La Résistance a besoin de toutes ses couleurs

Posté par communistefeigniesunblogfr le 27 mai 2015

 

Aujourd’hui, 4 grands résistants entrent au Panthéon. Nous les saluons fraternellement.

Pour ce qui est de la tentative d’effacement de l’apport des communistes dans la résistance

par l’actuel président, F. Hollande, nous, nous n’oublierons pas ! (PCF Nancy)

 

       La Résistance a besoin de toutes ses couleurs


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A lire dans l’Humanité de ce mercredi 27 mai :
Un numéro spécial de l’Humanité

*
La Résistance a besoin de toutes ses couleurs

 

♦  À l’occasion de la Journée nationale de la Résistance,

Geneviève Anthonioz de Gaulle, Germaine Tillion, Jean Zay

et Pierre Brossolette entrent au Panthéon aujourd’hui.

♦  En excluant la résistance communiste, les autorités

affaiblissent le sens de l’événement.

♦  Les réactions des historiens Frédéric Genevée,

Roger Martelli et Denis Peschanski.

 

 

L’éditorial de Patrick Apel-Muller :

La rose OU le réséda

« L’histoire à mains nues prend place au Panthéon, le temple glacé des grands hommes, où deux femmes viendront rejoindre un silence très masculin. »

L’histoire à mains nues prend place au Panthéon, le temple glacé des grands hommes, où deux femmes viendront rejoindre un silence très masculin. Germaine Tillion, Geneviève Anthonioz-de Gaulle, Jean Zay et Pierre 
Brossolette sont quatre facettes d’un courage qui a conduit des hommes et des femmes, une poignée d’abord dans l’hébétement d’une défaite, à relever la tête, à refuser l’ordre noir, à jouer leurs vies pour l’avenir. Le ferment semé a levé et la France a fait nation, combattants des villes et des campagnes, résistants immigrés et antifascistes de toujours. Des ruines a surgi le progrès social ; de la misère une dynamique économique et d’invention démocratique.

La leçon de la Résistance vaut pour plus d’une journée. Elle fut rappelée avec éclat, il y a quelques années, par quelques-uns de ses acteurs illustres dans un texte, « Créer c’est résister. Résister c’est créer », qui valait comme un appel à refuser les injonctions au fatalisme, de résignation à l’impuissance, de démission devant la loi des puissants. Et comme une invitation avec René Char, à composer « l’avenir sans croire au poids qui décourage ». Durant les quatre ans de cendres, de sang et de deuils, les animateurs des maquis surent aussi confluer, sans renoncer à leur histoire ou à leurs rêves, adoptant le vers d’Aragon : « Fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat. »

Cette leçon-là, hélas, n’a pas été retenue par le président de la République, qui, choisissant d’incontestables héros, a décidé de retoucher la photo et de ne retenir aucun des communistes qui furent pourtant au premier rang des soldats de l’ombre et des martyrs. Dommage d’avoir choisi de séparer « la rose et le réséda » et d’avoir préféré la querelle à l’histoire.

humanite.fr

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