Leur dette, notre démocratie : synthèse en images

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 janvier 2012

 

Vidéo synthèse de la conférence internationale sur la dette et la crise démocratique

organisée par Attac et Médiapart le 15 janvier, 2012 à Paris.

http://www.dailymotion.com/video/xnxht0

Leur dette, notre démocratie: synthèse par BTrenaissance

 

 

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L’Humanité Dimanche : Entretien avec Jean Ziegler (vidéo)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 janvier 2012

L'Humanité Dimanche : Entretien avec Jean Ziegler (vidéo) dans Agriculture humanitefr le 6 Janvier 2012

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Vidéo. Jean Ziegler dans l’HD :

« Contre les affameurs, l’insurrection populaire »

 

2012-01-06ziegler-hd-300x150 dans IDEES - DEBATS - PHILO

Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim

et 37 000 personnes chaque jour sont tuées

par la sous-alimentation.

Dans le même temps, la spéculation boursière

sur les aliments de base et le vol des terres arables

permettent aux géants de l’agroalimentaire et aux trusts des biocarburants de se gaver.

Un massacre organisé et légal, inouï et inacceptable !

Car l’agriculture est capable de nourrir 12 milliards d’êtres humains, le double de la population mondiale actuelle.

On peut stopper ce fléau indigne. Comment ?

Jean Ziegler répond sans détour dans un entretien publié dans l’Humanité dimanche.

Voici deux extraits vidéos

Qui sont les affameurs, Jean Ziegler?

 Image de prévisualisation YouTube

Que peuvent faire les citoyens?

Image de prévisualisation YouTube

 

 

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Ep.3 : En 2012, on valeur faire un dessin

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 décembre 2011

« La crise financière » par CN-PCF

 

http://www.dailymotion.com/video/xlxapt

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« Chaque être humain qui meurt de faim est assassiné » Jean Ziegler

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 décembre 2011

Source : Basta !  -  Par Elodie Bécu (19 décembre 2011)

Alimentation

Jean Ziegler :

«Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité»

 

Les ressources de la planète peuvent nourrir 12 milliards

d’humains, mais la spéculation et la mainmise

des multinationales sur les matières premières créent

une pénurie.

Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est

assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial

de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette

« destruction massive » par les marchés financiers.

Des mécanismes construits par l’homme,

et que l’homme peut renverser.

Entretien.

Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?

Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains

sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente.

À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une

catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction 

– ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire

mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards.

Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises.

Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint

de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent

dans la savane vers une mort presque certaine.

3378917668_cd76e0720b_m-4b871 dans IDEES - DEBATS - PHILO

Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois

aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale 

– ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains

extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer

le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers

qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits

devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.

Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité.

La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?

Le rapport annuel de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que

l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains [1], presque le double de

l’humanité. Au seuil de ce nouveau millénaire, il n’y a plus aucune fatalité, aucun manque objectif.

La planète croule sous la richesse.

Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Il n’est pas la victime d’une « loi de la nature » !

[Lire la suite sur bastamag.net]

 

9782021061154_1_75-d74e3 dans Speculation À lire :

Jean Ziegler, Destruction massive : Géopolitique de la faim, 2011,

Éditions du Seuil, 352 pages, 20 euros.

 

 

 

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Jean Ziegler : « La Commission européenne actuelle est formée de purs mercenaires au service des pieuvres du commerce agro-alimentaire. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 octobre 2011

Lu sur : Jean Ziegler : 25 octobre 2011

publié par Marc L. (Webmaster)

Destruction massive : géopolitique de la faim

Auteur : Jean Ziegler - Source : Éditions du Seuil

Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions

d’autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques

et psychologiques.

Destruction massive - Jean ZieglerEt pourtant, les experts le savent bien, l’agriculture mondiale d’aujourd’hui serait en mesure

de nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit près du double de la population mondiale.

Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?

En prenant d’abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux

documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps

en charge du dossier à l’ONU, ouvre le livre.

Il s’agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l’échec des formidables moyens mis en œuvre depuis

la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d’identifier les ennemis du droit à l’alimentation.

Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau :

la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles. Edition Le Seuil

Interview :

Vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations unies, Jean Ziegler vient

de publier Destruction massive. Géopolitique de la faim (éditions du Seuil). Dans cet essai, le sociologue

suisse fait part de son expérience en tant que Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation

(2000 à 2008) et analyse les raisons qui provoquent chaque année la mort de 36 millions de personnes

à cause de la malnutrition.

Pourquoi meurt-t-on encore de faim de nos jours ?

Il y a cinq grandes raisons : premièrement, la spéculation financière sur les matières premières alimentaires

qui a fait flamber leurs prix ces dernières années et rendu quasiment impossible aux agences d’aide,

comme le Programme alimentaire mondial (PAM) de subvenir aux besoins des populations victimes de

sous-alimentation. Il y a ensuite les agrocarburants, qui soustraient des terres fertiles et des plantes

nourricières à l’alimentation humaine. Troisièmement, il y a la dette extérieure, qui étrangle les pays les plus

pauvres et les empêche d’investir dans l’agriculture de subsistance. Après, il y a le dumping agricole, qui fait

que, sur les marchés de Dakar ou de Cotonou, les fruits, les légumes et les poulets français, grecs, portugais,

allemands etc. sont vendus au tiers ou à la moitié du prix du produit africain équivalent.

Enfin, il y a l’accaparement des terres par les fonds d’investissement ou les grandes multinationales, qui en

chassent les paysans locaux pour y cultiver des produits destinés exclusivement aux marchés occidentaux.

L’UE a-t-elle une responsabilité ?

Elle a une responsabilité totale dans le dumping agricole. A commencer par la France…

[Lire la suite sur dazibaoueb.com/]

Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, il a consacré l’essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde. Récemment : L’Empire de la honte (2005) et la Haine de l’Occident (2008).

 

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Pour sortir de la crise actuelle, les peuples doivent se rebeller contre la dictature de la finance

Posté par communistefeigniesunblogfr le 9 août 2011

Pour sortir de la crise actuelle, les peuples doivent se rebeller contre la dictature de la finance dans ECONOMIE 8 août 2011 -  par Patrick Le Hyaric

 

Repousser la dictature de la finance

 dans PCFVoilà plus de trois ans que le monde est entré dans une phase aigue de la crise

du système qui le régit. Car la crise actuelle est la crise du capitalisme et elle

ne trouvera de solution définitive que par une organisation supérieure de la

société, faite enfin pour les êtres humains et non plus d’abord pour la

rentabilité du capital.

Ce qui se passe depuis quelques mois et qui s’est accéléré encore ces derniers jours le montre de manière

très préoccupante. En effet, les dirigeants de ce monde ont, aux alentours de la semaine du 20 juillet,

expliqué que le nouveau plan d’aide à la Grèce, puis que l’accord aux Etats-Unis pour le relèvement du

plafond de la dette, solutionneraient les problèmes. Ceci s’est révélé une nouvelle fois faux et archifaux.

En vérité, les gouvernements se sont contentés de se mettre au service des requins de la finance.

D’ailleurs, les grands médias et les ministres ne disent-ils pas désormais qu’il faut

« rassurer les marchés financiers ».

De deux choses l’une, soit on détient son pouvoir du peuple pour rassurer les marchés financiers,

comme ils disent, soit pour mettre en œuvre des politiques au service des peuples.

Voilà qui donne une idée de la nature de classe des pouvoirs actuels. En vérité, depuis des années,

des gouvernements différents en France et aussi dans les autres pays ont délégué leur pouvoir ou donné

leur pouvoir aux rapaces de la finance. C’est ce que nous avions dénoncé lorsque nous avions refusé les

traités de Maastricht et de Lisbonne. Nous avions dit la vérité. La sacro sainte « liberté de circulation des

capitaux et des marchandises », avec toutes les déréglementations qui en découlent, veut exactement dire

cela. Cette liberté c’est la liberté de spéculer pour les tenants de la finance contre les droits des peuples à

vivre mieux, à avoir du travail, à disposer de services publics et d’une protection sociale efficace. Les fonds

financiers, les banques, les assurances spéculent sur tout, même, comble du système, sur l’achat, le rachat,

la vente et la revente des dettes des États.

[...]

Nous sommes ainsi entrés dans un nouveau système du capitalisme totalitaire où ce ne sont plus les

responsables politiques qui orientent les choix. La souveraineté politique est peu à peu enlevée au peuple

à qui on impose de subir, de payer et d’être surexploité pour satisfaire les appétits du capital.

