Les dangers du Traité transatlantique (l’Humanité)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 mai 2014

 

L’Humanité révèle les dangers du Traité transatlantique

 

Un numéro exceptionnel de l’Humanité ce mercredi 14 mai

 

huma1405

 

En ce moment même, alors que les aspirants députés européens

battent campagne, se négocie un partenariat transatlantique

sur le commerce et l’investissement (TTIP), plus connu

sous le vocable de grand marché transatlantique. Il peut encore

être stoppé.

L’Humanité dévoile ce qui se trame contre les peuples

et l’économie des pays.

Un cahier exceptionnel de huit pages à lire dans l’Humanité

de ce mercredi 14 mai.

 

Si l’on n’y prend garde, la main invisible du marché qui a fait tant de dégâts dans l’Union européenne (UE)

pourrait exécuter ses basses œuvres à une échelle bien plus grande encore.

En ce moment même, alors que les aspirants députés européens battent campagne, se négocie un partenariat

transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP), plus connu sous le vocable de grand marché transatlantique.

Il peut encore être stoppé.

Les parlementaires issus du scrutin du 25 mai auront à valider ou à repousser ce projet, une fois les négociations

conclues. Les 28 États auront aussi à se prononcer. S’il entrait en vigueur, le TTIP aurait des effets néfastes

sur l’économie, mais aussi sur les droits des travailleurs européens et états-uniens, ballottés au gré du vent

de la concurrence libre et non faussée.

Côté européen, les promoteurs du projet ne cherchent rien d’autre qu’à tester, à plus grande échelle,

ce qui a déjà échoué.

Les négociations se tiennent à huis clos entre les équipes du commissaire Karel De Gucht pour l’UE et

du représentant au Commerce Michael Froman, pour les États-Unis. La prochaine réunion se tiendra le 19 mai,

à six jours des élections européennes, sans que les citoyens ne soient informés de l’état d’avancement des pourparlers.

L’objectif de la Commission est de fonder la plus grande zone de libre-échange au monde, qui pèserait 30 %

du commerce mondial. Celle-ci aurait deux avantages : donner un coup de pouce de 0,5 % du PIB à l’économie

européenne d’ici à 2027 et faire baisser les prix. C’est ce que défend une étude officielle, publiée par la Commission

en septembre. D’autres évaluations sont moins laudatrices, telle celle de la Fondation autrichienne pour la recherche

et le développement, qui estime que ces gains sont limités et pèseront sur les comptes publics : la diminution

des droits de douane entraînerait une perte de 20 milliards d’euros pour le budget européen au cours

des dix prochaines années, et les États devront trouver 1,4 milliard d’euros par an pour faire face

aux dépenses de chômage. En effet, entre 430 000 et 1,1 million de personnes devraient changer d’emploi

du fait des restructurations nécessaires.

Mais le pire n’est pas là.

Lire notre cahier spécial de huit pages de décryptage du projet de traité transatlantique dans l’Humanité de ce mercredi

14 mai.

Publié dans Chomage, droit du travail, ECONOMIE, ETATS-UNIS, EUROPE, l'Humanité, Liberalisme, SOCIAL | Pas de Commentaire »

Traité de libre-échange transatlantique : protection sociale et droits syndicaux, des obstacles au commerce ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 12 mai 2014

 

ACCORD-EUROPE-ÉTATS-UNIS

Pourquoi le traité de libre-échange constitue une menace

pour le droit du travail et l’action syndicale

 

tafta1  par Rachel Knaebel 12 mai 2014

  La zone de libre échange, en cours de négociation

  entre l’Union européenne et les États-Unis, risque

  de mettre à mal les normes environnementales et

  sanitaires européennes, et de permettre

  aux multinationales de porter plainte contre les États

  européens.

 

Le futur traité constitue aussi une menace pour l’exercice du droit syndical et plusieurs protections

sociales, comme le salaire minimum. Car les États-Unis ne reconnaissent pas la plupart

des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail.

La protection des travailleurs sera-t-elle bientôt considérée comme une entrave au commerce,

passible de poursuites ?

