Vers un Internet à deux vitesses ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 février 2014

 

NEUTRALITÉ DU NET

Le Parlement européen va-t-il instaurer

l’internet à deux vitesses ?

 

internet  par Mathieu Lapprand 20 février 2014

  La Quadrature du net, association de défense des droits

  et libertés des citoyens sur Internet, sonne l’alarme.

  Un vote déterminant pour la « neutralité du net » se tiendra

  la semaine prochaine au Parlement européen.

  La neutralité du net, c’est le fait que les opérateurs

  de communications se contentent de transmettre les données

  sur le réseau internet sans les filtrer ou les discriminer – ralentir

  certains flux pour en privilégier d’autres, par exemple.

Alors que ce principe est difficilement respecté aujourd’hui par les opérateurs, le texte qui risque d’être discuté

au Parlement vise au contraire à légaliser le filtrage des flux par les opérateurs. A quelques mois des élections,

les parlementaires montrent l’influence déterminante des groupes industriels et leur mépris pour les positions

des associations citoyennes.

La Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) du Parlement européen votera lundi 24 février

sur une proposition de règlement élaborée par la Commissaire européenne Neelie Kroes. Cette proposition établit

« des mesures relatives au marché unique européen des communications électroniques et visant à faire

de l’Europe un continent connecté ». En clair, le texte a notamment pour objet de définir juridiquement la neutralité

du net et ses éventuelles exceptions.

Un Internet à deux vitesses

Plusieurs commissions ont émis, ces dernières semaines, des propositions d’amendements sur ce texte,

pour protéger la neutralité du net. Mais la rapporteure du projet, Pilar Del Castillo Vera, pourrait soumettre au vote

de la commission ITRE un texte intégrant des « amendements de compromis », sans tenir compte des avancées

des dernières discussions. Résultat : « Le principe de la neutralité du Net est en phase d’être complètement

dénaturé afin de satisfaire les intérêts des opérateurs télécoms », alerte La Quadrature du net.

internet1

Le texte adopté en commission sera soumis

au Parlement. Si cette définition de la neutralité

du net était validée, ce serait la porte ouverte

pour des services internet à la carte. Les consommateurs pourraient avoir à payer à leurs fournisseurs d’accès

à Internet (FAI) des frais supplémentaires pour chaque service en ligne. Les FAI pourraient également bloquer

certains contenus, sans aucune contrôle du pouvoir judiciaire, prévient La Quadrature.

[Lire la suite sur Basta !]

Le site de La Quadrature avec les enjeux du débat : savetheinternet

Un service pour appeler gratuitement les permanences de députés.

Illustrations : http://savetheinternet.eu

Creative Commons License

 

Qu’est-ce que la neutralité du Net ?

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sur youtube

 

 

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4ème paquet ferroviaire : Droit de grève des cheminots en danger

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 février 2014

 

L’Union européenne va-t-elle mettre en danger

le droit de grève des cheminots ?

 

Par Jacky Hénin, Député européen

CaptureJackyHenin

  Le Parlement européen va se prononcer le 26 février à Strasbourg

  sur le quatrième paquet ferroviaire. Ce texte est le dernier en date

  d’une longue série de mesures législatives visant à privatiser le rail.

  Petit rappel :

  ♦  Le premier paquet ferroviaire a posé les bases pour la libéralisation

  du fret et de l’interopérabilité.

 

♦  Le deuxième paquet ferroviaire a privatisé le  fret ferroviaire (depuis, le fret ferroviaire a baissé de moitié

reportant une partie importante du trafic sur la route).

♦  Le troisième paquet ferroviaire a libéralisé les transports ferroviaires internationaux (ce qui a entrainé

une explosion des prix pour les usagers).

Cette nouvelle modification de la législation européenne vise à achever la privatisation du rail.

Comment ? Entre autres par la séparation entre gestionnaires d’infrastructure et opérateurs de transport

(particulièrement problématique pour des organisations aux grosses infrastructures comme Eurotunnel),

et l’obligation pour les collectivités de passer par des appels d’offres, avec les couts supplémentaires

que cela implique, (pour l’instant les collectivités ont le droit d’octroyer directement un contrat de service

public à une entreprise ferroviaire si elles le souhaitent). Même l’avis du comité des régions rédigé

par un élu UMP a critiqué cette remise en cause des droits des collectivités à organiser les transports.

