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À l’origine du 1er Mai : Lucy Parsons, la veuve des martyrs de Chicago

Posté par communistefeigniesunblogfr le 1 mai 2015

Hernando Calvo Ospina – l’Humanité – 29 avril 2015

 

À l’origine du 1er Mai : Lucy Parsons, la veuve des martyrs de Chicago

À l’origine du 1er Mai
CaptureAlbertetLucyParson

 

  Le 1er mai 1886, la grève est lancée à Chicago.

  Le 4 mai s’abat la répression.

  Jugés, quatre hommes sont pendus dont Albert

  Parsons. Sa femme, Lucy, poursuivra la lutte

  jusqu’à sa mort. À 88 ans, la police la considère

  toujours comme une menace « plus dangereuse

  que mille insurgés ».

 

 

1ermaichicago

En hommage aux cinq martyrs de Chicago,

le Congrès des ouvriers socialistes qui se tenait

à Paris en 1889 instaura le 1er mai comme

la Journée internationale des travailleurs et

des travailleuses.

L’année suivante, cette journée fut commémorée

pour la première fois.

Lucy Parsons était déjà connue comme la « veuve

mexicaine des martyrs de Chicago ».

 

 

Fille d’un Indien de l’Alabama et d’une Mexicaine noire, Lucy Gonzalez naquit esclave en 1853, dans un hameau

du Texas, un territoire qui, cinq ans plus tôt, faisait partie du Mexique. Orpheline à trois ans, on l’envoya

dans les champs de coton dès qu’elle fut en mesure de travailler. À dix-neuf ans, elle épousa Albert Parsons.

Quasiment considérés comme un couple illégal, car la mixité raciale était pratiquement interdite dans les États

du Sud, ils faisaient partie du petit nombre d’activistes pour le droit des Noirs. Pour ces deux raisons,

les menaces de mort à leur encontre les obligèrent à partir pour Chicago en 1873. Pour survivre, Lucy

confectionnait  des vêtements pour femmes et il travaillait dans une imprimerie. Elle se mit à écrire

pour des journaux syndicaux, sur des sujets tels que le chômage, le racisme, ou le rôle des femmes

dans les organisations politiques.

La militante Lucy fut très bien accueillie par les ouvrières, notamment dans les fabriques textiles, là

où l’exploitation était la plus féroce. Avec le soutien d’Albert, elle participa à la création de l’Union

des femmes ouvrières de Chicago, reconnue en 1882 par l’Ordre des nobles chevaliers du travail.

Un grand triomphe : jusqu’alors, le militantisme féminin n’était pas admis.

La lutte pour la journée de huit heures devint la principale revendication nationale. Les travailleurs

appelèrent à une grève pour le 1er mai 1886.

[Lire la suite sur humanite.fr]

Hernando Calvo Ospina Auteur de Latines, belles et rebelles, aux Éditions 
le Temps des Cerises.

2015, 200 pages, 15 euros.

 

Capturelucyparson1

 

 

 

 

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