Lettre ouverte de la Conf’ Languedoc-Roussillon au Conseil régional

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 août 2010

syndicat paysanagriculture paysanne

19 août 2010

Contre l’implantation d’Agrexco sur le port de Sète :

Lettre ouverte de la Conf’ Languedoc-Roussillon au conseil régional


Extrait

Par ce courrier nous voulons vous alerter sur la situation de difficulté croissante de bon nombre de paysannes et paysans languedociens et vous faire part de quelques remarques concernant un projet porté par l’Établissement public régional et largement relayé et promu dans les Conseils généraux de notre région en terme de politique agricole et portuaire.

Vous n’êtes pas sans avoir pris connaissance des statistiques d’Agreste concernant la situation des paysans français et de celle d’Eurostat pour ce qui est de l’évolution du revenu des paysans européens. Ces documents officiels transcrivent en chiffres froids la réalité économique et la détresse humaine vécues par des milliers de foyers paysans. Ils confirment une constante (diminution du nombre d’actifs agricoles) et notent pour ces dernières années une accélération de la dégradation du revenu des exploitations très clairement liée à la « libéralisation » du marché et aux dérégulations diverses.

Aux dires de la MSA près de 10 000 exploitations languedociennes sont en très grave difficulté et envisagent la cessation d’activité et les inscriptions aux guichets du RSA connaissent une courbe exponentielle (plus de 2000 chefs d’exploitation dans la région). Les prévisions pour cette fin d’année 2010 sont très pessimistes et relèvent une amplification de ces phénomènes.

Face à une situation à ce point dégradée les paysannes et paysans du Languedoc Roussillon sont en droit d’attendre des établissements publics départementaux et régionaux des prises de position et des actes forts qui viendraient soutenir leurs activités de producteurs, pérenniseraient leur présence sur tout le territoire et permettraient de renouveler les générations.

Or, si nous prenons acte de quelques annonces concernant le soutien de filières, c’est avec stupeur que nous voyons persister le projet d’accueil sur le port de Sète de la société Agrexco, hébergée par GF group et Reefer Terminal Sète, sous tutelle de l’Établissement public régional Port Sud de France, et sur ordre de la Région….

Ne vous y trompez pas. Nous ne contestons en aucune manière la nécessité d’investissements sur le port de Sète dont nous connaissons l’état. Nous connaissons aussi les situations difficiles dans lesquelles se retrouve une grande partie de la communauté portuaire, difficultés liées au désinvestissement de l’état en son temps et à la baisse d’activité induite. C’est d’ailleurs cette solidarité entre corporations qui luttent pour préserver et créer des emplois salariés et des emplois paysans qui fonde en partie ce courrier largement diffusé. 20, route de Nîmes 30190

La volonté exprimée de la société Agrexco est claire : exporter via Sète en France et en Europe des fruits, des légumes et de la viande sous diverses marques et labels dont certains « bios »…. Ses ambitions annoncées : dans un premier temps 200 000 tonnes, à court terme 500 000 tonnes…

Ces produits maraîchers et fruitiers qui seraient importés en France sont largement subventionnés en amont par Agrexco, entreprise détenue pour moitié par l’état d’Israël. Ils rentreraient directement en concurrence déloyale avec les productions languedociennes. En effet vous connaissez le mépris avec lequel sont traitées les productions méditerranéennes, fruitières et légumières dans le cadre de la Politique Agricole Commune actuelle.

Vous ne pouvez pas croire ou tenter de faire croire que des exportations largement subventionnées selon une politique délibérée de dumping vont favoriser ici le redressement des marchés et à fortiori participer à l’amélioration du revenu des producteurs.

Mesdames et Messieurs, vous n’êtes pas sans savoir que la firme Agrexco exporte une très forte proportion de produits cultivés dans les colonies sur des terres dont les paysans palestiniens ont été expulsés par la force militaire, notamment dans la vallée du Jourdain. Vous savez que le droit international condamne depuis longtemps cette politique coloniale.

Vous n’ignorez pas qu’il est absolument impossible de « tracer » les produits exportés par cette firme coloniale, ce qui est contraire aux accords commerciaux en cours, Agrexco opacifiant délibérément l’identité palestinienne.