 

tafta3

  Les droits des travailleurs, l’exercice de la liberté syndicale et la prévention

  de la santé au travail sont-ils menacés par l’accord commercial en cours

  de négociation entre l’Europe et les États-Unis ? C’est ce que craignent

  les syndicats européens.

  Le traité commercial transatlantique, appelé PTCI pour « Partenariat

  transatlantique de commerce et d’investissement » – mais aussi TTIP

ou Tafta – est négocié dans l’opacité depuis juillet 2013 (Voir notre enquête). Les électeurs ne savent pas

grand chose des discussions. Les gouvernements et les députés européens en sont tenus éloignés.

C’est la Commission européenne qui négocie le traité directement avec l’exécutif états-unien.

Le traité vise à instaurer une vaste zone de libre échange : 29 États, 820 millions d’habitants, séparés

par l’Atlantique nord. Élimination des droits de douanes, suppression des « obstacles non-tarifaires » au commerce

(licence d’exportation, contrôle qualité des importations…), harmonisation des normes et des réglementations,

tels sont les sujets sur la table des négociations. Les normes européennes en matière sociale ou environnementale

pourraient ainsi être jugées trop contraignantes. Un tel traité pourra par exemple ouvrir les ports européens

à l’arrivé du bœuf aux hormones américain.

Les États-Unis, mauvais élève des droits des travailleurs

Autre point sensible : les mécanismes de « protection des investissements ». Ceux-ci permettent aux multinationales

états-unienne et européennes qui s’estimeraient « discriminées » par une réglementation de réclamer des indemnités

aux États, devant des tribunaux d’arbitrage privés, si elles jugent leur investissements mis à mal. De tels tribunaux

d’arbitrage existent déjà. Et leurs « arbitrages » se font le plus souvent en faveur des intérêts privés (voir notre article).

Grâce à eux, des entreprises européennes ont par exemple engagé des poursuites contre l’augmentation

du salaire minimum en Égypte ou contre la sortie du nucléaire décidée par l’Allemagne en 2011. La seule menace

d’une plainte, contre l’interdiction d’un produit jugé toxique, d’une technique d’extraction ou du travail le dimanche

par exemple, peut parfois suffire pour faire tomber les décisions d’États au profit des entreprises.

[Lire la suite sur Basta !]

Photo1 : Photothèque du mouvement social

TAFTA : un projet de verrouillage de la gouvernance mondiale au seul profit des grandes entreprises

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« Stop TAFTA » : Le mouvement prend de l’ampleur

Posté par communistefeigniesunblogfr le 22 avril 2014

 

La grogne des collectivités

contre le grand marché transatlantique

 

Le mouvement prend de l’ampleur. Une quinzaine de collectivités, dont quatre régions,

se sont jointes à l’initiative lancée en février par la région Ile-de-France.

 

tafta

  Les négociations en catimini autour d’un vaste marché

  transatlantique entre les États-Unis et l’Union européenne

  passent mal au sein des collectivités qui, après les élections

  municipales, ont multiplié les vœux et délibérations

pour se déclarer

« zone hors partenariat transatlantique de commerce et d’investissement » (Transatlantic Trade

and investment partnership, TTIP), demander un moratoire ou un débat.

Pas moins de quatre régions sont passées à l’acte depuis que la région Ile-de-France a lancé le mouvement

le 14 février en adoptant une délibération proposée par le Front de gauche (parti de gauche et Alternatifs).

 

 

Les régions Auvergne, Ile-de-France, Limousin, Picardie et Provence-Alpes-Côte d’Azur [1] sont en effet

préoccupées par le mandat de la Commission européenne, adopté en juin 2013 par les États membres de l’Union.

 

       « Négocié en secret, et initié notamment par les patrons des grandes multinationales,

       l’administration américaine ainsi que les dirigeants européens libéraux et sociaux

       libéraux, ce projet prévoit le démantèlement de toutes les “entraves” à la libre

       circulation des capitaux, des biens, des services et des personnes entre l’Union

       européenne et les Etats-Unis », pointe la région Ile-de-France.

