Le scandale du prix de la viande

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 février 2009

Pierre Chevalier (président de la Fédération nationale bovine) :

  • « Un patron d’abattoir me disait qu’il vendait 6 euros aux distributeurs le kg de steak haché, conditionné en unités de 100g, avec 15 % de matière grasse. Il constate que cette viande est vendue entre 10 et 12 euros le kg dans les magasins. »
  • « La consommation de viande bovine a baissé de 4 % en 2008. (Mais) Les grandes et moyennes surfaces augmentent leurs marges pour maintenir la rentabilité des rayons et compenser ainsi le manque à gagner issu de la réduction des volumes. »
  • « La baisse des revenus des éleveurs a été de 32 % en 2008, après une chute de 25 % en 2007. »

UFC-Que choisir

  • « Le prix du boeuf en rayon a augmenté de 50 % entre 1990 et 2008 alors que le prix de l’animal baissait de 15 % ! »
  • «  S’agissant du porc, les prix payés par les consommateurs ont progressé de 16 % pour les rôtis et de 26 % pour l’échine, alors que le prix payé à l’éleveur baissé de 30 % ! »

Qu’attend l’Observatoire des prix et des marges, organisme officiel, créé par le gouvernement, pour enfin jouer tout son rôle ?

Mais il est vrai qu’ à l’automne 2007, Nicolas Sarkozy et M. E. Leclerc ont discuté de la « libre négociation des prix avec les fournisseurs »…

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Selon Luc Chatel : Les prix des produits de grande consommation « baissent en France »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 22 février 2009

Alors qu’une étude de l’ INC 60 Millions de consommateurs a montré que sur 1430 produits de grande consommation de marques relevés sur cinq sites Internet, 707 ont vu leur prix augmenter entre août 2008 et janvier 2009, le secrétaire d’Etat à la Consommation a affirmé sur Europe 1 – mais sans donner aucun chiffre -  : «Les études que nous avons montrent que les prix baissent depuis trois mois en France».

« Non, en dépit de ce frémissement de baisse en janvier, on ne peut pas affirmer que les prix des produits de grande consommation baissent dans les rayons des grandes surfaces », estime Olivier Andrault, chargé de mission alimentation pour l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir.

En fait, sur les 12 derniers mois, les prix des produits de grande consommation ont augmenté de 2,4 % (+ 2,4 % pour les produits alimentaires, hors produits frais ; + 2,3 % pour la viande ; + 2,5 % pour les boissons…). Olivier Andrault estime que les produits de grande consommation sont trop élevés de 6 %.

« Il y a un effet cliquet, déplore Olivier Andrault : la grande distribution intègre totalement les hausses de prix mais très faiblement les baisses.» « Entre août 2007 et aujourd’hui, les prix des produits de grande consommation en rayons ont augmenté de 6,6%, poursuit-il., ceux des produits alimentaires de 5,7 %. Or les prix agricoles ont fortement chuté depuis mars 2008, se rapprochant aujourd’hui de leur niveau d’avant la flambée des prix en mai 2007. »

Insee

Indice des prix des produits de grande consommation

 

Indices pour le mois de

Variations (%) au cours

 

Janv. 2008

Sept. 2008

Octo. 2008

Nov. 2008

Déc. 2008

Janv. 2009

du dernier mois

des 3 derniers mois

des 12 derniers mois

 

Grande distribution

- Hypermarchés

- Supermarchés

Gr. distri. étendue

Autres formes de vente

 

118,4

118,7

118,4

 119,4

119,1

 

 

 

120,8

120,6

121,5

121,9

122,9

 

120,8

120,4

121,6

121,9

123,3

 

121,1

120,6

122,0

122,2

123,4

 

121,3

120,7

122,3

122,4

123,4

 

121,2

120,7

122,2

122,4

123,4

 

- 0,1

0.0

- 0,1

0.0

0.0

 

+ 0,3

+ 0,2

+ 0,5

+ 0,4

+ 0,1

 

+ 2,4

+ 1,7

+ 3,2

+ 2,5

+ 3,6

 

Ensemble : Toutes formes de vente

 

 

119,7

 

122,2

 

122,3

 

122,6

 

122,8

 

122,8

 

0.0

 

+ 0,4

 

+ 2,6

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POWEO : au royaume de l’énergie, les parasites sont rois

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 février 2009

Par Superno, le blogueur «jamais content, jamais d’accord, mais toujours prêt à le dire».   Poweo a passé un accord avec Carrefour pour vendre électricité et gaz. Et continuer à usurper les petits vieux!

C’est la légitime question que je me suis posée en apprenant que nos grands amis de Poweo venaient de s’incruster chez Carrefour, dans un accord selon lequel Carrefour vendrait à ses pousseurs de caddies de l’électricité et du gaz revendus par Poweo, qui elle-même l’achète à EDF ou à GDF (désormais Suez). Vous suivez ?

