Quand je serai grand, je serai « patron » à moi tout seul.

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 mars 2014

 

Quand je serai grand, je serai « patron » à moi tout seul.

 

patron

  ADSkippy

  Chère monsieur LGS,

  Voici ma dissertation sur « mon pays » que mon instituteur pense va

  vous amuser. Je vous dirai pas où je suis mais comme vous êtes

  des grands, je pense que vous allez trouver.

 

Dans mon pays, on est une « démocratie », c’est à dire que nous votons (pas moi, je suis trop petit) pour les uns ou les autres partis politiques, mais puisqu’ils sont tous pareillement démocratiques, pas besoin de réfléchir, on peut pas se tromper.

Dans mon pays, les politiciens on les reconnait facilement car ils se ressemblent tous, ils parlent et s’habillent pareils et disent tous la même chose (que je ne comprends jamais, d’ailleurs). Ils ne répondent jamais à une question « simplement », mais font de longs discours. Ça fait tout drôle de les entendre mais ça m’endort.

Dans mon pays, on a la « liberté d’expression ». Je ne sais pas où et comment ça marche car personne ne dit rien vraiment, mais je sais qu’ils peuvent dire n’importe quoi, s’ils veulent (c’est un truc de grands), Je l’ai vu à la télé. Aussi, on peut aller à la « manifestation », si on demande poliment la permission. Mais la manifestation, c’est pas très bien car les manifestants ne sont jamais contents et ne cherchent qu’à attaquer la police qui sont là pour les protéger (contre qui, je ne sais pas, peut-être contre d’autres manifestants pas contents).

Dans mon pays, c’est la liberté « d’entreprise capitaliste ». On m’a expliqué (car toujours trop petit) que c’est le droit de tout le monde d’être « patron », car on peut choisir d’être patron ou pas. Chez nous à la maison, on n’est pas « patrons », et tous les matins on se lève très tôt et on n’arrive à la maison que tard. A la maison, on ne parle pas beaucoup car on est fatigués et c’est souvent la mauvaise humeur parce qu’on n’a jamais assez d’argent pour payer les choses. Mon père dit toujours, « qu’il n’y en a que pour les riches » (ça non plus, je ne comprends pas).

Dans mon pays, on n’aime pas les « communistes », parce que les communistes n’aiment pas les patrons et les riches, et qu’ils veulent tout partager avec les pauvres. Déjà qu’on n’a pas beaucoup, je ne vois pas ce qu’on pourrait partager ; mon scooter que j’ai eu pour Noël ? Pas question. D’abord, on peut pas monter à deux.

Être patron, c’est mieux et on n’a pas besoin de partager. Le problème, c’est tous les « pas patrons ».

Je pense que si on était tous « patrons », on n’aurait pas besoin de faire travailler tous les « pas patrons » et de leur donner de l’argent pour vivre.

C’est pour ça que quand je serai grand, je serai « patron » à moi tout seul.

Car c’est mieux d’être tous riches que d’être tous pauvres, non ?

ADSkippy (10 ans)

PS ; Mon père, en lisant ce que je vous écris, a craché son apéritif et s’est mis à tousser en disant des gros mots que je ne peux pas répéter, mais c’était quelque chose à propos de ce qu’on nous apprend à l’école.

Si vous aimez, je peux vous en écrire d’autres, faciles à comprendre pour mes copains d’école, car vos trucs à vous, on n’y comprend rien. Mais les images, ça va.

Source :  Le Grand soir

Publié dans ECONOMIE, Le Grand Soir, Liberalisme, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Le patron d’Unilever s’octroie 500 000 euros de bonus supplémentaire pour sa contribution au « développement durable »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 mars 2014

 

CAPITALISME VERT

Quand le patron d’Unilever s’octroie 500 000 euros de bonus

supplémentaire pour sa contribution au « développement durable »

 

dollars  14 mars 2014 par Olivier Petitjean

  Connu en France pour son intransigeance vis-à-vis des Fralib,

  le patron d’Unilever Paul Polman est aussi considéré,

  dans son petit monde, comme un chef d’entreprise visionnaire,

  apôtre du développement durable. Contradiction apparente

  qui illustre surtout une conception plutôt restreinte de la durabilité

  et de la responsabilité sociale des entreprises.