Cerise sur le gâteau, lors du vote en commission transports du Parlement européen le 17 décembre,

un amendement a été ajouté demandant :

             «  un niveau de service minimal en cas de grève dans les transports publics« .

Cette mesure va contre le droit de grève, liberté fondamentale des travailleurs du privé comme du public.

Les travailleurs du rail, premiers à voir les conséquences concrètes d’un projet technique, étaient déjà très

remontés, voilà qui n’est pas pour les rassurer.

Avec le quatrième paquet ferroviaire les conditions de travail des salariés comme la sécurité

du réseau ou les coûts pour les passagers ne sont que des variables d’ajustements permettant

d’augmenter les profits des entreprises ferroviaires.

Le dogme de la concurrence dirige une fois de plus la législation européenne au mépris de l’intérêt général.

Pour mieux réussir à faire passer des mesures profondément impopulaires la technique est bien rodée en Europe,

diviser la législation en plusieurs parties et faire avaler la pilule morceau par morceau. Au besoin ajouter une dose

de complexité par-dessus et arroser de mauvaise foi.

Mais les syndicats ne s’y laissent pas prendre, une mobilisation est prévue le mardi 25 février

devant le Parlement européen. Je serai à leurs côtés.

Le blog de Jacky Henin

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CGT : Pacte de responsabilité : Le MEDEF déroule son programme

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 février 2014

 

Pacte de responsabilité

Le MEDEF déroule son programme

 

cgt-pour-l-emploi-et-contre-le-pacte-de-hollande

  Depuis l’annonce du « Pacte de responsabilité », proposé

  par le Président de la République au MEDEF comme un pacte

  pour l’emploi, celui-ci était sommé d’afficher ses engagements.

  Il vient de le faire en réussissant le tour de force

  de ne présenter aucune proposition qui concerne l’emploi.

  Il encaisse le chèque de 30 milliards de suppression

  de la cotisation famille, et confirme les 20 milliards du Crédit

Impôt Compétitivité Emploi.

Il ne prend aucun engagement, ni en termes d’emplois (un million d’emplois en 5 ans, c’est le rythme naturel

de création d’emplois !) ni en termes de relance de l’investissement (renouveler les capacités de production,

c’est le fonctionnement normal d’une entreprise !).

En focalisant sur les engagements du gouvernement dans le cadre du « Pacte de responsabilité », le MEDEF

cherche à échapper à l’évaluation et au contrôle de l’enveloppe globale des 230 milliards d’euros d’aides publiques

aux entreprises, sous forme d’exonérations sociales et fiscales. Cela au moment où il exhorte les chômeurs

à justifier du moindre euro dépensé dans le cadre de l’assurance chômage.

Le MEDEF ne s’engage sur rien, échappe à ses responsabilités et refuse de rendre des comptes,

osant même appeler à un moratoire sur les lois qui « stressent les patrons ».

L’injonction faite aux parlementaires d’un moratoire législatif n’est ni plus ni moins que la remise en cause

de la légitimité de la représentation nationale à produire des lois. C’est la cohésion nationale et le respect

des droits des salariés et de leurs représentants qui sont visés. Dans le collimateur de l’organisation

patronale :

les avancées acquises et votées sur la pénibilité, l’apprentissage, les stages, les contrats de générations

pour les PME, la consultation du comité d’entreprise en cas de revente de l‘entreprise.

C’est insupportable.

Le « Pacte de responsabilité » donne l’occasion au MEDEF de dérouler son programme. Le projet

soumis à discussion n’est rien d’autre que sa feuille de route !

Lors de la réunion entre représentants patronaux et syndicats le 28 février prochain, il sera impératif de changer

de cadre. La CGT y portera des propositions en faveur de l’emploi, des salaires, et de la protection sociale.

Pour que soient mises à l’ordre du jour des négociations avec les représentants des employeurs, des mesures

en faveur des salaires, de la reconnaissance des qualifications, de la protection sociale et de l’emploi stable

et de qualité, il est indispensable que les salariés investissent le terrain social.

La CGT les invite à se mobiliser dans les prochaines semaines et notamment le 18 mars et le 4 avril.

Montreuil, le 19 février 2014

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Marché transatlantique : c’est trop grave ! Le peuple doit être consulté.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 février 2014

 

Marché transatlantique :

          c’est trop grave ! Le peuple doit être consulté.

