Espagne : Les femmes de nouveau sacrifiées sur l’autel de l’obscurantisme

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 février 2012

 

En Espagne, la droite reprend sa croisade contre l’avortement

 

Par Cathy Ceïbe

Espagne : Les femmes de nouveau sacrifiées sur l'autel de l'obscurantisme dans Droits des femmes espagne-droite-300x150Le nouveau gouvernement de Madrid vient d’annoncer

qu’il reviendrait sur la loi de 2010 consacrant

« le droit à choisir la maternité ».

Dans son sillage, l’Église catholique reprend son bâton de

pèlerin contre l’interruption volontaire de grossesse.

 

L’Église catholique se devait d’apporter sa pierre à l’édifice. « Que le fait de tuer un enfant durant la période de gestation

puisse être considéré comme un droit me paraît une aberration », a déclaré, lundi, à Radio Euskadi, l’évêque de Saint-Sébastien,

Juan Ignacio Munilla. Coutumière des charges anti-IVG, l’institution espagnole ne pouvait pas être en reste dans l’actuelle

polémique. Ces dernières années déjà, elle s’était payée le luxe de « publicité » en comparant l’embryon au sphinx espagnol

menacé d’extinction. L’Église reprend donc son bâton de pèlerin, Munilla allant même jusqu’à comparer l’avortement à

« l’esclavage des Noirs » (!), grâce au 
chemin ouvert par le Parti 
populaire (PP – droite conservatrice).

Il y a une semaine, le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, a en effet annoncé que le gouvernement du PP, issu des urnes

le 20 novembre 2011, reviendrait sur la loi sur l’avortement de 2010. Cette dernière, promue par l’exécutif socialiste de

José Luis Rodriguez Zapatero, consacre « le droit à choisir la maternité », à l’instar du reste des lois européennes basées sur le

concept de délai, autorisant ainsi librement l’avortement jusqu’à quatorze semaines, voire vingt-deux semaines en cas

de malformation ou de risque pour la femme. Passé ce délai, considérant la viabilité fœtale, la nouvelle loi est plus restrictive

que celle de 1985 puisque la femme n’est autorisée à avorter, après avis médical, qu’en cas de

« malformation extraordinaires ou d’incompatibilité avec la vie ».

« Ce n’est pas une loi qui satisfait les féministes et Izquierda Unida (IU) », rappelle Maïte Mola, vice-présidente du Parti

de la gauche européenne (PGE) et responsable des relations internationales du Parti communiste espagnol (PCE). Longtemps

en charge des droits de la femme, la responsable estime néanmoins que les charges de la droite contre l’IVG sont

« une régression antidémocratique ». « C’est une erreur politique terrible et insupportable, explique-t-elle. Alors que les gens

sont préoccupés par un quotidien de survie en raison de la crise, la droite profite de cette situation pour faire reculer l’ensemble

des droits des femmes. »

[Lire la suite]

Source : hqhd-300x150 dans Espagne1er février 2012

 

 

Lire également

Les droits des femmes sont remis en cause par des forces conservatrices en Europe


Le vrai visage du FN

http://www.dailymotion.com/video/xo7isj

Lien en cas de problème vidéo:

http://www.dailymotion.com/video/xo7isj_louis-aliot-no-2-du-fn-veut-derembourser-les-ivg-de-confort_news?start=4#from=embed

 

 

Publié dans Droits des femmes, Espagne, Integrisme, POLITIQUE, Union europeenne | Pas de Commentaire »

Fernando Hernández Sánchez : « Guerre ou révolution. Le PCE dans la guerre civile »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 février 2012

 

Entretien avec l’historien espagnol Fernando Hernández sur le rôle

du PCE dans la guerre civile :

« Le PCE fut le meilleur des partis républicains de l’histoire du pays »

 

Entretien avec Fernando Hernández Sánchez, auteur du livre

‘Guerre ou révolution. Le PCE dans la guerre civile’

« Le PCE est devenu pendant la guerre le meilleur parti républicain de l’histoire de l’Espagne »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Mario Amorós / Le Monde Diplomatique (édition espagnole)

Fernando Hernández Sánchez :

« Le PCE fut, sans aucun doute, une des colonnes maîtresses de la mobilisation de masse

pour faire face à l’effort de guerre à l’ère de la ‘guerre totale’. Il s’est érigé en pilier de l’effort

de guerre républicain, contribuant à rendre possible ce qu’aucune autre nation européenne

n’avait mis en œuvre avant elle : résister avec les armes à l’imposition du joug fasciste.