Les peuples doivent se rebeller dans l’unité, reprendre leur destin en main. Ils doivent d’autant moins

se laisser faire que d’autres choix sont possibles rapidement :

  • revenir à des systèmes de crédits publics à la place des emprunts sur les marchés financiers ;
  • obtenir que ce soit la Banque centrale européenne qui rachète les dettes des Etats y compris par

création monétaire ;

  • bloquer la spéculation en taxant les mouvements de capitaux ;
  • sortir du libre échangisme intégral par des écluses financières aux frontières en fonction de

critères d’efficacité sociale et environnementale.

Surtout, à la place du « pacte Euro plus », qui est un pacte pour institutionnaliser l’austérité, l’urgence

est de répartir autrement les richesses en améliorant les rémunérations du travail, les retraites,

la protection sociale.

Un fonds européen de développement social et humain alimenté par la taxe sur les transactions

financières et par création monétaire de la Banque centrale européenne serait un nouvel outil pour

relancer des investissements utiles sociaux et pour le développement humain, notamment l’éducation,

les formations et les recherches, ainsi que des projets d’infrastructure communes dont l’Europe a besoin.

Les peuples doivent reprendre leurs affaires en main contre la dictature de la finance.

C’est la seule voie pour sortir de la grave crise actuelle.

[Article complet sur : patricklehyaric.net/]

A lire également :

Rompre avec l’endettement sur les marchés financiers sur pcf.fr/

 

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Dégradation de la note américaine : renforcement de la politique d’austérité dont les plus pauvres seront les victimes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 août 2011

Source : Site national du PCF7 août 2011 

Note USA :

la confirmation que ce sont les marchés financiers

qui commandent et qu’il faut leur briser les reins !

 

la confirmation que ce sont les marchés financiers qui commandent et qu'il faut leur briser les reins !

En abaissant aussi vite la note sur la dette à long terme des États-Unis,

l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) ne crée pas la surprise

puisque les rumeurs allaient bon train pendant les pourparlers entre

Républicains et Démocrates au Sénat américain. Il s’agit certes d’une

première dans l’histoire des USA et la manœuvre vise aussi à accréditer

l’idée qu’aucune nation, pas même une des premières puissances

mondiales n’est à l’abri.

C’est surtout la confirmation que ce sont les marchés financiers qui commandent.

La décision de S&P va aggraver les comptes publics américains et cela ne peut que renforcer une politique d’austérité

budgétaire pour des Américains, dont les plus pauvres et les plus modestes ont déjà vu leurs conditions de vie

se détériorer dramatiquement en quelques années. Les répercussions sur l’économie mondiale vont être terribles et

ce n’est pas une réunion du G7 qui mettra un terme à cette danse macabre, car plus les gouvernements et les États

se plient à la loi des marchés et plus ces derniers en exigent.

Il faut donc regarder ailleurs ! Vers une refonte complète des institutions financières internationales, une monnaie

commune mondiale pour briser les reins de la spéculation financière, la taxation des transactions de capitaux et

profits financiers et le pouvoir aux citoyens et pas aux marchés !

De Madrid à Tel-Aviv, en passant par Athènes, les peuples aujourd’hui s’élèvent contre la connivence

de leurs dirigeants politiques et des banquiers et spéculateurs. L’avenir est sans conteste de leur côté.

En France, Nicolas Sarkozy en fidèle serviteur de la grande finance projette d’imposer sa « règle d’or »

dans la constitution pour rendre l’austérité des politiques publiques pérenne.

Le Parti communiste français avec le Front de gauche contribuera à l’en empêcher et appelle, pour

cela, toutes les voix de gauche à se rassembler dans cet objectif.

 

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Les agences de notation : « des outils de la dictature des marchés »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 8 août 2011

Source : Gauche de combat - 7 août 2011

URL de l’article : http://gauchedecombat.wordpress.com/2011/08/07/standard-poors-zero-pointe/

Standard & Poor’s : zéro pointé.

 

standardandpoors.jpg

« C’est une erreur de calcul à 2 000 milliards de dollars : dans les calculs sur lesquels l’agence

de notation Standard & Poor’s s’est basée pour dégrader la note de la dette américaine, vendredi,

l’agence a compté deux fois une projection de dettes de plus de 2 trillions de dollars.

