Turquie : nouvelle vague d’arrestations contre les Kurdes

Posté par communistefeigniesunblogfr le 14 janvier 2012

PCF - 14 janvier – Pierre Laurent

 

Les autorités de Turquie cherchent-t-elles une guerre civile avec les kurdes ?

 

Turquie : nouvelle vague d'arrestations contre les Kurdes dans International turc_armee-300x199 Le Premier ministre turc, M. Erdogan, vient d’engager une opération d’arrestation et de répression de grande ampleur et systématique contre les kurdes, dans 17 villes dont Istanbul, Dyarbakir et même la ville de Van qui est encore sous le choc d’un puissant séisme. Cette opération a visé en particulier toutes celles et ceux qui refusent l’affrontement militaire et appelle à une solution pacifique. Comment le chef du gouvernement de Turquie peut-il prétendre qu’il lutterait ainsi contre le terrorisme alors qu’il attise lui-même les tensions et la violence dans son propre pays ?

Des perquisitions ont été menées dans les locaux de la mairie de Dyarbakir et jusqu’au domicile de Leila Zana. En réprimant aussi brutalement et à une telle échelle, en provoquant tant d’humiliations , les autorités de Turquie cherchent-t-elles la guerre civile ? La question se pose. Les députés du BDP, parti démocratique des kurdes, n’ont de cesse, au sein de l’Assemblée nationale, d’alerter contre cette très dangereuse escalade.

L’Europe et la France se contenteront-elles, une fois encore, d’un silence complice et coupable face à cette violence consternante et face au refus obstiné de laisser un peuple vivre en liberté et en paix dans le respect de ses droits?

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne

 

Plus de 40 arrestations

diyarbakir_manif_fascisme_akp_200_200 dans Luttes

Le 13 janvier, la police turque a effectué de descentes dans 123 adresses différentes dans 17 villes, arrêtant au moins 41 personnes, selon un nouveau bilan. Ces opérations visaient le principal parti kurde BDP, les mairies BDP, la Confédération des syndicats des fonctionnaires  publics (KESK), l’association des droits de l’homme, les journalistes et les organisations de la société civile kurde.

A Ankara, le domicile de Leyla Zana, députée kurde figure emblématique de la cause kurde, avait également été investi par la police, en son absence. Le 10 janvier, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a avait pointé du doigt Leyla Zana en lui enjoignant de quitter le parlement et de rejoindre le PKK.

Parmi les personnes interpellées  figurent deux co-vice-présidentes du BDP, Fatma Kurtulan (ex-députée) et Filiz Kocali, ainsi que l’ex-dirigeant du parti kurde, Tuncer Bakirhan, le correspondant de l’agence de presse kurde DIHA, Murat Ciftci et syndicaliste Sevgül Tutaş.

Des manifestations dans 25 villes

A l’appel du BDP, des milliers de personnes sont descendues dans les rues des 25 villes pour protester contre la «répression fasciste » du gouvernement AKP, parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002.

Des manifestations ont été organisées simultanément à Diyarbakır, Sirnak, Urfa, Siirt, Erzincan, Mardin, Ankara, Konya, Eskisehir, Adana, Van, Hakkari, Bitlis, Izmir, Erzurum, Adiyaman, Ardahan, Mersin, İstanbul, Antalya, Manisa, Denizli, Aydın, Balikesir, Bulanik et dans plusieurs districts.

Source : actukurde.fr/ - 14 janvier 2012

 

Publié dans International, Luttes, POLITIQUE, Turquie | Pas de Commentaire »

Iran : Sakineh risque la pendaison

Posté par communistefeigniesunblogfr le 29 décembre 2011

Site national du PCF29 décembre 2011Pierre Laurent

« Sakineh ne doit pas être exécutée » :

Pierre Laurent écrit à l’ambassadeur d’Iran

 

« Sakineh ne doit pas être exécutée » : Pierre Laurent écrit à l'ambassadeur d'IranVous trouverez ci-dessous le courrier que Pierre Laurent,

Secrétaire national du PCF a adressé ce jour à

Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur de la République

islamique d’Iran, à propos de Sakineh Mohammadi Ashtiani,

cette femme iranienne condamnée à mort dans son pays.

 

 

 

« Je me suis adressé à vous le 3 novembre 2010 afin de vous faire part de l’indignation suscitée par la menace

de condamnation à mort qui pesait sur Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani. Une condamnation prononcée

alors même que des doutes entachaient déjà les circonstances judiciaires de cette douloureuse affaire.