Il est resté loyal jusqu’à la fin envers le gouvernement Negrin, qui se proposait de mener

jusqu’au bout la bataille en sauvegardant la dignité nationale et les vies des combattants

engagés. »

 

Voilà une des conclusions que Fernando Hernández Sánchez (Madrid, 1961), docteur en

Histoire contemporaine pour l’UNED, expose dans la dernière partie de Guerre ou Révolution.

Le Parti communiste d’Espagne dans la guerre civile (Critica). Fruit d’un travail de plusieurs années,

avec un examen rigoureux de la documentation issu de neuf centres d’archives, de la presse de l’époque et d’une vaste

littérature citée en 979 notes, ce livre de 574 pages, très bien écrit, met fin à 70 ans de manipulations et de propagande

et est déjà l’œuvre de référence sur le sujet qu’il traite.

Auteur également du livre sur le dirigeant communiste Jesús Hernández et co-auteur avec Angel Viñas de l’indispensable

La Construction de la république. Hernández Sánchez, professeur à l’IES Sefarad de Fuenlabrada (Madrid) arrive à l’heure

à notre rendez-vous aux Archives historiques du Parti communiste d’Espagne.

Avec la proclamation de la IIe République, le PCE a retrouvé la légalité, mais est une force marginale.

Quelles raisons expliquent sa croissance dans la période suivante ?

C’est une histoire étonnante, le passage d’une position ultra-périphérique dans le système politique à une position centrale

dans une période très courte, et cela a beaucoup à voir avec la dynamique de ce moment historique. Sur le plan de la politique

communiste, il y eut plusieurs événements déterminants. D’une part, le remplacement en 1932 de l’ancienne direction qui restait

attachée à l’idéologie radicale « classe contre classe » et du « social-fascisme », qui était alors la ligne de l’Internationale

communiste, par la nouvelle direction de José Diaz, de la Pasionaria, d’Hernandez, d’Uribe… Et, d’autre part, le tournant d’une

très grande importance qui se produisit en 1935 avec le VIIe Congrès de l’Internationale communiste et la constitution des fronts

populaires. Le PCE a cessé d’être une force symbolique, qui entretenait un discours ultra-radical et idéaliste, pour adopter

des positions plus pragmatiques et se rendre plus visible pour la classe ouvrière, surtout à partir de la revendication

des événements d’octobre 1934 en Asturies.

Un parti ne conquiert pas seulement un espace politique parce qu’il le mérite, mais aussi parce que d’autres le lui cède.

Dans ce cas-ci, le Parti socialiste et Largo Caballero ont renoncé concrètement à se revendiquer de ce qui s’était produit en

Asturies, qui fut un exemple de résistance face à ce qui aurait pu être la mise en place d’un totalitarisme par la voie parlementaire,

comme cela finit par arriver en Allemagne ou en Autriche. En revanche, le PCE a développé une campagne très intense et efficace

d’agitation autour des prisonniers, de leurs familles, des orphelins… ce qui a commencé à en faire une force politique plus visible.

Que fut son rôle dans la naissance du Front populaire, créé pour les élections de février 1936 ?