 

Trois régions (Bourgogne, Bretagne, Rhône-Alpes) ont voté un vœu demandant un moratoire ou un débat autour

des négociations.

[Lire la suite sur Moissac au Coeur]

Article original sur Politis.fr

 

TTIP : Les dégâts de l’arbitrage privé contre les États

Publié dans ECONOMIE, ETATS-UNIS, EUROPE, Liberalisme | Pas de Commentaire »

Brésil : 50 ans après le renversement du président démocratique Joao Goulart, le soutien de Washington aux putschistes ne doit pas être oublié

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 avril 2014

 

Brésil :

50 ans après le renversement du président démocratique

Joao Goulart, le soutien de Washington aux putschistes

ne doit pas être oublié

 

goulart   Joao Goulart et Kennedy

  par Eric Toussaint¹

  Brésil : 50 ans après le coup d’État des militaires du 2 avril 1964

  et le renversement du président Joao Goulart, le soutien actif

  du gouvernement des Etats-Unis, de la Banque mondiale

  et du FMI aux militaires ne fait pas l’ombre d’un doute.

  Le 2 avril 2014, une organisation non gouvernementale

  aux Etats-Unis, le National Security Archive (NSA !) a rendu

  public une série impressionnante de documents officiels

déclassifiés faisant la preuve de la complicité de Washington avec les militaires brésiliens qui ont renversé 50 ans

plus tôt le régime démocratique de Joao Goulart. On trouve cette abondante documentation ici.

 

Dans la thèse de doctorat que j’ai défendue en 2004 aux universités de Paris VIII et de Liège |1|, j’abordais le soutien apporté par Washington, la Banque mondiale et le FMI aux militaires brésiliens. Je reproduis en ce 50e anniversaire un extrait de cette thèse.

Le régime démocratique du président Joao Goulart est renversé par les militaires le 2 avril 1964. Les prêts de la Banque et du FMI qui ont été suspendus pendant trois années reprennent très peu de temps après |2|.
Résumé succinct des événements : en 1958, le président brésilien Kubitschek doit entrer en négociation avec le FMI afin de recevoir un prêt de 300 millions de dollars de la part des Etats-Unis. Finalement, Kubitschek refuse les conditions imposées par le FMI et se passe du prêt des Etats-Unis. Cela lui vaut une grande popularité.
Son successeur, Goulart, annonce qu’il va mettre en pratique une réforme agraire radicale et qu’il va procéder à la nationalisation des raffineries de pétrole : il est renversé par les militaires. Le lendemain du coup, les États-Unis reconnaissent le nouveau régime militaire. Quelque temps après, la Banque et le FMI reprennent la politique de prêts suspendue. De leur côté, les militaires abolissent les mesures économiques critiquées par les États-Unis et le FMI. A noter que les institutions financières internationales considèrent que le régime militaire prend de saines mesures économiques (sound economic measures) |3|. Pourtant le PIB baisse de 7% en 1965 et des milliers d’entreprises tombent en faillite. Le régime organise une forte répression, interdit les grèves, provoque une forte chute des salaires réels, supprime les élections au suffrage direct, décrète la dissolution des syndicats et recourt régulièrement à la torture.

[Lire la suite sur CADTM]

¹ Eric Toussaint, maître de conférence à l’université de Liège, président du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) Belgique

 

Publié dans Amerique latine, Bresil, ETATS-UNIS, FMI "affameur des peuples", HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Un sommet pour une Otan économique et commerciale

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mars 2014

 

Europe Les enjeux

Un sommet pour une Otan économique et commerciale

 

g7_1

  La réunion d’aujourd’hui à Bruxelles

  entre les États-Unis et l’UE, en présence

  de Barack Obama, est destinée à resserrer

  les liens transatlantiques en poussant

  à la conclusion d’un accord de libre-échange

couvrant la moitié du PIB mondial.