J’avais souligné avec force que les autorités iraniennes doivent renoncer à cette exécution. Aujourd’hui,

des informations convergentes prolongent sérieusement notre inquiétude :

Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani ne serait plus menacée de lapidation mais… de pendaison.

Je tiens à vous faire part, Monsieur l’Ambassadeur, de ma consternation devant de telles informations.

Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani ne doit pas être exécutée. Je vous demande une nouvelle fois de

transmettre cette exhortation aux autorités de votre pays.

La peine de mort, quelles que soient les formes qu’elle peut prendre, est inacceptable.

L’Iran se grandirait en abandonnant cette pratique inhumaine et en respectant la dignité et les droits des femmes. »

 

Lire également :

 

Pétition « La France doit offrir l’asile politique à Sakineh »

 

Publié dans Droits des femmes, International, Iran, LIBERTES, PCF, PETITION | Pas de Commentaire »

« Les effets de la catastrophe de Fukushima sur la santé »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 28 novembre 2011

Lu sur : 28 novembre 2011

publié par reineroro (Démineuse De Tapettes à Gruyère et Pourfendeuse De Cornichons.)

 

Les effets de la catastrophe de Fukushima sur la santé


japon+tournee_mondiale_fukushima-779a2 dans Nucleaire

Source : Fukushima

Les mères de Fukushima avaient alerté le monde

dès le mois de juin : les enfants avaient des saignements

de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées, etc.

Elles n’ont eu cesse d’informer et d’agir pour que tous

les enfants soient évacués de la région de Fukushima.

Encore dernièrement, elles se sont mobilisées à Tokyo pour

sensibiliser la population, mais en vain pour l’instant.

Pourtant, l’actualité semble leur donner raison.

 

Un grand nombre d’informations convergentes indiquent que, suite à la catastrophe nucléaire, l’état général

de la santé des Japonais vivant dans une vaste région correspondant au moins à 8% du Japon est en train

de se dégrader.

Tweet d’un habitant d’Ibaraki : « Je travaille dans un hôpital d’Ibaraki. Il y a eu des patients avec des saignements

de nez perpétuels en avril. Il y en a eu sans raison avec de la diarrhée et de la fièvre en juillet. Maintenant même

les membres du personnel de l’hôpital souffrent de diarrhée sans raison…Ça commence à craindre. »

Tweet d’un habitant de Fukushima : « Mon ami vit à Iwakashi. Il vient finalement de commencer à avoir de

l’hématurie (sang dans les urines, NdT). Mes petits enfants ont des saignements de nez. Ils ne peuvent évacuer

parce qu’ils n’ont pas assez d’argent. » (source)  

Même si ces tweets n’ont aucune valeur statistique, ils se rencontrent de plus en plus souvent et sont à mettre

en relation avec l’augmentation de certaines pathologies,

visible sur ces graphiques mis en ligne par le gouvernement japonais : conjonctivites, pneumonies, et diverses

autres maladies sont en nette augmentation en 2011.   Pneumonies

[Lire la suite sur : dazibaoueb.com/]

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« Fukushima : impunité pour les actionnaires de Tepco »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 11 novembre 2011

Source : Basta ! - 8 novembre 2011 - Par Ivan du Roy

Nucléaire

Fukushima : impunité pour les actionnaires de Tepco


La compagnie japonaise Tepco, exploitant de la centrale de Fukushima, accumule les pertes financières.

De l’indemnisation des victimes au démantèlement des centrales, impossible pour l’entreprise de faire

face aux coûts de la catastrophe. Pour éviter la faillite, l’État japonais vient de renflouer les comptes de

Tepco. Mais les actionnaires, qui ont touché depuis dix ans des milliards d’euros, ne sont pas inquiétés.

 

 

Privatiser les profits, socialiser les pertes : la compagnie japonaise

Tepco (Tokyo Electric Power Company), exploitant de la centrale de

Fukushima, n’échappe pas à cette règle universelle. L’État japonais

– donc le contribuable – vient de lui accorder une aide de 8 milliards

d’euros pour indemniser les victimes de la catastrophe nucléaire de

Fukushima. Car la 4e plus grosse compagnie d’électricité du monde

(derrière les allemandes RWE et E.ON, et la française EDF) est au

bord de la faillite.

