siècle.

Nous l’avons notamment confronté aux idées reçues sur l’immigration, à ces phrases que l’on entend prononcées

avec plus ou moins de précaution dans la vie de tous les jours. « Il y a trop d’immigrés en France »,

« la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde »…

A partir des statistiques, surtout celles de l’Insee et de l’OCDE, François Gemenne donne sa vision positive

de l’immigration. Il la juge indispensable, vertueuse pour l’économie et inscrite dans le sens de l’Histoire.

Le débat politique français sur l’immigration ? « Il repose quasiment entièrement sur de l’émotionnel, de l’idéologique,

du fantasme et de la peur. »

[Lire la suite sur PCF Grésivaudan]

[Article original sur Rue89]

 

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Les dettes publiques, une aubaine pour les marchés financiers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 22 octobre 2013

 

Pourquoi l’État devrait-il payer des taux d’intérêt sur ses emprunts ?

Les dettes publiques sont une aubaine pour la financiarisation

 

Les dettes publiques, une aubaine pour les marchés financiers dans ECONOMIE dette-publique-300x200Par Michel Dévoluy, Professeur émérite à l’Université de Strasbourg.

Les dettes publiques apparaissent souvent comme le mal absolu.

Mais en regardant de plus près, elles rapportent beaucoup

à ceux qui ne cessent de les pourfendre. Mieux, elles sont

un ­vecteur puissant de la mondialisation financière.

La question de la refondation de leurs modes de financement

doit être posée, notamment à l’échelle européenne.

Les dettes en perspective

Au cours des soixante dernières années, le profil du poids des dettes publiques par rapport au PIB

des grands pays industrialisés fait apparaître une courbe en U. En 1950, le ratio était d’environ 115 %,

conséquence directe du conflit mondial. Il a ensuite baissé régulièrement pour atteindre un minimum

de 33 % en 1974. Depuis lors, ce ratio suit une pente ascendante qui le ramène pratiquement

en 2010 au même niveau que celui de 1950.

La crise qui éclate fin 2007 n’a fait qu’accélérer cette tendance (1). Ainsi, le poids de la dette publique

s’est allégé pendant les Trente Glorieuses, caractérisées par l’existence d’un compromis

social-démocrate. En revanche, cette dette s’est régulièrement alourdie depuis le renouveau

du libéralisme. On comprend bien que les dettes aient baissé pendant la période de croissance forte.

Mais il est plus surprenant qu’elles remontent sous la tutelle d’un néolibéralisme qui défend le recul

de l’État et l’équilibre budgétaire. On connaît les arguments avancés pour expliquer cet échec des vertus

libérales : des États trop généreux ont dû maintenir les bénéfices de l’État providence

alors que la croissance ralentit, que les populations vieillissent, que le chômage augmente

et que l’inflation n’est plus assez forte pour réduire le poids de la dette réelle.

En réalité, ce creusement de la dette est en parfaite résonance avec la nécessité d’alimenter le processus

de financiarisation de l’économie mondiale. Cette dette émise par un débiteur apprécié – l’État – convient

très bien aux marchés.

[Lire la suite sur humanite.fr]


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10 voix pour la Paix

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 septembre 2013

 

Dans l’Humanité des débats : 10 voix pour la paix

 

10 voix pour la Paix dans IDEES - DEBATS - PHILO huma2009

 

Samedi, à l’initiative de l’Organisation

des Nations Unies ainsi que de multiples

associations, sera célébrée

la Journée internationale de la paix.

À l’honneur, cette année, le thème de

«l’éducation pour la paix» comme facteur

de respect des autres.

La parole à onze voix, chacune sur un thème,

pour un monde sans guerre.