Comment les acteurs du libéralisme peuvent-ils nous faire avaler de telles aberrantes âneries ?

Poweo, que de récentes rumeurs donnaient à vendre, et qui malgré une hausse de 59% de son chiffre d’affaires en 2008 perd toujours du pognon, cherche à tout prix à harponner de nouveaux pigeons clients qui augmentent la valorisation boursière de l’entreprise. Ils pensent qu’à cet effet les galeries commerciales de Carrouf sont un bon emplacement de racolage pour leur douteux commerce…

Les hypermarchés sont le nœud d’une chaîne nuisible
Je suis de plus en plus convaincu que les hypermarchés ne sont pas seulement l’un des maillons d’une chaîne nuisible : ils en sont le nœud, la pierre angulaire. Détruisons ces temples de la con-sommation, et nous changerons le monde. Et quand je dis « détruisons », c’est bien sûr une image : nous sommes pacifistes, et nous avons en outre tous besoin de manger ! Mais nous pourrions remplacer ces hydres capitalistes et leurs centrales d’achat toutes puissantes (et domiciliées en Suisse), qui exploitent leurs salariés, pressurent leurs fournisseurs et assomment leurs clients; par ce qu’elles ont détruit, c’est à dire des commerces de proximité, marchés et foires qui pourraient faire revivre jusqu’au petit village.

 

Lire la suite de sur :

http://www.marianne2.fr/Poweo-au-royaume-de-l-energie,-les-parasites-sont-rois_a175247.htm

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Les pâtes et le riz de plus en plus chers

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 février 2009

publié sur Libération.fr – 11 février 2009

Les produits de base ont augmenté d’environ 10 % en janvier,

alors que les matières agricoles baissent.

 (Source AFP)

Les prix des produits de grande consommation ont continué d’augmenter en France en janvier, atteignant des augmentations de plus de 10 % pour les pâtes et le riz, selon une étude du cabinet Nielsen publiée dans l’hebdomadaire LSA à paraître jeudi.

Ces augmentations se poursuivent alors que les matières premières agricoles baissent depuis l’été 2008 et que le contexte, avec la réforme du cadre législatif en vigueur depuis janvier, est censé entraîner une baisse des prix à la consommation.

En janvier, les prix des produits de grande consommation ont augmenté de 2 % par rapport à janvier 2008 où ils avaient déjà grimpé de 2,5 % par rapport à janvier 2007, selon Nielsen.

Les produits de grandes marques affichent l’augmentation la plus faible (+0,45%). Ceux à marques de distributeurs (MDD) ont augmenté de 2,6% et les produits dits de «premiers prix», vendus par les distributeurs classiques pour concurrencer le maxidiscompte, de 5,2%.

Par familles de produits, le riz a connu la plus forte augmentation en janvier (+11,2 %), les pâtes alimentaires (+10,8 %) et l’huile alimentaire (+8,4 %). Le vin de table a augmenté de 8,1 %, la farine de 5,7 % et le lait en poudre de 5 %.

Le prix du riz «premier prix» a explosé de 36,3 % et celui en MDD de 14,6 %. Quant à l’huile moteur, Nielsen a noté une hausse de 11 %.

L’ampleur des baisses est plus faible: les produits surgelés sucrés ont reculé de seulement 1,8 %, les yaourts de 1,5 % et les produits capillaires de 0,5 %.

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ENERGIE : POWEO serait à vendre ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 3 février 2009

lu dans Alternatives Economiques

http://www.alternatives-economiques.fr/poweo-rend-les-armes_fr_art_633_41755.html

Poweo rend les armes

Le fournisseur d’électricité Poweo serait à vendre. Un signe de plus du processus de concentration à l’oeuvre sur les marchés de l’énergie.

