Les femmes premières victimes de l’austérité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 5 mars 2014

 

L’éditorial : « Ce que femme vit »

 

huma0503

  Éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin.

 

  « Ce qui dévaste tout depuis quelques années

  porte un nom, l’austérité. Un poison qui mine

  tout le corps social et dont les femmes sont

  les principales victimes. Chômage, précarité

  à l’embauche, multiplication des formes « atypiques »

  d’emploi, pauvreté, inégalités salariales, etc. »

  Phares et balises semblent parfois manquer si

  cruellement au citoyen moderne parcourant la société

  en solitaire qu’il finit par ne plus voir ce qu’il a sous les yeux,

  ou alors sans références ni repères, comme une faute

  irrémissible.

 

Le citoyen en question devrait néanmoins se poser une question simple : comment doit-on nommer un moment

de l’histoire d’un pays où le sort des femmes, après 
avoir lentement mais réellement progressé durant 


des décennies, subit une forte stagnation pour ne pas 
dire plus ? La réponse s’impose : nous vivons un moment

de régression, d’involution même, et devoir écrire ces mots donne autant le vertige qu’un goût de révolte.

 

femme_juin2010

  Une statistique, qui n’est toutefois que la partie visible

  de l’iceberg, continue de nous hanter. Au travail, les femmes sont

  toujours victimes d’un « plafond de verre », pour reprendre la novlangue

  habituelle, et gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes.

  « De quoi souffres-tu ? » demandait René Char, avant d’assigner

le monde : « De l’irréel intact dans le réel dévasté. »

Et ce qui dévaste tout depuis quelques années porte un nom, l’austérité. Un poison qui mine tout le corps social

et dont les femmes sont les principales victimes. Chômage, précarité à l’embauche, multiplication des formes

« atypiques » d’emploi, pauvreté, inégalités salariales, etc.

Selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental (Cese), « l’essentiel de 
la hausse de l’emploi

des femmes » durant les trente dernières années « est dû à 
celle de l’emploi à temps partiel ». Les chiffres expriment


la vraie vie et les difficultés qui en découlent : plus 
de 30 % des femmes salariées travaillent à temps partiel,

seuls 6 % des hommes sont dans cette situation. Entre 1980 et 2010, la part des femmes qui travaillent à temps

partiel a doublé, passant de 15 % à plus de 30 % !

 

austerite

  Les politiques d’austérité généralisée, 
qui,

  dans toute l’Europe, consistent à atomiser les « conquis »

  sociaux, les services publics et les systèmes de protection

  sociale de la santé ou de la petite enfance, ne visent

  qu’au morcellement du marché du travail, adaptable à l’économie

  libérale, jusqu’à transformer l’emploi et les salaires en variable

  d’ajustement. Le but ? Une main-d’œuvre corvéable et soumise.

  Peu importe 
s’il s’agit de femmes, déjà frappées de toutes les inégalités.

 

egalite h_f

 

  Car au foyer ce n’est pas mieux !

  Malgré l’arrivée massive des femmes

  au travail à partir des années 1960, 


 synonyme d’émancipation, le partage

 des tâches domestiques, assumées

 à 80 % par les femmes, reste totalement

 inégalitaire au sein du couple.

 

 

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Lire aussi :

Publié dans Austerite, France, l'Humanité, Liberalisme, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les Atelières ex-Lejaby lâchées par les banques et l’État

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 mars 2014

mise à jour le 05/03/14

Les Atelières ex-lejaby reçues ce- mercredi soir à Bercy

 

Les Atelières ex-Lejaby lâchées par les banques et l’État

 

lejaby3

  Le carnet de commandes est plein,

  les machines à coudre tournent,

  les couturières continuent leur ouvrage :

  à Villeurbanne, les « Atelières » dont une poignée

  d’ex-Lejaby, sont hébétées à l’idée de devoir

fermer, juste par manque de financement

des banques et le manque de soutien du gouvernement.