 

Capturestoplibrechange

  Par Patrick Le Hyaric

  C’est sans doute la ministre, Mme Fleur Pèlerin, qui a le mieux

  caractérisé le sens du voyage d’état de F. Hollande aux Etats-Unis.

  Il était « venu donner des preuves d’amour aux patrons ».

  Et le peuple alors ? A quel sentiment a-t-il droit ?

  De fait, en faisant participer M. Gattaz au dîner d’État,

en se rendant auprès du grand patronat à San Francisco

et en donnant l’accolade au leader du mouvement de novembre 2012, dit des « pigeons », opposé à l’impôt

sur le capital, le Président de la République a malheureusement une nouvelle fois montré quels intérêts il servait.

Nous en sommes au point où la droite n’a même plus le loisir de critiquer les choix économiques, sociaux

et internationaux actuels, puisque ses idées sont mises en œuvre. M. Copé et d’autres en sont réduits

à la surenchère jusqu’à commenter bêtement la qualité de livres pour enfants et à faire courir des rumeurs sur feu

la loi sur la famille ou cette fumeuse prétendue « théorie du genre » à l’école.

Au cours du voyage présidentiel aux Etats-Unis, n’ont jamais été évoqués : ni les affaires d’espionnage par la NSA,

ni le sort de Snowden et d’Assange, ni Guantanamo, ni les enjeux du désarmement pas plus que les largesses

fiscales dont bénéficient des groupes comme Google. Par contre, le Président de la République a de fait poursuivi

sa mue, se dépouillant définitivement des quelques oripeaux sociaux-démocrates qui l’encombraient encore.

En appelant à « accélérer les négociations sur le projet de marché transatlantique, pour une conclusion rapide »,

M. Hollande a donné satisfaction aux organisations patronales allemandes et au Medef qui, dans une déclaration

commune, le réclamaient.

[...]

Ce projet est extrêmement dangereux pour nos vies quotidiennes. Il poursuit plusieurs buts :

tenter de faire face à la crise des débouchés que provoquent les politiques d’austérité en attisant la guerre

économique pour offrir des « marchés » d’exportation aux grandes firmes en éliminant toutes les barrières

douanières et surtout en harmonisant vers le bas toutes les règles du commerce et les normes sociales, sanitaires,

alimentaires ou environnementales. Toutes les mesures de protection sociale comme le salaire minimum garanti,

les précautions sanitaires, la qualité de l’alimentation, les services publics, la création culturelle, la protection

des consommateurs, les droits d’auteurs, l’épargne, seraient alignées sur des « règles mondiales édictées

par le grand capital international » pour augmenter encore ses marges et ses profits.

[...]

M. Hollande connaît si bien ces dangers qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse :

« Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs,

de menaces et de crispations ». Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie. Cela ressemble

à une tentative de coup de force dans le dos des populations française et européennes. (…)

[Lire l’article complet sur patrick-le-hyaric.fr]

Capturestoptafta

 

 

 

À lire :

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Chez Auchan, promo sur le licenciement !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 23 février 2014

 

Cactus

Chez Auchan, promo sur le licenciement !

 

CaptureAuchan

  Cactus. La mère d’une caissière a malencontreusement

  utilisé la carte de fidélité réservée à sa fille. Résultat ?

  Trois euros de « préjudice» pour le magasin et mise

   à la porte de l’employée !

Manque de bol, cette dernière ne s’est pas laissé faire…

Ils sont bien embêtés chez Auchan. Depuis une semaine, le mastodonte de la grande distribution se contorsionne pour éteindre l’incendie médiatique autour d’une affaire de licenciement retentissante. Imaginez : une jeune caissière virée illico d’un magasin du groupe pour avoir causé, involontairement, un préjudice de… 3 euros. C’est pourtant la mésaventure arrivée à Adélaïde, une étudiante à la fac d’Amiens qui rentre tous les week-ends chez ses parents et travaillait neuf heures chaque samedi au supermarché de Péronne (Somme) pour payer ses études.