[Article complet : confederationpaysanne.fr/]

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Agriculture : « Lumière et misère en Lot et Garonne »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 18 août 2010

Agriculture : 18 août 2010 – par Patrick Le Hyaric

Lumière et misère en Lot et Garonne

Ce jeudi 19 août, comme chaque année, les producteurs de fruits et légumes du Lot et Garonne viendront, à l’initiative du Modef, proposer leurs fruits aux habitants de la région parisienne. Les élus et maires communistes, les militants communistes s’y associent, proposent avec les syndicalistes des fruits dans les quartiers populaires de plusieurs dizaines de villes.

[...]

La journée de ce jeudi 19 août, en région parisienne, contribuera à échanger des informations, à aider et à faire comprendre que lorsqu’on rentre dans un grand supermarché, celui-ci fait du profit par les deux bouts. En spoliant le paysan-travailleur et en pillant le consommateur-travailleur ou privé de travail.

Quelques heures plus tard, nous nous rendons dans la ferme de Didier. Didier est un solide gaillard, plein de tendresse, producteur de lait. Il était déjà venu nous voir l’an passé. Il était très combatif. Cette fois je le trouve triste. Pas abattu, mais inquiet, triste, dans une situation d’insécurité totale sur l’avenir. Cette fois nous allons le voir sur son exploitation moderne, bien tenue. Ses deux enfants ne le quittent pas d’une semelle, fiers de leur père et de son exploitation.

Il subit la pire des violences. Il produit près d’un million de litres de lait à l’année. Le coût de revient de la tonne de lait qui se situe entre 300 et 400€ lui est payée 284€. C’est dire que chaque heure de travail le conduit à perdre de l’argent. En agriculture, on paie le capital avant de se payer soit même. On décide soi même de se surexploiter avec sa famille. Plus précisément, c’est la banque, les fournisseurs qu’il faut rembourser et qui vous exploitent, surexploitent, pillent votre travail, gâchent votre vie et vous poussent au bord de l’abime. L’an dernier il avait déjà alerté sur sa situation et celle des autres producteurs. Avec 1 million de litres de lait, Didier est un gros producteur. On pourrait croire qu’il s’en sort. Et bien, il est au bord de la faillite. Il produit 1 million de litres de lait pour nourrir d’autres hommes, femmes, enfants et il a été contraint de demander le RSA.

Oui ! Vous lisez bien, le RSA ! Mieux, il a reçu le 25 juin dernier ce papier de la « RSA – Dordogne – Lot et Garonne. A l’heure des scandales, des fortunes étalées de Mme Bettencourt et de quelques autres qui gagnent beaucoup d’argent dans la spéculation, on ne peut que serrer les poings de la révolte. Lisez plutôt : « Suite à votre demande, nous vous informons que Monsieur le Président du Conseil Général vous a ouvert un droit au Revenu de Solidarité Active à compter du 01/06/2010. Le montant mensuel de votre allocation est de 4,57€ pour la période du 01/06/2010 au 30/06/2010. Nous vous adresserons une déclaration trimestrielle RSA à compléter et à nous retourner ».

Oui, Didier cultive la terre, faire vivre la terre, nourrit des vaches, produit une matière noble indispensable à la vie, du lait, et il n’a pas de revenu de son travail et on lui propose généreusement… 4,57€ ! Voilà la réalité. Voilà comment les hommes vivent dans la France du 3ème millénaire, dans la France sarkozyste et de l’Europe ultralibérale.

Je prends le cas de Didier, mais il y en a des milliers et des milliers d’autres. Pendant ce temps les industriels du lait font semblant de palabrer pour ne pas payer le lait à son juste prix. Mais les produits issus du lait, yahourts, beurre, poudre de lait, ne baissent pas eux. Ils flambent ! Le ministre de l’agriculture regarde le temps passer et ne répond même pas à mes courriers sur le prix du lait et la Commission de Bruxelles cherche le meilleur moyen de continuer à servir les industriels par de prétendus contrats. Ils ne veulent pas entendre parler de prix garanti.