 

Dans leur usine aux murs blancs, discrètement installée au fond d’une cour à Villeurbanne, près de Lyon, un calme

studieux règne mardi matin, hormis le bruit de fond des machines à coudre. Comme si de rien n’était ou presque,

les couturières travaillent, ici la dentelle, là sur le patron d’un futur maillot de bain. Des jeunes femmes, ciseaux

à la main, naviguent d’un poste à l’autre, la règle d’or étant la polyvalence. Un « atout » indéniable pour être réactif

et assurer les commandes de lingerie haut de gamme, souligne Micheline Rodriguez, formatrice aux Atelières,

passée par de grandes maisons de couture en France et à l’étranger. Mais, ajoute Micheline, « C’est du gâchis,

voilà. On y croyait, on espérait et on a été trompés parce qu’on n’a pas été soutenus ».

L’annonce, la veille, par leur « patronne » de devoir demander la liquidation de cette société coopérative d’intérêt

collectif (SCIC), née il y a un peu plus d’un an, a été un choc. La SCIC compte 30 salariés dont 5 ex-Lejaby.

« Je suis une ex-Lejaby, ici depuis le début de l’aventure. Après mon licenciement de Lejaby, Muriel Pernin

(fondatrice des Atelières, ndlr) a tout fait pour sauver notre emploi, et malheureusement, aujourd’hui… », soupire,

les larmes aux yeux, Jacqueline, 50 ans.

A ses côtés, Kim 24 ans, coupe des prototypes de maillots de bain, que sa collègue Gladys va ensuite monter.

L’entreprise « privilégie les fournisseurs français et la proximité avec les clients », explique-t-elle. L’annonce

de la liquidation a été « vraiment un gros coup. On n’avait plus trop de motivation pour travailler mais, ce matin,

on relativise. On n’est pas à l’abri d’un miracle! », ajoute la jolie brune.

La « fumisterie » du Made in France

[Lire la suite sur humanite.fr]

A lire aussi :

Publié dans ECONOMIE, France, Liberalisme, SOCIAL | Pas de Commentaire »

Après le 15 mars 2014, ERDF-GRDF pourrait couper le gaz et l’électricité à 750 000 foyers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 mars 2014

 

ERDF-GRDF pourrait couper le gaz et l’électricité à 750 000 foyers

 

Captureprécaritéénergétique

 

Après le 15 mars 2014, ERDF-GRDF pourrait couper le gaz

et l’électricité à 750 000 foyers

Suite aux nombreuses tempêtes de ces derniers mois, les agents

d’ERDF-GRDF se sont mobilisés pour rétablir l’électricité et le gaz

à des milliers de foyers. Paradoxalement, les directions

des entreprises « réquisitionnent » maintenant leurs techniciens

d’intervention pour se tenir prêts à couper le gaz et l’électricité

à 750 000 familles en situation de précarité sociale.

 

 

En effet, la première trêve hivernale d’énergie s’achèvera le 15 mars prochain.

Pouvoir s’éclairer et se chauffer sont des droits fondamentaux, l’énergie un bien essentiel et légitime.

La précarité énergétique a des conséquences sur la santé physique et mentale, sur les conditions

de logement, sur la vie quotidienne. Elle marque trop souvent le début de l’exclusion sociale.

Cinq millions de ménages cumulent des contraintes financières, un habitat mal isolé, sans pouvoir

choisir ni leur source d’énergie ni leur type de chauffage. Les mesures d’aide restent insuffisantes

et compliquées à obtenir. En outre, elles ne parviennent que rarement à régler les impayés :

ainsi, la dette moyenne s’élève à 1 900 €.