La formation du Front populaire a bénéficié de ce changement de ligne politique des communistes à l’échelle internationale,

mais étant donnée l’influence limitée qu’avait alors le PCE, il reposait essentiellement sur l’alliance des républicains

et des socialistes. Dans le cadre de ce pacte, Largo Caballero a vu dans le rapprochement avec les communistes et les autres

forces de gauche une façon de faire contre-poids aux traits réformistes que l’aile centriste de son parti et les républicains

bourgeois désiraient imprimer au Front populaire. Comme il n’était pas assez fort pour lui apporter un contenu socialisant,

l’engagement fondamental du PCE dans ce pacte fut de garantir, par son travail de mobilisation et d’intensification de sa présence,

que son contenu réformiste soit mené à bien intégralement.

Dès les premières semaines de la guerre, le Parti communiste, qui avait créé le Cinquième régiment des milices populaires,

avait misé sur la formation d’une Armée populaire avec discipline et unité de direction, la mise à niveau de l’industrie de guerre,

l’organisation de fer des arrières pour assurer la production et l’approvisionnement…

[Lire la suite sur solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/]

 

Publié dans Espagne, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Espagne : L’archevêque de Grenade légitime le viol pour les femmes qui ont avorté !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 janvier 2012

 

Source : Solidarité ouvrière8 janvier 2012

Un archevêque espagnol : « Violez les femmes, parce qu’elles le méritent »

L’Express.be, 4 janvier 2012 :

Javier Martinez, l’archevêque de Grenade, a légitimé le viol pour les femmes qui ont avorté

dans son sermon de Noël.

L’auteur portugais Manuel António Pina, s’en émeut et condamne fermement ses propos

dans le Jornal de Notícias  :

Espagne : L'archevêque de Grenade légitime le viol pour les femmes qui ont avorté ! dans Espagne eveques_et_droite_tous_fascistes-300x216(évêques et droite fasciste)

Aujourd’hui comme hier, le clergé espagnol soutien de la pire réaction

« Quand il s’agit de l’intolérance, l’Église espagnole n’a de leçon à prendre de personne…

Maintenant que le [Premier ministre] Mariano Rajoy, proche de l’Eglise, a annoncé son intention d’éliminer

« la corruption de la loi laïque sur l’avortement » que le gouvernement de son prédécesseur Zapatero a fait

adopter, je me suis fait remettre l’homélie de Noël de l’archevêque de Grenade, Javier Jimenez, dans laquelle

il affirme « qu’une femme qui a avorté donne à un homme la licence absolue, sans restriction, pour abuser

de son corps, parce qu’elle a commis un péché comme si elle avait le droit de commettre ce péché»’. …

Pour l’archevêque, les crimes d’Hitler et ceux de Staline (il a oublié Franco) sont « moins épouvantables

que l’avortement ».

Dans ces moments-là, même un athée voudrait qu’il y ait un dieu pour condamner ces personnes. » (via Google Translate,ndlr)

 

Vidéo de “Las Malas Lenguas” avec le discours de l’archevêque Javier Martinez (en espagnol) :

Image de prévisualisation YouTube

 

L’homélie intégrale de l’archevêque est ici (texte en espagnol; pdf)

 

 

Publié dans Espagne, Integrisme | Pas de Commentaire »

Patrick Le Hyaric : « Un recul sans précédent de la démocratie est à l’oeuvre sur notre continent »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 novembre 2011

Patrick Le Hyaric :

Source illustration : PCF Grésivaudan

Sortir des impasses de l’euro-austérité

 

Le_capitalisme_ne_recule_A4c dans Democratie

par Patrick Le Hyaric 

Ce n’est plus un petit vent mauvais qui souffle sur

l’Europe mais une tornade qui, pour le compte du

monde de la finance, aspire, déchiquette, détruit

les droits sociaux et humains acquis, pendant des

décennies,  au fil des combats sociaux des ouvriers,

des intellectuels et des créateurs.

Un recul sans précédent de la démocratie est à

l’œuvre sur notre continent.

 

Régression sociale inconnue depuis la seconde guerre mondiale, injustices, inégalités, appauvrissement,

se conjuguent avec la mise en place d’un totalitarisme d’un type nouveau, appliqué par des mandataires,

anciens commissaires européens ou de la Banque centrale européenne, aux pouvoirs spéciaux, au service

du capital financier international. Le fossé séparant les puissances d’argent et les peuples va s’agrandissant.