 

Qui a dit le développement durable était incompatible avec le profit ? Le patron de la multinationale de l’agroalimentaire Unilever, Paul Polman, vient de se voir octroyer, pour la première fois en 2013, une prime complémentaire de 508 458 euros. Une prime censée récompenser sa contribution à la « performance » du groupe en termes de « développement durable ». Apparemment, le conseil d’administration a estimé que ses 1 189 000 euros de salaire de base, ses 700 000 euros d’avantages divers, ses 1 355 880 euros de bonus « normal » et ses 4 millions d’euros de rémunération en actions – presque 8 millions d’euros au total – n’étaient pas à la hauteur pour le remercier comme il se devait de sa dévotion à la construction d’un avenir plus radieux pour l’humanité [1].

 

Ces dernières années, sous l’impulsion de Paul Polman, chantre du « capitalisme responsable » [2], Unilever s’est fait une réputation enviable dans le petit monde de la « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) et du « développement durable » à la sauce entrepreneuriale. Le Sustainable Living Plan (« Plan pour un mode de vie durable ») mis en place par le groupe anglo-néerlandais vise à diviser par deux son empreinte environnementale et assurer des chaînes d’approvisionnement durables pour toutes ses matières premières clé, tout en continuant à gagner en parts de marché et en profitabilité.

Une conception de la responsabilité sociale pleine de trous

[Lire la suite sur l’Observatoire des multinationales]

Creative Commons License

 

Publié dans ECONOMIE, Environnement, Finance, Liberalisme | Pas de Commentaire »

Les retraité-e-s iront manifester le 18 mars

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 mars 2014

 

Pouvoir d’achat, retraites et pensions :

pourquoi les retraité-e-s iront manifester le 18 mars

 

retraiteslarge

  Pouvoir d’achat, retraites et pensions

  Nouveau tour de vis pour les retraités du régime général :

  les retraites complémentaires AGIRC-ARCO seront bloquées

  cette année. Cette mesure vient s’ajouter à celle qui touche

  tous les retraités, fonction publique incluse, le report

  du 1er avril au 1er octobre 2014 de la revalorisation annuelle

  des retraites et pensions liée à l’augmentation des prix.

 

Selon l’INSEE, les prix auraient augmenté moins que les prévisions qui avaient servi à fixer la revalorisation en 2013.

Nos pensions auraient donc été trop augmentées l’an dernier ! Ce « trop-perçu » devrait alors être déduit

de la prévision d’évolution des prix en 2014 -. des experts vont même jusqu’à prévoir une augmentation des prix

qui ne dépasserait pas 0,6% – qui sert à établir la revalorisation au 1er octobre de cette année Si on y soustrait

le « trop-perçu » 2013 de 0,3%, il ne restera plus grand’ chose pour la revalorisation des pensions et retraites

au 1er octobre.

La voie serait alors ouverte pour le blocage général des pensions et retraites. La finance qui a déjà, obtenu

cette régression dans des pays voisins, en rêve pour la France. Les retraites, comme l’ensemble de la protection

sociale, deviennent des variables d’ajustement à la crise. Le gouvernement de notre pays osera – t-il poursuivre

dans cette voie ?

Il appartient aux retraités comme à l’ensemble des salariés et du monde du travail de ne pas laisser faire.

[Lire la suite sur sd62.fsu.fr]

 

Publié dans Austerite, France, FSU, Liberalisme, Luttes, Pouvoir d'achat, RETRAITES | Pas de Commentaire »

Communiqué du PCF : « Les retraités pris en otage ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 13 mars 2014

 

Les retraités pris en otage !

 

retraites-comple

Les pensions complémentaires vont être gelées

pour l’année 2014 répondant ainsi à une exigence du patronat.

Une fois de plus, c’est dans la poche des plus fragiles

que l’on pioche de façon éhontée. Curieusement, la rigueur

ce n’est jamais pour Monsieur Gattaz et ses amis patrons.

Ceux-ci bénéficient de toutes les largesses gouvernementales,

en témoigne le pacte de responsabilité qui ne créera pas

d’emplois mais qui remplira les caisses du patronat.

 

Ce gel des pensions va entraîner une nouvelle baisse du pouvoir d’achat qui s’ajoute à une des dispositions de la loi

de janvier 2014 qui reporte au 1er octobre la revalorisation des pensions des régimes de base.

C’est un nouveau recul social.

Le PCF réaffirme ses propositions pour une revalorisation immédiate des pensions de retraite. Il est inacceptable

que le pouvoir d’achat des retraités soit encore amputé. Les retraités ne doivent être pris en otages.