 

 

 

A découvrir dans notre édition :

Dix voix pour la paix :

  • Khaled Issa, (comité national de coordination pour le changement en Syrie) :

Armes chimiques, « Les pays occidentaux font passer leurs intérêts avant tout »

  • JeanZiegler (conseiller des droits de l’homme de l’ONU) : « Eau, « utilisée comme une arme de guerre »
  • Nils Andersson (éditeur et militant anticolonialiste ): OTAN, « la rupture avec la logique de guerre

est la seule issue »

  • Phyllis Bennis (Institute for Policy studies) et Jesse Jackson (Mouvement des droits civiques) :

Syrie, « Privilégier la démocratie et exiger un cessez-le-feu »

  • Jean-Paul Guevara Avila (Ambassadeur de la Bolivie en France) : Droit, « Il faut démocratiser l’ONU »
  • Arielle Denis (Campagne pour abolir les armes nucléaires) : Armes nucléaires, « l’élimination est

la seule solution »

  • Fadwa Barghouti (avocate, épouse de Marwan Barghouti) : Proche-Orient, « Pour la Palestine,

défendre la paix »

  • Catherine Margaté (réseau mondial Mayors for peace) : Citoyenneté, « Une éducation populaire

pour la paix »

  • Pierre Laurent (PCF) : Rôle de la France, « Rompre avec le suivisme atlantiste »
  • Aymeric Elluin ((Amnesty international) : Ventes d’armes, « Ce n’est pas un bien commercial

ordinaire »

 [Lire la suite]

 

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Pour une autre réforme des retraites

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 septembre 2013

 

         Retraite, une autre réforme est possible

 

Fête de l’Humanité.

Samedi après-midi, à l’agora, le débat « Pour une autre réforme des retraites » a fait le plein.

Syndicalistes, experts et personnalités politiques ont discuté de l’avenir de la mobilisation

autour de la défense d’un projet alternatif.

«Comment peut-on présenter l’augmentation de la durée de cotisation comme une mesure juste,

alors qu’il s’agit d’une décision profondément antisociale ? » interpelle Éric Beynel, du syndicat Solidaires,

pour engager le débat qui se tenait à l’agora sur le thème « Pour une autre réforme des retraites ».

Plusieurs centaines de personnes, d’horizons politiques divers et de tout âge, se sont pressées,

bravant la pluie, à cette rencontre, un des temps forts de la Fête de l’Humanité.

Efforts partagés

Le syndicaliste s’est attaché à déconstruire l’argument selon lequel l’espérance de vie augmentant,

le temps passé au travail devrait être allongé : « Ce n’est plus vrai, l’espérance de vie a tendance

à baisser pour les femmes et stagne pour les hommes », corrige-t-il. Elle « n’augmente pas de la même

manière chez tous les salariés », abonde Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Si elle considère que le pire a été évité dans la fonction publique, elle déplore que la possibilité

d’un « vrai débat sur le travail » ait été oubliée. Elle note en outre que « l’allongement de la durée

de cotisation revient à baisser les niveaux de pension », alors que « nos salaires, eux, n’augmentent pas ».

« On nous parle d’efforts partagés, mais les entreprises en sont exonérées », dénonce-t-elle,

pour mettre en avant l’absence de signes réels de progrès social dans la réforme qui sera discutée

dans quelques jours au Parlement et se démarque peu des lois « Balladur et Fillon ».

 

Image de prévisualisation YouTube

Fête de l’Humanité

*

« C’est osé de la part du gouvernement, qui vient d’annoncer la compensation intégrale des cotisations

famille payées par les entreprises, de parler de partage des efforts. Il faut sortir d’une rengaine libérale

qui dispense d’un débat sur le coût, exorbitant lui, du capital. Les dividendes ne cessent d’augmenter

au détriment de l’investissement, de la recherche, de l’emploi », renchérit Christiane Marty, membre

du conseil scientifique d’Attac et de la Fondation Copernic.

Fraude fiscale


[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Pour une autre réforme des retraites dans Austerite deficit-problemeCliquer sur l’image pour agrandir

 

Source


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Monique et Michel Pinçon-Charlot : La violence des riches

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 septembre 2013

 

Monique et Michel Pinçon-Charlot :

 

«  La classe dominante use aussi d’une violence idéologique  »

 

Monique et Michel Pinçon-Charlot : La violence des riches dans IDEES - DEBATS - PHILO pincon

Fête de l’Humanité.