 

 

Depuis l’accident, Tepco affiche un déficit cumulé de 16 milliards d’euros. Elle devra en outre assurer

le démantèlement des quatre réacteurs détruits (dont trois ont fondu) de la centrale de Fukushima Daichi,

pour un coût évalué à 9 milliards d’euros. Une estimation qui pourrait être largement sous-évaluée au vu

des fissions nucléaires qui se poursuivent.

 

Menace future sur la sécurité

En échange de cette aide, l’État japonais réclame un plan de restructuration. D’ici fin 2013, Tepco devra

supprimer 7 400 emplois (sur 38 671 salariés), soit près de 20 % des effectifs. Les primes, les pensions

retraites et la couverture santé de son personnel (malgré leur exposition à la radioactivité…) seront notamment

amputées, ainsi que les dépenses d’équipements et de matériels. Cette réduction importante d’effectifs et de

moyens augure mal d’une nécessaire amélioration de la sécurité des centrales nucléaires.

 

Tepco possède en tout 17 réacteurs nucléaires au Japon, qui représentaient, avant le séisme du 11 mars,

un quart de sa production d’électricité. Outre les réacteurs de Fukushima Daichi, quatre réacteurs de la centrale

voisine de Fukushima Daini étaient toujours arrêtés début novembre. « Nous continuons de nous efforcer à

stabiliser chacun de ces réacteurs » , communique laconiquement Tepco. Après avoir couvert les mensonges et

les fraudes de Tepco les années précédant Fukushima, le gouvernement japonais récidive dans ses aberrantes

décisions.

 

Impunité pour les actionnaires

Et du côté des actionnaires ? Ils se portent bien, merci. Certes, ils ne toucheront exceptionnellement pas de

dividendes cette année. Mais depuis 2001, environ un milliard d’euros de bénéfices [1] leur ont été redistribués

chaque année. Soit 9 milliards d’euros en neuf ans, davantage que l’aide que vient de débloquer le gouvernement.

Mais pas question de payer la décontamination ni d’indemniser les victimes.

Qui sont ces actionnaires ? D’abord des particuliers, des banques ou des fonds d’investissement et des

compagnies d’assurance vie (vous noterez le paradoxe…). Ce qui pose, une fois de plus, la question de l’impunité

de ces acteurs économiques, dont la responsabilité dans les conséquences de leurs investissements est

totalement occultée.

Ivan du Roy

Photo : Source

Notes

[1] 60 yens pour chacune des 1,6 milliard d’actions émises.

Creative Commons License

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Turquie : « Un séisme qui secoue les divisions ethniques »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 25 octobre 2011

Lu sur : Turquie : 25 octobre 2011

publié par reineroro (Démineuse De Tapettes à Gruyère et Pourfendeuse De Cornichons.)

Un séisme qui secoue les divisions ethniques

Auteur : Asli Aydintasbas - Source : Courrier International

2410-Turquie-A dans TurquieLe violent séisme du 23 octobre, qui pour l’heure a fait 264 morts

et 1 300 blessés, s’est produit dans la région de Van, dans l’est de

la Turquie, une zone peuplée majoritairement de Kurdes.

Cette catastrophe, qui intervient alors que l’armée turque est

engagée dans des combats avec les militants kurdes du PKK,

sonne comme un appel à la réconciliation, affirme Milliyet.

Quelle période tragique ! En quelques jours, 34 soldats ont été tués dans

l’est de la Turquie, et plus de 48 militants du PKK l’ont été à la suite

de la contre-offensive de l’armée turque.

Et, comme si cela ne suffisait pas, la région de Van vient d’être frappée par un tremblement de terre

d’une magnitude de 7,2 sur l’échelle de Richter.

Dans la mythologie grecque, un séisme était considéré comme une punition infligée aux hommes

par les dieux de l’Olympe.

Le tremblement de terre de Van serait-il dès lors un avertissement qui nous est adressé, à nous qui

ne parvenons décidément pas à faire taire les armes et à faire la paix ?

[Lire la suite sur dazibaoueb.com/]

 

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Nucléaire : Centrale de Fessenheim / Témoignage du Japon

Posté par communistefeigniesunblogfr le 30 juin 2011

  • FRANCE

Source :  Basta !  Par Sophie Chapelle (28 juin 2011)

La centrale de Fessenheim accumule les dysfonctionnements

Faut-il fermer la centrale de Fessenheim, la doyenne du parc nucléaire français ? Située en Alsace,

à la frontière avec l’Allemagne, la centrale accumule les défauts de sécurité, enregistre un taux

d’incidents supérieur à la moyenne nationale, et reste vulnérable aux séismes et crues exceptionnelles.