Pendant dix-huit mois, la direction de cet établissement n’a pipé mot. Rien à redire. Jusqu’à ce jour de septembre 2012. Sa mère doit organiser un pot de départ pour l’association dont elle s’occupe. Elle se rend au supermarché où travaille sa fille et réalise une trentaine d’euros d’achats. Au moment de régler, elle donne machinalement la carte de fidélité de sa fille pour créditer les points. Fatale erreur. Car la maman n’aurait jamais dû se trouver en possession de ladite carte. Réservée uniquement aux employés du supermarché, cette « carte collaborateur » leur permet de bénéficier d’un bon d’achat de 10 % sur le montant de ce qu’ils achètent dans le magasin. Et comme écrit dans la charte signée par Adélaïde lors de son embauche, elle ne peut servir qu’à des achats personnels, pour elle et pour les membres de son « foyer fiscal vivant sous le même toit ». Or Adelaïde, pour toucher l’allocation logement et payer son studio à Amiens, s’est déclarée seule. Pour la direction du magasin, l’affaire est donc entendue : la mère de l’étudiante, avec ses 30 euros de facture, a perçu indûment 3 euros de bon d’achat. Et Adélaïde, en la laissant utiliser sa carte, même involontairement, mérite non pas un avertissement mais de prendre la porte ! « Quel que soit le montant, à partir du moment où il y a fraude, à partir du moment où il y a indélicatesse, il y a faute grave », tonne Me Doré, l’avocat d’Auchan interrogé dans le Courrier picard.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

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UPM Stracel : Retour sur le lessivage d’une usine rentable

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 février 2014

 

« A Stracel, ils ont jeté le citron après l’avoir pressé » : 

 

5 techniques pour siphonner une usine rentable

 

CaptureStracel   Par Terrains de Luttes et les élus CGT de Stracel

 

  Un cas d’école qui sera demain enseigné    

  aux consultants aux dents longues ?    

  Quand la multinationale finlandaise UPM rachète

  la « Cellulose de Strasbourg » en 1988,  

  les ouvriers de cette usine de production  

  de pâte à papier sont plutôt confiants dans l’avenir.

 

Mais ce rachat ne visait, pour le groupe UPM, qu’à s’implanter sur le territoire français, avec une garantie de pérennité du site de pâte seulement pour 10 ans. La « promesse » prend fin en 1998, avec l’annonce d’un premier plan social massif de 210 salariés, avant l’annonce d’une cession définitive du site en 2012.

Retour sur le lessivage d’une usine rentable.

Le site de production de STRACEL est rentable et l’arrivée d’un grand groupe ne peut qu’être synonyme d’investissements sur le long terme. Et de fait, le site de production va peu à peu s’agrandir, avec notamment la création en 1990 d’une unité de production de papier journal à côté de la vieille chaîne de production de pâte à papier, anciennement nommée Cellulose de Strasbourg. Fin 1999 – début des années 2000, UPM investit même 76 millions d’euros dans un process de fabrication, innovant à l’époque, afin de pouvoir produire le papier couché magazine, un tout nouveau papier brillant et satiné, destiné à la presse écrite.

Mais l’arrivée de ce type de multinationales, hautement capitalistiques, laisse rarement inchangées les logiques comptables qui assuraient jusque-là la rentabilité d’un site de production. Très vite, les représentants du personnel qui siègent au conseil d’établissement, voient défiler devant leurs yeux des comptes de résultats alarmants faisant état de pertes pour leur usine.

La production fonctionne pourtant toujours à plein régime car le marché asiatique est un grand consommateur de papier. Mais par une série de jeux d’écritures comptables l’entreprise a été rendue non rentable. Une manière pour le groupe de ne pas payer d’impôts sur les bénéfices pour ce site et de ramener l’argent vers la holding qui trône au sommet du groupe financier que constitue UPM : le groupe est côté en bourse, à Helsinki et à Londres, le groupe ayant pris la précaution de ne pas déclarer ses cotations boursières en France…

Contrairement à ce que le discours libéral peut laisser croire, les fermetures d’usine ou les délocalisations se font souvent sur des sites de production qui dégageaient de l’argent avant qu’entrent en scène une série de stratégies qui finissent par couler l’usine et entraîner la mise au chômage des ouvriers.

Chose rare dans cette usine, les délégués syndicaux ont sollicité très vite un cabinet d’expertise comptable indépendant, pour porter au jour les malversations internes qui ont mis à terre leur usine. Petit passage en revue des diverses façons de couler une boîte.