Deux ans après la parution du Président des riches,

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon reviennent

sur le devant de la scène avec La Violence des riches.

Une plongée dans l’univers d’une classe dominante

dont les instruments de pouvoir, économiques,

financiers, culturels, médiatiques et politiques,

déstabilisent 
de plus en plus notre démocratie

au détriment du peuple. Ils sont ce samedi les invités des Amis de l’Humanité à La Courneuve.

Après plusieurs plongées au cœur de l’oligarchie française, vous avez décidé dans votre dernier

livre de décrypter la violence que la classe dominante exerce sur le peuple. Comment se traduit

cette violence ?

Monique Pinçon-Charlot. De plusieurs manières… Il y a d’abord la violence économique, dans sa version

néolibérale, avec une finance spéculative qui prend le pas sur la production industrielle. Les exemples

d’entreprises françaises comme Peugeot, Arcelor et bien d’autres, licenciant à tour de bras malgré

des bénéfices énormes sont légion. C’est l’exemple immédiat de cette violence exercée par la confrérie

des grandes familles !

Il y a ensuite la violence politique avec le mensonge d’État comme technique assumée. Le président

Hollande et son gouvernement ont beaucoup trahi leurs promesses de campagne et les valeurs socialistes.

C’est une violence terrible que le mensonge politique. La classe dominante use aussi d’une violence idéologique

puisqu’il s’agit de faire croire que le néolibéralisme est naturel. Que les marchés sont comme la lune qui brille

ou les prés qui verdoient. Pour ce faire, cette classe très consciente d’elle-même utilise une autre forme

de violence : la violence linguistique. Ici, il s’agit de manipuler le langage pour corrompre la pensée.

Toutes ces violences forment au final une sorte de feu d’artifice qui aboutit chez les classes moyennes

et populaires à un fatalisme mortifère avec le sentiment qu’il est impossible de changer les choses.

Et c’est ça le plus terrible.

pincon1 michel pinçon dans l'Humanité

Vous parlez de mensonge d’État comme violence politique.

Le président Hollande continue à mener une politique

dans la continuité de celle de son prédécesseur. N’est-il pas

finalement lui aussi un « président des riches », comme le titrait

votre précédent ouvrage faisant référence au quinquennat


de Sarkozy ?

Michel Pinçon. Une des violences les plus profondes, c’est la perte

d’adhésion des couches populaires au discours politique. On peut

parler aujourd’hui de trahison politique, c’est vrai.

Mais le fait est que, dès 1985, François 
Hollande, jeune socialiste maître de conférences à l’université,

cosignait un livre intitulé La gauche qui bouge, qui correspond point par point à son programme actuel

basé sur l’idée qu’il faut faire des économies dans un seul système possible : le capitalisme. Expliquant

au passage que cette politique libérale était la seule chance pour la gauche de succéder à la droite.

Or avec un tel point de vue, il ne peut y avoir de vraie opposition.

« L’alternative, telle que les principaux dirigeants du PS la conçoivent, c’est fini »

Le changement, ce n’est donc pas 
pour maintenant ?

[Lire la suite sur humanite.fr]

Lire également :

Richesse et narcissisme par Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches »

 

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Le tout-anglais : « un projet suiviste et dépassé »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 mai 2013

 

Claude Truchot et Bernard Cassen sur le tout-anglais

 

  • Claude Truchot

EN IGNORANT LES EXPÉRIENCES NÉGATIVES DE L’ALLEMAGNE ET DES PAYS-BAS

Un enseignement en anglais dans les universités françaises ?

 

Le tout-anglais :

Angliciste, parlant couramment l’allemand,

Claude Truchot est l’un des meilleurs sociolinguistes

de France. Il défend depuis bien longtemps l’idée

qu’il n’y a d’Europe que multilingue. Il dresse ici

un bilan très sombre du tout-anglais

dans certaines universités européennes.