Ces forces de l’argent, portées par les banques privées, les fonds d’investissements, des compagnies

d’assurance, ont les mains libres grâce aux politiques libérales menées par les gouvernements successifs

de droite, mais aussi malheureusement par des gouvernements de gauche, de tendance sociale-libérale en

Europe. Elles livrent une véritable  guerre  aux peuples, qui n’épargne pas  le capital productif. Guerre avec

ses fronts économiques, monétaires entre le dollar et l’euro, et politiques, allant jusqu’à imposer à la tête

des États les mandataires de leur choix. Après l’Irlande et  le Portugal, la finance vient d’installer ses

« administrateurs judiciaires » à la direction de la Grèce et de l’Italie. Nous sommes à un moment où les

contradictions internes du capital peuvent exploser. En Grèce a été préférée l’entrée au gouvernement,

aux côtés de la droite et des socialistes,  de l’extrême-droite des colonels plutôt que la consultation du peuple

par référendum. En Italie, nous ne regretterons pas M. Berlusconi. Mais il détenait son mandat du suffrage

universel. Aujourd’hui, c’est l’ancien commissaire européen, qui a le plus poussé aux dérégulations et

déréglementations, forçat de la concurrence débridée, qui est aux affaires.

En France, à peine le Premier ministre avait-il fini d’exposer un deuxième plan d’austérité depuis l’été, que

concomitamment, la Commission de Bruxelles en réclamait un troisième et l’agence de notation nord-américaine

« Standard & Poor’s » préparait un communiqué confirmant une dégradation de la note de la France.

Depuis, on fait croire qu’il s’agit d’un accident. En vérité, c’est le révélateur du système. Un communiqué était

écrit et est parti trop tôt. Mais il était rédigé d’avance. Dans quel but ? Et pour qui ? La réponse est claire.

En dégradant la note de la France, les taux d’intérêt des emprunts de notre pays augmentent automatiquement.

Déjà l’État français emprunte à des taux d’intérêt plus élevés que l’Allemagne.

Au nom de quoi ? Aucune raison valable, sauf la voracité de la finance.

Lire la suite

 

Publié dans Austerite, Democratie, ECONOMIE, Espagne, EUROPE, FMI "affameur des peuples", France, Grece, Irlande, Italie, Union europeenne | Pas de Commentaire »

L’affaire des esclaves d’Iscar (Espagne)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 septembre 2011

Lu sur : L'affaire des esclaves d'Iscar (Espagne) dans Espagne dazibaoueb_logo_70016 septembre 2011

publié par Marc L. (Webmaster)

 

Esclaves au cœur de l’Europe

Auteur : José Bento Amaro - Source : Publico

 

394116 dans Portugal

Partis chercher du travail en Espagne, des Portugais ont été contraints

à l’esclavage dans une ferme.

Le quotidien Público fait le récit choquant de ces pratiques d’un autre âge.

 

L’image de personnes enchaînées, couchées par terre, victimes de mauvais

traitements, malades et affamées renvoie à une réalité d’un autre temps.

Mais le récit que vous allez lire ne fait pas référence au XVIe ou

au XVIIe siècle.

 

Dans cette tragédie, il n’y a pas d’océan à franchir. Il y a seulement le Portugal et l’Espagne au début du XXIe siècle. 

L’histoire que nous allons vous raconter compte 12 esclaves et quatre « négriers ». C’est une histoire de misère,

de barbarie préméditée. Le portrait d’une zone d’ombre du pays que beaucoup méconnaissent totalement.

C’est de cela dont parle le jugement rendu le 7 avril dernier par le tribunal de Fundão

[bourgade de l'intérieur du pays], la première condamnation pour esclavage au Portugal.

L’histoire part d’une famille qui vit en Espagne et maintient des liens avec la Beira Baixa [région de l'intérieur]

- un couple originaire du Portugal et leur fils âgé de 35 ans. Avec pour modus operandi la quête d’hommes pauvres

dans les villes et villages de la région. Des « indigents », comme les qualifie le tribunal, des hommes aux

« connaissances cognitives faibles », « dépendants de l’alcool » et « issus de familles déstructurées ».

