Prix des carburants : des profits colossaux pour les pétroliers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 avril 2011

Prix des carburants : des profits colossaux pour les pétroliers dans ECONOMIE logo-huma 5 avril 2011 – LA CHRONIQUE DE PIERRE IVORA
 

Ce que gagnent les compagnies pétrolières sur un litre de SP95

 

Taxes-Prix-PCF dans Speculation

Hors taxes publiques, la formation des prix des carburants est de plus en plus opaque et complexe. En février dernier, le cours de référence Opep

(l’Organisation des pays producteurs de pétrole) était de 100 dollars le baril de 159 litres, ce qui donnait le litre à 0,629 dollar, soit environ

0,46 euro. Ce prix de référence est déterminé à partir d’un panier de bruts produits par les membres de l’organisation allant du Sahara Blend

algérien au Merey vénézuélien. Cependant, au fil des années, le prix du Brent, le pétrole de la mer du Nord, s’est imposé comme la référence

mondiale bien que ses volumes échangés soient très en deçà de ceux de l’Arabie saoudite. Aujourd’hui, le Brent serait utilisé pour fixer les deux

tiers des pétroles bruts vendus dans le monde.

Qu’exprime cette évolution ? D’abord cette réalité : les livraisons de l’Opep ne représentent que 36 % de la production mondiale. Ensuite et

surtout, il y a là l’un des effets de la prise de pouvoir de la finance sur l’activité physique et du rôle grandissant des marchés à terme, notamment

celui de Londres, dans le domaine des matières premières. Comme nous l’avons déjà fait remarquer dans nos colonnes, ces marchés sont très

spéculatifs. Pour se protéger des évolutions de cours ou de taux de change, les intervenants achètent et vendent du pétrole virtuel dans

 des quantités bien plus importantes que le pétrole réel sortant effectivement des puits. Aussi, dans des situations où la demande est

supérieure à l’offre, la spéculation fait gonfler les cours comme un soufflé. Elle y parvient d’autant plus facilement qu’en raison de la

surexploitation des travailleurs, des économies de coûts permises par les nouvelles technologies et du soutien sans faille des États, il y a une énorme quantité de capitaux accumulés

dans le monde qui ne trouvent pas dans l’activité réelle les moyens de se rentabiliser et qui, de ce fait, se rabattent sur les marchés financiers. Les pétroliers qui interviennent à la fois

sur ces marchés spéculatifs, et par ailleurs exploitent et vendent le pétrole réel, en tirent des profits colossaux.

En France, pour un litre de SP95 à 1,46 euro, 0,84 euro échoit à l’État. Sur le prix hors taxe de 0,62 euro, on peut considérer qu’au pire 0,15 euro, soit environ 26 %,

tombe dans l’escarcelle des pétroliers. C’est considérable. C’est d’ailleurs ce qui explique les énormes profits réalisés par ces derniers en 2010. Dix milliards d’euros

de bénéfices pour Total qui fait aussi bien qu’en 2009 ; vingt milliards de dollars pour Shell qui les augmente de 61 % ; trente milliards pour Exxon Mobil qui les

booste de 58 %

 

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Mille milliards de mille sabords (et autant de bobards)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 décembre 2010

Source : Les mots ont un sens – 6 décembre 2010 –

URL de l’article : http://www.lesmotsontunsens.com/mille-milliards-de-mille-bobards-sabords-8593

 

«Mille milliards de mille sabords (et autant de bobards)»

 

3 300 milliards de dollars aux États-Unis, 2 000 milliards d’euros pour l’Europe. Les États banquent… en toute discrétion.

Mensonges, crise financière

Mercredi dernier, sous la contrainte du Congrès, la réserve fédérale US s’est résignée à publier le détail des 21 000 transactions effectuées entre le 1er décembre 2007 et le 21 juillet 2010. Sur cette période de panique généralisée, la Fed a distribué 3300 milliards de dollars d’aides d’urgence. Et l’on découvre qu’on a frôlé la catastrophe planétaire, malgré les déclarations éminemment rassurantes de nos valeureux dirigeants.