En Europe du Nord, le recours à l’anglais a été un moyen de compenser la faible diffusion internationale

des langues nationales, considérée comme un handicap pour l’attractivité internationale des universités,

notamment lors de la mise en place du programme d’échanges universitaires Erasmus qui a vu

les étudiants se tourner en masse vers les universités britanniques, françaises et espagnoles.

Pour ce faire, les universités nordiques et néerlandaises se sont appuyées sur une compétence acquise :

la connaissance de l’anglais. Ces universités ont ainsi pu attirer une proportion plus importante d’étudiants

étrangers. Précisons toutefois que celle-ci reste très largement inférieure à ce qu’elle est en France.

En revanche, les effets négatifs sont multiples et de plus en plus mis en évidence :

- Les langues nationales disparaissent des enseignements de haut niveau. Aux Pays-Bas, les masters

tendent à avoir lieu presque exclusivement en anglais. Ainsi, en 2008-2009 à l’université de Maastricht,

sur 46 masters le seul qui n’était pas en anglais était celui de droit néerlandais.

- Calqués sur les enseignements dispensés par les universités américaines, les cursus perdent toute

spécificité et ignorent les travaux scientifiques européens.

- Aux Pays-Bas, les universités ont perdu non seulement l’usage du néerlandais, mais aussi l’ouverture

internationale qui les caractérisait traditionnellement par la connaissance d’autres langues, surtout l’allemand

et le français, actuellement ignorées des étudiants.

- Si le niveau de connaissance de l’anglais parmi les enseignants est généralement considéré comme correct,

l’usage qu’ils peuvent en faire n’est pas celui qu’en ferait un anglophone. Les cours sont récités, les échanges

avec les étudiants sont limités, et ont souvent lieu dans une langue approximative. La perte d’information

dans la transmission des connaissances est considérable.

Le bilan probable, mais les autorités n’ont jamais osé le faire, est que la qualité de l’enseignement supérieur

a baissé dans ces pays.

Cette prise de conscience s’est faite en Allemagne à la suite de dix ans d’anglicisation. Le bilan par les chefs

d’établissements est sans concession :

[Lire la suite sur Le Grand Soir]

Article original

 

  • Bernard Cassen

Soyons résolument « modernes » :

des cours en chinois dans les facs françaises !

*

toutanglais1 dans Enseignement superieurCe 22 mai, la ministre de l’enseignement supérieur

et de la recherche, Geneviève Fioraso, met en discussion

à l’Assemblée nationale un projet de loi dont l’une

des dispositions clés est l’institutionnalisation de l’anglais

comme langue de l’enseignement universitaire en France.

Sous un camouflage hypocrite – il est question de « langues étrangères » et pas de l’une d’elles

en particulier –, ce texte est un pas de géant vers la mise sous tutelle anglo-saxonne de l’activité

scientifique française. Pas seulement française d’ailleurs : venant de Paris, l’exemple fera tache

d’huile dans les autres pays francophones, notamment en Afrique, et dans ceux des langues

latines proches (espagnol, italien, portugais).

Une langue n’est pas seulement un outil de communication ; c’est, comme l’écrivait Gramsci,

« une vision du monde » qui se décline en concepts, en approches intellectuelles, voire en valeurs.

Y compris dans la science. C’est la pluralité et parfois la confrontation de ces « visions » qui stimule

la créativité des chercheurs. Ce que propose Mme Fioraso, c’est de faire abstraction de sa langue

maternelle et de penser tous directement en anglais, exercice où les native speakers auront toujours

plusieurs longueurs d’avance sur les locuteurs d’autres langues, et où c’est l’avancement

de la recherche, pris globalement, qui sera finalement perdant.

La diversité linguistique est en effet un bien commun aussi précieux que la biodiversité.