 

Les deux rives de l’Atlantique sont pressées de signer. Ou tout au moins leurs dirigeants, leurs lobbies et leurs milieux d’affaires. Car les citoyens, eux, n’ont pas eu leur mot à dire au sujet de la conclusion d’un accord de libre-échange transatlantique entre les États-Unis et l’Union européenne (UE). Le sommet UE-USA, qui s’ouvre aujourd’hui, en présence de Barack Obama, le président états-unien, se penchera sur le sujet. « Il est important de veiller à ce que les deux parties réaffirment leur engagement d’aboutir à un accord ambitieux et de haut niveau », a enjoint samedi le représentant des États-Unis au Commerce, Michael Froman, à Bruxelles. Les élections européennes, où les politiques communautaires sont scrutées, inquiètent Washington. « L’Europe est dans une année politique. Nous voulons nous assurer qu’elle ne perde pas son élan au cours de cette période », a ajouté Froman.

La venue d’Obama au sommet pour montrer aux Européens son empressement à signer un accord transatlantique

Pour les États-Unis, l’enjeu n’est pas qu’économique. Les Américains ne sont pas dénués d’arrière-pensées stratégiques. Pour Froman, la « raison d’être » du partenariat transatlantique (TTIP) est d’autant « plus justifiée » avec la crise ukrainienne. C’est dans ce cadre que Barack Obama a annoncé sa venue au sommet. Celle-ci montre aux Européens l’empressement à signer un accord transatlantique, mais aussi que Washington ne se détourne pas du Vieux Continent, au moment où il noue des liens toujours plus étroits avec l’Asie du Sud-Est, au moyen d’un accord transpacifique.

[...]

Des deux côtés de l’Atlantique, on est pressé

Pour arracher un accord, les États-Unis prennent acte de la mobilisation citoyenne. Ils ont été contraints de « saluer » la semaine dernière la décision de la Commission d’organiser une consultation publique au sujet de l’un des points les plus contestés du TTIP, le mécanisme de règlement des différends. Celui-ci est fustigé par les organisations non gouvernementales. Il permet aux multinationales de contester les décisions politiques des États. Ainsi, en vertu d’un accord bilatéral d’investissements entre la Grèce et la Slovaquie, la banque Postava, originaire de ce pays, poursuit Athènes.

[...]

Lors de ce sommet, les Vingt-Huit et les États-Unis devraient s’accorder sur un point important : lever 96 % des taxes à l’importation. « Parmi les objectifs poursuivis, figure l’élimination de tous les droits de douane sur les échanges bilatéraux », peut-on lire dans un projet de communiqué, consulté par Reuters. Aujourd’hui, ces taxes ne sont plus que de 4 % en moyenne entre les deux zones, arguent les promoteurs du traité pour laisser penser que celui-ci aura peu de conséquences sur les filières productives. En réalité, l’avenir les producteurs automobiles ou agricoles pourrait être bouleversé. Dans ces secteurs, les droits de douane excèdent, pour certains produits, 10 %.

Des deux côtés de l’Atlantique, on est pressé. Car, chaque jour, de nouveaux représentants des citoyens découvrent les faces cachées du projet, qui touchera 800 millions de consommateurs, 50 % de la production mondiale et 30 % du commerce international. Ainsi, ce mois-ci, le Syndicat européen des étudiants a dénoncé le fait que les groupes privés pourraient vendre leurs « services éducatifs », mais surtout voir leurs diplômes reconnus.

[Article complet sur humanite.fr]

Lire également :

Publié dans ETATS-UNIS, EUROPE, Liberalisme, POLITIQUE, Union europeenne | Pas de Commentaire »

Ukraine : Le coup d’État ukrainien a bien été piloté par les États-Unis

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mars 2014

 

Le coup d’État ukrainien a bien été piloté par les États-Unis :

la preuve

 

par Le Yéti

« L’arroseur arrosé », rigole Olivier Berruyer sur son site les-crises.fr en transcrivant la fameuse discussion

téléphonique piratée entre Olivia Nuland, sous-secrétaire d’État américaine pour l’Europe et l’Eurasie d’Obama,

et l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt. Dire qu’il y en a encore pour croire que Poutine

est le seul responsable de la crise ukrainienne !

