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L’Édito de l’Humanité : Londres, Addis-Abeba, Athènes…

Posté par communistefeigniesunblogfr le 17 juillet 2015

 

Vers une dictature mondiale orchestrée par une poignée d’oligarques ?

 

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L’éditorial de Patrick Apel-Muller.

 

David Cameron, le très conservateur premier ministre

britannique, a décidé d’aller plus loin encore

que Margaret Thatcher pour interdire le droit de grève.

Le projet de loi qu’il va présenter aux Communes veut

imposer, en préalable à tout mouvement, un scrutin

avec au moins 50 % de salariés participants

et une majorité absolue. Dans certains secteurs (santé,

éducation, énergie, transports, pompiers ou sécurité

aux frontières), il faudra même que les bulletins

favorables soient supérieurs à 40 % des inscrits.

Le recours aux « jaunes », des intérimaires embauchés

pour casser les grèves, sera également autorisé.

 

 

Il s’agit purement et simplement de liquider les syndicats en les réduisant à une fonction de témoignages.

Vous avez dit démocratie ?

À Addis Abeba, les pays riches ont imposé aux pays du Sud, lors d’une conférence sur le financement

du développement, de renoncer à la création d’un organisme de lutte contre l’évasion fiscale sous l’égide de l’ONU.

Sans doute ont-ils estimé qu’en installant M. Juncker à la tête de la Commission européenne, ils avaient choisi

un spécialiste à qui rien n’échappe en la matière. À leurs yeux, rien ne doit entraver la marche

des multinationales, surtout pas une instance internationale qui pourrait provoquer un effet de loupe

sur des pratiques qui ruinent des États. Ces deux événements advenus aux antipodes méritent d’être

rapprochés du sort fait à la Grèce. L’ordre libéral piétine la démocratie, les biens communs et le droit

des salariés à se défendre, pour mettre les peuples en coupe réglée. Pour cela, il faut détruire les grands

principes qu’on servait aux citoyens et remplacer les institutions sur lesquelles ils ont prise, comme la justice

de service public, par des tribunaux arbitraux dévoués à la loi du plus fort. C’est ce qui sous-tend le traité

transatlantique.

La crise sur la dette grecque a mis en relief la violence inouïe des oligarques. Elle a aussi déchiré

des illusions et dessillé des yeux. Athènes, blessée, continue de résister. D’autres allumeront

leurs flambeaux à sa flamme.

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