[Lire la suite sur Mémoires de luttes]

Lire également :  le communiqué du Parti de Gauche

Publié dans Culture, Enseignement superieur, France, IDEES - DEBATS - PHILO, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

« La guerre aux pauvres commence à l’école : sur la morale laïque (Ruwen Ogien)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 mai 2013

 

La Guerre aux pauvres commence à l’école :

sur la morale laïque, entretien avec Ruwen Ogien

 

Ruwen Ogien, philosophe et auteur de La Guerre contre les pauvres commence à l’école :

sur la morale laïque a très gentiment accepté de répondre à nos questions pour le site

Questions de classe(s). Nous vous livrons son analyse du projet de Vincent Peillon

de rétablissement de la morale à l’école.

À noter également que Ruwen Ogien était l’invité de l’émission « Tête-à-tête » sur France

culture du 28 avril, pour un entretien vraiment passionnant à écouter ici.

 

Questions de classe(s) – Avec La Guerre contre les pauvres commence à l’école :

sur la morale laïque (Grasset, 2013, 168 p., 14,50 €) vous nous proposez un livre

« sur » l’actualité qui s’ouvre en montrant que ce retour prôné par Vincent Peillon

est tout sauf original et qu’il s’inscrit à la fois dans la nostalgie de l’école d’antan

et dans le mouvement de revanche contre « l’esprit 68 » déjà porté

par ses prédécesseurs. La nouveauté serait surtout que Vincent Peillon pourrait réussir à convertir

la gauche au conservatisme scolaire, comme elle s’est convertie au libéralisme ou à la pensée sécuritaire…

Ruwen Ogien – Ce que la pensée conservatrice a de plus frappant, c’est sa vision moraliste des urgences

politiques. Pour ceux qui la propagent, le problème principal de nos sociétés n’est pas l’accroissement

considérable des inégalités de richesse et de pouvoir, le traitement inhumain des immigrés sans papiers,

ou les atteintes à la vie privée par le fichage clandestin et la surveillance illégitime des communications.

Non. Ce qui les préoccupe, c’est l’effondrement d’un certain ordre moral fondé sur le goût de l’effort,

le sens de la hiérarchie, le respect de la discipline, le contrôle des désirs, la fidélité aux traditions,

l’identification à la communauté nationale, et la valorisation de la famille « naturelle » et hétérosexuelle.

Logiquement, la priorité, pour les conservateurs, n’est pas d’améliorer la condition économique des plus

défavorisés, ou de mieux protéger les droits et les libertés de chacun. Elle est de restaurer cet ordre moral.

[Lire la suite sur Questions de Classe(s)]

 

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Le capitalisme fonctionne à l’égoïsme (André Comte-Sponville)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 avril 2013

 

l’Humanité des débats CAPITALISME

Le capitalisme fonctionne à l’égoïsme


c’est pourquoi il fonctionne si fort

 

 Le capitalisme fonctionne  à l’égoïsme (André Comte-Sponville) dans IDEES - DEBATS - PHILO comte-sponville

Par André Comte-Sponville, philosophe, auteur de l’ouvrage

« Le capitalisme est-il moral ? » (éd. Albin Michel, 2009, 284 pages, 17 euros).

Le capitalisme n’est ni moral ni immoral, il est amoral. Pourquoi ?

Essentiellement pour deux raisons. La première, c’est que pour être

moral ou immoral, il faut être un sujet, une personne, ou bien résulter

d’une décision individuelle. Un système impersonnel, « sans sujet, ni fin »,

comme disait Althusser, et que personne n’a inventé, ne peut être

ni moral ni immoral. Marx avait raison de comparer l’économie, au moins

de ce point de vue, aux sciences de la nature.

 

 

Souvenons-nous de la préface à la première édition du Capital : « Mon point de vue, d’après lequel

le développement de la formation économique de la société est assimilable à la marche de la nature

et à son histoire, peut moins que tout autre rendre l’individu responsable de rapports dont il reste

socialement la créature, quoi qu’il puisse faire pour s’en dégager. » Ce n’est pas la volonté des hommes

qui décide de l’infrastructure économique, c’est l’infrastructure économique qui détermine

– en dernière instance – les volontés des humains, lesquelles s’opposent tant et si bien que

« ce que veut chaque individu est empêché par chaque autre », au point que « ce qui s’en dégage est

quelque chose que personne n’a voulu » (Engels, lettre à Joseph Bloch, du 21 septembre 1890).