Stratégie n° 1 : Les investissements du groupe sont en fait des dettes pour l’usine

[Lire la suite sur Terrains de luttes]

Les ex-salariés de Stracel attendent le délibéré des Prud’hommes

 

La lutte des papetiers de Corbehem doit continuer

 

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Le Medef veut réduire massivement les droits des demandeurs d’emploi

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 février 2014

 

Unedic

Assurance chômage :

        le Medef met sur la table son texte boulet de canon

 

chomeurmanif

 

  Alors que le patronat et les syndicats se retrouvent

  aujourd’hui pour la suite des négociations Unedic,

  le projet patronal s’avère ultrarégressif

  pour les chômeurs.

 

Le patronat a précisé sa thérapie de choc pour les comptes de l’assurance chômage. Révélé sur le site Internet des Échos, le texte qui a été communiqué, hier, aux syndicats propose comme remède au déficit de 4 milliards de l’Unedic de réduire massivement les droits des demandeurs d’emploi. Comme le Medef le laissait déjà pressentir il y a quinze jours, il s’attaque aux régimes des intermittents et aux intérimaires, prétendument trop généreux. Il envisage de les aligner sur le régime général d’indemnisation et « demande à l’État de prendre en charge, s’il considère qu’il relève de l’intérêt général de mieux indemniser les demandeurs d’emploi de l’annexe 8 et 10 (…), le surcoût ».

Respecter les engagements pris au festival d’Avignon

Les intermittents, par la voix de la CGT spectacle, n’ont pas tardé à réagir, estimant « qu’une riposte rapide est indispensable. Il est urgent de rappeler les engagements pris par Michel Sapin et Aurélie Filippetti devant les députés lors du Festival d’Avignon ». Ensuite, l’activité réduite, cumul d’un emploi précaire et d’une allocation, génératrice de trop-perçus pour les chômeurs, est aussi dans la ligne de mire du patronat. Soi-disant pour inciter la reprise d’un emploi, le Medef propose de réduire l’indemnisation, en supprimant le seuil de travail de 110 heures et le plafond de 70 % du salaire antérieur pour en bénéficier, tout comme le plafond de 15 mois pour la durée d’indemnisation. Et envisage aussi que le cumul entre revenu d’activité et allocations soit limité à 80 % de l’ancienne rémunération.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Le représentant de la CGT aux négociations, Eric Aubin, a déchiré ce jeudi devant les caméras le projet de réforme du patronat, qu’il a jugé « inacceptable », à son arrivée au siège du Medef pour une troisième séance de négociation. « La CGT appelle les salariés, les précaires, les demandeurs d’emploi, les intérimaires, les intermittents à se préparer à un rapport de force« , a lancé, Eric Aubin.

CaptureCGTspectacleCliquer sur l’image pour agrandir

1ère riposte des professionnels du spectacle

 

 

 

 

 

 


Lire aussi dans l’Huma :

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Fronde au sein du parti socialiste ? Encore un petit effort pour joindre les actes aux paroles !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 février 2014

 

Appel de la gauche du PS : « Non à la politique de l’offre ! »

 

maurel  Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, signataires de l’appel

  27 membres du bureau national du PS sur 72

  ont signé un appel pour une autre politique.

  Non à la politique de l’offre ! Non à la baisse

  du «coût du travail» disent-ils.

 

« Si 35 % de la direction du parti signe, cela, on peut penser que, à la base, c’est bien plus

que la majorité des adhérents tellement le mécontentement est grand » écrit Gérard Filoche,

également signataire.

 

Extraits de l’appel :

(…) en France, qu’il n’y a pas qu’une seule politique possible.

Or en dépit de la salutaire rupture avec l’ère Sarkozy, l’orientation en matière de politique économique suscite des désaccords et des inquiétudes dans nos rangs.

Nous ne nous reconnaissons pas dans le discours qui tend à faire de la baisse des « charges » et du « coût du travail » la condition d’un retour de la croissance. Il n’y a pas de « charges » mais des cotisations sociales qui sont en réalité du salaire différé.

Et nous sommes inquiets quand nous découvrons que la baisse des cotisations promise aux entreprises s’accompagne d’une réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques en trois ans, sans même savoir quels sont ceux qui en supporteront les conséquences. Ce qui risque de rogner sur le modèle social français dont les grands principes ont été établis à la Libération.

(…)

La social-démocratie suppose que le parti majoritaire à gauche soutienne les syndicats de salariés pour arracher un compromis au patronat.