Des lacunes dans la « culture de sûreté » commencent à se multiplier.

Population, élus alsaciens et voisins allemands demandent la fermeture de la centrale.

[Lire la suite sur : bastamag.net/]

Lire également : Désaccord sur le risque d’inondation à la centrale de Fessenheim

 

  • JAPON

Source : Dazibaoueb.fr/30 juin 2011 –   Publié par graffitix

[« ma fille dort à coté »…à 200km de Fukushima]

Source : la fourmi rouge

Image de prévisualisation YouTube

Moins énervé que le message d’Alex aux Français mais peut-être plus percutant encore, un autre témoignage du Japon.

Et après les deux incidents du 24 mai en Belgique (un pour chaque centrale, vite oubliés, non?),

voici un nouvel accident actuellement classé niveau 4 à Fort Calhoun aux USA, tandis que

 les flammes menacent un  laboratoire nucléaire à Los Alamos !

Telle est l’urgence.

[Lire la suite sur : dazibaoueb.fr/]

 

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Survival International appelle au boycott touristique d’un « parc à safari humain »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 22 juin 2011

Source : Survivalfrance.org/  - 22 juin 2011

 

Appel au boycott touristique d’un « parc à safari humain »

Photo : Femme jarawa revenant de la cueillette © Survival

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Survival International appelle les touristes à boycotter la grande route principale des îles Andaman,

en Inde – une voie illégale qui traverse le territoire de la tribu menacée des Jarawa. Cette route

est non seulement illégale – la Cour suprême indienne a ordonné sa fermeture en 2002 –

mais est aussi extrêmement dangereuse pour la tribu des Jarawa qui ne sont que 365.

Les chasseurs-cueilleurs jarawa ne sont en contact pacifique avec le monde extérieur que depuis 1998 et par

conséquent les touristes risquent de leur transmettre des maladies contre lesquelles ils n’ont qu’une très faible immunité.

Une épidémie pourrait emporter la tribu entière.

Des milliers de touristes, indiens ou étrangers, empruntent cette route chaque mois. Les lois supposées protéger

les Jarawa sont enfreintes quotidiennement, de sorte que la réserve jarawa est devenue

le théâtre de véritables safaris humains.

Les tour-opérateurs et les chauffeurs de taxi ‘attirent’ les Jarawa avec des biscuits ou des sucreries.

Un touriste a relaté ainsi son expédition : “La visite de la réserve s’est déroulée comme un safari, comme si nous étions

en plein cœur d’une dense forêt tropicale à la recherche d’animaux sauvages, des Jarawa pour être exact”.

[Lire la suite sur : survivalfrance.org/]

+ d’infos sur le Peuple Jarawa

Publié dans ASIE, Inde, Peuples indigenes | Pas de Commentaire »

Japon : Interview avec Hidekatsu Yoshii, député communiste et responsable nucléaire pour le Parti communiste japonais

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 avril 2011

Publié par Section PCF Grésivaudan27 avril 2011

Tsunami et catastrophe nucléaire au Japon : l’avis du PC japonais

 

Japon : Interview avec Hidekatsu Yoshii, député communiste et responsable nucléaire pour le Parti communiste japonais    dans Environnement PCJ

Interview avec Hidekatsu Yoshii, député communiste et responsable nucléaire pour le Parti communiste japonais  

Hidekatsu Yoshii affirme que l’arrogance du groupe privé Tepco a aggravé les conséquences de l’impréparation

face à la catastrophe nucléaire qui a touché la cote Est Japonaise.

Quel est, à l’heure actuelle, le bilan des effets du séisme et du tsunami?

En termes géographiques, 20% du territoire national a été touché par la catastrophe. Près de 520 000 personnes

ont été évacuées. Le nombre de morts et de disparus est évalué, en ce moment, à plus de 11 500.

Le gouvernement japonais a-t-il réagit rapidement et de façon appropriée ?

La mobilisation réalisée par les autorités n’a pas été à la hauteur des attentes des populations. Ni la TEPCO, l’entreprise qui gère la centrale de Fukushima

ni le gouvernement n’avaient imaginé un scénario catastrophe de cette ampleur. Ils n’étaient pas vraiment préparés à une situation telle qu’elle qu’elle s’est

produite. La TEPCO s’est déclarée convaincue que ses centrales étaient 100% sûres. Cette multi-nationale a vécu sur le mythe d’une sécurité absolue.