Cet enregistrement, datant vraisemblablement de fin janvier 2014, est disponible sur le web. Le fait qu’il ait été

révélé par les autorités russes ne le rend pas moins crédible.

 

Image de prévisualisation YouTube

sur youtube

On s’étonnera juste — ou au contraire, on ne s’étonnera pas du tout — qu’aucun média occidental n’ait jugé

bon de mettre l’ensemble du texte un peu plus en évidence (à part le savoureux « fuck the EU ») tant il est

accablant pour les autorités américaines.

Vous voulez juger par vous-mêmes ? Voici la transcription en français de la conversation entre une ministre

américaine et un ambassadeur en poste dans un secteur très sensible.

[Lire la suite sur yetiblog.org]

 

À lire absolument :   l’ensemble des billets consacrés à la crise ukrainienne par Olivier Berruyer

Publié dans ETATS-UNIS, Manipulation, Ukraine | Pas de Commentaire »

Pacte de responsabilité : la France va-t-elle faire pire que les États-Unis ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mars 2014

 

AIDES AUX ENTREPRISES

Pacte de responsabilité :

la France va-t-elle faire pire que les États-Unis ?

 

par Ivan du Roy 7 mars 2014

CaptureUSA  capture d’écran

  A l’heure où les crédits d’impôts et les allègements de « charges »

  se multiplient en France, au nom de la lutte pour l’emploi,

  quels sont les montants et les conséquences de ces cadeaux fiscaux

  et de ces subventions à l’embauche aux États-Unis ?

  L’organisation civique américaine Good Jobs First a lancé, fin février,

  un « traqueur » de subventions : une base de données récapitulant

  toutes les aides directes (subventions) et indirectes (allégements

  de charges, exonérations d’impôts et de taxes, prêts publics très avantageux…)

  dont ont bénéficié les entreprises implantées aux États-Unis

depuis les 15 dernières années.

Ces aides profitent principalement aux grands groupes. 965 multinationales et leurs filiales ont ainsi reçu

au moins 63 milliards de dollars de subventions et d’avantages fiscaux, sur un total de 110 milliards de dollars

d’aides aux entreprises identifiées par Good Jobs First. Boeing arrive largement en tête, avec un total de plus

de 13 milliards de subventions. Les groupes français en profitent également : Nissan (Renault) a perçu

près de 1,8 milliard, 1,34 milliard pour ArcelorMittal, principalement pour son aciérie dans l’Alabama, 357 millions

pour Michelin et ses 46 filiales, 290 millions pour Areva et ses 13 filiales, principalement pour un projet d’usine

de traitement d’uranium dans l’Idaho, 158 millions pour Airbus (EADS), 49 millions pour Sanofi ou encore

22,7 millions pour BNP-Paribas

456 000 dollars par emploi

« Notre traqueur de subventions peut désormais démontrer que la plus grande part des subventions accordées

par l’État et les gouvernements locaux au nom de la création d’emplois se retrouve entre les mains d’un nombre

restreint d’entreprises », commente Philip Matera, directeur de recherche au sein de Good Jobs First. En juin dernier,

l’organisation avait étudié les 240 megadeals passés entre les pouvoirs publics états-uniens et des grandes

entreprises, avec des aides publiques supérieures à 75 millions de dollars. Le montant de ces aides a ensuite

été rapporté au nombre d’emplois créés : soit une dépense de 456 000 dollars en moyenne par emploi !

 

CaptureUrtikancapture d’écran

Une base de données dont la France aurait bien

besoin, alors que le « pacte de responsabilité »

repose sur une nouvelle « baisse de charges

et de fiscalité » pour les entreprises en échange

d’un « engagement sur des objectifs et des ambitions

en terme d’emploi et de qualité de l’emploi,

de dialogue social et d’investissement ».

Ce pacte de responsabilité vient s’ajouter au « crédit

impôt pour la compétitivité et l’emploi » (CICE)

déjà mis en œuvre.

Celui-ci devrait coûter 20 milliards d’euros aux dépenses publiques en 2014, selon le ministère de l’Économie

et des Finances. Des allègements dont la contrepartie est, en théorie, la création de « 300 000 nouveaux emplois »

prévus d’ici 5 ans.