3 300 milliards de dollars aux États-Unis

Depuis le début de la crise, des banques réputées « solides » se sont succédé au guichet de la Fed pour quémander des centaines de milliards de dollars d’aides en tous genres. Par exemple, Citigroup a demandé l’intervention de la Fed au moins 174 fois. Même topo pour Merrill Lynch, Goldman Sachs et Morgan Stanley, parmi tant d’autres.

Mais aussi des banques étrangères. UBS a reçu 74,5 milliards. 200 milliards pour la Barclays. BNP Paribas, Société Générale, Natixis, Dexia, Bayerische Landesbank, Dresdner Bank et Commerzbank et même… la Banque centrale européenne ont également bénéficié de ces aides d’urgence. Mais aussi des sociétés commerciales. Caterpillar, Harley-Davidson, General Electric, McDonald’s, Toyota (…) ont tiré profit de ces programmes de prêts gratuits débloqués en catastrophe. Bref, du sauve-qui-peut à qui-n’en-veut.

http://www.dailymotion.com/video/x7cw1i

 

Comme des petits pains…

« Je pense que nos actions ont empêché un résultat encore plus désastreux« , s’est défendu Donald L. Kohn, l’ancien vice-président de la Fed. D’autant que la plupart de ces aides seraient maintenant remboursées. « Après des années de tergiversations de la Fed, le peuple américain est enfin informé des détails incroyables et à couper le souffle du plan de sauvetage [...] de Wall Street et des entreprises » privées, a déclaré Bernard Sanders, sénateur du Vermont, qui n’en revient toujours pas que la Fed soit devenue la « banque centrale du monde« .

2 000 milliards d’euros en Europe

En Europe, ce sont plus de 2 000 milliards d’euros d’aides d’État qui ont été refourgués aux établissements financiers, en 2008 (957) et 2009 (1106), selon un récent rapport de la Commission européenne. Ces aides sont quasiment intégralement liées à la crise. Bien sûr, pendant tout ce temps, les autorités (ultra)compétentes ont toujours prétendu que la situation était sous contrôle. Dormez tranquilles, citoyens.

Pendant ce temps là, la Grèce et l’Irlande se sont écroulées, le Portugal titube, l’Espagne vacille… Et, 50 millions de chomeurs plus tard, les banques continuent de spéculer à tout va, sans aucun contrôle, reversant des records de bonus en tous genres à leurs tauliers.

Plus belle, la crise…

 

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Sale temps pour la galaxie Bettencourt !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 septembre 2010

 

Accueil10 septembre 2010 – Matthieu Alexandre

 Madoff s’invite dans l’affaire Bettencourt

 

Sale temps pour la galaxie Bettencourt. Déjà empêtré dans le scandale de l’affaire Woerth, une nouvelle accusation pèse sur les épaules du gestionnaire de la première fortune de France.

Liliane Bettencourt aurait été victime de la gigantesque fraude pyramidale monté par Bernard Madoff, au même titre que des centaines d’autres. Montant des pertes, 30 millions d’euros. Une somme conséquente pour le commun des mortel, mais une broutille pour l’héritière de L’Oréal. Une broutille qui n’apparaît pourtant sur aucun compte de ses sociétés.

Une société rien que pour Madoff

Pour comprendre la proximité entre les trois personnages, il faut, selon Le Parisien qui révèle ces liens, remonter à l’année 1997. À cette époque, deux sociétés détenues à 100% par la famille Bettencourt, Thétys et Gespral, s’unissent et accouchent d’une nouvelle structure, Oreades, chapeautée par Jean-Paul  Delattre,  à l’époque gestionnaire de la fortune Bettencourt.  La société, qui tire son nom de la mythologie grecque, naît au Luxembourg et est associée à la banque BNP Paribas. Son but, vendre des produits Madoff. Cette nouvelle structure est présentée comme un fond privé : sans l’accord de l’héritière de L’Oréal, impossible d’y accéder. Me Emmanuel Asmar, qui représente une victime de Madoff à travers Oreades, explique : « Dans le monde de la finance, le nom de Bettencourt a toujours été attractif ». Pendant plusieurs années, la société fonctionne parfaitement sans proposer des rendements démentiels, ce qui la rend rassurante aux yeux des clients.