Une erreur reconnue indirectement par S&P’s, qui a modifié son rapport après publication.

Mais a maintenu sa dégradation de la note américaine. »

On croit rêver…. Nous ne sommes donc plus dans l’estimation financière mais dans l’idéologie. Ce n’est plus le chiffre

qui compte mais l’orientation politique. Reprocherait-on à Obama d’avoir voulu créer plus de justice à travers

notamment un système de protection sociale qui n’existait pas qu’on ne s’y prendrait pas autrement.  Les agences de

notation sont donc bien des outils de la dictature des marchés  et non ces structures incorruptibles aux avis fiables

qu’imaginent le commun des mortels.

Mais comme disent d’autre, peut-être vaut-il mieux en rire qu’en pleurer :  AAA ah ah ah !  A – que vous ne préfériez

cet autre titre que je vous ai évité : Le standard des pauvres : AAAAAAAHHHHHHHH

 

Voir également :

http://www.bahbycc.com/2011/08/la-bourse-et-les-slips.html

Les jours et l’ennui de Seb Musset : Qui a peur de la dette ?

 

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Le billet de Glop Lerouge : Austérité en Grèce : le bon plan des vautours !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 juillet 2011

 

Le billet de Glop Lerouge : Austérité en Grèce : le bon plan des vautours ! dans Austerite text3005_0

30 juin 2011Glop Lerouge, Secrétaire de Section

Austérité en Grèce : le bon plan des vautours !

 

Austérité en Grèce : le bon plan des vautours !

 

« Le Grec ayant chanté tout l’été, il se trouva fort

dépourvu quand la bise fut venue.

Pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau,

il alla crier famine chez l’Allemagne sa voisine,

la priant de lui prêter quelque grain pour subsister

jusqu’à la saison nouvelle : ‘Je vous paierai, lui dit-il,

avant l’août, foi de Tantale, intérêt et principal’.

 

La Merkel n’est pas prêteuse ; c’est là son moindre défaut : que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cet

emprunteur. –Nuit et jour à tout venant, je chantais, ne vous déplaise. –Vous chantiez ? J’en suis fort aise.

Eh bien ! Dansez maintenant ».

Cette charmante parabole, on nous la file en boucle depuis des mois. Les Grecs, eux, ont tendance à ne pas

trouver cela très drôle, et s’ils commencent à danser le sirtaki dans les rues d’Athènes, c’est au rythme des

coups de lattes. Pourtant, d’après l’OCDE (qui n’est pas exactement une section du PCF), les Grecs travaillent

beaucoup plus que les Allemands. Que s’est-il donc passé dans ce pays où les gens ont travaillé plus pour

gagner moins ?

Il était une fois tout un tas de banquiers et autres financiers qui prêtaient à des gens fauchés des grosses

sommes pour payer des maisons trop chères. Ils disaient aux emprunteurs de ne pas s’en faire car le prix

des maisons continuerait de monter, toujours plus haut, et qu’ils pourraient donc revendre leur maison pour

rembourser l’emprunt en cas de besoin. Avec ce super-système, les banquiers se faisaient pas mal de fric,

de quoi acheter plein de mouches et de vermisseaux. Il arriva cependant que, à force de payer les maisons

trop cher, plus personne ne pouvait les acheter… du coup les prix des maisons ont commencé à baisser

(aux EÉtats-Unis), et les gens qui ne pouvaient pas payer les intérêts ne pouvaient pas non plus revendre

les maisons pour rembourser les prêts ! Patatras ! C’est la « crise des subprimes », et les financiers étaient

sur le point de finir à poils, comme l’État grec…

Alors les États se sont dit que si les financiers trinquaient ce ne serait pas chouette. Ils ont donc mis la main

au larfeuille (qui est d’ailleurs dans nos poches à nous, mais passons…) pour « sauver » les financiers.