Bref, le capitalisme, comme tout mode de production, se constitue et avance « de façon inconsciente et aveugle »

(l’expression est d’Engels, dans la même lettre). Comment serait-il moral ou immoral ?

capitalisme0 André Comte-sponville dans l'Humanité

Soit, me dira-t-on : le capitalisme est un système

impersonnel, mais dans ce système, il y a des individus

qui le mettent en œuvre. En effet. C’est ma deuxième

raison de le trouver amoral :

non plus du fait de son objectivité « sans sujet, ni fin »,

mais par les motivations individuelles qu’il met en jeu.

Le capitalisme, que je sache, ne fonctionne pas

à la vertu, à la générosité ou au désintéressement !

Il fonctionne, tout au contraire, à l’intérêt, personnel

ou familial. Disons le mot : le capitalisme fonctionne

à l’égoïsme.

 

 

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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ANI : « Réveille-toi, Pierre, elle est passée, 
la loi sur l’insécurisation de l’emploi !»

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 avril 2013

 

l’Humanité des débats

ANI

« Réveille-toi, Pierre, elle est passée, 
la loi sur l’insécurisation

de l’emploi !»

 

ANI : « Réveille-toi, Pierre, elle est passée, 
la loi sur l’insécurisation de l’emploi !» dans Austerite anifaujour

Par Denis Auribault, inspecteur du travail,

membre de la Fondation Copernic (1).

Le 1er mai 2014. Danielle et Moncef quittent

la manifestation organisée pour la défense

des droits des salariés. Les mots d’ordre syndicaux

y épinglaient une fois de plus le chômage et la précarité,

qui ont atteint des niveaux record. Les cortèges étaient

d’ailleurs trop peu fournis à leur goût. La division syndicale,

qui persiste depuis la signature de l’Accord national

interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 par la CFDT

, la CFTC et la CGC, y était sûrement pour quelque chose.

Il faut dire que ce sont leurs signatures qui ont servi de prétexte au gouvernement pour le transposer

fidèlement dans la loi, avec le renfort de la droite. Qu’ils aient ainsi cassé le Code du travail, Roger, délégué

CGT croisé en chemin, n’en décolère pas : « On l’a pas élu pour ça, Hollande ! »

Moncef est intérimaire chez un sous-traitant automobile. Ou plutôt, il était intérimaire. Car, voilà six mois

qu’il pointe au chômage. Il a été dégagé juste avant « l’accord de maintien dans l’emploi », comme l’appellent

les syndicats qui l’ont signé. Roger dit que c’est du chantage à l’emploi, un vrai marché de dupes. La durée

du travail est passée à 40 heures et les salaires ont baissé de 5 %. Il n’en a pas maintenu beaucoup,

des emplois, leur accord. D’abord, tous ceux qui ont refusé la modification de leur contrat de travail ont été

virés, sans plan social (c’est la loi, il paraît). Et puis, il y a eu beaucoup de ruptures conventionnelles.

À peine un an après la signature de l’accord, le patron a obtenu sa suspension parce que « la situation

économique a évolué ». Les trois quarts des salariés restants ont été licenciés en deux temps, trois mouvements.

Pas le temps de mettre sur pied un projet alternatif de reprise, comme chez Fralib ou Goodyear. Pas le temps non

plus de mobiliser pour empêcher les licenciements, comme à Ford. La loi a raccourci les délais de procédure et limité

les droits des représentants du personnel. Et l’administration a tout validé. Impossible de saisir le juge pour faire

annuler le plan social et les licenciements, la loi ne le permet plus.

[Lire la suite sur humanite.fr]

(1) Corédacteur de la note de décryptage de l’ANI disponible sur : www.fondation-copernic.org

 

Publié dans Austerite, Competitivite, droit du travail, ECONOMIE, Emplois, France, IDEES - DEBATS - PHILO, POLITIQUE, SOCIAL | Pas de Commentaire »

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