Liquidation douteuse

En 2004, l’Oreades totalise 280 millions d’euros d’actifs et ses rendements sont positifs. La société est encore jeune, les bénéfices sont acceptables. Rien n’oblige à sa fermeture. Pourtant, cette année là, elle est liquidée en février pour être remplacée par une nouvelle structure, baptisée Luxalpha. La BNP est remplacée par la banque suisse UBS, mais l’objectif reste identique, vendre encore et toujours des produits Madoff.

 

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CAC 40 : un trésor de guerre de 80 milliards d’euros pour la relance du « casino financier »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 2 septembre 2010

Site national du PCF31 août 2010

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, 30 août 2010

 

D’où sort le trésor de guerre du CAC 40 ?

 

CAC 40 : un trésor de guerre de 80 milliards d'euros pour la relance du

Les 20 plus importantes entreprises du CAC 40 annoncent qu’elles ont accumulé un trésor de guerre de près de 80 milliards d’euros et le groupe pharmaceutique français SANOFI-AVENTIS a rendu publique son offre d’achat de 14,5 milliards d’euros sur la société américaine de Genzyme.

En pleine crise financière, d’où sort cette masse d’argent ?

Certainement pas des coffres-forts de leurs actionnaires !

En trois ans, SANOFI-AVENTIS a restructuré l’entreprise pour fermer 5 de ses 12 sites français et détruire 2 513 postes de travail liés au secteur recherche et développement alors qu’il a dégagé, en 2009, un bénéfice net de 5,3 milliards d’euros.

Ces grands groupes s’y sont mis, sans aucun état d’âme, avec un mépris et un cynisme sans borne pour leurs salariés. Par exemple, le groupe TOTAL, numéro 1 au CAC 40 qui dispose d’un magot de 15 milliards d’euros, joue la montre contre la décision de justice qui lui ordonne de redémarrer les activités de la raffinerie des Flandres à Dunkerque.

Plus de 164 000 vies ont été ainsi saccagées, en 2009, dans l’industrie. Voilà de quoi est fait ce « confortable matelas » pour la spéculation et les OPA : de coups d’assommoir sur le monde du travail ! Au moment où le Président de la République et le gouvernement veulent faire passer en force leur projet de réforme des retraites et instaurent une politique de rigueur, on voit encore une fois que les richesses créées existent pour financer un développement social solidaire mais qu’elles sont gaspillées dans la relance du casino financier.

Une autre réforme des retraites est décidément possible, ces chiffres le montrent avec éclat !

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L’appétit des spéculateurs affame les paysans

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 septembre 2010

Source : http://patricklehyaric.net/ – 31 août 2010 – par Patrick Le Hyaric

L’appétit des spéculateurs affame les paysans

La pression à la baisse sur le pouvoir d’achat des familles populaires en Europe et aux Etats-Unis, les conduit à se priver de plus en plus sur l’alimentation dont les produits laitiers, la viande, les fruits et les légumes. Dans d’autres lieux c’est la famine ou la malnutrition qui déciment chaque jour des millions d’enfants et d’adultes.

Ceci est le résultat des dérégulations mondiales qui privent des peuples entiers de leur souveraineté alimentaire.

Depuis des semaines, des spéculateurs, sans foi ni loi, utilisent le prétexte de l’embargo russe sur les céréales et de la sécheresse pour se livrer à une nouvelle manipulation des cours du blé, du riz ou du maïs. Certains d’entre eux ont acheté, il y a déjà un moment, des  céréales sur pied, bien avant les moissons du blé, aux alentours de 100€ à 130€ la tonne, pour le revendre aujourd’hui 200€ à 230€ la tonne.

L’Europe a pourtant suffisamment de stocks de céréales pour faire face aux aléas climatiques et les stocks mondiaux sont stables. Au même moment les cours des autres matières premières augmentent également, dont ceux du pétrole, qui eux-mêmes renchérissent encore les prix des matières premières agricoles au seul bénéfice du grand négoce international et des fonds spéculatifs. Le démantèlement des outils d’intervention européens accélèrent encore ces phénomènes stratégiques.