Cette arrogance a aggravé les conditions d’impréparation face à la catastrophe.

Comment évaluez-vous la gravité de cette catastrophe nucléaire ? Est-il approprié de la comparer à Tchernobyl ?

Après ce séisme de magnitude 9, toutes les centrales nucléaires ont arrêté de fonctionner. Les réacteurs se sont arrêtés automatiquement. Mais tout de

suite après, les problèmes ont commencé surtout à la centrale de Fukushima Daiichi, qui représente aujourd’hui un problème. Quand le séisme s’est produit,

seuls les réacteurs 1, 2 et 3 étaient en activité. Les réacteurs 4, 5 et 6 étaient en maintenance. Mais bien qu’ils se soient arrêté, les barres de combustible

nucléaire ont continué à diffuser de la chaleur. Quand cela a lieu, et si rien n’est fait, la température grimpe et apparaît le risque de fusion du noyau du

réacteur. On ne peut pas se passer du système de refroidissement. Mais le séisme a endommagé la pompe qui alimente en eau le centre de refroidissement.

Le circuit d’urgence a été mis hors d’état par le tsunami. Le moteur d’urgence s’est arrêté, interrompant le système secondaire d’injection d’eau pour le

refroidissement. Par conséquent,  mises à nu, les barres de combustible ont surchauffé, provoquant une augmentation de la pression. La technologie

utilisée à Fukushima est très différente de celle utilisée à Tchernobyl. Mais laisser dans ces conditions les barres de combustible en fusion dans le

noyau du réacteur peut avoir des conséquences incalculables.

Le séisme et le tsunami peuvent-ils seuls expliquer ce catastrophe nucléaire ? Y-a-t-il responsabilité de l’entité en charge de l’installation ?

 Lire la suite 

_________________________________________________________________________________________________________________________________________

Commentaire : Le Parti communiste japonais est l’un des plus grands partis communistes d’opposition au monde avec 400 000 adhérents.

Aux élections de 2009, il a recueilli près de 5 millions de voix et 7,03 %, conservant ses 9 députés dans un contexte de poussée médiatisée du Parti libéral démocrate, présenté comme

une alternative sociale, ce qu’il n’est pas.

Le PCJ connait une forte vague d’adhésions notamment dans la jeunesse qui comprend ,avec la crise, les limites d’un système social basé sur la réussite individuelle et la précarité professionnelle.

Son poids social progresse également grâce aux syndicats indépendants et professionnels.

Opposé depuis toujours au nucléaire, civil comme militaire, le Parti communiste japonais organise d’importantes actions de solidarité avec les régions touchées par le séisme et le tsunami,

en s’appuyant notamment sur les communes qu’il gère.

 

Publié dans Environnement, Japon | Pas de Commentaire »

Nouveau séisme au Japon

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 avril 2011

Accueil 7 avril 2011

 Nouveau séisme et alerte au tsunami au Japon

 

Nouveau séisme au Japon dans INFOS 2011-04-07japon-techtonique_0

Un fort séisme de magnitude 7,4 s’est produit ce jeudi à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, a annoncé

l’Agence météorologique japonaise, qui a mis en garde contre un tsunami* pouvant aller jusqu’à deux mètres de haut.

Selon l’Agence, les personnes habitant le long des côtes de la préfecture de Miyagi doivent évacuer vers des endroits plus

élevés en prévision de vagues pouvant atteindre deux mètres. Cette préfecture a déjà été frappée le 11 mars par un séisme

de magnitude 9, le plus puissant jamais enregistré au Japon, suivi d’un tsunami de plus de dix mètres qui a tout dévasté

sur son passage. La catastrophe a fait près de 28.000 morts et disparus.

Cette nouvelle secousse, dont la magnitude a été estimée à 7,4 par les services météorologiques japonais, s’est produite à

23 heures 23 heures locales (15H23 heure de France) à une profondeur de 40 km. Son épicentre était situé dans l’océan

Pacifique à 40 km de la côte de la préfecture de Miyagi. Le séisme a été ressenti jusqu’à Tokyo, à 400 km au sud, où les

immeubles et les maisons ont tremblé pendant plusieurs dizaines de secondes. La télévision publique NHK a précisé que

les deux centrales nucléaires de Fukushima n’avaient pas subi de dégâts.

