Numéro spécial de l’Humanité : 70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 octobre 2011

Numéro spécial de l'Humanité : 70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant dans HISTOIRE humanitefr le 20 Octobre 2011

Numéro spécial de l’Humanité vendredi :

70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant

 

promo-chateaubriant dans HommagesL’Humanité du vendredi 21 octobre comportera un supplément

de 8 pages consacré au 70ème anniversaire des fusillades de

Châteaubriant.

Des historiens et des personnalités reviendront sur ces tragiques

exécutions du 22 octobre 1941.

Ce numéro spécial contiendra :

Deux entretiens  avec Pierre Laurent et Bernard Thibault,

qui prendront la parole aux commémorations à Châteaubriant

Un article sur les valeurs de la Résistance toujours actuelles

L’historien Roger Bourderon revient sur la signification de cette

fusillade par rapport à la Résistance et à la collaboration

La réédition du superbe texte d’Aragon publié dans la

clandestinité et qui informait le peuple français des exécutions

La publication des 27 photos et des biographies des otages fusillés

Un portrait de Guy Môquet

Un dialogue entre le secrétaire général de la Jeunesse Communiste Pierric Anoot et Raymond Aubrac

Pour + d’infos voir :
Les fusillés de Châteaubriant sur : cheminsdememoire.gouv.fr/

Octobre

Le vent qui pousse les colonnes de feuilles mortes
Octobre, quand la vendange est faite dans le sang
Le vois-tu avec ses fumées, ses feux, qui emporte
Le massacre des Innocents

Dans la neige du monde, dans l’hiver blanc, il porte
Des taches rouges où la colère s’élargit ;
Eustache de Saint-Pierre tendait les clefs des portes
Cinquante fils la mort les prit,

Cinquante qui chantaient dans l’échoppe et sur la plaine,
Cinquante sans méfaits, ils étaient fils de chez nous,
Cinquante aux regards plus droits dans les yeux de la haine
S’affaissèrent sur les genoux

Cinquante autres encore, notre Loire sanglante
Et Bordeaux pleure, et la France est droite dans son deuil
Le ciel est vert, ses enfants criblés qui toujours chantent
Le Dieu des justes les accueille

Ils ressusciteront vêtus de feu dans nos écoles
Arrachés aux bras de leurs enfants ils entendront
Avec la guerre, l’exil et la fausse parole
D’autres enfants dire leurs noms

Alors ils renaîtront à la fin de ce calvaire
Malgré l’Octobre vert qui vit cent corps se plier
Aux côtés de la Jeanne au visage de fer
Née de leur sang de fusillés.

Pierre Seghers, décembre 1941.
Poème publié en janvier 1942 dans le n° 3 de la revue suisse Traits
.

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« La ville de Neuilly-sur-Seine refuse de commémorer la répression du 17 octobre 1961″

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 octobre 2011

Source : Humanité.fr14 octobre 2011

La ville de Neuilly-sur-Seine refuse de commémorer

la répression du 17 octobre 1961


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La ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a refusé de commémorer le 50e anniversaire

de la répression du 17 octobre 1961, durant laquelle de nombreux Algériens avaient été tués,

et cette décision a été jugée vendredi « inacceptable » par le maire de Nanterre Patrick Jarry.

« Je suis indigné par cette décision inacceptable », écrit dans un communiqué Patrick Jarry (Gauche citoyenne)

qui a invité le maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin (Divers droite), à une cérémonie sur l’île du Pont

avec les maires d’Argenteuil, Asnières, Clichy-la-Garenne, Colombes et Gennevilliers.

Le maire de Neuilly a expliqué son refus d’accueillir « cette manifestation d’ampleur régionale » par le fait

que sa ville « n’a jamais été associée à cet événement par le passé« .

« Cette affirmation est contraire à la vérité historique : c’est bien du Pont de Neuilly que ce funeste 17 octobre

1961, des centaines de manifestants pacifiques, des enfants, des femmes et des hommes, dont beaucoup

venaient de Nanterre, ont été réprimés, battus, tués et jetés dans la Seine par la police »,

lui a répondu Patrick Jarry.

Une bonne partie des 30.000 personnes qui avaient répondu à l’appel à manifester du Front de libération

nationale (FLN) étaient partis de Nanterre qui abritait une forte communauté algérienne.