Selon le Syndicat CGT Énergies 33 et l’INDÉCOSA-CGT Coordination Atlantique, les moyens existent

pourtant. Si, pour ces familles dans le besoin (comme d’ailleurs pour tous les salariés, secteur privé

et services publics confondus), les rémunérations stagnent, parallèlement, côté actionnaires, les dividendes

explosent. Pour preuve, en 2012, les montants alloués aux actionnaires s’élevaient à 4 900 millions

d’euros, chiffre à mettre en rapport avec celui de 130 millions d’euros correspondant au total des aides versées

pour financer les fameux tarifs sociaux du gaz et de l’électricité.

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans CGT, ECONOMIE, Energie, France, Liberalisme, PRECARITE | Pas de Commentaire »

Rupture conventionnelle : les employeurs sécurisés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 4 mars 2014

 

Quartier libre

Rupture conventionnelle : les employeurs sécurisés

 

licencie1

  Par Christophe Vigneau, avocat du barreau de Paris.

  La Cour de cassation a décidé de réduire le contrôle

  de la haute juridiction sur les ruptures conventionnelles

  à peau de chagrin.

  Le 29 janvier 2014, la Cour de cassation a rendu cinq arrêts

  très attendus relatifs à la rupture conventionnelle, mode de

rupture introduit par l’ANI du 11 janvier 2008 sur la modernisation

du marché du travail et repris par la loi du 25 juin 2008 du même nom (Arrêts n°s 12-24539, 12-27594, 12-25591,

12-22116, 12-24951). Ces cinq arrêts sont très instructifs sur la portée du contrôle qu’entend exercer la haute

juridiction sur les ruptures conventionnelles.

Disons le tout net, la Cour de cassation a décidé de réduire son contrôle à peau de chagrin. Seul un vice

du consentement – l’erreur, le dol ou la violence – pourra donner lieu à une nullité de la convention de rupture.

Quand l’on connaît les conditions extrêmement restrictives de la reconnaissance d’un vice du consentement,

autant dire que l’on ferme quasiment toute possibilité à un salarié de venir contester en justice une convention

de rupture homologuée ou autorisée par l’inspection du travail.

Aucune chance laissée au salarié

À titre d’exemples tirés des arrêts du 29 janvier : le non-respect du délai de rétractation de 15 jours, pas de nullité!

Un défaut d’information du salarié sur sa possibilité de se faire assister 
par un conseiller du salarié extérieur

à l’entreprise en l’absence de représentant du personnel dans l’entreprise : idem, alors même que les statistiques

montrent que moins de 8% des salariés sont assistés lors de la négociation sur la rupture de leur contrat de travail.

Si l’on ajoute à cela la jurisprudence selon laquelle l’existence d’un litige préalable n’est pas de nature à entraîner

la nullité de la rupture, il est certain que la Cour de cassation ne laisse aucune chance 
à un salarié de voir

sa rupture annulée une fois homologuée ou autorisée, sauf à démontrer qu’on lui a mis un pistolet sur la tempe

ou qu’il a été enfermé 
à clé pour extorquer sa signature.

300.000 ruptures

Tout cela parachève un dispositif conçu pour sécuriser la rupture du contrat de travail, c’est-à-dire empêcher

toute contestation future du salarié qui aura pu un jour se laisser convaincre de quitter l’entreprise dans un intérêt

bien évidemment «partagé».

 [Lire la suite sur humanite.fr]

 

Retrouvez chaque lundi dans l’Humanité ses pages thématiques « le travail dans tous ses états »

A lire aussi :

 

Publié dans ECONOMIE, France, Justice, Liberalisme, SOCIAL | Pas de Commentaire »

Licenciements boursiers chez Renault Trucks France

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 mars 2014

 

Volvo envisage des licenciements boursiers

dans Renault Trucks France

 

licenciementsboursiers  Faujour, dessinateur

  Le groupe automobile suédois Volvo, numéro deux

  mondial des poids lourds, a annoncé ce lundi

  envisager de supprimer 508 emplois sur 8.900 postes

  en France, pour l’essentiel dans sa filiale de véhicules

  industriels Renault Trucks.