Cette envolée des prix des céréales va encore resserrer le garrot autour du cou des producteurs laitiers, porcins et bovins, déjà en grande difficulté depuis des mois et des mois.

Et au bout du compte, les secteurs industriels bancaires et de la distribution feront payer encore plus cher les produits alimentaires aux consommateurs occidentaux dont le pouvoir d’achat baisse.

Au sud, c’est la malnutrition et la famine qui s’aggraveront encore.

Voilà ce que produit la mondialisation capitaliste dont la théologie politique est « la libre concurrence » et « le libre échangisme mondial ».

[Lire la suite sur : patricklehyaric.net/]

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« BP, Goldman Sachs, Halliburton : les rois du (déversement de) pétrole »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 15 juillet 2010

Source : Les mots ont un sens – 12 juillet 2010 –

URL de l’article : http://www.lesmotsontunsens.com/bp-goldman-sachs-halliburton-les-rois-du-deversement-de-petrole-7634

BP  catastrophe pétrolière Golfe Mexique Goldman Sachs Halliburton BP, Goldman Sachs, Halliburton : les rois du (déversement de) pétrole bp  goldman sachs halliburton les rois du deversement de petrole 7634

Hasards ou coïncidences autour de la catastrophe pétrolière du Golfe du Mexique. BP, Goldman Sachs et Halliburton nagent en eaux troubles.

BP - Goldman Sachs -  Halliburton

Vingt jours avant la catastrophe, Goldman Sachs, le monstre de la finance largement impliqué dans la crise financière, a vendu 44% de ses actions BP. Montant de l’opération : 260 millions de dollars. Quelques semaines plus tard, l’action chutait de 50%. Ce qui s’appelle avoir le nez fin. Tony Hayward, le patron de BP, a aussi sauvé les meubles en vendant un petit pactole de 2 millions de dollars, juste avant l’explosion de la plate-forme, soit environ un tiers de ses actions. Une broutille.

Un hasard ? Peut-être. Mais il serait intéressant de valider cette hypothèse… auprès de Peter Sutherland ? L’homme est plutôt bien informé. Ancien directeur général du GATT et de l’OMC, il est actuellement membre influent d’organisations aussi huppées que la Commission trilatérale et le groupe Bilderberg. Mais il est aussi président de Goldman Sachs (depuis 1995) et ex-président de… BP (1997 – 2010) ! Un homme bien sous tous rapports. Sauf, semble-t-il, pour la Commission Trilatérale qui a supprimé son CV et une bonne partie des articles le concernant de son site Internet (toujours disponible via le cache de web.archive.org). Même topo pour Lord Browne, ancien directeur général de BP et actuel administrateur de la banque d’investissement. En somme, BP a infiltré Goldman Sachs, banque bien connue pour avoir infiltré l’administration US. Un plan qui se déroule sans accrocs ?

Autre coïncidence frappante, dans cette catastrophe pétrolière, Halliburton a été mise en cause pour malfaçon. Dans la journée qui a précédé le drame, la firme avait participé à des opérations de cimentage sur la plate-forme de forage. La tuile. Mais huit jours auparavant, la société avait acheté pour 240 millions de dollars d’actions « Boots & Coots ». Kesako ? Ni plus ni moins qu’une entreprise spécialisée dans… l’extinction de puits de pétrole en feu. Et hop. L’action a gagné 60% en quelques jours. Forcément, puisque la société a été appelée à la rescousse pour aider BP à colmater la fuite de pétrole.

Que le monde est petit…

(Article publié sur le site « Les mots ont un sens »)

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La crise : Ce que l’on ne dit pas

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 juillet 2010

arton11015-ddbd8 dans ECONOMIE

Vicenç NAVARRO

professeur de Sciences politiques à l’Université Pompeu Fabra (Barcelone-Espagne) et professeur à l’Université Johns Hopkins (Baltimore-Etats-Unis)

SOURCE
http://www.ciudadanosporlarepublica…

Traduction espagnol-français : Simone Bosveuil-Pertosa

 

 

La crise que traversent certains pays méditerranéens – Grèce, Portugal et Espagne- ainsi que l’Irlande est attribuée aux dépenses publiques excessives de ces pays, ce qui aurait créé un déficit élevé et une dette publique monumentale, obstacles qui entravent sérieusement leur reprise économique. De là les recettes que le FMI, la Banque centrale européenne (BCE) et le Conseil de l’Europe imposent à ces pays : il faut se serrer la ceinture et réduire le déficit et la dette publique d’une manière radicale.