Comment peut-on accepter cela ? Ne nous résignons pas ! J’encourage les travailleurs, les consommateurs à se parler, à se comprendre, à trouver ensemble qui fait le malheur des hommes et des femmes, à les dénoncer et les faire reculer. Il faut changer tout. Tout changer. Cette journée dans le Lot et Garonne faite de lumière éclairant la misère me le confirme encore. C’est pour elles et eux qu’il faut maintenir la flamme de la révolte et celle d’une autre société de partage, de solidarité, allumée.

[Article complet : patricklehyaric.net/]

A lire également : Action pour le juste prix du lait !

 

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Agriculture : Économiquement, les agriculteurs sont au bord de la rupture

Posté par communistefeigniesunblogfr le 18 août 2010

Accueil 17 Août 2010 – Mickaël Guiho

Agriculteurs : une oreille pour ceux qui tirent la langue

 

Agriculture : Économiquement, les agriculteurs sont au bord de la rupture dans Agriculture vache

Un agriculteur se suicide chaque jour en France en moyenne. Parfois proches du dépôt de bilan et face à l’impossibilité de se verser un salaire à la fin du mois, malgré les aides publiques, les exploitants agricoles français sont dans une bien mauvaise situation.

C’est pour éviter des drames que la Chambre d’agriculture de la Creuse a annoncé la création d’une cellule spéciale pour l’écoute et l’accompagnement des agriculteurs en grande difficulté économique, morale et psychologique.

Une cellule d’écoute des agriculteurs en difficulté est installée cette semaine par la Chambre d’agriculture de la Creuse. Explications de son Président, Jean-Philippe Viollet, lui-même éleveur de race limousine dans le nord du département, et président de la FNSEA du Limousin.

Pourquoi créez-vous cette nouvelle structure ?

Économiquement, nous sommes au bord de la rupture. Les charges nous pèsent, les perspectives sont totalement bouchées. Et comme dans ce département, nous sommes majoritairement des éleveurs de races à viande, sans lait ni céréales, nous sommes confrontés à un silence assourdissant, on n’entend pas parler de nous.

S’ajoute à cela une sur-administration jamais égalée. Une fois, un contrôleur s’était mis dans la tête de vérifier la circonférence des bottes de foin dans chaque champ d’une exploitation, alors qu’il me parait évident que l’agriculteur utilise la même machine dans tous ses champs… Cela pourrait être drôle s’il n’y avait pas cette situation économique qui rend la chose invivable pour nos agriculteurs. Nous ne méritons pas cela. J’ai déjà eu des agriculteurs en larmes au téléphone. Les gens ne détournent pas de l’argent quand même, nous ne sommes pas des délinquants !

Il faut remettre de la simplicité, du respect, de l’affection dans tout ça. Les serveurs vocaux, très à la mode, sont les seuls interlocuteurs des exploitants agricoles. Nous avons des gens qui travaillent avec amour et qui se sentent lâchés, abandonnés, parfois exploités.

Comment fonctionnera cette cellule d’écoute ?

Nous voulons que des humains parlent à des êtres humains, avec respect. Dans notre personnel existant, nous désignerons un référant pour chaque sollicitation reçue, qui concernera des déboires administratifs, des problèmes d’impayés… Le référant communiquera ses notes et analyses à des professionnels, puis nous dirigerons nos agriculteurs vers les Ministères et autres organismes, avec une feuille de route et un calendrier, et nous vérifierons qu’on leur répond bien. Nous voulons nous rapprocher des agriculteurs, être à leur écoute, encore plus près, encore plus fort.

Comment en est-on arrivé à cette nécessité ?

Les plus grandes fortunes de ce pays sont maintenant pour beaucoup dans les grandes surfaces. Les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) pèsent sur 75 à 95% des prix, et ni le producteur, ni le consommateur, ne maitrisent plus rien. Pour avoir participé à certaines négociations, je peux vous dire que quelques groupes et quelques centrales d’achat sont capables de créer une mode alimentaire. Les consommateurs disent parfois leur mécontentement, mais ils y vont quand même.