[Lire la suite sur Basta !]

Illustrations ajoutées par nous

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Marché transatlantique : c’est trop grave ! Le peuple doit être consulté.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 février 2014

 

Marché transatlantique :

          c’est trop grave ! Le peuple doit être consulté.

 

Capturestoplibrechange

  Par Patrick Le Hyaric

  C’est sans doute la ministre, Mme Fleur Pèlerin, qui a le mieux

  caractérisé le sens du voyage d’état de F. Hollande aux Etats-Unis.

  Il était « venu donner des preuves d’amour aux patrons ».

  Et le peuple alors ? A quel sentiment a-t-il droit ?

  De fait, en faisant participer M. Gattaz au dîner d’État,

en se rendant auprès du grand patronat à San Francisco

et en donnant l’accolade au leader du mouvement de novembre 2012, dit des « pigeons », opposé à l’impôt

sur le capital, le Président de la République a malheureusement une nouvelle fois montré quels intérêts il servait.

Nous en sommes au point où la droite n’a même plus le loisir de critiquer les choix économiques, sociaux

et internationaux actuels, puisque ses idées sont mises en œuvre. M. Copé et d’autres en sont réduits

à la surenchère jusqu’à commenter bêtement la qualité de livres pour enfants et à faire courir des rumeurs sur feu

la loi sur la famille ou cette fumeuse prétendue « théorie du genre » à l’école.

Au cours du voyage présidentiel aux Etats-Unis, n’ont jamais été évoqués : ni les affaires d’espionnage par la NSA,

ni le sort de Snowden et d’Assange, ni Guantanamo, ni les enjeux du désarmement pas plus que les largesses

fiscales dont bénéficient des groupes comme Google. Par contre, le Président de la République a de fait poursuivi

sa mue, se dépouillant définitivement des quelques oripeaux sociaux-démocrates qui l’encombraient encore.

En appelant à « accélérer les négociations sur le projet de marché transatlantique, pour une conclusion rapide »,

M. Hollande a donné satisfaction aux organisations patronales allemandes et au Medef qui, dans une déclaration

commune, le réclamaient.

[...]

Ce projet est extrêmement dangereux pour nos vies quotidiennes. Il poursuit plusieurs buts :

tenter de faire face à la crise des débouchés que provoquent les politiques d’austérité en attisant la guerre

économique pour offrir des « marchés » d’exportation aux grandes firmes en éliminant toutes les barrières

douanières et surtout en harmonisant vers le bas toutes les règles du commerce et les normes sociales, sanitaires,

alimentaires ou environnementales. Toutes les mesures de protection sociale comme le salaire minimum garanti,

les précautions sanitaires, la qualité de l’alimentation, les services publics, la création culturelle, la protection

des consommateurs, les droits d’auteurs, l’épargne, seraient alignées sur des « règles mondiales édictées

par le grand capital international » pour augmenter encore ses marges et ses profits.

[...]

M. Hollande connaît si bien ces dangers qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse :

« Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs,

de menaces et de crispations ». Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie. Cela ressemble

à une tentative de coup de force dans le dos des populations française et européennes. (…)

[Lire l’article complet sur patrick-le-hyaric.fr]

Capturestoptafta

 

 

 

À lire :

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Qui cultivera le maïs TC1507 ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 février 2014

 

OGM.

Qui cultivera le maïs TC1507 ?

 

Capturemaïs  capture d’écran

  Mardi le Conseil des ministres des Affaires européennes

  n’est pas parvenu à dégager de majorité qualifiée

  concernant l’autorisation de mise en culture de cette plante

  génétiquement modifié (PGM), propriété du groupe américain

  Pioneer.

 

Malgré l’opposition de 19 États sur 28 et l’avis négatif déjà rendu, le 16 janvier, par le Parlement

européen, la Commission a donc acté la possibilité de planter du TC1507 dans les sols de l’UE.

Mais qui le fera ?

Décryptage.