Il est surprenant que cette explication ait atteint la dimension d’un dogme -le dogme libéral omniprésent- qui se reproduit sur la base de la foi et non pas comme une évidence empirique. En réalité, cela démontre combien cette explication de la crise est erronée. Voyons les faits :

Tous ces pays ont les dépenses publiques (y compris celles d’ordre social) les plus basses de l’UE des 15, le groupe de pays les plus riches de l’U.E. Quoi qu’il en soit, (aussi bien dette publique que pourcentage du PIB, ou encore dépense publique par tête, ou même pourcentage de la population adulte travaillant dans le secteur public), tous ces pays sont à la traîne de l’UE des 15. Leur secteur public est sous-développé. En ce qui concerne le bien être, ils comptent parmi les moins développés de l’UE des 15.

L’une des causes de cette pauvreté du secteur public est que, depuis la Seconde Guerre Mondiale, ces pays ont été gouvernés la plupart du temps par des partis profondément conservateurs et bien peu préoccupés de social. Ils ont tous un système fiscal peu progressif avec une charge fiscale moindre que la moyenne des pays de l’Europe des 15 et une fraude fiscale énorme (qui oscille entre 20 et 25% de leur PIB). Ces états, en plus d’être peu soucieux de faire du social, pratiquent une redistribution des richesses très insuffisante, c’est pourquoi ils accusent les plus grandes inégalités de revenus de l’UE des 15, inégalités qui se sont aggravées du fait des politiques libérales menées par les gouvernements qu’elles ont connus. En conséquence, le pouvoir d’achat des classes populaires s’est réduit considérablement et a créé une économie fondée sur le crédit qui, lorsqu’elle a explosé a provoqué un énorme problème d’insuffisance de la demande, cause de la récession économique.

[Lire la suite sur : legrandsoir.info/]

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Affaire Kerviel

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 juin 2010

À la une dans l\'Humanité

L’Édito : Procès en rouge et noir

Procès Kerviel :

comment la spéculation est devenue un cancer

au cœur du capitalisme

La suite

Par Pierre Ivorra -

Alors que s’ouvre mardi le procès de l’ex trader de la Société générale, retour sur les causes premières. La fin de la convertibilité du dollar en or, en 1971, a ouvert un immense continent à la spéculation qui a pu mobiliser des liquidités considérables fournies par les banques.

Dans un ouvrage récent [1] , les économistes Michel Aglietta et Sandra Rigot posent la question : « Peut-on rendre le capitalisme viable en dépit de l’instabilité financière » qui le caractérise et, pourrait-on ajouter, de la spéculation ? Pour sa part, l’économiste communiste, Paul Boccara, répond sans ambages par la négative. « L’immensité de la spéculation, déclarait-il dans une interview récente à notre journal), renvoie à une crise radicale du système capitaliste. La spéculation l’envahit comme un cancer. » [2] Comment l’expliquer ?

La spéculation contemporaine a pris son envol avec les marchés financiers dont l’essor est lui-même lié à la décision prise en 1971 par les États-Unis de mettre un terme à la convertibilité de leur monnaie en or. Cette « révolution » a permis une création monétaire effrénée, surtout en dollars. Le flottement des monnaies, les variations de taux de change ou d’intérêts ont ouvert un continent à la spéculation. Des capitalistes ont ainsi pu réaliser des fortunes considérables en misant sur la baisse de la livre anglaise ou la hausse du mark, l’augmentation des taux d’intérêt de la Banque de France ou la réduction de ceux de la Fed américaine.

Deuxième stimulant de la spéculation : les formidables économies de moyens permises par les nouvelles technologies, dégageant des disponibilités considérables qui ont été utilisées comme autant de munitions pour la spéculation.