  Pour les syndicats, le plan social devrait aussi toucher

  800 consultants.

  A lire le communiqué du constructeur publié à l’issue du comité

  central d’entreprise, la France échapperait au pire.

Ce projet de restructuration, qui entre dans le cadre d’un plan de restructuration globale du constructeur,

prévoit 4.400 réductions d’effectifs à l’échelle mondiale. Il assure « le maintien de tous les sites français »,

le projet ne devant toucher ni les ouvriers ni le réseau commercial et « sera mis en œuvre avec la volonté

de limiter le nombre de départs contraints ».

1300 suppressions de postes

A écouter les syndicats, le tableau est bien plus sombre. Outre ces 508 postes en CDI qui disparaîtraient,

la CFDT note que, 800 consultants vont disparaître, soit 1.300 suppressions de postes au total.

Dans un communiqué, le syndicat « condamne l’attitude du groupe Volvo » alors que celui-ci « prévoit de distribuer

en 2014 le même dividende qu’en 2013″.

« L’entreprise ne doit laisser personne sur le carreau », demande le syndicat en souhaitant que Volvo base

« les départs de salariés uniquement sur le volontariat » et s’engage à « maintenir l’activité sur les sites en France

et dans le groupe ». Le syndicat réclame l’ouverture de négociations à compter du 12 mars pour rechercher

un accord majoritaire sur le futur plan social.

[Lire la suite sur humanite.fr]

A lire aussi :

S.G.

Publié dans ECONOMIE, France, Liberalisme, licenciement boursier, licenciements, SOCIAL | Pas de Commentaire »

La crise ? Pas pour tout le monde !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 février 2014

 

Rentiers de tous les pays, réjouissez-vous !

 

Capturepactederesponsabilité

  Par Jack Dion

  Record historique pour les dividendes versés

  dans le monde, qui ont atteint 1030 milliards

  de dollars en 2013. Mais qui en profite ?

  En ces temps où l’ennemi à abattre, c’est la valeur

  travail et son  insupportable « coût », la nouvelle est

  passée inaperçue. C’est dommage, car elle vaut

  son pesant de bonus.

  Selon une étude de Henderson rapportée par Les Echos

  (24 février), pour la première fois, les dividendes versés

dans le monde ont dépassé les 1000 milliards de dollars

pour atteindre 1030 milliards de dollars. Champagne !

En soi, le résultat est impressionnant, mais la tendance l’est encore plus. En effet, alors que l’on rebat les oreilles

de la crise, des efforts à fournir, des sacrifices à partager, des boulons à visser, des bretelles à remonter, des ceintures

à resserrer et des vestes à retourner, que constate-t-on ? Que les dividendes ont progressé de 43% depuis 2009.

En somme, bourrasque ou pas, dérèglement ou pas, les rentiers et leurs familles se portent comme les oligarques

d’Ukraine ou d’ailleurs. Ils prélèvent une véritable dime sur l’entreprise.

Et les actionnaires bien de chez nous, les riches de souche hexagonale, comment vont-ils ? Bien, très bien, merci

pour eux. Avec 50 milliards de dollars de dividendes versés en 2013, la France se situe en troisième place,

juste derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Autrement dit, une fois que l’on enlève les deux principales

places financières de la planète (Wall Street et la City),  Paris est la ville de toutes les opportunités pour actionnaires

en mal de rentabilité.

C’est bon à savoir, vu ce que l’on entend sur la santé des entreprises écrasées par les « charges » (celle du travail,

pas du capital, dont on ne parle jamais), l’avenir des riches tondus par le fisc, le sort des malheureuses banques,

et le manque d’« attractivité » d’un pays boudé par les capitaux, au point que le président de cette drôle

de République en est à faire des risettes au président du Medef sans obtenir le moindre remerciement en retour.   

En fait, les chiffres précités ne font que confirmer les résultats récents du CAC 40. Selon les dernières

statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%),

et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année.