Si le Président a été très clair sur les avantages accordés aux entreprises, les contreparties demandées restent floues. Il faudra plus qu’un « observatoire » pour imposer amélioration des conditions de travail, discussion sur les salaires, partage du travail ou multiplication des embauches. D’autant que le MEDEF, par la voix de son président, refuse de rentrer dans une logique de « donnant-­donnant » qui serait pourtant la moindre des choses. En lien avec les déclarations présidentielles, nous insistons sur la double nécessité de ne pas alimenter la rente pour servir l’investissement productif et de faire bénéficier les salariés, par le biais de la rémunération notamment, d’une part de cette aide.

Il n’y aura pas de « compromis social » favorable aux salariés sans mobilisation du parti, des parlementaires, du mouvement social. Salaires, embauches, réduction et partage du temps de travail, droits des salariés, contrôle des licenciements abusifs, modalités de remboursement des aides en cas de non-respect des engagements, politique de redistribution des dividendes : dans tous ces domaines nous devons porter des exigences fortes.

Oui, nous devons les porter, et en toute liberté́. Sachons-nous désintoxiquer des institutions de la Vème République. Tout ne peut procéder d’un seul homme. Les débats politiques ne se règlent pas en brandissant la menace de mesures disciplinaires ou en mettant les parlementaires au pied du mur.

Le PS doit jouer pleinement son rôle. Pour la réussite de la gauche au pouvoir, il faut un Parti autonome, force de propositions, relais des aspirations mais aussi des mécontentements. C’est une des conditions de la réussite commune.

Cette réussite passe aussi par l’implication de la gauche dans toute sa diversité. Il n’y a aujourd’hui de salut pour la gauche française que dans la construction de convergences entre les forces politiques et sociales qui la composent. Au moment où une partie de la droite radicalisée fait jonction avec une extrême droite plus menaçante que jamais, le rassemblement de la gauche est une ardente obligation.

Signataires

27 membres du Bureau National du Parti socialiste (sur 72)  :  Pouria Amirshahi, Tania Assouline, Guillaume Balas, Marie Bidaud, Sandrine Charnoz, Pascal Cherki, Laurianne Deniaud, Stéphane Delpeyrat, Antoine Détourné, Julien Dray, Henri Emmanuelli, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Olivier Girardin, Jérôme Guedj, Liêm Hoang-­‐Ngoc, Frédéric Hocquard, Régis Juanico, Marie Noelle Lienemann, Marianne Louis, Fréderic Lutaud, Delphine Mayrargue, Emmanuel Maurel, Jonathan Munoz, Nadia Pellefigue, Paul Quiles Roberto Romero, Jean-­‐François Thomas, Isabelle Thomas

[Lire l’appel sur humanite.fr]

Lire aussi :

 

L’aile gauche du PS met en garde Hollande

Publié dans Austerite, France, Liberalisme, POLITIQUE, PS | Pas de Commentaire »

Jeux Olympiques et Coupe du monde : terrains de jeux d’un néolibéralisme de choc (Basta !)

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 février 2014

 

Pas très sportif

     Jeux Olympiques et Coupe du monde :

     terrains de jeux d’un néolibéralisme de choc

 

JO

  par Olivier Petitjean 6 février 2014

  Les grandes compétitions sportives planétaires coûtent

  de plus en plus cher. Surtout, le Comité international

  olympique et la FIFA, qui commercialisent ces produits

  phares du divertissement mondial, sont devenus

  de véritables holdings sans aucun contrôle.

 

Résultat : présomptions de corruption, optimisation fiscale, violations du droit du travail, expulsions des populations pauvres pour laisser place à des infrastructures souvent inutiles et remise en cause de la démocratie accompagnent ces évènements. Pour le plus grand profit de ces holdings et de leurs sponsors, et sous les acclamations des stades.

Le Comité international olympique et la Fifa ? Des « holdings transnationales dotées des statuts d’une amicale bouliste », estime Fabien Ollier, directeur de la revue Quel Sport et l’un des contributeurs du livre La coupe est pleine ! Les désastres économiques et sociaux des grands événements sportifs [1]. Les produits phares de ces holdings ? Les JO d’été et d’hiver pour le CIO, la Coupe du monde de football pour la FIFA. Afin d’organiser ces évènements et les vendre à la planète entière, tout, ou presque, est désormais permis. Considérés comme des moments festifs et consensuels, ces grands moments de compétition sportive sont devenus synonymes de débauche d’argent public, d’expulsions massives de pauvres urbains, de dégradation des conditions de travail dans le secteur des travaux publics, d’hyper sécurisation des espaces publics et d’inondation publicitaire à grande échelle.

coupe du monde

  La FIFA comme le CIO n’ont aucun compte à rendre ni aucune obligation

  de transparence financière. Basée à Zurich, en Suisse, comme la plupart

  des instances sportives internationales, la FIFA emploie environ 300 personnes

  et a réalisé en 2012 un bénéfice de 89 millions de dollars.