Consolidation en vue sur le marché de l’électricité français. Poweo, le fournisseur alternatif de gaz et d’électricité, chercherait un repreneur, selon Le Figaro du 27 janvier. Raisons avancées par le quotidien : l’environnement économique difficile et les « relations notoirement délicates » entre Poweo et son principal actionnaire, l’opérateur d’électricité autrichien Verbund. Son PDG et fondateur Charles Beigbeder semble quant à lui avoir déjà préparé sa reconversion, puisqu’il a été nommé le 23 janvier vice-président d’un think tank libéral, la Fondation pour l’innovation politique.
Parmi les pistes évoquées concernant la reprise de Poweo, figurent son rachat par le géant allemand RWE ou par son compatriote E.ON, qui aimeraient tous deux bien mettre le pied sur le marché français, ou bien un rapprochement avec l’autre fournisseur d’énergie alternatif français, Direct Energie. Quelle que soit la solution retenue, le résultat en sera une concentration encore accrue des marchés énergétiques français et européen. Malgré l’ouverture à la concurrence depuis juillet 2004 pour les entreprises et depuis juillet 2007 pour les particuliers, les marchés de l’électricité et du gaz sont en effet restés dominés par les opérateurs « historiques » de ces secteurs, c’est-à-dire les anciens monopoles de service public. Les fournisseurs alternatifs représentaient ainsi en France fin septembre 2008 seulement 1,7 % de parts de marché chez les particuliers et 7,2 % chez les entreprises, selon la CRE, le régulateur français de l’énergie. La situation n’est guère différente dans beaucoup de pays européens, qui ont rivalisé de lenteur pour ouvrir leur marché domestique à la concurrence, afin de donner le temps à leurs opérateurs historiques de se construire une assise européenne. Une expansion construite à coups de méga-acquisitions : l’Allemand RWE s’est ainsi offert en janvier le néerlandais Essent pour 9,5 milliards d’euros. Une opération qui intervient après la fusion Suez-GDF, le rachat de l’espagnol Endesa par l’italien Enel, celui de British Energy par EDF etc. Le marché européen est dominé aujourd’hui par cinq très gros opérateurs : EDF, Suez-GDF, Enel, RWE et son compatriote E.ON.
En lieu et place des monopoles nationaux, la libéralisation des marchés de l’énergie est donc en train de donner naissance à un oligopole de géants européens, qui dans la pratique viennent très peu contester leur pré carré respectif. Aucune chance donc que ce processus atteigne l’objectif qui lui était fixé par la Commission européenne, à savoir une baisse des prix pour les consommateurs. La Commission européenne tente bien de rectifier le tir, notamment en voulant imposer aux opérateurs historiques d’abandonner la propriété des réseaux d’électricité et de gaz afin qu’ils fassent jeu égal avec leurs concurrents. Mais sur le marché du gaz, la crainte de fragiliser les opérateurs européens face à leurs fournisseurs hors d’Europe – le russe GAZPROM en particulier – l’a contrainte d’abandonner ses ambitions. Tandis que sur le marché de l’électricité, certains Etats-membres, la France et l’Allemagne en premier lieu, bataillent toujours farouchement pour éviter le démantèlement de leurs champions nationaux. Au train où vont les choses, les derniers opérateurs alternatifs auront disparu avant que la Commission européenne ne parvienne à ses fins.

Marc Chevallier

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ENERGIE : se chauffer coûtera plus cher en 2009 !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 16 janvier 2009

Selon l’INC (Institut national de la consommation), la facture annuelle augmentera de 37 euros si elle est chauffée à l’électricité, de 479 euros s’il s’agit du gaz et de 558 euros  s’il s’agit du fuel !

« Certains consommateurs croient trouver une échappatoire en changeant d’offre au sein de Gaz de France, note 60 Millions de consommateurs. A côté du tarif réglementé, l’entreprise vante son offre de marché, à prix fixe sur deux ans. Les démarcheurs oublient juste de préciser que cette garantie de stabilité se paie d’une augmentation immédiate par rapport aux tarifs réglementés en vigueur lors de la signature« .

Précarité énergétique

De son côté, le Comité de liaison pour les énergies renouvelables (CLER) précise que « cinq millions de foyers devront consacrer plus de 10% de leur revenu disponible au règlement de leur facture d’énergie, ce qui entraînera impayés ou retards de paiement, restrictions de chauffage… bref, des difficultés multiples à se chauffer correctement. » « Les inégalités des ménages français face au poids des dépenses d’énergie se sont creusées » constate le CLER pour qui ce phénomène correspond à la définition anglaise de la pauvreté ou précarité énergétique.

La Fonfation Abbé Pierre estime à 300 000 le nombre de ménages sollicitant une aide sociale pour le réglement de factures d’énergie impayées.

De fortes inégalités selon les revenus

Une étude de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie)  révèle que la part des dépenses d’énergie dans le revenu des ménages les plus pauvres est passée de 10 à 15 % entre 2001 et 2006 tandis que cette part a diminué dans le revenu de la population la plus aisée, qui a augmenté plus vite que le prix des combustibles. « Les inégalités sont fortes selon les revenus : la part des dépenses énergétiques des 20% les plus pauvres est 2,5 fois plus élevée que celle des 20% les plus riches », selon l’Ademe.

Les mesures pour économies d’énergie ne bénéficient pas aux plus pauvres

Les ménages les plus modestes étant non imposables, ils ne peuvent bénéficier des crédits d’impôts et autres incitations fiscales pour la réalisation de travaux d’économie d’énergie.

d’après Liberté Hebdo, du 16 au 22 janvier

 

 

 

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