[Lire la suite sur PCF Grésivaudan]

Article original

 

Publié dans ECONOMIE, France, Liberalisme | Pas de Commentaire »

Le Medef en guerre contre les intermittents

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 février 2014

 

Unedic

Le Medef rêve d’intermittents payés au chapeau…

 

Captureintermittents

L’avant-dernière séance de négociations

sur la convention de l’assurance chômage

s’ouvre ce jeudi.

Une journée placée sous le signe de la mobilisation

avec de nombreux rassemblements à Paris,

devant le siège du Medef, et en province. 

 

 

 

« Êtes-vous favorable à la proposition du Medef d’en finir avec le régime des intermittents du spectacle ? » propose le Point dans un sondage à l’adresse de ses lecteurs. En 2003, un intermittent du spectacle, croisé dans une des nombreuses manifestations, brandissait une pancarte sur laquelle il avait écrit : « Pour faire des économies, tue un clown ! » Si les arguments du Medef n’ont pas varié d’un pouce depuis, la situation n’est plus tout à fait la même qu’il y a dix ans tant les salariés intermittents ont élaboré des contre-propositions.

 

Voir la vidéo :

Les propositions pour le régime des intermittents du spectacle (annexes 8 et 10)

présentées par le comédien Samuel Churin

 

Image de prévisualisation YouTube

sur youtube

[ ]

Un Medef qui se fait de plus en plus arrogant 

Il est évident que la réforme de 2003, adoptée par le Medef et la CFDT, n’a en rien résolu le déficit d’alors (estimé aux alentours de 800 millions, chiffre tout aussi invérifiable). Car ce n’était pas son propos. L’objet de cette réforme était bien de durcir les conditions d’entrée à l’assurance chômage pour les artistes et techniciens (507 heures sur 10 mois pour les techniciens, sur 10 mois et demi pour les artistes. Ce qui eut pour effet immédiat l’exclusion de dizaines de milliers d’artistes et de techniciens du système). Dix ans plus tard, le bilan est bien là : sur plus de 254 000 salariés intermittents qui ont cotisé en 2011, seuls 43 % ont bénéficié d’une journée d’indemnisation. Vous avez dit privilégiés ? En 2011, le salaire annuel moyen de ces mêmes salariés (artistes et techniciens confondus) est de 8 503 euros. Celui des seuls artistes de 4 869 euros. Quant au salaire annuel médian de l’ensemble des intermittents du spectacle, il est de 2 762 euros… Vous avez dit privilégiés ?

Voir la vidéo :

pourquoi le déficit des annexes 8 et 10 des intermittents du spectacle n’existe pas

 

Image de prévisualisation YouTube

sur youtube

 

Le 17 décembre 2013, Pierre Gattaz, actuel patron des patrons, déclarait sur le sujet : « Rien n’est tabou. Tout est à mettre sur la table. » Le passage à l’acte ne s’est pas fait attendre puisque au cours des négociations actuelles sur l’Unedic, le Medef n’a pas hésité à proposer la suppression des annexes 8 et 10 et, dans la foulée, celle de l’annexe 4 dont dépendent les intérimaires. Une provocation de plus de la part d’un Medef de plus en plus arrogant ? On peut penser que, de son point de vue, cette proposition est dans le droit fil de son raisonnement purement libéral. Dans la logique du Medef, il faut en découdre avec le système de l’assurance chômage. Les intermittents, et les intérimaires, deviennent dès lors les boucs émissaires d’un système à bout de souffle du fait de l’explosion du chômage. Selon la logique patronale, l’Unedic est déficitaire… à cause des chômeurs. Étonnant, non ? Et comme on ne peut pas tous les virer, commençons par nous attaquer aux plus fragiles, donc aux intermittents. Mais le Medef ne veut pas en rester là. Non content de vouloir faire basculer les intermittents dans le régime général, niant la spécificité de leurs métiers, il propose que le manque à gagner de ce scénario (estimé à quelque 300 millions) soit financé par l’État. Et non plus par la solidarité interprofessionnelle. Au (faux) prétexte mille fois brandi par le Medef : « Ce n’est pas à l’assurance chômage de financer la culture ! »