  Ses réserves financières, sur lesquelles elle n’est pas imposable du fait

  de son statut d’organisation à but non lucratif, s’élèveraient à

   1,378 milliard de dollars.

L’opacité de son fonctionnement interne et de sa gouvernance est régulièrement critiquée, notamment par l’ONG Transparency international.

« Un moindre niveau de démocratie est parfois préférable »

La FIFA a pourtant été impliquée dans plusieurs scandales de corruption, de trucage et de détournement de fonds.

[Lire la suite sur Basta !]

250-000 EXPULSIONS… l’autre visage de la Coupe du Monde au Brésil/

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« Pierre Gattaz et François Hollande se sont pacsés au plus haut niveau de la nation »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 février 2014

 

Mobilisation

Thierry Lepaon :

      « Pierre Gattaz et François Hollande se sont pacsés

       au plus haut niveau de la nation »

 

hollande infidèle

  La CGT appelle aujourd’hui à des mobilisations

  dans toute la France pour l’emploi et les salaires.

  Son secrétaire général, Thierry Lepaon, revient

  entre autres sur le pacte de responsabilité. 

  La CGT s’est dite, à plusieurs reprises, opposée

  au contenu du pacte de responsabilité annoncé

  par François Hollande lors de ses vœux à la presse.

  Cette opposition se fonde-t-elle sur le principe même

  de ce pacte, à savoir l’abandon du financement,

  par le patronat, de la politique familiale, ou bien

  sur l’absence d’exigence de réelles contreparties

   patronales à cette mesure ?

 

Thierry Lepaon. Nous sommes opposés au contenu même du pacte de responsabilité. À son orientation.

Pour la première fois, la branche famille se retrouve isolée du financement global de la protection sociale.

Elle ne sera plus financée par le travail mais par la fiscalité. À terme, c’est donc bien l’enjeu de la fiscalisation

à la fois des recettes et des dépenses. C’est un vieux rêve de la droite qui considère que le travail ne peut pas

payer le hors-travail. Sur ce point, nous sommes en opposition frontale avec le gouvernement. Ce n’est même

pas discutable. En parallèle, ça peut paraître une question de forme mais ça n’en est pas une, François

Hollande a commencé par signer le chèque. Nul besoin d’être un grand négociateur pour comprendre

que l’arme du financement est bien la dernière qu’il faut utiliser. Mais le choix de François Hollande a été

d’exonérer d’abord et de renvoyer ensuite dos à dos syndicats de salariés et syndicats d’employeurs

pour ce qui est de la négociation des contreparties.

Jean-Marc Ayrault a demandé que les organisations syndicales lui remettent, 
avant la fin du mois,


les préconisations en matière de contrepartie sociales au pacte de responsabilité.

Quelles sont celles que la CGT va mettre sur la table ?

Thierry Lepaon. La CGT a signé, avec la CFDT, la FSU et l’Unsa, un texte commun dans lequel sont déclinés

un certain nombre de points qui nous rassemblent. Mais ces orientations, que l’on porte ensemble, peuvent être

complétées par des revendications propres à chacune des organisations. L’ensemble des dispositions qui figurent

dans ce texte commun seront mises sur la table. Par tous les syndicats. Pour ce qui est de la CGT, nous allons,

en parallèle, réaffirmer nos revendications en matière de niveau de rémunération, Smic et points d’indice,

et demander la remise à plat complète des 230 milliards d’euros d’aides publiques versées chaque année

aux entreprises.

Pour le reste, la question n’est pas d’apporter des contreparties à un pacte signé entre Pierre Gattaz

et François Hollande et sur lequel les syndicats de salariés n’ont jamais été consultés.

Pierre Gattaz et François Hollande se sont pacsés au plus haut niveau de la nation, et le gouvernement

met en œuvre ce qu’ils ont décidé.

La CGT ne regardera pas par la petite porte. Il ne s’agit pas de trouver des contreparties à 30 milliards d’euros

mais bien de mettre à plat l’ensemble de l’assiette.

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