Nous sommes dans une société de consommation, on essaye de profiter de vacances, de loisirs, on s’offre des écrans plats, et à côté de ça, le budget alimentaire diminue, c’est devenu secondaire. Au sortir de la guerre, l’alimentation prenait la moitié du budget des ménages ; aujourd’hui, avec la mondialisation et maintenant la crise économique, nous sommes à 13-14%. Le consommateur se focalise sur les bas prix obtenus grâce à la mondialisation ; et nous avançons ainsi vers une industrialisation outrancière de l’alimentation. Mais avec la crise économique, on ne peut pas en faire grief au consommateur.

 

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Agriculture française : un avenir bien sombre

Posté par communistefeigniesunblogfr le 7 juillet 2010

Publié sur : PCF EVRY5 juillet 2010

Source : Site national du PCF

Un bras d’honneur aux paysans

agriculteur.gifLe projet de loi de Modernisation agricole et de la pêche présenté à l’Assemblée nationale par  le gouvernement est un véritable bras d’honneur aux paysans  qui voient leurs revenus baisser d’année en année jusqu’à atteindre moins 34% en 2010.

La droite, avec ses vieilles recettes libéra­les, propose comme seul devenir de l’agri­culture un projet de loi réactionnaire, avec notamment la contractualisation entre transformateurs et producteurs. Les  actionnaires de l’agro-alimentaire dans le domaine de la transformation et de la grande distribution vont donc continuer à s’enrichir sur le dos des travailleurs de la terre et de la mer.

Il faut maintenant répondre aux besoins humains, relever les défis sociaux et envi­ronnementaux en garantissant des revenus décents aux producteurs tout au long de leur vie. Cette loi voulue par Nicolas Sarkozy est un plan social, sans le nom, visant à adap­ter l’agriculture française à une Politique agricole commune déman­telée à l’horizon 2013. La vraie ambition agricole est de redonner du sens aux métiers de la terre et de la mer, en rému­nérant ses travailleurs.

Face à ce capitalisme indigeste, la droite doit avoir le courage de tourner le dos aux pratiques socio-économiques qui condui­sent à affamer le peuple, à détruire notre éco-système, à appauvrir les paysans, à kidnapper les terres de pays pauvres.

Les propositions alternatives pour moder­niser l’agriculture et la pêche existent. Le PCF propose d’interdire la spéculation financière sur les produits agricoles, de taxer les importations abusives pour relo­caliser nos productions, de mettre en œu­vre un coefficient multiplicateur,  définir les prix minimum indicatifs, construire l’agenda de la conférence annuelle par production associant l’ensemble du monde agricole, et donnant lieu à négociation sur les prix.

 

À télécharger

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« Nature capitale » : Les jeunes agriculteurs s’interrogent sur leur avenir

Posté par communistefeigniesunblogfr le 24 mai 2010

Marie-Noëlle Bertrand

L’agriculture investit les Champs

Près de deux millions de visiteurs ont sillonné les Champs-Élysées, retapissés de vert pour l’opération « Nature capitale » qu’organisait le syndicat Jeunes Agriculteurs.

Des champs au coeur des Champs, des moutons, des potagers, du blé en herbe et des bananes. Il y a fort à parier que l’image des Champs-Élysées transformés, deux jours durant, en une maquette géante de la France agricole dans sa diversité marquera les esprits. L’opération Nature capitale qu’organisait, ce week-end, le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA), en collaboration avec France Bois Forêt, aura quoi qu’il en soit rencontré son public.

Dimanche, déjà, Parisiens et touristes étaient 900 000, selon la préfecture, à s’être promenés au milieu des 8 000 parcelles végétales installées – en une nuit – par les acteurs de l’événement. On en attendait encore plus hier, lundi de Pentecôte, estampillé journée la plus chaude de la semaine. Au final, les organisateurs espéraient dépasser, dans la soirée, les 2 millions de visiteurs. Un pari doublement réussi, donc, quand il s’agissait à la fois de rapprocher la campagne de la ville et de dire que l’avenir de l’agriculture sera divers ou ne sera pas. « Nous voulions montrer qu’il n’y a pas les urbains d’un côté et les ruraux de l’autre, mais que l’agriculture est celle de tous les citoyens », explique Jérôme Wols, secrétaire général de JA. « Nous voulions également dire que pour vivre, l’agriculture doit travailler sur tous ses axes de production et sur leurs débouchés. » Plus de 80 variétés végétales de France métropolitaine et d’Outre-mer ont ainsi été exposées au public, tandis que des démonstrations de barattage et de traite des vaches ponctuaient la manifestation.