  • Personne pour le moment

Quand bien même la Commission acte l’autorisation de culture, il faudra un certain temps avant que celle-ci ne prenne

tournure. Le site Inf’OGM  détaille ainsi les étapes par lesquelles devra d’abord passer le maïs TC1507 avant de prendre

racine dans nos champs. Entre autres celle d’être enregistrée au catalogue européen des variétés.

Avant cela, la Commission européenne devra avoir publié l’autorisation de culture au Journal officiel, le tout s’avérant

impossible, selon l’organisation de veille citoyenne, d’ici les prochains semis, lesquels doivent débuter dans environ

deux mois.

D’autant que la Commission a les moyens de faire traîner les choses : rien ne la contraint, a priori, à respecter

un quelconque délai, a fortiori de se presser. Encore faut-il qu’elle le décide.

  • La France construit ses barrières

Annulé en août dernier et non remplacé pour le moment, le moratoire par lequel la France faisait valoir sa clause

de sauvegarde pour refuser la culture du maïs MON810 n’a, pour l’heure, pas été remplacé.

Néanmoins, une proposition de loi socialiste sera présentée au sénat lundi 17 février, visant à instaurer l’interdiction

des maïs OGM sur le territoire français. « La mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est

interdite sur le territoire national » stipule-t-elle dans un article unique se référant au code rural et de la pêche

maritime. « En cas de non-respect de cette interdiction, l’autorité administrative peut ordonner la destruction totale

ou partielle des cultures. »

Résistera-telle mieux aux arguments constitutionnels que ne l’a fait le précédent moratoire ? Oui, estime-t-on

au ministère de l’Agriculture, dans la mesure où il n’était soutenu que par décret. Elle devrait être présentée

le 10 avril devant l’Assemblée nationale.

  • Les pays qui l’ont approuvé seront peu à en planter

C’est sans doute là le plus croustillant. Si le blocage de l’autorisation de mise en culture du TC1507 a été empêché

par le vote favorable de 5 pays sur 28, un seul d’entre eux, seulement, devrait au final cultiver le maïs de Pioneer :

l’Espagne.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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Tâcherons d’Amazon, pour une pincée de dollars

Posté par communistefeigniesunblogfr le 31 janvier 2014

 

Cactus

      Tâcherons d’Amazon, pour une pincée de dollars

 

mechanical-turk

Des centaines de milliers d’offres

sont quotidiennement proposées

sur le site Amazon Mechanical Turk,

sans contrat, sans durée ni salaire

minimum, aucune régulation…


Mais les mieux rémunérées excèdent

rarement 1 euro. 
Pas à l’heure, non,

à la tâche.

Amazon Mechanical Turk est une agence d’intérim à échelle mondiale lancée par le géant 
du e-commerce

américain, dématérialisée, où n’importe qui peut rémunérer d’une piécette un cyber-exploité

(« turker » dans le jargon) qui télétravaille à la tâche. Pour devenir turker, il suffit de créer un compte

sur le site dédié puis de s’inscrire pour les tâches que l’on souhaite accomplir. Par exemple, répondre

à un sondage ou retrouver l’origine géographique de plusieurs entreprises, temps de travail estimé :

une heure, rémunération 0,02 euro. Traduire une fiche produit de l’anglais à l’arabe ou identifier

les personnalités sur cinq photos : 0,03 euro. Vérifier que les articles à vendre d’un site d’e-commerce

ont les mots-clés adaptés ou les bonnes images : 5 centimes d’euro…

À l’autre bout de l’échelle des tâches, on trouve : retranscrire à l’écrit deux heures d’enregistrement

audio ; temps de travail estimé : une quinzaine d’heures, rémunération 13 euros.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Lire aussi :

Un ex-cadre d’amazon  « Des ouvriers fichés, tracés, archivés aux États-Unis »

Optimisation fiscale: Amazon pulvérise tous les records en Grande Bretagne

Bezos, milliardaire décomplexé

Publié dans droit du travail, ECONOMIE, ETATS-UNIS, Exploitation, Liberalisme, SOCIAL | Pas de Commentaire »

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