[Article complet sur humanite.fr]

Lire également :

 

Captureintermittentsmarseille  capture d’écran – Manif de Marseille

  Plusieurs milliers d’intermittents ont défilé aujourd’hui à Paris

  et en province, à l’appel de la CGT-Spectacle, de FO,

  de la coordination des intermittents et précaires, et du Syndeac

  afin de dénoncer un « projet violent et provocateur ».

Ils étaient 800 à Marseille, plus de 400 à Lille.

 

A Paris, ce cortège devait se joindre à celui des salariés du régime et des demandeurs d’emploi pour finir

devant le siège du Medef (7e arrondissement).

La représentation de « Madame Butterfly » à l’Opéra Bastille et la soirée de ballets « Cullberg/De Mille » à l’Opéra Garnier

ont été annulées, jeudi, en raison d’un préavis de grève. Des tournages à Paris, Lyon ou Marseille ont également

été interrompus pour cause de grève.

 

Publié dans Chomage, Culture, France, Liberalisme, Luttes, SOCIAL | Pas de Commentaire »

« Zéro pointé », l’édito de Patrick Apel-Muller

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 février 2014

 

Éditorial Par Patrick Apel-Muller

L’édito : « Zéro pointé »

 

Captureeurope1

  L’éditorial de Patrick Apel-Muller.

 

  « Qu’à cela ne tienne, nos gouvernants s’apprêtent

  à baisser encore les rémunérations et la protection

  sociale – ce qu’ils appellent «le coût du travail» –

  pour fournir de nouveaux cadeaux au capital

  qui les gaspille en dividendes. »

 

 

 

Gribouille gouverne, persiste 
et signe.

 

austérité2

  Célèbre pour s’être jeté dans la Seine afin d’éviter la pluie,

  le personnage de fantaisie inspire Bercy. Plus la politique

  gouvernementale d’austérité étouffe la croissance,

  plus nos ministres  veulent l’aggraver.

  Comprenne qui pourra à la lecture des prévisions

  économiques de la très libérale Commission européenne.

 

 

La France, qui ne cesse d’assécher les budgets publics, va voir se détériorer 
ses déficits, qui grimperont

à 4 % du PIB en 2014 et 3,9 % en 2015.

Après les dernières estimations 
de l’automne – respectivement de 3,6 % et de 2,8 % –, de nouvelles mesures

de réduction des dépenses sociales avaient été programmées. Voilà aujourd’hui leur effet : désastreux !

La croissance est ainsi anémiée qu’aucune amélioration de l’emploi n’est à l’horizon et qu’un nouveau péril

se profile. Les prix sont écrasés par 
la faible consommation et de dérisoires investissements et le spectre

de la déflation se profile qui affaiblirait 
pour longtemps l’économie française.

Qu’à cela ne tienne, nos gouvernants s’apprêtent à baisser encore

les rémunérations et la protection sociale – ce qu’ils appellent «le coût du travail» – pour fournir

de nouveaux cadeaux au capital qui les gaspille en dividendes. Alors que des larmes de crocodile perlent

aux yeux de ministres et de dirigeants du Medef quand on évoque le recul industriel, les capitalistes français

s’enorgueillissent d’habiter le troisième pays au monde pour le montant des dividendes versés. Ceux-ci vont

gonfler encore le volume des placements financiers qui parasitent l’économie réelle, détruisent l’emploi en refusant

les rendements trop faibles et détournent les richesses produites au profit d’une minorité, toujours moins

nombreuse mais infiniment plus riche.