 

  • A lire aussi :

17 octobre 1961, un crime d’État oublié. Tribune de Mouloud Aounit, président d’Honneur du MRAP,

et Madjid Si Hocine, animateur du collectif l’Égalité d’abord !

Sur la commémoration du 17 octobre 1961 à Nanterre

--> Lundi 17 octobre, l’Humanité célèbre le cinquantième anniversaire du massacre des manifestants

algériens à Paris avec un supplément de 8 pages consacré à ces heures noires de l’histoire de France

 

Rappel :

Le 17 octobre 1961– c’était un mardi – des milliers d’Algériens et d’Algériennes défilèrent dans Paris pour

protester contre le couvre-feu qui leur était imposé par le préfet Maurice Papon. Si, depuis plus de cinq ans,

la guerre faisait rage en Algérie, cette manifestation organisée par le FNL était pacifiste. Les hommes et les

femmes s’étaient endimanchés, certains vinrent avec leurs enfants. Ils ne portaient aucune arme, avaient

consigne de ne répondre à aucune violence. Mais sur les ponts, au sortir des métros… les forces de l’ordre

les attendaient. La répression fut féroce: des milliers de blessés, des dizaines de morts – jusqu’à 300, affirme

l’historien Jean-Luc Einaudi. Durant des jours, des cadavres furent retrouvés dans la Seine.

Officiellement, il n’y a eu que deux morts. Aujourd’hui encore, l’État nie les faits historiquement établis et,

sous couvert de raison d’État, empêche de faire toute la lumière sur cette répression féroce.

(source dazibaoueb)

Vidéos 

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« Appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 octobre 2011

Lu sur : PCF Grésivaudan13 octobre 2011

URL article original : http://blogs.mediapart.fr/edition/17-octobre-1961/article/121011/appel-pour-la-reconnaissance-officielle-de-la-tragedie-d

 

Appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie

du 17 octobre 1961 à Paris

 

Le massacre de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961

fait partie de notre histoire. En partenariat avec l’association

Au nom de la mémoire, Mediapart lance, à l’aube du

cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie,

cet appel pour «une nouvelle fraternité franco-algérienne»

fondée sur la vérité, «gage de réconciliation».

 

Pour comprendre ou revisiter l’événement dramatique du 17 octobre 1961, Mediapart propose ici

le documentaire de Mehdi Lallaoui, Le Silence du fleuve ;

dix-sept contributions d’écrivains ;

enfin une étude des racines policières de cette répression raciste. 

«Il y a cinquante ans, le préfet de Police de la Seine, Maurice Papon, avec l’accord du gouvernement,

imposa un couvre-feu visant exclusivement tous les Français musulmans d’Algérie.

«Ce couvre-feu raciste entraîna une réaction pacifique des Algériens, sous la forme d’une manifestation

dans les rues de Paris. Au soir du mardi 17 octobre 1961, ils furent près de trente mille, hommes, femmes

et enfants, à défiler pacifiquement sur les grandes artères de la capitale pour revendiquer le droit à l’égalité

et défendre l’indépendance de l’Algérie.

«La répression policière de cette protestation non violente est une des pages les plus sombres de notre histoire.

Longtemps dissimulée à l’opinion et désormais établie par les historiens, elle fut féroce : onze mille arrestations,

des dizaines d’assassinats, dont de nombreux manifestants noyés dans la Seine, tués par balles, frappés à mort.

«Le temps est venu d’une reconnaissance officielle de cette tragédie dont la mémoire est aussi bien française

qu’algérienne. Les victimes oubliées du 17 octobre 1961 travaillaient, habitaient et vivaient en France.

Nous leur devons cette justice élémentaire, celle du souvenir.

«Reconnaître les crimes du 17 octobre 1961, c’est aussi ouvrir les pages d’une histoire apaisée entre les deux

rives de la Méditerranée. En 2012, l’Algérie fêtera cinquante ans d’une indépendance qui fut aussi une déchirure

française.

A l’orée de cette commémoration, seule la vérité est gage de réconciliation.

«Ni vengeance, ni repentance, mais justice de la vérité et réconciliation des peuples : c’est ainsi que nous

construirons une nouvelle fraternité franco-algérienne. »

Signez directement l’appel en ligne, en utilisant le formulaire ci-dessous.