Troisième facteur : le crédit. Michel Aglietta, encore, souligne dans un autre ouvrage [3] ce lien entre le crédit et la spéculation financière. Il note que la crise de 2008 a été « d’une ampleur exceptionnelle dans la mesure même où le crédit a atteint des niveaux jamais égalés auparavant. Le levier du crédit, en effet, a permis de nourrir cette dynamique d’achat et donc une hausse des actifs, notamment des actifs immobiliers, sur une durée sans précédent et tout à fait insolite ».

D’autres économistes [4] disent sensiblement la même chose. On en déduira que la spéculation est inhérente aux marchés financiers et que la meilleure façon de la circonscrire est de réduire le rôle de ces derniers, notamment en mobilisant le crédit pour l’emploi et la croissance plutôt que pour la finance.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Notes :

[1] Crise et rénovation de la finance, Odile Jacob.

[2] Voir aussi l’ouvrage Transformations et crise du capitalisme mondialisé, quelle alternative ?, 2e édition, édition le Temps des cerises.

[3] La Crise. Pourquoi en est-on arrivé là ? Comment en sortir ?, éditions Michalon

[4] De la crise des subprimes à la crise mondiale, ouvrage collectif, La Documentation française.

 

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Grèce : Ceux qui ont ruiné le pays vont se goinfrer !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 juin 2010

Publié sur : Grèce : Ceux qui ont ruiné le pays vont se goinfrer ! dans ECONOMIE dazibaoueb_logo_700

par roland (webmaster) – 3 juin 2010

 

La Grèce annonce la privatisation partielle du courrier,

des trains et du service des eaux. Bon appétit messieurs

 

Auteur : Danielle Bleitrach - Source : Changement de société

Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure,
L’heure sombre où la Grèce agonisante pleure !
Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !

02 juin 2010.- La Grèce vendra 49% des chemins de fer d’Etat OSE et 39% du courrier Hellenic Post,mais elle mentiendra ses participations dans la compagnie de télécommunication OTE et dans l’entreprise de services publics PPC, a annoncé mercredi le gouvernement. 

[Lire la suite sur : dazibaoueb.fr/]

Publié dans ECONOMIE, FMI "affameur des peuples", Grece, POLITIQUE, Speculation, Union europeenne | Pas de Commentaire »

« Le capitalisme n’est pas moralisable parce qu’il est amoral, immoral par nature même. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 mai 2010

Publié le par Patrick Le Hyaric

Le monstre capitaliste contre les peuples

 dans SpeculationPour la plupart des individus normalement constitués l’échange marchand se fait en vendant un produit, voire un service, contre une rémunération. Celle-ci peut être contestée. Elle peut être trop élevée ou trop faible selon que l’on soit l’acheteur ou le vendeur. Mais il y a un produit réel, une marchandise réelle, payés à un prix déterminé. Dans ce système capitaliste financiarisé et mondialisé où la liberté de circulation  des marchandises est érigée au rang de dogme suprême, on peut faire de l’argent avec … rien ! Ainsi existe une mécanique dite « de vente à découvert ». Vous promettez à quelqu’un, à une entreprise, ou à un État de vendre dans deux semaines, trois mois, six mois ou plus, des titres financiers ou des obligations ou de racheter tout ou partie de ses dettes. Mais vous le faites en ayant les mains vides. Vous n’avez pas l’argent que vous promettez. Vous vendez donc sur les marchés internationaux ces actions ou ces dettes au cours d’aujourd’hui et vous attendez que la valeur de ces titres baisse. Puis vous vendez ce que vous n’avez pas et subitement vous gagnez beaucoup d’argent. Évidemment, vous ne le ferez jamais.  Seules les banques, les compagnies d’assurance et les fonds financiers procèdent ainsi depuis des mois et des mois. Voilà l’horreur spéculative. C’est ce que font en ce moment même ceux que l’on appelle de ce nom bizarre « les marchés financiers » avec les dettes des États.

[Lire la suite]

Publié dans ECONOMIE, Speculation | Pas de Commentaire »

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