Il faut d’urgence en finir avec l’austérité. C’est le sens de notre appel pour la marche du 12 avril.

 

Publié dans Austerite, France, Liberalisme, PCF, POLITIQUE, Pouvoir d'achat, RETRAITES | Pas de Commentaire »

« De l’eau et du gaz », l’Édito de l’Humanité

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mars 2014

 

Éditorial Par Michel Guilloux

          L’éditorial : « De l’eau et du gaz »

 

huma1103

L’éditorial de Michel Guilloux.

« Des centaines de milliers de personnes risquent

de se voir couper brutalement le gaz ou l’électricité.

Un mot recouvre ce fait : précarité énergétique.

À peine inventé, aussitôt banalisé ?

Pas pour tout le monde : les intéressés au premier

chef, mais aussi celles et ceux qui ont une tout

autre idée de la vie en société à notre époque

que les comptables et faiseurs de statistiques.  »

 

Une douceur printanière gagne le pays.

Les rayons de soleil ravivent le moral. La mi-mars s’approche

mais, pour beaucoup, elle est moins synonyme de changement

de saison que de plongée dans l’angoisse. Avec elle finit la trêve hivernale. Les expulsions locatives vont reprendre.

Grâce à une évolution de la loi, les plus fragiles parmi les plus touchés par les inégalités sociales ont été épargnés

et ont pu continuer à se chauffer cet hiver. Aussi doux fût-il, cela était nécessaire. Seulement voilà, en la matière aussi,

la trêve, nouvelle, va se clore.

Des centaines de milliers de personnes risquent de se voir couper brutalement le gaz ou l’électricité.

Un mot recouvre ce fait : précarité énergétique. À peine inventé, aussitôt banalisé ? Pas pour tout le monde :

les intéressés au premier chef, mais aussi celles et ceux qui ont une tout autre idée de la vie en société à notre époque

que les comptables et faiseurs de statistiques. Au-delà de ces coupures, il est un iceberg dont elles constituent

la pointe émergée : celui de la pauvreté de masse, provoquée par une explosion sans précédent des inégalités sociales.

Que ce soit dans les 150 plus grandes villes de France ou dans les campagnes, périurbaines ou pas.

Chômeurs dont le nombre explose lui aussi, ou précaires dont les contrats d’intérim ou à durée déterminée ne suffisent

plus à faire bouillir ne serait-ce que la marmite. Femmes seules avec enfants ou jeunes de moins de trente ans…

 

coupures

  Il se trouve des hommes et des femmes

  pour refuser cet état de fait. Certains,

  avec la fédération CGT de l’énergie, se revendiquent

  de Robin des Bois. D’autres, élus, et parmi eux

  le plus souvent communistes, prennent des arrêtés

  anti-expulsions, voire s’y opposent physiquement

au besoin. Ils constatent que l’Europe telle

qu’elle s’est bâtie, à coups de bélier contre les services publics et les droits sociaux, a contribué à la régression

sociale en cours, alors qu’elle pourrait jouer un rôle de nivellement par le haut dans ces mêmes domaines.

Résultat, les tarifs flambent, les profits des entreprises privatisées itou. Et la misère.

[Lire la suite]

Lire aussi :

 

Publié dans ECONOMIE, Energie, France, Liberalisme, Pauvrete, PRECARITE, SOCIAL | Pas de Commentaire »

Pouvoir d’achat : nouveau coup dur pour les retraités

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mars 2014

 

Pouvoir d’achat : nouveau coup dur pour les retraités

 

retraites4

  Après le report au 1er octobre de la revalorisation

  des pensions prévu dans le cadre de la réforme

  des retraites, les pensions complémentaires Arrco

  et Agirc devraient être gelées pour 2014

  pour les 11,8 millions de retraités du privé,

  selon la CGT.

 

Dans un communiqué publié lundi 10 mars, la CGT s’est montré inquiète quant à un possible gel des retraites

complémentaires pour 2014. « Au motif de l’application de l’accord de mars 2013, que la CGT n’avait pas signé,

il serait question de geler les pensions complémentaires complémentaires Arrco et Agirc, au moins pour 2014.

Autrement dit, il n’y aurait aucune revalorisation. Cela entrainerait une nouvelle baisse de pouvoir d’achat

pour les retraités », écrit la confédération dans un communiqué commun avec l’Union CGT des cadres (Ugict-CGT).