Lire la suite et signer

 

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« La prolétaire du prolétaire »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 octobre 2011

Article paru dans CQFD n°91 (juillet-août 2011)

La prolétaire du prolétaire

 

 

Les travailleuses sont-elles des travailleurs comme les autres ?

Si on regarde de près l’histoire du mouvement ouvrier, au départ

le projet d’émancipation des travailleurs avait prévu de laisser les

bonnes femmes aux fourneaux. Pourtant, en 1846¹, Flora Tristan

faisait déjà de la libération de la femme une priorité. Non seulement,

disait-elle, la femme est « traitée en paria » par le prêtre, le législateur,

le philosophe, mais elle est aussi la « prolétaire du prolétaire »,

la domestique du mâle travailleur. Et c’est pas parce que le prolo

appelle son épouse « ma bourgeoise » qu’il faut croire qu’il est

l’exploité de la maison !

Flora Tristan affirmait aussi que « l’oubli et le mépris des droits naturels » 

de la femme sont les « seules causes des malheurs du monde » et en appelait fissa à une déclaration des droits

de la femme. Mais le siècle de la bourgeoisie triomphante véhicule surtout les préjugés masculins et 

beaucoup de socialistes restent crânement misogynes. C’est le cas du gravissime Joseph Proudhon. Lui, qui n’a

pas peur de penser que « la femme a été donnée à l’homme pour lui servir d’auxiliaire » et qu’elle ne 

« hait point être un peu violentée voire même violée », s’offusque « au nom de la morale publique » que la

socialiste Jeanne Deroin fasse de la politique et prétende accéder à la députation. Faute de le gifler comme il

le mérite, quelques écrivaines croisent la plume avec lui comme Juliette Lambert avec son pamphlet,

Idées anti-proudhoniennes sur l’Amour, la Femme et le Mariage ou Jenny d’Héricourt dans son petit essai,

La Femme affranchie.

À sa fondation , en 1864, la Première Internationale est truffée de proudhoniens barbus aussi obtus que leur

maître sur la question des gonzesses. Le jeune Eugène Varlin, qui s’est battu dans des grèves aux côtés de ses

collègues relieuses, a du mal à faire entendre la simple évidence : « À travail égal, salaire égal ». Le salaire

féminin à l’époque est la moitié de celui des hommes… rassurez-vous, il est aujourd’hui seulement de 20 %

à 30 % inférieur, on voit le progrès ! Le discours ouvrier paternaliste et phallocratique est de dire que l’usine

est un lieu dégradant pour la femme mais aussi que, dans le jeu établi par les capitalistes, le travail des femmes

cause un préjudice aux travailleurs en tirant les salaires vers le bas.

Durant la révolution industrielle , les femmes constituent à peu près un tiers de la population active industrielle

et sont enrôlées principalement dans le secteur textile, d’où cette formule entendue dans un congrès ouvrier : 

« À l’homme, le bois et les métaux. À la femme, la famille et les tissus. » En 1869, à Lyon les ouvrières-tisseuses

de la soie, dites ovalistes, se mettent en grève de leur propre initiative contre leurs conditions d’exploitation et la

domination à la fois féodale et masculine dans les ateliers. Cette première grève féminine marque les esprits.

Lire la suite
 

¹ Flora Tristan est décédée en 1844 mais « L’Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria », son ouvrage

majeur sera publié après sa mort. (ndlr)

 

Vidéo : Flora Tristan : l’émancipation de la femme

http://www.aufeminin.com/video-societe/flora-tristan-vie-figures-du-feminisme-n65173.html

 

rubon14-00c21 dans HISTOIRE


CQFD n°92 (septembre 2011)

 

 

 

 

 

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France : Les émeutes du 11 septembre 1911

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 septembre 2011

Lu sur : France : Les émeutes du 11 septembre 1911 dans Culture dazibaoueb_logo_70010 septembre 2011

publié par LR34

URL article original : http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2011/09/11-septembre-1911-la-france-en-emeutes.html#more

 

Que se passait-il le 11 septembre 1911 en France ?

Auteur : Marc Lafontan  - Source : Au bout de la route

 

Des émeutes. Contre quoi ? La vie chère.

Dans le nord de la France et dans les Ardennes, le 8, le 10 et le 11 septembre éclataient à Roubaix, Tourcoing,

Dunkerque, Charleville, Mézières, Denain des émeutes et des manifestations contre la cherté de la vie.