L’agriculture française vit aujourd’hui une crise profonde.

Un changement de forme et de fond par rapport à la Grande moisson, première chorégraphie du genre mise en scène, tout comme celle-ci, par Gad Weil, créateur d’arts de rue. C’était il y a vingt ans, et les Champs-Élysées se couvraient alors d’un immense champ de blé. « Il s’agissait alors de parler d’activité économique. Les céréales l’illustraient parfaitement », explique Jérôme Wols. Mais le productivisme ne fait plus bonne figure et les jeunes agriculteurs préfèrent aujourd’hui valoriser la biodiversité des productions locales comme moteur économique autant que comme réponse aux besoins alimentaires. Un message adressé aux consommateurs mais surtout aux politiques publiques, alors que l’agriculture française vit aujourd’hui une crise profonde et que la future politique agricole commune (PAC) se discute à Bruxelles.

« En vingt ans, nous sommes passés d’une politique agricole très encadrée à un accompagnement de moins en moins conséquent, reprend Jérôme Weil. Pour conserver cette diversité, il nous faut une vraie PAC qui la soutienne et l’organise. Les agriculteurs ne demandent pas des aides. Ils demandent qu’on leur permette de vivre de leurs productions. »*

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* Le revenu moyen de l’agriculteur a baissé de plus d’un tiers en 2009. A (re)lire sur notre blog :

Des milliers d’agriculteurs dans les rues de Paris pour dénoncer la baisse de leur revenu

Agriculture : 2009, l’année noire

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« Nous ne voulons pas être des rentiers à la charge des contribuables. Nos produits ont un prix, le prix de notre travail. »

Lire l’article publié par : la Confédération Paysanne

A télécharger :

 

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28 mai à Arras : « LE TEMPS DES GRÂCES », une enquête documentaire sur le monde agricole français d’aujourd’hui

Posté par communistefeigniesunblogfr le 19 mai 2010

PCF ARRAS

LE TEMPS DES GRÂCES

Un film de Dominique Marchais

CINÉ-DÉBAT

VENDREDI 28 MAI A 20H30 au Cinémovida à Arras

28 mai à Arras :

 

Une enquête documentaire sur le monde agricole français aujourd’hui à travers de nombreux récits : agriculteurs, chercheurs, agronomes, écrivains… Un monde qui parvient à résister aux bouleversements qui le frappent – économiques, scientifiques, sociaux – et qui, bon gré mal gré, continue d’entretenir les liens entre générations. Un monde au centre d’interrogations majeures sur l’avenir

En présence de Marc Dufumier

Écrivain et professeur à l’Institut National Agronomique de Paris

Ciné-débat organisé dans le cadre de

la Fête de la Terre

en partenariat avec

Le Journal La Terre et l’Humanité

Tarif : 4€

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+ d’infos sur le film :

http://www.cdurable.info/Le-temps-des-graces-un-regard-engage-sur-l-Agriculture-francaise,2325.html

 

Publié dans Agriculture, Cinema, Environnement, IDEES - DEBATS - PHILO, Non classé | Pas de Commentaire »

Pétition : « Zappons les OGM ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 18 mai 2010

Courriel reçu le 16 mai 2010

Bonjour à tous,


La commission européenne vient d’autoriser l’entrée et la culture d’OGM en Europe, contre le souhait des citoyens, et contre l’avis de plusieurs états membres.

La gouvernance européenne nous permet de déposer une demande officielle auprès de la Commission, pour peu qu’elle soit soutenue par un minimum de 1 million de citoyens européens.

Aujourd’hui, et apres 1 mois d’action, Greenpeace et Avaaz ont réussi à rassembler près de 610.000 signatures Voila le lien vers la pétition : ça vous prendra 30 secondes, nous laissera peut-être une chance d’obtenir un moratoire au niveau européen, et d’éviter l’entrée massive en Europe de cultures invasives (elles menacent la biodiversité), potentiellement nocives pour notre santé (de nombreux avis médicaux mettent en garde contre les conséquences de la consommation d’OGM), potentiellement dangereuses pour l’indépendance économique des agriculteurs (les semences sont chères car brevetées, doivent être rachetées chaque année, et demandent l’utilisation de produits spéciaux disponibles uniquement chez les semenciers), et polluantes (ces cultures nécessitent l’utilisation d’énormément de produits chimiques).