La centrale Fukushima Daiichi (N°1) a été gravement accidentée après le passage d’une vague de 14 mètres de haut le

11 mars. L’alimentation électrique a été noyée et les circuits de refroidissement se sont arrêtés, provoquant un début de

fusion des barres de combustible nucléaire dans quatre des six réacteurs.

* L’alerte au tsunami a finalement été levée un peu plus d’une heure après le tremblement de terre mais le personnel de la centrale de Fukushima a cependant été évacué (ndlr)

  • A lire

Quasiment livrés à eux-mêmes, les rescapés du séisme manquent de tout

La situation humanitaire des quelque 360 000 Japonais hébergés dans des centres d’accueil provisoires est inquiétante, surtout pour les personnes âgées malades. Lire la suite…

 

Publié dans INFOS, Japon | Pas de Commentaire »

Quelles leçons tirer de Fukushima ?

Posté par communistefeigniesunblogfr le 31 mars 2011

Quelles leçons tirer de Fukushima ? dans ASIE arton13262-958be

DIVERS

Mardi 29. 22H. A l’heure qu’il est, après que des tonnes d’eau ont été injectées depuis les débuts de la catastrophe, le 11 mars,

afin de refroidir les réacteurs ainsi que les piscines de combustible usagé à la centrale de Fukushima, la question se pose désormais

de la pomper. Tout en essayant de la décontaminer au mieux. D’où l’aide proposée par le groupe français Areva, en envoyant notamment

cinq experts spécialisés dans la décontamination des effluents radioactifs.

Pendant ce temps, sans attendre, des physiciens spécialistes du nucléaire (notamment en matière de sécurité et d’armement) commencent

à tirer des « Leçons de Fukushima ». Des leçons pour… l’Asie, selon une tribune publiée par le Pakistanais A.H. Nayyar, à l’université renommée

LUMS de Lahore (Pakistan), avec l’Américano-Pakistanais Zia Mian et l’Indien M.V. Ramana, tous deux actuellement à l’université de Princeton (Etats-Unis).

Le tremblement de terre et le tsunami Mars au Japon ont déjà fait plus de 10.000 morts, et quelques 17.500 personnes sont toujours portées disparues.

Cette catastrophe a été aggravée par la menace persistante de contamination radioactive suite aux accidents survenus sur quatre réacteurs nucléaires sur le site de

Fukushima Daiichi-et des piscines qui contiennent encore actuellement un combustible nucléaire irradié, chaud, très radioactif. Même si l’accident nucléaire est contenu, il est source de

nombreuses leçons pour l’Asie du Sud.

La dépendance vis à vis de l’énergie nucléaire en Asie du Sud est en train de s’accroitre. L’Inde possède 20 réacteurs nucléaires en service, et plusieurs autres en construction,

et des plans pour une expansion importante dans les prochaines décennies. Le Pakistan dispose de deux centrales nucléaires en service, une autre presque terminée, et planifie

la construction de beaucoup d’autres dans les 20 prochaines années. Les deux pays ont également des réacteurs qui font partie de leurs programmes d’armes nucléaires. Le Bangladesh

et le Sri Lanka projettent de construire leurs premiers réacteurs nucléaires.

La première leçon pour les populations et les décideurs d’Asie du Sud Est est que les établissements nucléaires sous-estiment la probabilité de survenue et la gravité des accidents

possibles. Les réacteurs de Fukushima n’étaient pas prêts à faire face au tremblement de terre et au tsunami de la taille de ceux qui ont eu lieu. Un mois avant l’accident, l’usine de

Fukushima a reçu un permis d’exploitation pour 10 ans. L’entreprise Tokyo Electric Power qui possède et exploite les réacteurs, l’agence de sûreté nucléaire au Japon et

le gouvernement japonais lui-même, étaient tous convaincus que les réacteurs étaient en sécurité.

Cette confiance est évidente dans les établissements nucléaires d’Asie du Sud. Après l’accident au Japon, S.K. Jain, le président de la Corporation des compagnies Nucléaires en Inde a

déclaré :  « Nous avons une connaissance totale de la conception des activités sismiques. Les pires événements sismiques et le tsunami ont été pris en considération dans nos

conceptions.  » Les autorités japonaises nucléaires pensaient sans doute de la même façon avant de Fukushima.

[Lire la suite sur : legrandsoir.info/]

Publié dans ASIE, Environnement, IDEES - DEBATS - PHILO, Japon | Pas de Commentaire »

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