On leur opposa, comme on le fait encore, la police et l’armée.

 

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Voici ce qu’on peut lire dans la Voix du Nord sur les émeutes du 11 septembre 1911 à Denain : 

Les rues étaient envahies par de longues colonnes de manifestants métallurgistes et mineurs

qui attendaient en chantant et en criant. Ce fut le commencement de l’échauffourée.

 

À peine les sommations légales terminées, les gendarmes à pied, les chasseurs à cheval et les soldats de

l’infanterie coloniale repoussaient, avec quelque difficulté, la foule qui criait et sifflait. Tout à coup, des cafés et

cabarets avoisinants, une pluie de chopes, de pierres, de tessons de bouteilles et d’objets de toutes sortes s’abat

sur la troupe et les gendarmes. Les soldats et gendarmes pénètrent dans les cafés et les font fermer après avoir

expulsé les consommateurs qui s’y trouvaient. Puis les hussards, chasseurs à cheval, poursuivent dans chaque rue

les manifestants. On entend toujours des chants révolutionnaires, mêlés de cris et d’injures à l’adresse de l’armée.

Lire la suite

 

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L’autre 11 septembre…

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 septembre 2011

Source : Plume de presse Olivier Bonnet – 11 septembre 2011

URL de l’article : http://www.plumedepresse.net/je-paierai-de-ma-vie-la-loyaute-du-peuple/

11 septembre, Salvador Allende :

« Je paierai de ma vie ma loyauté au peuple »

 

Poignant ultime discours du président chilien Salvador Allende le jour de sa mort, le 11 septembre 1973.

Coup d’état au Chili 11/09 Les derniers mots d’Allende  :

Vidéo dailymotion.com : Coup d’état au Chili-11-09-les-derniers mots d’Allende


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Allende « avait toujours juré qu’il ne se laisserait pas prendre vivant et qu’il mourrait les armes

à la main ». Il s’est suicidé « de deux balles de fusil automatique AK-47 qu’il tenait entre

ses genoux en pointant vers son menton »

Commentaire du journaliste de l’édition de Montréal du quotidien Métro, Lionel Martin :

« Avant 2001, une partie du monde commémorait déjà un triste événement survenu un 11 septembre :

le coup d’État du général Pinochet contre le président élu Salvador Allende au Chili. Et les Américains n’y ont pas

le rôle de victimes. En pleine Guerre froide, ils cautionnent – et appuient en sous-main – le renversement

d’un président de gauche qui menace leurs intérêts dans une région qu’ils considèrent comme leur cour arrière –

l’Amérique latine. Ils voient Allende comme un nouveau Castro et la menace de la nationalisation du cuivre chilien

les affole. L’instauration de la dictature Pinochet fut un jour noir non seulement pour le Chili – plus de 3 000 disparus,

150 000 opposants arrêtés – et, pour l’Amérique latine, car elle aura des conséquences en dehors du Chili

avec une coordination des différentes dictatures et le terrible plan Condor – une action concertée de chasse

aux opposants dans six pays. Les Américains se sont beaucoup demandés après le 11 septembre 2001 pourquoi

tant de gens dans le monde semblaient les détester. Sans doute pour ce genre d’opérations où ils ont bafoué

la démocratie et changé la vie de milliers de gens au nom de leurs intérêts économiques. »

En 1973, les financiers renversaient par la force le pouvoir populaire. En 2011, ils n’en ont plus besoin :

l’asservissement des peuples porte le nom, en novlangue, de « règle d’or ».

PS : à propos d’un autre 11 septembre

 

(re) Lire également l’article de Tomás Moulian dans Le Monde diplomatique de septembre 2003 : Le rêve brisé de Salvador Allende

 

Inti-Illimani Quilapayún – El Aparecido
par

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4 août 1789

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 août 2011

Source : Rebellyon.info/4 août 2011

 

L’abolition des privilèges : il paraît que c’était le 4 août 1789…

 

4 août 1789   dans HISTOIRE arton701-c0f3f

 

C’est dans le sillage de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 qu’aura lieu

une certaine abolition des privilèges dans la nuit du 4 au 5 août 1789.

Cette abolition sera votée par la toute nouvelle Assemblée Constituante.