Merci!! Et surtout, si vous soutenez cette initiative, faites passer le message.


> http://www.greenpeace.fr/ogmjenveuxpas/zappons-les-ogm/

 

Aujourd’hui 18 mai, 791 733 personnes ont signé la pétition.

 

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 LIVRE : OGM Semences de Destruction : l’arme de la faim

Source : Confédération Paysanne

Pétition : Ce livre montre comment une petite élite américaine tente de contrôler les bases même de la survie de l’humanité : le pain quotidien. « Contrôlez l’alimentation, et vous contrôlerez les peuples » déclarait Kissinger au milieu des années soixante-dix. C’est ce qui est en train d’être fait.

Au-delà des controverses scientifiques sur leurs bienfaits ou leurs dangers, William Engdahl retrace la saga du projet malthusien qui guide la diffusion et la prolifération des OGM, à coups de pressions politiques, de fraudes, de mensonges. Le groupe à l’œuvre derrière le projet OGM est à une ou deux décennies de la domination totale des capacités nourricières de la planète.

« Semences de destruction » mène le lecteur au cœur du pouvoir américain, dans les laboratoires secrets où sont expérimentées les manipulations génétiques, derrière les portes soigneusement interdites des grandes multinationales comme Monsanto, aussi puissantes que celles qui exploitent le pétrole. Il montre que la volonté de pouvoir sur l’alimentation des peuples, conçue à la fin des années trente, est la dernière carte de l’empire américain en danger de perdre son leadership. Si ce livre se lit comme un roman noir, c’est qu’il en est un.

La Confédération paysanne, qui lutte pour une agriculture responsable et respectueuse de l’environnement, s’engage derrière ce livre.

 

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Des milliers d’agriculteurs dans les rues de Paris pour dénoncer la baisse de leur revenu

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 avril 2010

Marie-Noëlle Bertrand

Les producteurs de blé et 
de maïs fauchés par la crise

Les céréaliers et autres producteurs de grandes cultures manifestent aujourd’hui à Paris pour dénoncer la baisse 
de leur revenu. En 2009, celui-ci aura chuté de 51%, en même temps que le cours du blé s’effondrait de 24%.

Ils n’ont pas la réputation d’être les plus mal lotis du monde agricole. Ils sont pourtant attendus ce matin, à Paris, avec un bon millier de tracteurs pour manifester leur inquiétude. À l’appel de quatorze fédérations régionales des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) soutenues par la FNSEA, 5 000 céréaliers et autres producteurs de grandes cultures (lire ci-après) se sont donné rendez-vous place de la Nation pour dénoncer la baisse de leur revenu. Celui-ci aura chuté de 51 % en 2009, confirmant ce qui se dit depuis l’été dernier  : l’écroulement des prix n’épargne aucune production.

Vivre pour rembourser

Après s’être envolé en 2007 et en 2008, le cours du blé a chuté, l’an dernier, de 24 % sur le marché mondial. Le prix des charges – engrais, pesticides, mais aussi charges énergétiques ou assurances – n’a, quant à lui, cessé d’augmenter, prenant en tenaille les exploitants. Historiquement bénéficiaires de la politique agricole commune (PAC), les céréaliers connaissent, en outre, leurs premiers déboires européens. En 2009, la France décidait qu’à compter de 2010, une partie des aides communautaires serait redistribuée en faveur des secteurs les plus en souffrance, tels que l’élevage ovin ou encore l’agriculture bio. Les grandes cultures, elles, perdraient environ 75 euros d’aides à l’hectare. Au printemps dernier, les céréaliers manifestaient leur mécontentement jusque sous les fenêtres de leur propre syndicat – la FNSEA – qui avait cosigné la mesure. Moins directe, la contestation demeure. « Nous ne nions pas qu’une redistribution était nécessaire, mais elle s’est faite au pire moment », explique Christophe Buisset, président de la FRSEA Picardie. « Nous sommes pris dans le cercle vicieux de la volatilité des prix  : même lorsque les rendements sont bons, nous n’arrivons pas à nous en sortir. »

[Lire la suite]

Manifestation des agriculteurs dans Paris par 20 minutes.fr

http://www.dailymotion.com/video/xd3idw

 

A lire également :

Agriculture. « Les réformes agraires sont devant nous » :

Entretien avec l’agronome et économiste, Michel Griffon qui travaille 
à l’Agence nationale de la recherche. Depuis quinze ans, ses travaux visent la mise en place d’une agriculture qui réduise les apports d’engrais et de pesticides. Une agriculture « écologiquement intensive ».