Résultat : les dépenses des États ont augmenté et la récession économique provoquée par la crise financière

a réduit les entrées fiscales. Les États ont donc pris sur eux (c’est-à-dire sur nous) les conséquences de la

spéculation sur le crédit immobilier ricain. Du coup, les banquiers ont tenu un raisonnement imparable :

puisque les États se sont endettés à cause de nous, leurs comptes ne sont pas sains, ils nous font donc courir

un risque à nous, les prêteurs, et il faut par conséquent qu’ils nous payent plus d’intérêts sur l’argent que nous

leurs prêtons… C’est ce qui est arrivé à la Grèce. Bon, mais puisque l’Etat paye plus d’intérêts aux banques,

sa situation financière continue de s’aggraver, et il faut donc qu’il paye encore plus d’intérêts car sa dette est

de plus en plus risquée… Pour payer les intérêts grandissants, il faut que l’Etat paye moins les fonctionnaires

et brade au privé (c’est-à-dire aux banques…) les services publics : c’est le « plan d’austérité ». Et on a d’ailleurs

raison de l’appeler comme ça : c’est l’austérité pour le peuple grec, et un bon plan pour les banquiers.

Qui y gagne dans tout ça ? Les spéculateurs, c’est-à-dire les banques, ainsi qu’un nouveau personnage :

l’État-spéculateur ! Et oui, car l’Allemagne a tenu le raisonnement suivant : si les banquiers se font si facilement

du pognon sur le dos des Grecs, pourquoi ne ferais-je pas la même chose ? Je ne suis pas plus bête ! Et du coup

l’Allemagne est devenue prêteuse, et avec du talent : elle a emprunté à un faible taux sur les marchés du pognon

qu’elle a prêté au taux fort à la Grèce ! Mais puisque l’Allemagne a de l’éthique, la marge spéculative qu’elle s’est

accordée est un peu moins importante que celle pratiquée par les banques :

on a des valeurs, quand on est une « grande démocratie européenne » !

Et que se passerait-il si les Grecs envoyaient balader tous ces vautours et autres oiseaux de mauvais augure, et

refusaient le brader leur société ? Rien du tout : la Banque centrale européenne serait obligée de faire ce qu’elle

aurait dû faire dès le départ, et les créanciers de la Grèce accepteraient de négocier de peur de paumer tout leur

pactole. Évidemment, les banques (y compris l’Allemagne) préfèrent un bon gros plan d’austérité…

 

 


 

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Agriculture : Enquête de « Basta ! » sur Sofiprotéol, « une pieuvre aux énormes tentacules »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 juin 2011

Source : Basta !22 juin 2011

URL de l’article : http://www.bastamag.net/article1536.html

ENQUÊTE

Quand l’agriculture sert à nourrir les machines aux dépens des humains

 

Agriculture : Enquête de

Par Agnès Rousseaux

Basta ! a enquêté sur un empire méconnu mais tentaculaire,

du nom de Sofiprotéol, leader français dans les huiles de colza,

de tournesol ou de soja. Fonds d’investissement aux multiples

filiales, Sofiprotéol préfigure une agriculture au service quasi

exclusif de l’industrie pétrolière et chimique.

Cette « pieuvre verte » est dirigée par Xavier Beulin, actuel

président de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, qui a

l’oreille du pouvoir.

Si ce modèle se développe, l’agriculture de demain servira-t-elle encore à nourrir le monde ?

Le modèle agricole français servira-t-il encore à nourrir les êtres humains ? En ces temps de spéculation sur les

matières premières, notamment alimentaires, c’est la question que l’on peut se poser, alors que s’est ouvert à Paris

le G20 agricole.

« Nous voulons donner la parole aux paysans du monde entier. Nous avons des choses à dire en matière de lutte contre

les variations de cours, l’arrivée des fonds spéculatifs, ou la constitution des stocks d’intervention », a lancé Xavier Beulin,

président du premier syndicat agricole français, la FNSEA. Sous son égide, la puissante organisation compte bien

apparaître comme un interlocuteur de premier choix, après avoir largement influencé la politique agricole française

depuis un demi-siècle.

Mais qui est Xavier Beulin, le nouveau leader de la FNSEA ? Quelle vision de l’agriculture incarne-t-il ?

À la tête du fonds d’investissement Sofiprotéol, l’homme ressemble davantage à un businessman qu’à un agriculteur.

Sofiprotéol ? C’est l’établissement financier de la filière des oléoprotéagineux (colza, tournesol, soja). La société possède

un vaste empire : leader de la production d’agrocarburants en France, impliqué dans le développement des OGM,

la sélection génétique animale et végétale, dans la « chimie verte », propriétaire de la marque d’huiles Lesieur et

du groupe Glon Sanders, leader français de nutrition animale.

Lire la suite

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