 

 

Bref retour en arrière

- L’ouver­ture des États Généraux à Versailles le 5 mai 1789 (les der­niers dataient de 1614)

met en dif­fi­culté le roi de France Louis XVI, même si ces États Généraux ont été convo­qués à sa demande,

sur­tout sous la pres­sion du refus de payer les impôts, en par­ti­cu­lier par la région du Dauphiné [1] :

le royaume est en effet en proie à de graves dif­fi­cultés finan­ciè­res avec son endet­te­ment chro­ni­que et l’impôt est

écrasant.

La com­po­si­tion de ces États Généraux est assez dis­pa­rate, avec ses 1139 repré­sen­tants de trois ordres :

la noblesse (270 dépu­tés dont 70 de la haute noblesse)

le clergé (291 avec 200 curés et 91 évêques)

et le tiers état (578 dont près la moitié sont avo­cats et pour le reste des bour­geois d’affaire)

Les débats se foca­li­sent rapi­de­ment sur la repré­sen­ta­ti­vité et sur la néces­sité de réfor­mes fis­ca­les et socia­les

(le roi y étant opposé) N’oublions pas que pour voter, il fal­lait payer l’impôt !

La tra­di­tion vou­lait que les trois ordres soient repré­sen­tés en nombre égal et votent sépa­ré­ment, ce qui assu­rait

nor­ma­le­ment aux deux ordres pri­vi­lé­giés une majo­rité auto­ma­ti­que face au troi­sième. Bien que Louis XVI ait accordé

fin 1788 le dou­ble­ment des voix pour le tiers état et n’ait rien dit du mode de scru­tin dans la future assem­blée

(les trois ordres réunis ou chacun sépa­ré­ment) la ten­sion est forte. Le 17 juin, sur pro­po­si­tion de l’abbé Sieyès,

les dépu­tés du tiers état, ren­for­cés par quel­ques curés, se pro­cla­ment Assemblée natio­nale et, non contents de

reje­ter la divi­sion en trois ordres, s’arro­gent aussi le droit d’auto­ri­ser la per­cep­tion des impôts. Le point de rup­ture

est atteint et le roi de France ordonne la fer­me­ture des lieux des débats, par la force si néces­saire. Les dépu­tés du

tiers état déci­dent alors le 20 juin 1789 de pour­sui­vre leurs tra­vaux (Serment du Jeu de Paume),

et le 9 juillet 1789 de trans­for­mer les États Généraux en Assemblée Nationale Constituante.

Cet acte met fin à l’abso­lu­tisme royal.

[Lire la suite sur : rebellyon.info/]

 Voir également :

blogs.mediapart.fr/La nuit du grand enfumage (4 août 1789)

 

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31 juillet 1914 : « JAURÈS ASSASSINÉ »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 août 2011

Source : Le Grand Soir - 31 juillet 2011

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/97eme-anniversaire-de-l-assassinat-de-jean-jaures.html

« Nous ne voudrions déterminer personne à l’assassinat politique, mais que Jean Jaurès soit pris de tremblements ! ».

97ème anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès

 

31 juillet 1914 :

Jean-Pierre DUBOIS

Dirigeant du Parti socialiste de l’époque, député de la ville minière de Carmaux, fondateur du journal

L’Humanité, Jean Jaurès consacre les dix dernières années de sa vie à lutter contre la venue de la

guerre qu’il pressent.

Dans un discours à la Chambre, le 7 mars 1895, il explique le refus des socialistes de voter le budget

du Ministère de la Guerre :

« Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possèdera les grands moyens de

 production et d’échange [...] tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et

sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres

armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque

pays que sortent les conflits entre les nations. [...] Toujours votre société violente et chaotique

[...] porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ».

Le 23 janvier 1903, à la Chambre, il avertit :

« Dans les Balkans, les grandes puissances jouent avec les délires nationalistes et les rivalités

ethniques ou religieuses les plus barbares. L’Allemagne ne supporte plus notre soif de

revanche et le chauvinisme de nos nationalistes. L’allié russe risque de nous entraîner plus

loin que nous le voudrions… ».

Discours_Jaures-0f159 dans HISTOIRE

Le Pré-Saint-Gervais, 25 mai 1913 : Discours de Jaurès contre la loi rétablissant le service militaire à 3 ans.

La presse bourgeoise se déchaîne contre lui, l’accuse de collusion avec l’Allemagne. On l’appelle « Herr Jaurès ».

A la Chambre, il est hué par les députés de la droite et de l’extrême-droite.

L’écrivain Charles Péguy écrit : « Dès la déclaration de la guerre, la première chose que nous ferons sera

de fusiller Jaurès. Nous ne laisserons pas derrière nous ces traîtres pour nous poignarder dans le dos ».

Paul Déroulède titre un de ses articles dans le journal L’Action française : « TUER JAURES ». Quant à Léon Daudet,

le 23 juillet 1914, une semaine avant l’assassinat de Jaurès, il écrit :

« Nous ne voudrions déterminer personne à l’assassinat politique, mais que Jean Jaurès soit pris de

tremblements ! ».

Le 28 juin 1914, c’est l’attentat de Sarajevo puis l’ultimatum autrichien à la Serbie. La Russie et l’Autriche mobilisent.

Le 31 juillet, l’Allemagne présente un ultimatum à la France lui enjoignant de ne pas se solidariser avec la Russie.

L’inexorable affrontement des impérialismes européens est en marche.

 

jaures_huma-16e14

En fin de journée, Jaurès se rend au siège de L’Humanité pour préparer un

article de mobilisation anti-guerre pour l’édition du 1er août. Auparavant, il

sort dîner au café du Croissant, rue Montmartre, avec ses collaborateurs.

Le groupe est assis, le dos à la fenêtre ouverte et séparé de la rue par un

simple rideau. Une main s’avance, un scintillement, deux éclairs, deux

claquements [1].

Jaurès ne plaidera plus contre la guerre. Il est tué d’une balle dans la tête.

 

 

LA BOUCHERIE EUROPÉENNE COMMENCE LE LENDEMAIN. [2]

La mort de Jaurès facilite le ralliement de la grande majorité des socialistes à l’Union sacrée. Le mot d’ordre de grève

générale que les socialistes européens devaient opposer au déclenchement d’une guerre ne sera jamais appliqué.

 

Mobilisation-17332

Jean-Pierre Dubois (Le Petit Blanquiste).

URL de cet article : http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2011/07/31/9…

 

vilain-2-50dd0[1] Raoul Villain, l’assassin de Jaurès, est un nationaliste proche de L’Action française.

Arrêté, il déclare avoir agi en solitaire pour « supprimer un ennemi de son pays ». Cette thèse de

l’acte isolé est reprise telle quelle dans l’acte d’accusation dressé le 22 octobre 1915.

Après cinquante-six mois de détention préventive, Villain est acquitté par la cour d’assises de la Seine,

le 29 mars 1919. La veuve de Jaurès doit même payer les frais du procès.

 

Anatole France proteste : « Travailleurs ! Un verdict monstrueux proclame que l’assassinat de Jean Jaurès n’est pas un crime… ».

Raoul Villain s’exile alors à Santa Eulalia sur l’île d’Ibiza dans les Baléares. Peu après le début de la guerre d’Espagne,

le 17 septembre 1936, les Républicains l’exécutent pour espionnage au profit de l’armée franquiste.

 

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[2] Boucherie européenne pour laquelle seront sacrifiés par milliers

les peuples des colonies d’Afrique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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  »Ce qui importe avant tout, c’est la continuité de l’action, c’est le perpétuel éveil de la

pensée et de la conscience ouvrière. Là est la vraie sauvegarde. Là est la garantie de

l’avenir. »

(fin du dernier article de J. Jaurès)
L’Humanité (31 Juillet 1914).

 

 

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« Le deuxième exil des communards »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 juillet 2011

Lu sur : PCF Grésivaudan - 30 juillet 2011

Le deuxième exil des communards

 

Rédacteurs : Eric Fournier et Quentin Deluermoz, enseignants

et publiant sur la commune.

 

En cette année 2011, l’importance des commémorations du 140ème

anniversaire de la Commune de Paris a surpris bien des observateurs

tant par la multiplicité des manifestations que par l’intérêt soutenu

d’un public divers.

 

La Commune reste un objet mémoriel notable. Ce qui est d’autant plus intéressant au regard de la faible place qu’elle

occupe dans les programmes de l’enseignement secondaire et qui semble vouée à se réduire comme peau de chagrin.