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Réforme de la Politique Agricole Commune : n’oublions pas la détresse des agriculteurs !

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 avril 2010

 

 

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Agriculture : « Prix du lait : une nouvelle arnaque ! »

Posté par communistefeigniesunblogfr le 6 avril 2010

 Agriculture : 6 avril 2010 – Patrick Le Hyaric

Prix du lait : une nouvelle arnaque !

 dans Politique nationaleFace aux résultats des élections régionales et à la pression populaire, même des députés de L’UMP se sont sentis obligés de demander au gouvernement un peu plus de justice. Pour cela ils avaient considéré qu’il était possible de faire un geste sur le bouclier fiscal, symbole de l’injustice de cette république tant il constitue un énorme cadeau aux plus fortunés. De retour des Etats-Unis, le président de la république leur a demandé de se taire. Il manifeste ainsi, de la manière la plus autoritaire, la façon dont il compte continuer à diriger le pays : au seul service de la classe des privilégiés de la fortune. Cette morgue du pouvoir est proprement insupportable et scandaleuse. Les principes de notre république sont sans cesse bafoués, et sans vergogne. Deux faits supplémentaires l’ont encore montré ces derniers jours. On n’a pu qu’être révolté la semaine dernière quand, le même jour, on apprenait d’un côté qu’un ministre avait loué un avion privé pour 116000 euros et, de l’autre, que la direction de l’entreprise Continental  propose un reclassement en Tunisie pour 137 euros aux salariés qu’elle a jetés à la rue. Quel symbole ! Quelle insulte faite au monde du travail !

 dans Union europeenne

Cette même semaine, le ministre de l’Agriculture a été contraint de réunir les industries laitières et la fédération des producteurs de lait parce que le prix du lait à la production continue de baisser. L’accord au rabais signé au mois de juin  dernier n’est même pas respecté. Ceci en dit long sur les projets de «contractualisation » prônés par le gouvernement et la Commission de Bruxelles.

Le prétexte invoqué par les industriels laitiers est un niveau de prix du lait plus bas en Allemagne. Ainsi la «  liberté de concurrence »  pousse sans cesse à l’abaissement des prix à la production et à l’élimination des petits et moyens paysans.

 

L’accord conclu au ministère de l’Agriculture est très mauvais. Il entérine la possibilité d’abaisser les prix en France pour les aligner sur les prix allemands puisqu’il veut instaurer un indice qui «  prendra en compte l’écart de prix entre le lait Français et Allemand». Un autre  indice devrait «  mieux tenir compte des prix mondiaux». Ainsi le pouvoir et les industries laitières, dont les profits augmentent pendant que les paysans sont acculés à la misère, ont décidé d’exploiter encore plus les agriculteurs. Face à de telles décisions, les agriculteurs comme les consommateurs doivent se mobiliser, dans l’unité la plus large. On ne peut laisser ainsi supprimer une profession, une grande filière française de production indispensable pour la souveraineté alimentaire, l’emploi, la vie des territoires, la gastronomie avec la diversité des fromages, des beurres et autres aliments issus du lait.

La bataille doit porter sur le maintien des quotas de production par pays et la mise en place de prix minimums intra-européens. La création d’un office européen du lait pourrait être un outil pour avancer en ce sens. Mais il y a urgence à se faire  entendre avec encore plus de force dans l’unité. Il y a urgence  à changer les logiques européennes au service  de la loi de l’argent. Mettons enfin l’Europe et la politique agricole commune au service de  l’intérêt général.

 

A lire également sur le site de la confédération paysanne : Quel_avenir_pour_le_lait ?

 

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