 

Revalorisation nulle pour la première fois depuis le milieu des années 1990

Ces régimes sont gérés par les partenaires sociaux qui avaient signé un accord en 2013 afin de combler une partie

de leur déficit. Cet accord prévoyait que les pensions seraient moins revalorisées que l’inflation (un point de moins)

en 2013, 2014 et 2015. « L’inflation prévue pour 2014 (selon le budget de la Sécu) est de 1,3%, donc les pensions

ne seront revalorisées que de 0,3% », a expliqué Gérard Rodriguez, conseiller confédéral CGT en charge des retraites.

Mais « en intégrant le rattrapage de 2013 (l’inflation avait été moins importante que prévue), on passe en dessous

de zéro », a-t-il ajouté. Or, l’accord signé en 2013 prévoit que les pensions ne puissent pas diminuer, ce qui aboutit

« à un gel », selon le syndicaliste. « Cela entraînerait une nouvelle baisse de pouvoir d’achat des retraités »,

estime la CGT, rappelant qu’elle avait refusé de signer l’accord en 2013, paraphé par FO, la CFTC,

la CFDT et les représentants du patronat.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Lire aussi :

Publié dans Austerite, CGT, ECONOMIE, France, Liberalisme, Pouvoir d'achat, RETRAITES, SOCIAL | Pas de Commentaire »

Pacte de responsabilité : la France va-t-elle faire pire que les États-Unis ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 mars 2014

 

AIDES AUX ENTREPRISES

Pacte de responsabilité :

la France va-t-elle faire pire que les États-Unis ?

 

par Ivan du Roy 7 mars 2014

CaptureUSA  capture d’écran

  A l’heure où les crédits d’impôts et les allègements de « charges »

  se multiplient en France, au nom de la lutte pour l’emploi,

  quels sont les montants et les conséquences de ces cadeaux fiscaux

  et de ces subventions à l’embauche aux États-Unis ?

  L’organisation civique américaine Good Jobs First a lancé, fin février,

  un « traqueur » de subventions : une base de données récapitulant

  toutes les aides directes (subventions) et indirectes (allégements

  de charges, exonérations d’impôts et de taxes, prêts publics très avantageux…)

  dont ont bénéficié les entreprises implantées aux États-Unis

depuis les 15 dernières années.

Ces aides profitent principalement aux grands groupes. 965 multinationales et leurs filiales ont ainsi reçu

au moins 63 milliards de dollars de subventions et d’avantages fiscaux, sur un total de 110 milliards de dollars

d’aides aux entreprises identifiées par Good Jobs First. Boeing arrive largement en tête, avec un total de plus

de 13 milliards de subventions. Les groupes français en profitent également : Nissan (Renault) a perçu

près de 1,8 milliard, 1,34 milliard pour ArcelorMittal, principalement pour son aciérie dans l’Alabama, 357 millions

pour Michelin et ses 46 filiales, 290 millions pour Areva et ses 13 filiales, principalement pour un projet d’usine

de traitement d’uranium dans l’Idaho, 158 millions pour Airbus (EADS), 49 millions pour Sanofi ou encore

22,7 millions pour BNP-Paribas

456 000 dollars par emploi

« Notre traqueur de subventions peut désormais démontrer que la plus grande part des subventions accordées

par l’État et les gouvernements locaux au nom de la création d’emplois se retrouve entre les mains d’un nombre

restreint d’entreprises », commente Philip Matera, directeur de recherche au sein de Good Jobs First. En juin dernier,

l’organisation avait étudié les 240 megadeals passés entre les pouvoirs publics états-uniens et des grandes

entreprises, avec des aides publiques supérieures à 75 millions de dollars. Le montant de ces aides a ensuite

été rapporté au nombre d’emplois créés : soit une dépense de 456 000 dollars en moyenne par emploi !

 

CaptureUrtikancapture d’écran

Une base de données dont la France aurait bien

besoin, alors que le « pacte de responsabilité »

repose sur une nouvelle « baisse de charges

et de fiscalité » pour les entreprises en échange

d’un « engagement sur des objectifs et des ambitions

en terme d’emploi et de qualité de l’emploi,

de dialogue social et d’investissement ».

Ce pacte de responsabilité vient s’ajouter au « crédit

impôt pour la compétitivité et l’emploi » (CICE)

déjà mis en œuvre.

Celui-ci devrait coûter 20 milliards d’euros aux dépenses publiques en 2014, selon le ministère de l’Économie

et des Finances. Des allègements dont la contrepartie est, en théorie, la création de « 300 000 nouveaux emplois »

prévus d’ici 5 ans.

[Lire la suite sur Basta !]

Illustrations ajoutées par nous

Creative Commons License

Publié dans Basta!, ECONOMIE, ETATS-UNIS, France, Liberalisme | Pas de Commentaire »

Grandes manœuvres dans la téléphonie mobile : « La stratégie demeure le versement de dividendes aux actionnaires. »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 mars 2014

 

Bouygues-SFR-Free :

craintes pour l’emploi dans la téléphonie mobile

 

Capturetelephonie

  Rachat de SFR par Bouygues Télécom, qui cèderait son réseau

  d’antennes et ses fréquences mobiles à Free :

  face aux grandes manœuvres dans la téléphonie mobile française,

  Arnaud Montebourg fixe une « ligne rouge », « zéro plan social,

  zéro plan de départs volontaires, zéro licenciement ».

  Le ministre du Redressement productif réagit ce dimanche

  à la recomposition de la téléphonie mobile qui s’opère en France.

 

Dans un entretien au Parisien dimanche, Arnaud Montebourg prend fait et cause pour le projet de fusion

de Bouygues Telecom avec SFR, au détriment de l’autre candidat au rachat, Numéricable. Soulignant la nécessité,

« dans le désordre européen, d’augmenter la taille de nos acteurs pour qu’ils soient capables de participer

à la consolidation européenne et pas d’en être victimes », le ministre estime que « la concurrence par la destruction

s’arrêtera si nous revenons à trois opérateurs mobiles tout en maintenant des prix bas. Elle ne s’arrêtera pas

si Numéricable conquiert SFR, puisque la concurrence restera à quatre dans le mobile. Et, au final, soit Free

soit Bouygues sera à ramasser à la petite cuillère avec des milliers d’emplois perdus ».

Délocalisations et fusions

Le héraut du made in France veut surtout éviter une casse sociale de grande ampleur et fixe une « ligne rouge »

pour les candidats au rachat : « Ce sera zéro plan social, zéro plan de départs volontaires, zéro licenciement ».

« Et engagement de patriotisme économique, c’est-à-dire cotation à la Bourse de Paris, siège social en France,

recherche et développement en France, relocalisation de call-centers et achat des équipements télécoms

chez le français Alcatel ». « Je demande donc à voir. Mais nous souhaitons déjà que les candidats améliorent

ces offres au regard de nos exigences », précise Arnaud Montebourg.

L’inquiétude est vive pour ce secteur qui a déjà subi la délocalisation d’un grand nombre de services client et qui

pourrait à nouveau connaître une saignée avec la fusion des activités des groupes qui se rapprochent. Ainsi,

Bouygues Télécom va revendre à son concurrent Free et pour 1,8 milliards d’euros, selon le JDD, son réseau

mobile et une partie de ses fréquences 4G, afin d’obtenir de l’Autorité de la concurrence le feu vert pour le rachat

de SFR.

Les assurances de Bouygues

Interrogé par le JDD sur les conséquences sociales d’un rapprochement Bouygues-SFR, Olivier Roussat,

PDG du groupe, affirme que cela « ne provoquera aucun départ ». Il prend l’engagement que les réinvestissements

dans la nouvelle entité « créera de l’emploi ». Quant aux boutiques et services de relation client, « en cas de fusion,

nous aurons besoin de tous les salariés pour gérer la clientèle ». Même engagement pour le réseau de boutiques.

La CGT ne croit pas à ces promesses. Le syndicat dénonce le seul objectif poursuivi par ces grandes manœuvres.

« Dans les télécoms, en Europe, la rentabilité financière, compte tenu de la concurrence

entre les opérateurs, se maintient via un mécanisme de concentration. Le gâteau diminue un peu,

le besoin d’investissements reste très important et les actionnaires veulent maintenir leur taux de profit.

Dans cette logique capitaliste, les besoins des salariés et des « clients » ne sont jamais pris en compte.

La stratégie demeure le versement de dividendes aux actionnaires. »

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

Publié dans CGT, ECONOMIE, France, Liberalisme, SOCIAL | Pas de Commentaire »

Fiasco informatique à la tête de l’État

Posté par communistefeigniesunblogfr le 10 mars 2014

 

Info l’Humanité :

la gabegie de l’externalisation de la paie des fonctionnaires

 

huma1003

Il devait centraliser, en 2017, la paie des 2,5 millions

de fonctionnaires et permettre la suppression

de 3800 emplois publics.

Le projet pharaonique d’opérateur national de paie

(ONP) vient d’être « suspendu » par le gouvernement.

A lire dans notre événement :

♦  L’État enterre en catimini un fiasco et une gabegie.

Retards, dysfonctionnements, surcoûts ont finalement conduit

le gouvernement à faire suivre à l’ONP, projet pharaonique

lancé en 2007 sous Sarkozy et son programme de révision

générale des politiques publiques, le même chemin

que son petit frère, Louvois, du ministère de la Défense.

Direction aux oubliettes.

 

Pour Solidaires, la facture globale pourrait aller jusqu’à 1 milliard d’euros. Pour la CGT, 234 millions d’euros ont

déjà été dépensés pour le seul progiciel chargé de centraliser les paies, et le total s’établit à au moins 500 millions

d’euros.

♦  Les leçons d’un échec. Pour les syndicats, le fiasco de l’ONP doit conduire à réinternaliser les projets

informatiques. Tout ne peut pas être sous-traité au privé.

♦  Louvois, le logiciel qui a plombé le moral de l’armée. Après des milliers d’erreurs sur les bulletins de solde,

le ministère de la Défense a abandonné, fin 2013, le système Louvois.

♦  Grands projets informatiques, un fort risque d’échec

[Lire la suite]

 

Publié dans Austerite, CGT, Fonction publique, France, l'Humanité, Liberalisme, Solidaires | Pas de Commentaire »

Pacte de responsabilité : 30 milliards pour les patrons, du vent pour les salariés !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 mars 2014

 

PACTE DE RESPONSABILITÉ

Mohamed Oussedik : « Les salariés sont les grands perdants »

 

huma0603

 

Alors que la CFDT, la CFTC et la CGC ont abouti

à un accord sur les contreparties du pacte de

responsabilité, la CGT et FO ont donné un avis

négatif sur le projet présenté par le patronat.

Pour le secrétaire confédéral de la CGT

« personne n’est capable de dire 
si ce pacte de

responsabilité va créer le moindre emploi ».

« Aujourd’hui, les salariés sont les grands perdants

de ce pacte de responsabilité. 
La version définitive

du texte qu’on nous a présentée 
va recevoir l’avis

favorable de trois organisations syndicales.

Mais la CGT et FO ont déjà donné un avis défavorable.

 

Cette version définitive du texte patronal est, dans le fond, la même que la première version. 
On nous a rebattu

les oreilles avec le dialogue social, mais dans la première version du texte, 
il était même dit que la représentation

du personnel constituait un frein à l’emploi. La CGT avait fait 
des propositions précises vendredi dernier

(voir ci-dessous), mais pas 
une seule n’a été reprise. Il n’y a aucun objectif chiffré 
en termes d’emplois, aucune

obligation de négocier 
dans les branches. Personne n’est capable de dire 
si ce pacte de responsabilité va créer

le moindre emploi. Pour nous, c’est un acte de plus qui légitime les grands rendez-vous sociaux du 18 mars

et du 4 avril prochains. Nous ne sommes pas déçus, car nous ne nous faisions aucune illusion dans cette affaire.

À peine ont-ils abouti 
à la création d’un observatoire des contreparties. 
Pour l’instant, on ne sait pas

qui y siégera, mais ce qui est sûr, c’est que face à une enveloppe de 30 milliards d’euros, c’est plutôt léger.

C’est un observatoire 
qui coûte cher !

La conclusion de cette journée, 
c’est qu’il y a des aides publiques de versées, 
et que le patronat refuse toujours

le moindre contrôle. 
On a la désagréable impression qu’on gaspille 
les aides publiques. Maintenant, l’État doit

prendre 
ses responsabilités. »

 

Documents à télécharger : Les propositions de la CGT -

Lire aussi :

Vidéo :  Jean-Claude Mailly sur RMC

Publié dans CGT, ECONOMIE, FO, France, Liberalisme, SOCIAL | Pas de Commentaire »

1...3132333435...37
 

ahmed remaoun |
Fabrice FRICHET |
LE BLOG EDUCATIF |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ALGERIE/ PARTIS POLITIQUES/...
| MATTNA
| Bloc-notes de Raoul d'Andrésy