António José Fortunato Maria, plus connu sous le nom de Tó Zé Cigano, est le principal membre de la famille

esclavagiste. Pendant que ses parents sont en Espagne, dans la région de Valladolid, il parcourt le terrain en voiture

en quête de main-d’œuvre pour les fermes espagnoles. Nous sommes en 2001, les parents de Tó Zé sont au Portugal

et recrutent la personne qui, durant des années, fera office de contremaître. Ils abordent une femme

qu’ils connaissaient déjà et parviennent à la convaincre de leur confier son fils, José António Rodrigues. Ils lui proposent

donc d’être chef d’équipe dans l’agriculture pour 250 euros mensuels, plus les repas, l’hébergement et du tabac.

Un luxe pour qui n’a rien. José António, le seul parmi les 12 esclaves qui ne sera jamais battu, accepte l’offre et gagne

pendant deux ans la somme prévue. Puis, jusqu’en février 2007, lorsqu’il parvient à s’enfuir au Portugal, il reçoit

seulement 150 euros par mois. C’est lui qui raconte au tribunal les cruautés subies dans le hangar d’une ferme où,

pendant des années, des esclaves ont vécu dans la peur.

[Lire la suite sur : dazibaoueb.com/]

 

Publié dans Espagne, Portugal | Pas de Commentaire »

L’Espagnistan : l’explication de la bulle immobilière espagnole

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 juin 2011

Source : http://Le blog de Bernard Conte24 juin 2011

« Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre »… 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Voir également sur ce site l’article : DebtOcraty  avec la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xik4kh_debtocracy-international-version_shortfilms#from=embediframe&start=0

Passer le pointeur de la souris sur CC (subtitles) et choisir français.

 

Publié dans ECONOMIE, Espagne, FMI "affameur des peuples", Grece, POLITIQUE, Union europeenne | Pas de Commentaire »

La « caisse de résistance », un modèle de solidarité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 20 juin 2011

Lu sur : PCF Grésivaudan20 juin 2011

URL article original : http://www.bastamag.net/article1603.html

La caisse de grève :

        un outil financier au service du bien-être social

 

La

Par Ivan du Roy

 

C’est probablement le plus long conflit social en Europe :

trois années de grève ininterrompue menée par une centaine

de salariées espagnoles dans le secteur des services à la personne.

Si elles ont obtenu gain de cause, c’est grâce à la « caisse de résistance »

mise en place depuis 1976 par leur syndicat,

l’atypique organisation basque ELA, qui vient de fêter ses 100 ans.

Une arme financière qui a permis de nombreuses avancées

et qui se révèle cruciale en ces temps de recul social. 

34 mois. C’est la durée de la grève menée par une centaine de salariées d’un

centre d’accueil pour personnes âgées, la résidence Ariznavarra, située à Vitoria-Gasteiz,

capitale de la communauté autonome du Pays basque (Euskadi), en Espagne.

« Si tu luttes tu peux perdre, mais si tu ne luttes pas, tu es perdue », ont-elles sans cesse clamé.

Et pour le coup, elles ont gagné. Ces salariées, astreintes au service minimum, revendiquaient l’amélioration de

leurs conditions de travail, notamment salariales, et défendaient leur convention collective remise en cause par

le passage en gestion privée.

Déclenchée le 18 février 2008, la grève ininterrompue pendant 1.136 jours s’est finalement conclue sur une victoire.

Les pouvoirs publics et le gestionnaire du centre, une filiale du groupe espagnol Mapfre – une ancienne mutuelle devenue

n°1 de l’assurance privée en Espagne, avec près d’un milliard d’euros de bénéfices par an – ont finalement proposé

un accord aux salariées.

Comment ces grévistes ont-elles pu tenir si longtemps sans salaires, face à la pression, avec leur famille à nourrir ?