C’est l’occasion de s’interroger sur les raisons de cet effacement et sur la manière dont l’enseignement de la révolution

communale pourrait singulièrement compliquer la compréhension du dix-neuvième siècle et de notre « modernité »

politique.

Le dix-neuvième siècle, terra incognita scolaire ?

L’application du nouveau programme de première générale jette une lumière crue sur l’évolution de la place attribuée

à la Commune dans l’enseignement secondaire. Dans l’ancien dispositif sa place était honorable. Elle était traitée à

deux reprises. En quatrième, dans le cadre de « l’évolution politique de la France (1815-1914) », une séquence d’une

heure lui était consacrée. Puis, en première générale, elle pouvait être traitée en une ou deux heures dans le cadre

« de la IIème République à 1879 : la recherche d’un régime politique ».  Ainsi, après avoir acquis les bases au collège,

le cycle terminal, quoique empreint d’une certaine téléologie républicaine, autorisait un approfondissement permettant

de mettre en valeur la complexité des processus socio-politiques qui aboutissaient à la IIIème république.

La nouvelle version applicable en 2011 propose de significatifs déplacements qui ne concernent pas tant la seule

Commune que l’ensemble du dix-neuvième siècle. Auparavant abordé par trois fois (quatrième, seconde, première),

celui-ci reste pleinement abordé en quatrième mais, dans le cycle terminal, entre un premier dix-neuvième siècle

remisé en fin de seconde et un second dix-neuvième siècle qui ne commence abruptement qu’en 1880 dans le

programme de première, la période subit comme un double effacement.

Le premier est quasi officiel : il organise un vide entre 1848 et 1880. Le second est plus pragmatique, puisque chacun sait

qu’il est quasiment impossible de terminer le programme de seconde. Au total, c’est un vaste premier XIXe siècle qui se

trouve ainsi escamoté.  On pourra nous objecter que l’enseignement de l’histoire n’obéit pas une stricte linéarité

chronologique et que la Commune est consacrée comme un acquis du collège. Il n’en demeure pas moins que certains thèmes

ont droit à un approfondissement au lycée, notamment – et c’est une bonne chose -la Révolution française, le 20e siècle, le fait

colonial.

Quant au XIXe siècle, lorsqu’il reste abordé, c’est prioritairement dans une plus longue durée et dans ses aspects économiques,

sociaux ou culturels, mais étonnamment pas dans sa dimension politique.

L’évacuation d’un premier XIXe siècle allant de 1815 à 1880 n’est donc pas anodine et on peut d’ailleurs se demander

si elle ne propose pas ainsi justement une autre forme de linéarité, plus consensuelle. Le phénomène déborde le cadre

du programme des filières générales : que ce soit en STG ou au lycée professionnel, cette période, et notamment la Commune,

ne peut être abordée que très incidemment. Ces absences font sens.

La Commune, une initiation au siècle des expérimentations politiques

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Après 50 ans d’interdiction, « Octobre à Paris » de Jacques Panijel sortira en salles le 19 octobre prochain

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 juin 2011

Source : LDH Toulon – 18 juin 2011 – article de la rubrique libertés > censure

Après 50 ans d'interdiction,

après 50 ans d’interdiction, 

“octobre à Paris” bientôt en salles

Après 50 ans de censure en France, le film documentaire Octobre à Paris de Jacques Panijel,

sortira enfin dans les salles parisiennes le 19 octobre prochain, à la faveur de la commémoration

du 50e anniversaire de la manifestation d’Algériens, réprimée dans le sang, sur ordre du préfet

de police Maurice Papon, le 17 octobre 1961.

Ce documentaire apporte un témoignage accablant sur les violentes répressions infligées

aux milliers d’Algériens sortis manifester pacifiquement contre le couvre feu qui leur a été imposé

par Papon. S’ensuivirent des milliers d’arrestations, des centaines d’assassinats dont de nombreux

manifestants jetés à la Seine, après avoir été tabassés …


Voir en ligne : le 17 octobre 1961 à Paris

[Lire la suite sur : ldh-toulon.net/]
 
Lire également : http://www.legrandsoir.info/Ce-qui-s-est-passe-le-17-octobre-1961.html

 

Massacres du 17 octobre 1961 à Paris

Image de prévisualisation YouTube

ajoutée par : DMhamed


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