Puisque nous échouons, continuons, s’obstinent les promoteurs du pacte de

responsabilité qui 
osent le baptiser « compromis social » quand il s’agit 
de l’acceptation pure et simple

de la feuille de route rédigée par le CAC 40. Voilà ce qui met la France 
en deuil d’avenir, gâche ses immenses

atouts, désespère ses prodigieuses énergies.

[Lire la suite]

Lire aussi :

Publié dans Austerite, ECONOMIE, Liberalisme, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

A la Une de l’Humanité : Transports de voyageurs, l’Europe déraille

Posté par communistefeigniesunblogfr le 26 février 2014

 

Ce mercredi dans l’humanité :

             casse du service public ferroviaire, épisode 4

 

huma2602

 

 

Hier, plusieurs milliers de cheminots européens ont interpellé

les eurodéputés à Strasbourg qui débattent du quatrième

paquet de « libéralisation » ferroviaire.

Il ouvrirait la concurrence au transport de voyageurs TGV,

grandes lignes et TER…

Avec le point de vue de Jacky Hénin, député européen PCF.

 

 

 

Extrait de l’entretien avec Jacky Hénin :

Le vote du quatrième paquet ferroviaire achève le processus européen de libéralisation du rail.

Quelles en seront 
les conséquences ?

Jacky Hénin. Le transport ferroviaire public subit des attaques coordonnées aux niveaux national et européen.

La Commission européenne, consciente que la destruction du rail 
ne se ferait pas sans résistance, a divisé

les étapes pour essayer de faire avaler la pilule morceau par morceau. Le quatrième paquet ferroviaire vise

à terminer le travail et à privatiser le plus gros morceau : le transport de voyageurs.

D’après la clause de réciprocité intégrée au quatrième paquet ferroviaire, à partir du moment où la SNCF est

présente en Italie par exemple, les compagnies italiennes auront le droit d’être présentes sur le réseau français.

Ces entreprises étrangères auront d’autant plus de facilité à s’insérer sur le marché français que les collectivités

auront l’obligation 
de passer par des appels d’offres.

Lire la suite de l’entretien dans l’Humanité en version numérique

Suite de l’article 

 

Publié dans ECONOMIE, EUROPE, Liberalisme, POLITIQUE, SERVICES PUBLICS, Transports - SNCF, Union europeenne | Pas de Commentaire »

La France médaille de bronze aux JO des dividendes versés

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 février 2014

 

ÉCONOMIE

Des clés pour comprendre

La France médaille de bronze aux JO des dividendes versés

 

Capturemargerie

Total s’affiche comme la société française la plus généreuse

  en termes de dividendes. Ici le PDG de Total, Christophe

  de Margerie annonçant une hausse de 1,7 % du dividende en 2014.

  En 2013, les entreprises cotées en Bourse ont versé

  731 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires

  dans le monde.

 

Avec 36,8 milliards d’euros, la France se situe à la troisième place.

«Tu vois, le monde se divise en deux catégories : il y a ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent. »

La réplique culte du film le Bon, la Brute et le Truand définit parfaitement l’année qui vient de s’écouler.

D’un côté les records de chômage et de l’autre ceux des dividendes.

 

Capturedicidendes

 

 

Selon l’Indice Henderson Global Dividend,

les sociétés mondiales cotées ont gavé

leurs actionnaires de 1 003 milliards

de dollars, 731 milliards d’euros, l’an

dernier. C’est la toute première fois

que les dividendes versés franchissent

la barre des 1 000.

Au cours des cinq dernières années,

la croissance annuelle moyenne

des dividendes a été de 9,4 %. Tant et si bien

qu’entre 2009 et 2013 les revenus du capital

ont gonflé de 43 %, avec une hausse

de 310 milliards de dollars.

 

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Lire aussi :

  • L’éditorial de Maurice Ulrich : Podium

 

Publié dans ECONOMIE, France, Liberalisme | Pas de Commentaire »

1...323334353637
 

ahmed remaoun |
Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGERIE/ PARTIS POLITIQUES/...
| MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy