Espagne : manifestations dans toutes les grandes villes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 21 mai 2011

Si Madrid reste le lieu de la plus grande effervescence, la traînée de poudre se confirme dans le reste du pays.

Et depuis jeudi soir,ce ne sont pas moins de 70 villes du pays qui connaissent des occupations de places publiques

et des installations de campements permanents.

Déterminés, et forts de leur succès, les manifestants envisagent de poursuivre leur mouvement demain et sans

doute lundi.
Espagne : manifestations dans toutes les grandes villes dans Democratie humanitefr  le 20 Mai 2011

Le « printemps espagnol » cherche à s’étendre


esp3 dans Espagne

Le mouvement inédit, qui réunit depuis dimanche des milliers de personnes en Espagne pour dire « non » à l’austérité,

cherche à s’étendre avec la convocation de rassemblements à travers le monde.

Buenos Aires, Bruxelles, Paris, Mexico, Berlin, Bogota, Vienne : des concentrations sont prévues de jeudi à dimanche,

sur des places emblématiques ou devant les ambassades d’Espagne, a indiqué le mouvement « Democracia real, Ya! »

(Une vraie démocratie, maintenant!) sur son site internet (en espagnol). D’autres rassemblements sont aussi prévus

à Birmingham, Bristol, Edimbourg en Grande-Bretagne et Padoue ou Turin en Italie. A Paris, qui accueille de

nombreux étudiants espagnols, le rassemblement est prévu à 18 heures devant l’ambassade d’Espagne.

« Vous prenez l’argent, nous prenons la rue », « Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons

pas dormir« , proclamaient des banderoles dépliées à la Puerta del Sol, lieu de rassemblement emblématique au coeur

de Madrid. Depuis de début de la semaine, aux cris de « nous avons le droit de nous indigner » des milliers de

manifestants, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, envahissent les rues des villes d’Espagne dans

l’espoir de faire entendre leur voix avant les élections locales de dimanche. Des centaines, parfois des milliers

de jeunes, se relaient jour et nuit sur l’emblématique place Puerta del Sol à Madrid, où un véritable bivouac a été

organisé. « Nous avons l’intention de rester ici jusqu’aux élections » de dimanche, a expliqué Juan Rubio,

un porte-parole de ce mouvement hétéroclite, rassemblant beaucoup de jeunes, mais aussi des citoyens de toutes

origines, chômeurs, fonctionnaires ou retraités, qui réclament « une vraie démocratie, maintenant« .

« C’est un mouvement en construction, nous sommes encore en train de rassembler nos idées,

d’organiser des assemblées pour un changement social« , a-t-il ajouté.

Mais dans un pays peu habitué aux manifestations de masse, tous expriment lassitude et frustration face aux

retombées de la crise et au chômage, qui a continué à grimper au premier trimestre avec un taux record de 21,19%.

En février, 44,6% des moins de 25 ans étaient sans emploi.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

Pour + d’infos voir également le blog de Jacques Tourtaux

 

Jeudi soir, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés à Paris devant l’ambassade d’Espagne.
Image de prévisualisation YouTube

 

« Pour une société juste, libre et égalitaire.

Pour un futur  digne, solidaire et durable. Et surtout pour le bien de tous !

Exigeons une vraie démocratie maintenant ! »

Image de prévisualisation YouTube

Une vraie démocratie maintenant en langue des signes


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Espagne : Mort de Marcelino Camacho

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 novembre 2010

Source : Espagne : Mort de Marcelino Camacho dans Espagne img_logo_new30 octobre 2010

URL de cet article :

http://www.legrandsoir.info/Deces-du-dirigeant-historique-de-Comisiones-Obreras-Commissions-Ouvrieres-et-du-Parti-Communiste-d-Espagne-PCE.html

L’humanité de Marcelino Camacho

Décès du dirigeant historique de Comisiones Obreras

(Commissions Ouvrières) et du Parti Communiste

d´Espagne (PCE)

arton11855-4ecb9 dans EUROPE

AMOROS Mario

Mario Amorós Rebelion http://www.rebelion.org/noticia.php…

Traduction : Manuel Colinas pour LGS.

Marcelino Camacho est décédé ce matin (vendredi), à Madrid, à l’âge de 92 ans. Fils d’un cheminot militant syndical de la UGT (Union Générale des Travailleurs), Marcelino est né en 1918, à Osma La Rasa (Province de Soria), et adhéra au Parti Communiste d’Espagne en 1935, en cette annnée qui vit, en Espagne, la naissance du Front Populaire.

Il fut un de ces milliers de jeunes antifascistes qui apportèrent leur soutien à la République durant les trois années de guerre civile et, en mars 1939, il eut à endurer l’ignominie d’être jeté en prison, à Madrid, comme tant d’autres communistes, victime de la junte putschiste du colonel Casado qui négocia la capitulation de Madrid.

Après plusieurs mois de clandestinité, il est arrêté et condamné à la réclusion dans des camps de travail forcé ; le dernier camp qu’il connut fut celui de Tanger d’où il s’évada ; il trouva l’exil à Oran (Algérie). Il rentre en Espagne en 1957 et il est embauché comme ouvrier métallurgiste dans la mythique entreprise Perkins Hispania et de là, il participe à la fondation de Comisiones Obreras, une forme moderne de faire vivre le syndicalisme de caractère socio-politique qui alliait la défense des droits et des aspirations de la classe ouvrière à la lutte pour la démocratie et le socialisme. Cette juste stratégie de pénétration dans les syndicats verticaux franquistes pour en prendre le contrôle de l’intérieur et défendre les revendications des travailleurs, s’avéra efficace et très vite le sigle CCOO, comme celui du PCE, visibles sur tous les chantiers et dans toutes les luttes, furent identifiés au mot « liberté ».

Homenaje Marcelino Camacho 2007

JPEG - 46.4 ko En 1967, Marcelino Camacho est arrêté et passe neuf années en prison, condamné lors du procès dit « des 1.001 » par lequel la dictature jugea de façon arbitraire les principaux dirigeants de Comisiones Obreras. À sa sortie, de prison, en 1976, Marcelino fait cette déclaration :

« Ils ne nous ont pas fait reculer, ils ne nous ont pas fait plier, ils ne nous domestiqueront jamais ».

Membre du Comité Central du Parti Communiste d’Espagne, en 1977 et en 1979, il est élu député d’une circonscription de Madrid, mais il démissionne de son siège de député en 1981 en cohérence avec son désaccord avec la direction nationale du PCE assumée, à l’époque, par Santiago Carrillo. Il a été le Secrétaire Général de CCOO jusqu’en 1987 et il a eu pour successeur Antonio Gutiérrez qui est, aujourd’hui, député du parti socialiste. Il a occupé le poste honorifique de président de CCOO jusqu’au Congrès de 1996 où éclata son conflit avec la tendance majoritaire dirigée par Antonio Gutiérrez qui fit voter sa destitution suite aux critiques que Marcelino Camacho faisait de l’orientation droitière imposée à CCOO et de la perte de l’identification de celle-ci avec la classe ouvrière.

Jusqu’au dernier jour de sa vie, Marcelino Camacho a été le titulaire de la carte Nº 1 d’adhérent à CCOO et, bien entendu, il a eu sa carte de membre du Parti Communiste d’Espagne.

[Lire la suite sur : legrandsoir.info/]

Voir également :

[Communiqué du Parti communiste d’Espagne sur : solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/]

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La crise : Ce que l’on ne dit pas

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 juillet 2010

arton11015-ddbd8 dans ECONOMIE

Vicenç NAVARRO

professeur de Sciences politiques à l’Université Pompeu Fabra (Barcelone-Espagne) et professeur à l’Université Johns Hopkins (Baltimore-Etats-Unis)

SOURCE
http://www.ciudadanosporlarepublica…

Traduction espagnol-français : Simone Bosveuil-Pertosa

 

 

La crise que traversent certains pays méditerranéens – Grèce, Portugal et Espagne- ainsi que l’Irlande est attribuée aux dépenses publiques excessives de ces pays, ce qui aurait créé un déficit élevé et une dette publique monumentale, obstacles qui entravent sérieusement leur reprise économique. De là les recettes que le FMI, la Banque centrale européenne (BCE) et le Conseil de l’Europe imposent à ces pays : il faut se serrer la ceinture et réduire le déficit et la dette publique d’une manière radicale.

Il est surprenant que cette explication ait atteint la dimension d’un dogme -le dogme libéral omniprésent- qui se reproduit sur la base de la foi et non pas comme une évidence empirique. En réalité, cela démontre combien cette explication de la crise est erronée. Voyons les faits :

Tous ces pays ont les dépenses publiques (y compris celles d’ordre social) les plus basses de l’UE des 15, le groupe de pays les plus riches de l’U.E. Quoi qu’il en soit, (aussi bien dette publique que pourcentage du PIB, ou encore dépense publique par tête, ou même pourcentage de la population adulte travaillant dans le secteur public), tous ces pays sont à la traîne de l’UE des 15. Leur secteur public est sous-développé. En ce qui concerne le bien être, ils comptent parmi les moins développés de l’UE des 15.

L’une des causes de cette pauvreté du secteur public est que, depuis la Seconde Guerre Mondiale, ces pays ont été gouvernés la plupart du temps par des partis profondément conservateurs et bien peu préoccupés de social. Ils ont tous un système fiscal peu progressif avec une charge fiscale moindre que la moyenne des pays de l’Europe des 15 et une fraude fiscale énorme (qui oscille entre 20 et 25% de leur PIB). Ces états, en plus d’être peu soucieux de faire du social, pratiquent une redistribution des richesses très insuffisante, c’est pourquoi ils accusent les plus grandes inégalités de revenus de l’UE des 15, inégalités qui se sont aggravées du fait des politiques libérales menées par les gouvernements qu’elles ont connus. En conséquence, le pouvoir d’achat des classes populaires s’est réduit considérablement et a créé une économie fondée sur le crédit qui, lorsqu’elle a explosé a provoqué un énorme problème d’insuffisance de la demande, cause de la récession économique.

[Lire la suite sur : legrandsoir.info/]

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Les marchés financiers en guerre contre les peuples

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 avril 2010

L’Espagne, nouvelle proie des marchés financiers

Après la Grèce et le Portugal, l’agence américaine de notation Standard & Poor’s s’en prend à l’Espagne dont elle abaisse d’un cran la note de la dette à long terme, et qu’elle menace d’une autre baisse possible.

Cette décision risque d’avoir, pour l’Espagne, les mêmes conséquences que pour la Grèce : emprunter à un taux plus élevé.

Rappelons que depuis la création de l’euro, ces taux d’intérêts sont l’un des principaux outils de spéculation. Ainsi, depuis hier mardi, les taux des obligations portugaises se sont envolés ; quant à ceux des obligations à 10 ans de la Grèce, ils ont flambé à plus de 10 %. Par comparaison, le taux de la principale obligation française est actuellement de 3,5 %. Ce taux des obligations, c’est la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir la dette d’un pays.

Ainsi, après s’être gorgés des aides des États lors de la crise des subprimes, les banquiers se retournent contre les plus faibles d’entre eux en ne leur prêtant qu’à des taux prohibitifs et en les obligeant à appliquer des plans d’austérité de plus en plus violents contre les peuples :

dérégulation sociale, libéralisme, privatisations, avec pour conséquences le gel

voire la réduction des salaires, l’augmentation de l’âge de la retraite et la

diminution des pensions…

Ce que confirment les propos de la vice-Premier ministre espagnole Maria Teresa Fernandez de la Vega, (Parti socialiste ouvrier espagnol de Felipe González)  « Nous avons mis en oeuvre un plan d’austérité et nous avons entamé les travaux de réforme du marché du travail, nous mettons en application toutes les mesures permettant d’atteindre nos objectifs. » 

Dans sa déclaration le député européen du Parti communiste grec (KKE), Georges Toussas, parlait de « guerre des monopoles contre le peuple ». Et, en effet, il s’agit bien d’une guerre, d’une guerre contre les peuples, d’une « guerre des classes » comme le disait, en 2006, Warren Buffet. Mais faisons en sorte qu’il ait tort :

« Il y a une guerre des classes, c’est un fait,

mais c’est ma classe, la classe des riches,

qui mène cette guerre

et

nous sommes en train de la gagner »

 

Warren Buffett (première fortune mondiale en 2008 avec 62 milliards de dollars), Interview du New York Times du 26 novembre 2006 (“There’s class warfare, all right,” Mr. Buffett said, “but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.”)

 Et nous le pouvons ! Rappelons-nous qu’aucun des acquis sociaux que la droite remet en cause n’est tombé du ciel. Tous ont été gagnés par les luttes des salariés. Et, c’est par les luttes qu’ils seront préservés.

 

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L’Espagne doit s’atteler à « un juste travail de mémoire »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 avril 2010

L’Espagne face à ses vieux démons

Les attaques contre le juge Garzon, traîné sur le banc des accusé par l’extrême droite pour avoir voulu enquêter sur les crimes du franquisme, font resurgir le débat sur la mémoire.

Madrid, envoyée spéciale.

Regards curieux, surpris, énervés… L’image de Franco, main levée, frappée d’un « Impunité pour le franquisme  ? Non merci » dans la rue San Bernardo attire l’œil des passants. Depuis plus d’une semaine, l’université Complutense de Madrid s’est transformée en une agora où célèbres et anonymes plaident pour la justice universelle. Première, deuxième, troisième générations d’Espagnols viennent soutenir le juge Garzon, symbole, peut-être même malgré lui, du combat pour la vérité. Lui, qui pour avoir voulu enquêter sur les crimes franquistes, devrait être suspendu d’ici peu.

« Ce pays a vécu quarante ans de propagande bestiale qui a imprégné toute la société, aujourd’hui, nous cherchons à canaliser l’indignation », commente Ivan Aparicio, un jeune trentenaire militant de la récupération de la mémoire historique. Car, trente-cinq ans après la mort du caudillo, point de départ du retour à la démocratie, l’Espagne refuse de regarder son passé en face. La transition démocratique a dû en passer, entre autres, par la loi d’amnistie de 1977, qui a verrouillé l’histoire du XXe siècle  : la République, le coup d’État, la dictature et ses tueurs. « Notre génération ne peut pas vivre dans un pays amnésique qui prive des milliers de familles des victimes de la dictature du droit de savoir et de dénoncer », poursuit Ivan.

[Lire la suite]

 

 A lire également

sur l’humanité.fr :

Pour Juan Carlos Monedero, professeur de sciences politiques à l’université Complutense de Madrid, 
la transition au lendemain de la mort de Franco a scellé un pacte de silence amené à exploser.

Par Miguel Angel Rodriguez Arias, universitaire, initiateur de l’avant-projet de loi 
Vérité, justice et réparation pour les victimes 
du génocide franquiste.

Les initiatives de soutien et judiciaires se multiplient dans la péninsule et à l’étranger.

sur Mediapart.fr (abonnés) :

Extrait :

Mais au-delà du cas du juge Garzon, beaucoup dénoncent ce qui sonne comme une interdiction de juger le franquisme. Emilio Silva est le président de l’Association pour la récupération de la mémoire historique, une organisation de soutien aux parents des disparus. «Il ne faut pas s’y tromper, assure-t-il, l’affaire Garzon ne s’explique pas que par de banals règlements de comptes. Cette affaire a d’abord des fondements politiques: on veut empêcher que soit instruit le procès du franquisme. Si l’on veut faire taire Garzon, c’est parce qu’il était jusqu’à présent le seul juge à avoir osé demander justice pour des familles dont on a bafoué les droits pendant 70 ans. Or si Garzon ne peut pas juger le franquisme, alors qui va le faire?»

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L’ÉDITO DE L’HUMANITÉ

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 avril 2010

edito_huma.jpg22 avril 2010 – Par Bruno Odent

Amnésie espagnole

L’attaque visant à empêcher l’action du juge Garzon touche à tout le refoulé qui a préludé à la mise en place de l’Espagne moderne.

Il est devenu l’un des magistrats les plus célèbres de la planète pour avoir considéré que l’humanité ne pourrait pas se regarder en face et se réclamer d’elle-même sans avoir jugé tous ceux qui ont commis des crimes contre elle. Il a osé jadis tenter de traduire un certain Augusto Pinochet en justice. Il s’appelle Balthazar Garzon. Il avait décidé d’enquêter sur les crimes du franquisme. Ceux commis par le caudillo et les phalangistes durant leur accession au pouvoir par la guerre qui a ravagé l’Espagne à la fin des années trente et ceux perpétrés plus tard sous le régime de répression qu’ils ont instauré jusqu’à la mort du dictateur en 1975. Il qualifiait de crimes contre l’humanité, donc imprescriptibles, les disparitions de quelque 114 000 républicains espagnols. «  Intolérable  », ont hurlé trois associations d’extrême droite. Et les plus hautes instances judiciaires du pays n’ont rien trouvé de mieux que de recevoir la plainte de ces nostalgiques de la Phalange.

D’ici quelques jours le juge Garzon devrait être suspendu du poste qu’il occupe depuis vingt-deux ans à l’Audience nationale, la plus haute instance pénale du pays, par décision de ses pairs. Pour cause de «  prévarication  », traduisez : abus de pouvoir, parce que la «  requalification  » des crimes franquistes en crime contre l’humanité constituerait un «  artifice juridique  » (sic) afin de violer la «  loi d’amnistie des crimes politiques  » adoptée en 1977.

L’émotion est énorme dans le pays. Elle va bien au-delà des familles des victimes qui souffrent de la conspiration du silence. Car l’attaque visant à empêcher l’action du juge Garzon touche tout le refoulé qui a préludé à la mise en place de l’Espagne moderne, à une amnésie à l’égard des décennies noires érigée en principe. Comme si l’oubli pouvait être une part de l’identité nationale. Intenable.

C’est ce débat institutionnellement tabou qui fait irruption aujourd’hui. La démocratie est atrophiée quand elle se limite au rétablissement d’une monarchie constitutionnelle formatée (avec l’appui des futurs partenaires de l’UE) sur un bipartisme de bon aloi prenant bien soin d’étouffer l’héritage révolutionnaire de la seconde république.

Rappelant ce que fut jadis l’attitude des gouvernants français à l’égard de la république espagnole attaquée, l’affaire Garzon est traitée d’évidence à Paris avec un mélange de gêne et de discrétion. Et comme jadis, il n’est guère étonnant de retrouver, ici et en Europe, au cœur de la solidarité avec le mouvement espagnol pour la «  justice universelle  », les héritiers politiques de ceux qui s’étaient mobilisés avec les brigades internationales.

 

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Espagne : « la condamnation du juge Garzon serait « une nouvelle victoire de Franco ». » (Pedro Almodovar )

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 avril 2010

Publié sur : http://socio13.wordpress.com/ : « Changement de société »
Référencé par :   http://www.dazibaoueb.fr/

Le scandale espagnol, celui du juge Baltasar Garzón

par danielle Bleitrach

Publié 19 avril 2010

Espagne : Un véritable scandale juridico-politique secoue l’Espagne, il concerne le juge espagnol Baltasar Garzón. Celui-ci est célèbre internationalement pour avoir lancé en 1998, un mandat d’arrêt contre le général Pinochet, il est soumis aujourd’hui à trois procédures qui peuvent déboucher sur l’impossibilité d’exercer son métier. Mais l’affaire du juge Garzon dans une Espagne en crise est un tsunami qui fait voler en éclat la fiction de l’après-franquisme et de la démocratie.

Le 7 avril, il y a eu une décision du Tribunal suprême (la plus haute instance de l’ordre judiciaire espagnol) de traduire en justice Garzón pour prévarication, c’est-à-dire généralement un manquement d’un responsable à sa fonction mais dans ce cas il s’agirait du  fait d’ignorer une loi existante, en l’occurrence celle de l’amnistie de 1977, dans l’affaire des crimes de la répression franquiste.

Le 15 avril,le juge Garzon a été entendu par le Tribunal suprême pour corruption, escroquerie et prévarication dans l’ »affaire des conférences » données à New York entre 2005 et 2006, pour lesquelles il aurait reçu une somme de la banque espagnole Santander ; il lui est également reproché d’avoir classé une affaire concernant Emilio Botín, président du groupe Santander.

Cette « affaire » semble une manière de créer de la fumée sur un dossier qui déclenche un véritable scandale international, celui des crimes franquistes et des poursuites face aux investigations des juges. On monte de toute pièce un dossier aux relents financiers et qui n’a aucune preuve pour mieux tenter d’occulter le véritable procès qui est fait au juge, celui d’avoir refusé de tirer le rideau de l’oubli sur les crimes franquistes.

[Lire la suite socio13.wordpress.com/]

 

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Europe : Choc frontal entre les marchés financiers et les peuples

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 mars 2010

 

Grèce, Portugal, Islande…

Un choc frontal entre la finance et les peuples

Par Bruno Odent – L’Humanité – 12 mars 2010

 

Grève générale en Grèce, référendum islandais :

les peuples refusent de payer la note de la crise.

La dictature financière est désormais un talon de fer pour les

nations elles-mêmes.


- C’est le dossier de l’Humanité, vendredi.

La précipitation vers des superplans d’austérité provoquée par le surendettement des États — la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie

ou l’Irlande ne figurant en fait qu’aux avant-postes européens — exprime l’entrée de l’Europe dans une nouvelle phase de la crise

entamée avec le krach de 2007-2008, celle d’un choc frontal entre les marchés financiers et les peuples.

Ce sont les grands acteurs de la finance, les Kommerzbank, BNP Paribas ou autres Goldman Sachs, créanciers des États, qui

exigent des citoyens des différents pays qu’ils règlent l’addition de la crise. Des exemples très concrets permettent de comprendre

comment on en est arrivé à cette situation explosive, l’impasse étant si totale pour tous ceux qui entendent rester dans les rails du

système — entendez dans le respect des normes du pacte de stabilité — qu’ils ne conçoivent plus d’autre issue que celle d’une

épreuve de force comme aujourd’hui avec le peuple grec. Les banques françaises sont particulièrement bien placées parmi les

acteurs qui ont parié sur les difficultés des États. Elles figurent ainsi parmi les plus grosses détentrices de titres de dette grecque —

plus de 55 milliards d’euros à la fin de l’an dernier, selon la Banque des règlements internationaux (BRI).

Un placement très lucratif puisque le taux de l’ardoise hellène (bien supérieur dès le départ à celui de la France) a

explosé avec la spéculation, passant aujourd’hui à plus de 6 % (sur les marchés, la rémunération du placement

grimpe avec le risque présumé pris par les « investisseurs »). Et comme les traders de Natixis, BNP Paribas et

autres ont pu réaliser leurs opérations en empruntant eux-mêmes à un taux dérisoire (1 %) auprès de la Banque

centrale européenne (BCE), on mesure les gains qu’ils ont pu réaliser sur ce seul écart de taux. Sur le dos des

contribuables grecs.

[Lire la suite sur : humanite.fr/]

 

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ESPAGNE : Un pays à genoux comme un taureau blessé

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 mars 2010

À la une dans l\'Humanité

Pierre Ivorra


Un pays blessé en quête d’un autre modèle

ESPAGNE : Un pays à genoux comme un taureau blessé dans ECONOMIE alicante

 

Au cœur d’une région dédiée au tourisme et à la spéculation immobilière, Alicante est accablée par la récession et le chômage. L’Espagne officielle est en panne d’alternative. L’espoir est à rechercher chez les salariés d’Alcoa, les marbriers de Novelda qui luttent pour un autre développement.

Envoyé spécial.

Marisol et Juan Antonio sont assis sur un banc de l’avenue Alfonso X el Sabio qui traverse le centre d’Alicante et passe devant le marché central. Tous deux ont la cinquantaine bien sonnée mais se tiennent par la main, tendrement, comme deux amoureux de la veille. À leurs pieds, ils ont posé un morceau de carton où il est écrit  : «  Nous n’avons plus de ressources, aidez-nous  !  » Lui a été licencié en 2008, elle n’a jamais travaillé. Le plus étonnant est que ni l’un ni l’autre ne sollicitent les passants des yeux ou de la voix. Ils se tiennent raides comme la justice, leurs regards égarés vers un lointain qu’eux seuls semblent voir. Un regard de gens indignés de faire ce qu’ils sont obligés de faire. C’est peut-être pour cela que bien peu de monde verse de l’argent dans leur corbeille  : ils dérangent, ils paraissent accuser la terre entière  ! Un peu plus loin, sur le même trottoir, au pied de l’escalier qui permet d’accéder au marché, des Colombiens au visage mat d’Indiens ont installé sur une couverture, à même le sol, des objets de rien  : bracelets, peignes, bibelots… Eux s’adonnent sans joie à cette activité informelle mais tolérée. Que voulez-vous, c’est la crise  ! Le taux de chômage dans la région frôle les 27 %.

Une véritable invasion  ! Plus bas, en descendant vers la mer, la Rambla qui conduit à l’esplanade a mué comme un papillon. L’ancien cinéma est remplacé par un office de tourisme  ; des cafés, des boutiques ont disparu, transformés en autant d’agences bancaires et de cabinets de promotion immobilière. Une véritable invasion  ! En quelques minutes de marche, le flâneur peut dans cette ville moyenne du sud-est de la péninsule côtoyer toutes les plaies de l’Espagne d’aujourd’hui  : la misère qui explose, les boulots de peu, les marchands de soleil, de mer et de pierre, et les magiciens de la monnaie, «  la banca  », comme disent les Espagnols. 

[Lire la suite]

A lire également sur : humanite.fr/ : Recul de l’âge de la retraite : « Le gouvernement a franchi la ligne rouge »

Pour José Antonio Garcia Rubio, l’un des dirigeants d’Izquierda Unida, le projet de porter l’âge de la retraite à soixante-sept ans est un gage donné aux marchés financiers.

Entretien réalisé par P.I.

Extrait :

C’est un coup très dur porté à un système social espagnol pourtant déjà bien modeste. Le gouvernement veut réduire les pensions de 4 points de PIB en 2030, cela correspond à une baisse d’au moins 80 milliards d’euros. Avec ce projet, il franchit la ligne rouge. Les syndicats vont organiser des mobilisations massives, que nous soutenons. Rodriguez Zapatero préfère rassurer les banques et les investisseurs étrangers, plutôt que sa base électorale.

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