C’est en partie grâce à la caisse de grève mise en place par le principal syndicat basque ELA 

(Solidarité des travailleurs basques [1]) depuis 1976, et dont peut bénéficier chacun de ses 110.000 adhérents en cas de

conflit dur. ELA vient de fêter sa centième année d’existence début juin. Cette organisation atypique, en pointe sur les

questions écologiques, est aussi la première force syndicale au Pays basque sud, avec 35,5% des voix aux élections.

Plus de 10% du million de salariés basques y est affilié. À titre de comparaison, en France, les huit confédérations

réunies peinent à syndiquer 8% des salariés.

Lire la suite

 

« Si tu luttes, tu peux perdre, mais si tu ne luttes pas, tu es perdue »

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans Espagne, Luttes, SOCIAL, Solidarite, Syndicats | Pas de Commentaire »

Indignados : « Grande nervosité chez les dirigeants européens face à une situation explosive.»

Posté par communistefeigniesunblogfr le 31 mai 2011

- 30 mai 2011Olivier Dartigolles – PCF

Indignados :

« grande nervosité chez les dirigeants européens face à une situation explosive.»

 

Indignados :  « Grande nervosité chez les dirigeants européens face à une situation explosive.»  dans Espagne indignados_puerta_del_sol_espagne_manifestation_inside

A en croire Alain Juppé, il ne pourrait y avoir d’été européen suite au printemps arabe.

Pour le ministre des Affaires étrangères, en Europe, nous sommes en « démocratie ».

J’étais aujourd’hui à Puerta del Sol et le mouvement populaire et citoyen dénonce

à juste raison la crise du système politique et du bipartisme.

Les manifestants espagnols demandent ici, comme les milliers de jeunes qui se sont

rassemblés Place de la Bastille cet après-midi à Paris, que vive une vraie démocratie.

Les peuples ne veulent pas de l’hyper austérité et tous les gouvernants européens, de droite comme de gauche,

sont sanctionnés quand ils mettent eu œuvre les politiques exigées par l’union européenne, les marchés financiers

et les banques.

D’une certaine manière, les déclarations d’Alain Juppé témoignent d’une très grande nervosité chez les dirigeants

européens face à une situation de plus en plus explosive.

Le PCF soutient la lutte engagée par « Los Indignados » et appelle à la plus grande mobilisation partout en Europe,

comme place de la Bastille cet après midi, contre les politiques d’hyper austérité et pour une réelle démocratie

en Europe.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF et responsable des questions européennes

 

Publié dans Espagne, EUROPE, France, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Barcelone : « la place est au peuple ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 mai 2011

Source : Primitivi - 29 mai 2011

Paco Ibanez pour les Indignés de Barcelona

Les indignés plus fort que le Barça !


Ce soir dimanche, Paco est venu jouer pour les indignés de Barcelona qui occupent la plaza catalunya depuis 15 jours. Avant hier, malgré la victoire du Barça en coupe des champions, les manifestants n’ont pu être délogés par la police !! Vous pouvez vivre en direct ce truc fou qui est en train de se passer en Espagne ici : http://giss.tv:8000/acampadacat.ogg des vidéos des brutalités policières ici : http://barcelona.indymedia.org/news…


photo : Eric Alvarez creative commons récup sur indy barcelona

Barcelone :

Depuis 2 semaines, le campement des indigné-e-s occupe la Plaça Catalunya dans le centre de Barcelona.

Au début, avec un discours très citoyen genre « indignez-vous », la dynamique collective basée sur la démocratie directe (les réus générales de parfois 5 ou 6000 personnes prennent les décisions au consensus -40), l’autogestion de l’espace (avec des dizaines de tentes bibliothèque, garderie, salle de classe, cuisine, hacklab, jardin potager, clinique, et un sans fin d’autres initiatives) et l’autonomie a peu à peu donné un caractère profondément révolutionnaire (? !) à cette révolte…

Tous les secteurs en lutte, santé, logement, féministes, éducation, etc. se regroupent ainsi dans la 40aine de commissions thématiques (rassemblant entre 10 et 150 personnes). C’est un peu compliqué à raconter en deux mots mais en gros des milliers de personnes de tous horizons, générations et manières de voir le monde, partageant un même malaise et une même rage se sont rencontrées et à tâtons ont construit ensemble l’espace autonome le plus immense, hétérogène et enthousiasmant que j’ai jamais vu. Et le pouvoir tremble un peu…

Ce matin la police est venue pour « nettoyer » la place en vue du match de football de demain (ici le Barça c’est une véritable religion).

A 7h, les centaines de personnes qui dormaient sur place se sont ainsi vu encerclées par la police, pendant que les services municipaux détruisaient toutes les structures et remplissaient leurs camions de nos affaires.

Rapidement ont commencé à se rassembler des centaines de personnes solidaires et le nombre n’a fait qu’augmenter pour arriver à peut-être 10000 autour de 13h.

[Lire la suite sur : primitivi.org/]

Voir également :

sur primitivi.org/121 blessés sur l’acampada (vidéo et photos)

 

Paco Ibanez : La poésie est une arme : http://www.dailymotion.com/video/x4qngi_paco-ibanez-la-poesia-es-un-arma_music

Fils d’un sympathisant anarchiste espagnol qui fut interné avec d’autres républicains dans le camp d’Argelès par les autorités de Vichy, Paco Ibanez émigre en France avec sa famille en 1948 après la deuxième guerre mondiale. Comme Leny Escudéro et Serge Utgé-Royo commence alors un véritable exil.

Paco Ibanez commence sa carrière de compositeur dans les années 50 en accompagnant la chanteuse Carmela (surnommée la Piaf espagnole) dans les cabarets parisiens, en mettant en musique des textes de Frédérico Garcia Lorca, Antonio Machado et Pablo Néruda.  (Source : artaba sur dailymotion)

Publié dans Espagne, INFOS | 1 Commentaire »

« Le mouvement espagnol est un formidable espoir » (Pierre Laurent – PCF)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 mai 2011

 

« Le mouvement espagnol est un formidable espoir »

(Pierre Laurent)

 

11 dans PCF

Les citoyens espagnols appelés aux urnes ce week-end pour

les élections locales viennent d’exprimer un fort rejet de la

politique du parti socialiste (PSOE) au pouvoir.

Bipartisme oblige, c’est le parti ultralibéral (PP) qui sort

vainqueur de cette élection. La gauche de transformation

progresse avec Izquierda Unida (IU).

 

 

Ces résultats confirment ce que l’on observe en Europe depuis la crise : les gouvernements qui appliquent les plans

d’austérité exigés par l’Union européenne pour « rassurer les marchés financiers » sont sanctionnés par le peuple.

La stratégie du moindre mal ne mène à rien.

Ce rejet s’exprime également en Espagne, depuis le 15 mai, par le mouvement des « indignés » qui s’élargit de jour

en jour. Dénonçant le chômage et la précarité ainsi que les alternances qui ne changent pas leur vie, ils revendiquent

une utilisation de l’argent au service du peuple et une réelle démocratie. Ce mouvement est un formidable espoir qui

porte l’exigence d’une alternative politique.

Le Parti de la gauche européenne soutient le mouvement des jeunes espagnols et la journée d’information et d’action

annoncée par la Confédération européenne des syndicats le 21 juin prochain. Il appelle à la convergence des luttes

en Europe contre les politiques d’austérité et le « Pacte euro + » qui vise à organiser la précarité et dépossède encore

un peu plus les peuples de leur souveraineté économique et budgétaire.

Le peuple espagnol a besoin d’une Europe sociale et solidaire !

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne

Paris, le 23 mai 2011.

 

À  lire également sur : Moissac au Coeur

Les Indignés : un mouvement né sur le Web

 

Publié dans Espagne, PCF, POLITIQUE, Union europeenne | Pas de Commentaire »

1...45678
 

ahmed remaoun |
Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGERIE/ PARTIS POLITIQUES/...
| MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy